Exposition universelle - partie 1

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Dim 3 Juil 2016 - 16:58


EXPOSITION UNIVERSELLE - PARTIE I

Lieu :

Loge VIP du Stade Murrayfield

Date de l'événement :

Juin 2016

Participants :

Scénario de goupe.

Précédemment :

Nous nous rencontrons enfin

A suivre :

Qu'il parle maintenant ou se taise à jamais.





Crépitement des flashs, interpellations frénétiques des photographes, déambulations sur le tapis rouge. Tout cela n'était qu'une partie du jeu et si Alexander s'y pliait de mauvaise grâce, il n'en montrait rien. Il ne montrait d'ailleurs aucune émotion particulière. 
Sur son visage reposait le masque de la neutralité, une sorte d'indifférence soignée, d'élégance froide, de constance à toute épreuve. Une placidité parfaite qui mettait en exergue toute la beauté éclatante et les sourires rayonnants de la cavalière à son bras.
C'était son magnétisme à elle, qui captait tous les objectifs. La sublime Hayden.
A eux deux, ils formaient un duo harmonieux. Deux entités à la complémentarité parfaite. Un yin et un yang. Lui, la distinction austère mais discrète, dans un costume trois pièce parfaitement coupé de couleur sombre, elle, la fraîcheur gracile, dans une robe poudrée et vaporeuse. Elle attirait les regards, il soulignait sa beauté photogénique.
De quoi satisfaire l'avidité les paparazzis sans mettre l'homme d'affaire trop en avant. Un choix de partenaire judicieux qui n'était cependant que purement professionnel. 

Le couple alla rejoindre les loges d'où ils pourraient apprécier le spectacle sans être mêlés à la foule, suivit de près par un le garde du corps du jeune génie, imposante présence de muscle et de sang froid, engagée pour assurer la protection de son employeur en toutes circonstances.

Mais l'esprit de l'allemand était ailleurs. Loin des festivités, des enjeux mondains, de l'excitation ambiante. Loin des préoccupations liées à l'imminence de l'ouverture de l'Exposition Universelle, des préparatifs colossaux qu'elle avait nécessité, du travail intense et de l'organisation minutieuse qu'elle avait requise pour l'occasion. A quelques minutes de l'ouverture officielle, il aurait été, de toute façon, trop tard pour ce genre d'inquiétudes. Alexander était confiant quant à la représentation de ses firmes au sein des pavillons de la science, de la recherche et de l'industrie. De même qu'il était tout à fait serein à l'idée d'y présenter le brevet d'une nouvelle invention.
Non, ses pensées allaient ailleurs. Mais de cela, nul ne pouvait s'en douter. A l’exception, peut-être, de sa belle assistante dont le don empathique et télépathique pouvait déceler ce genre de troubles chez son employeur. Si elle l'avait cependant perçu, elle s'était bien gardée de faire la moindre remarque à ce sujet.

L'allemand avait calculé leur arrivée au stade de telle sorte qu'ils n'aient qu'à s'installer avant que le spectacle ne commence, préférant garder les obligations sociales pour les entractes. Il s'était contenté de balayer la loge d'un regard profond pour en saisir l'essence. Rien n'échappait à son œil analytique, mais encore une fois, aucun des enjeux se donnant ici ne semblait attirer son intérêt.
Il avait bien repéré le duc et la duchesse de Lampeduza – dont il avait eu vent de la dernière soirée cabalistique sans qu'on ne veuille lui donner de plus amples détails sur la teneur de ladite soirée – mais il s'en détourna bien vite, il était las de ce couple d'intrigants. Un peu plus loin, la délégation chinoise, à l'honneur durant toute l'exposition. L'ambassadrice Andrea Antonov, qui n'était autre que la sœur de Perceval Rose, également présent, et quelques autres diplomates. Visages affables, conversations polies.
Le regard du jeune génie tomba pour une seconde sur le couple d'ambassadeurs de l'arche alémanique à Edimbourg, avant de reprendre son inspection rapide. Il ne sembla pas surprit de voir dans les loges VIP le jeune Kevin Scoltly ainsi que sa jeune amie, présente lors de leur agression. Il avait dû reporter, à son sujet, ses projets. Mais rien ne pressait.
Finalement, son regard avait croisée celui de Jao. Il avait sourit intérieurement. Entouré de sa femme et de son fils, il cherchait à se montrer puissant, intouchable. Une pauvre illusion, estimait le milliardaire. Wang ne ferait bientôt plus partie de l'équation. Il allait détruire cet homme, son empire et tout ce qui comptait à ses yeux. Petit à petit. Il avancerait un à un ses pions et se délecterait de voir cet homme - si imprudent d'avoir ne serait-ce que tenté de se mesure à lui - perdre son influence, sa richesse, son pouvoir, les êtres qui lui étaient chers. Wang avait été l'instigateur de cette partie d'échec, Feuerbach savait déjà comment elle se clôturerait. Greyer porterait peut-être même le coup fatal au roi. Si elle trouvait le courage. Alexander en doutait fortement, mais il n'excluait pas que cette femme leur réserverait des surprises.


Le préambule avait laissé notre protagoniste sceptique. Il y avait quelque chose de proprement insipide dans ces discours maniant si habillement la rhétorique. Une prétentions de mots, non pas vide de sens, mais vide de réelles intentions. Des flots de paroles berçant d'illusions un peuple extatique. Des voix, jeunes, passionnées, vigoureuses pour personnifier des propos enjôleurs. Alexander n'avait rien à redire à cela. En réalité, peu lui importait le fond, c'était là, le propre de la politique. Offrez de belles promesses, belles distractions et tout le monde se tiendrait tranquille. Une stratégie classique, qu'il ne pouvait blâmer, seulement, la forme l'agaçait.

Heureusement, le ballet eut davantage son attention. L'art de la danse et de la musique avaient cette capacité de parler à l'âme sans le moindre mot et sans pouvoir mentir. Seulement les émotions à l'état pur, vraies et entières. Pour ces raisons, entre autres, l'art pour l'art était digne d'intérêts.
Lorsque le ballet prit fin, Alexander applaudit avec retenu. Il ne quittait pas des yeux une étoile française tandis qu'elle effectuait une révérence pleine de grâce. Une fois encore, elle avait su se montrer époustouflante, pourquoi, l'homme d'affaire avait partagé mentalement une inquiétude à son assistante qui, par son silence, lui confirma ses doutes. Ses lèvres pâles se pincèrent légèrement tandis qu'ils se levaient et quittaient leurs sièges.

Une coupe de champagne à la main, il était maintenant temps de se mêler aux convives. Du coin de l’œil, il avait aperçu un bel italien probablement légèrement courroucé mais son téléphone vibrant dans la poche intérieur de son veston ne lui donna le loisir de l'observer plus longtemps. Tirant le petit objet de sa poche, il lu d'un rapide coup d'oeil le message reçu lui indiquant, par un code élaboré, que l'attaque contre un container de la mafia chinoise avait été un succès. La marchandise – une cargaison d'armes russes détournées – allait être reconditionnée et revendu sous peu, il avait déjà un acquéreur. Cette bonne nouvelle laissa notre protagoniste de marbre. Il chercha pourtant Wang du regard, avant de le saluer d'un verre levé. Ce n'était qu'une petite provocation.

Il se dirigea ensuite vers la délégation d'ambassadeurs parmi lequel se trouvaient les chinois, ainsi que monsieur Rose. La présence de la ballerine de l'opéra de Paris, non loin, l'avait peut-être décidé à se rapprocher de ce groupe.
Le milliardaire salua les différents diplomates selon les protocoles établis. Il se présenta succinctement à l'ambassadeur chinois ainsi qu'à madame Antonov, les gratifiant de quelques sobres compliments quant au travail diplomatique accomplit pour l'organisation d'un tel événement, avant de venir saluer le directeur d'Arkadia et son éternelle acolyte miss Lockhart – qui ne gardait probablement pas le meilleur souvenir de leur dernière rencontre. Il le félicita très habilement (c'était à dire, sans pour autant mentionner de façon précise l'événement en question) pour le sauvetage de miss Nabov, avant de finir son tour de salutation par la danseuse étoile, miss Hoffmeister, en la complimentant sur sa performance de la soirée.
Verstand
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Dim 3 Juil 2016 - 22:30
<< Repas

Tant de monde, tant d'ambiance. Il était important de garder à l'œil les deux terreurs qui l'accompagnaient. Autant Colm, pouvait disparaître s'il le souhaitait. Il avait juste ordre de tenir son père au courant par sms, autant les deux petits, ne pouvaient pas vraiment quitter leur paternel. C'était ainsi, on ne savait jamais ce qu'ils risquaient dans une foule pareille.

La journée avait, de toute façon, démarrée en fanfare, vu que les gamins avaient été intenable, pire encore au vu du temps qui avançait. Heureusement que Grimm avait une certaine expérience, pour ne pas se laisser emporter par les deux furies. Luke avait eu envie de se faire beau pour l'occasion et Elise, telle la pile électrique, sautait dans tout l'appartement pour qu'ils parent enfin.

L'homme de la maison quant à lui, gardait contact avec son épouse, qui elle, devait courir dans tous les sens au stade, puisqu'elle aidait aux costumes. Et la petite famille s'était finalement rendue aux stades. Ils avaient trouvés leur place, enfin les jumeaux avaient trouvés les places, la petite famille s'était donc installée tranquillement. Lewis avait mis entre les mains des enfants des paquets de popcorns pendant les différents discours, où il le savait, ils ne tiendraient guère en place, avant que le spectacle, en lui-même, ne commence.

Il avait été beau, l'homme s'était concentré sur les costumes surtout, pour voir un peu le boulot que son épouse avait pu faire, après tout, il était toujours admiratif de son travail. Il répondait aux questions de Luke quand ce dernier ne comprenait pas ce qu'il voyait ou qu'il avait des choses à dire. Ils n'étaient pas à l'opéra, le fait de parler entre eux, ne dérangeait que peu leurs voisins.

Et puis, le final, avait créé une ovation de la part du public. Chose impressionnante, vu le nombre de personne que pouvait contenir ce stade. Il avait l'impression de sentir les murs trembler parfois. Puis il avait fallu ressortir et là, c'était tout un programme. Tenant Elise d'une main, Luke de l'autre, il avait envoyé Colm en reconnaissance, pour voir où sortir. Ce dernier avait même dû répondre à sa mère, sur le portable de son père, quand cette dernière leur donna rendez-vous, puis, passer la masse de monde, ils purent enfin rejoindre le café.

Richards avait attrapé sa fille et l'avait posée sur ses épaules, qu'elle voit de loin sa mère, cela permettait aussi de la garder un peu plus en place. Au cri qu'elle poussa, pas de doute que la mère venait d'être repérée. Il souriait à son épouse quand elle arriva à leur hauteur.

- Très beau.
- C'était génial!

Colm resta silencieux, mais il eut un petit sourire pour sa mère. Grimm lui rendit son baiser, avant d'hocher de la tête.

- Je crois qu'ils attendent que cela.
Un regard à son plus vieux. Tu pourras retrouver tes copains comme ça.

Il avait promis à son fils de le laisser aller faire la fête avec ses potes, s'il faisait au moins l'effort de passer un peu de temps avec les siens, notamment, au moins, de venir à la cérémonie d'ouverture. Et Colm l'avait fait, sans trop tirer la gueule, alors il méritait que son père tienne sa parole. Enfin, pas tout de suite, Colm savait que sa mère tiendrait à l'avoir un peu avec elle, avant cela et il s'y tiendrait.

- Cool! Mais je vais rester avec vous, encore un peu.
- Ouiii! Papa voulait pas au début.
- Bon bon... on va pas revenir là-dessus hein? Petit clin d'oeil à son fils. On y va?

Grimm mettait alors la petite famille en route. Les rues étaient bondées de monde, le trafic arrêté pour la soirée. Ils arrivaient à hauteur du défilé, qui n'avait pas encore commencé, mais la musique se faisait entendre.
Grimm
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Jeu 7 Juil 2016 - 19:40
Elise avait été surexcitée toute la journée à la pensée d'aller assister à l'ouverture de l'Exposition Universelle. C'était une fête grandiose avec des attractions, un défilé etc... . Autant dire que la petite tornade avait mis la misère à son père. Alors que Luke, son jumeau, ne pensait qu'à se faire beau pour cette occasion exceptionnelle, la demoiselle n'avait pas arrêter de courir dans tout l'appartement en demandant quand est-ce qu'ils s'en allaient. Finalement, ils se mirent en route et ils furent bientôt aux stades. Il y avait beaucoup de monde et autant dire que la petite fille ne voyait pas grand chose. En plus, elle avait ordre de rester prêt de son père.

Il n'était pas question de partir à l'aventure. Pourtant cela démangeait grandement la fillette. Avec l'aide de son frère jumeau, la demoiselle trouva des places pour tout le monde sur les gradins. Elle s'impatientait que le spectacle commence. Mais cela ne fut pas le cas, à son plus grand désespoir. Heureusement que son père avait eu l'idée de lui coller du pop-corn entre les mains. Cela eut au moins le mérite de l'occuper pendant les discours même si elle ne pouvait pas s'empêcher de bouger ses pieds.

Puis le spectacle commença enfin. Ce dernier était magnifique et captait l'attention vacillante de la dernière des Richards. La petite fille en appréciait particulièrement la musique et trouvait que les costumes que sa mère avait fais étaient vraiment magnifiques. Elle entendait son jumeau poser des questions à leur père et commenter ce qu'il voyait, mais pour une fois elle restait mutique, se plongeant complétement dans la musique, se laissant bercer par elle. Puis ce fut l'entracte. Ce dernier durait quinze minutes avant que ne débute le défilé du carnaval.

Avant que la petite tornade blonde ne puisse s'échapper, elle sentit la main de son père attraper la sienne. En jetant un regard vers Luke, la fillette remarqua qu'il en était de même pour lui. Leur grand frère Colm était partit devant afin de voir par où sortir. Ce fut donc non sans mal que la petite troupe se retrouva alors au café, point de rendez-vous avec leur mère. Il y avait vraiment beaucoup de monde. Alors que la petit fille essayait de repérer Claire, son père l'attrapa et la mit sur ses épaules. Firestorm possédait une bonne vision et aperçu assez vite sa mère. Elle poussa un cri et dit :


"Papa je la vois, elle arrive ! Maman, maman !"

En hauteur, la fillette fit de grands signes à sa mère pour qu'elle la repère. Puis elle répondit à sa question avec un ton plus que joyeux :

"C'était super génial. J'ai adoré."


Et oh que oui, elle attendait le défilé avec une certaine impatience. Et elle était contente que Colm reste encore un peu avec eux. Son père les entraina alors vers le lieu du défilé. Les rues étaient vraiment bondées. Ils arrivèrent enfin à hauteurs du défilé. Par chance, ce dernier n'avait pas commencé même si la musique se faisait déjà entendre. Firestorm espérait que le défilé n'allait pas tarder à commencer. La petite tornade n'arrivait pas à rester immobile et bougeait d'un pied sur l'autre.
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Mar 12 Juil 2016 - 21:33



« Ce qui a vraiment un sens dans l'art, c'est la joie. Vous n'avez pas besoin de comprendre. Ce que vous voyez vous rend heureux ? Tout est la. »
Constantin Brancusi


Le défilé !



    Sur base de percussions, la délégation Chinoise qui comptait pas moins d’une trentaine de membres et dont plus de la moitié portaient des costumes traditionnels déambula dans le stade de Murrayfield. Un arc-en-ciel de couleurs chatoyantes, de fils d’or et d’argents fut dévoilé aux yeux du monde. Le spectacle suscita des murmures d’admirations. Un énorme dragon de papier ferma la procession asiatique.

    - Wallace regardez la taille de ce dragon !

    - Oui, et les 35 archipels ont répondu présents ! L’ordre de passage a été tiré au sort de quoi créer encore plus de surprises ma chère Kali. Après l’Orient, voilà l’Afrique qui est à l’honneur, regardez ce maquillage et là, la C.S.A. quelles charmantes danseuses !

    Afin qu’aucun pays ne soit avantagé, seuls les deux pays organisateurs avaient une place déterminée en tête de parade, L’Arche de Nouvelle-Pékin.
    Les Arches suivantes défilèrent dans un mélange hétéroclite : l’Extrem Africa, La Coalition Sud-Américaine, L’Arche de Saint-Pétersbourg, La Fédération des Indes, Le Protectorat de Caroline, L'Arche de Jérusalem, l’Arche Perth, la Néo-Séoul, l’Arabie, L'Arche de Mexico City, La République du Texas, L'Archipel Italien, l’Arche de Pyongyang, l’Arche Nouvelle-Zélande Sud, L'Arche de Paris, la Terre nord Afrik, Arche Kantô, L'Arche de Rio, L’Arche du Groenland, La Suisse et la Confédération Bancaire helvétique, la New Victoria, l'Arche de Constantinople, l’Arche Kansai, l’Arche Nouvelle-Zélande Nord, Le Centre Afrik, l’Arche Canberra, La Ligue Monarchie Canadienne, Le Port-Amsterdam, l’Arche Sydney, La Fédération des États-Unis, la Station Vatican, L'Arche de Londres et l'Angleterre, La Ligue des États-Unis d'Amérique, les Arches corporatistes, L'Arche Scandinave.
    Enfin, pour clore cet impressionnant défilé arriva et L’Arche d’Édimbourg, terre d'accueil de l'événement.

    Le démarrage de la procession prit, près d’une heure pour sortir du stade et investir les rues écossaises. Les gradins s’étaient peu à peu vidés pour la suivre à l’extérieur. La foule devint rapidement trop dense, pour que le moindre véhicule puisse rouler, dans le quartier.
    Ce fut très vite le cas dans l’ensemble de la métropole !

    Des hommes et femmes en livrée rouges étaient présents un peu partout dans les rues, pour distribuer le programme des festivités nocturnes. L’Inauguration de l’Exposition lançait également toutes les manifestations prévues par la Ville d’Édimbourg pendant les prochaines semaines. Un nombre impressionnant de structures culturelles s’étaient associées au comité organisateur. Des chaînes, des petits artisans, des promoteurs étrangers, tout le monde se donnaient rendez-vous sur l’Arche.

    L’office du tourisme avait d’ailleurs créé plusieurs parcours itinérants afin de faire découvrir la cité et mettre en avant ses trésors patrimoniaux.
    Quelque soit l’endroit où l’on s’arrêtait on trouvait quelque chose à faire.

    Sur les coups de 23h00, Old Town, s’illumina brusquement lorsque des centaines de lampions s’allumèrent autour du vieux château édimbourgeois. Dans la cour du bâtiment historique, des comédiens en costumes redonnaient vie à ces vieilles pierres. Troubadours et dames en robes donnaient un petit air médiéval au quartier.

    A quelques rues de là le National Muséum était ouvert toute la nuit, gratuitement, comme pratiquement tous les lieux culturels de la ville. Le Princes Street Gardens, de son côté, proposait plusieurs concerts. L’Opéra n’était pas en reste, avec une présentation de deux opéras comiques dans la grande salle. Vers l’est La Royal Commonwealth Pool s’était équipée de jeux d’eau accessibles pour toute la durée de l’été. L’union canal lui proposait des ballades en canot pour les familles et les amoureux afin de découvrir les illuminations mises en place sur les berges. Les plages de Portobello organisaient de nombreux maths, de football, de volley-balls, dédiés aux âmes sportives.

    Il y en avait partout et pour tous les goûts. Tous les goûts car les restaurateurs s’étaient eux aussi préparés à l’événement. Ils avaient grossi leur terrasse et imaginé des menus plus attractifs les uns que les autres ! Malgré la mise en garde du gouvernement, quelques commerçants tentaient déjà de profiter de l’arrivée des touristes pour se faire de l’argent facile. Un abus de confiance qui finirait tôt ou tard par leur retomber dessus.
    Les forces de l’ordre étaient plus que présentes dans les rues. Mais qu’importe, cette nuit l’esprit était à la fête !


¤¤¤
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Jeu 14 Juil 2016 - 14:46
PAS DE FETE SANS CARNAVAL

Feat. Groupe

Le présent s’imposait de lui-même avec sa lourdeur et ses contraintes. La magie du souvenir se dissolvait déjà.

- Vespucci. Il s’appelait « Vespucci ». Lui répondit-elle d’un ton tranquille.

L’exaltation de la foule chargeait l’atmosphère d’une tension particulière. Madame préféra, elle aussi, patienter le temps que la foule ait quitté la salle. Elle observa les gens s’agiter. Une légère vibration résonnait le long de sa colonne. Les Prodiges l’ignoraient, cependant, leur corps renvoyait une onde spécifique. Une onde que Strega était capable de réceptionner. Elle pouvait percevoir tous les Spéciaux présents autour d’eux. Il y en avait beaucoup, leur nombre grandissait de façon exponentielle, comme un virus. L’onde des immortels était plus puissante. Elle s’imposait sur les vieux os de la Sorcière.

- « Froid » oui. Le terme est approprié. Murmura Strega en apercevant le directeur d’Arkadia. Son regard sombre dériva sur la silhouette de Jao Wang, enfin sur celle du jeune allemand un peu plus loin, qui approchait. Une raideur bloqua sa mâchoire. Il sera bien temps d’en finir avec tout cela.

La dame caressa la rambarde de la loge du bout des doigts. Une matière synthétique. Les bois noueux avaient depuis longtemps déserté les infrastructures modernes. L’Homme perdait son lien avec la Nature. Ce n’était pas une sinécure. Nikolas n’avait pas été étonnée par la fureur de l’Armageddon. En baissant les yeux, elle remarqua que la Famille s’était attroupée. La présence de Dream parue l’amuser.

- Si nous trouvons un bel orchestre, je vous ferais danser. Le regard plus intense du Duc attira alors son attention sur la danseuse étoile. Elle vous plaît.

La voiture se retrouva bloquée au niveau du parking souterrain. Les Lampeduza durent s’en passer pour la suite de la soirée. La Duchesse avisa la présence de leurs hommes de main à quelques mètres dans leurs dos. Elle n’était pas inquiète. Les hommes de Wang étaient présents partout.

Westside n’était pas le quartier de prédilection de la dame. Elle prit une rue perpendiculaire, à la grande artère, pour éviter le plus gros de la foule. Nikolas allait sans hâte. Elle allait au hasard au bras de Vito, comme ils l’avaient si souvent fait, bien que le plaisir soit atténué. Ainsi rejoindraient-ils le centre-ville.

De la musique s’élevait de part et d’autre. Des lampions étaient suspendus au-dessus d’eux. Les terrasses se remplissaient à vue d’œil. Madame étudiait surtout les femmes jeunes telle la chasseresse qu’elle était en train de devenir. Sa main pressa délicatement le bras de son époux à la vue d’une charmante brune.

- Que pensez-vous de celle-ci ?

Soudain un éclat de voix particulier retint l’attention de la noble. Elle chercha la couturière du regard. Les Richards étaient sur leur gauche. Ils suivaient la grande procession. La vue de cette petite famille parfaite tira un sourire sarcastique à la vieille femme. Elle identifia également l’un des descendants de Tohum. Cela lui rappela le dîner. Elle regretta qu’Hécate ne soit pas avec eux pour effrayer ces petits mortels.

A croire que Sveda a rassemblé tous ses petits. Siffla-elle bien incapable de profiter de la fête. Où voulez-vous aller ?
Strega
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Jeu 14 Juil 2016 - 16:11



“Au diable la beauté lunaire Et les ténèbres millénaires Plein feu dans les Champs-Élysées Voici le nouveau carnaval Où l'électricité ravale Les édifices embrasés.”
Louis Aragon




    Claire s’avança pour éviter de se faire écrabouiller par le monde. Elle observa ses enfants échanger le sourire aux lèvres. Dieu qu’elle aimait les voir interagir ensemble. Ils grandissaient si vite. La volonté de Colm de s’attarder un peu avec eux lui fit plaisir. Elle se fit une fois encore la réflexion qu’il changeait depuis qu’il s’était mis au théâtre avec Kevin. Il était en train de mûrir. Elle lui adressa, un sourire complice, heureuse de le retrouver.

    - Je suis contente que ça vous ait plus !! Votre père a raison ! Profitons ! On se prendra une gaufre si vous voulez tout à l'heure.

    Claire proposa alors discrètement sa main à Luke. Le petit garçon n’hésita pas longtemps tout de même moins aventureux que sa jumelle. Élise avait l’air excitée comme une puce ce qui n’étonna pas sa mère. La journée avait du être sportive pour Lewis. C’est assez naturellement qu’elle prenait le relais pour gérer leurs adorables monstres. Heureusement que l’école commençait plus tard le lendemain, car ils n’étaient pas près de se coucher.

    Ils n’eurent pas à aller très loin. Ils se postèrent ensemble sur un trottoir pour attendre l’arrivée de la procession. Un temps d’attente pendant lequel Claire passa un gilet sur ses épaules. Il ne faisait pas spécialement froid. Mais elle aimait avoir un tissu sur les épaules. Elle surveillait les jumeaux de loin s’assurant qu’ils ne s’éloignaient pas trop. Ils auraient vite fait de se perdre dans une masse pareille.

    - Alex m’a dit qu’il sera là. On pourra essayer de le croiser ? ... Tu as pris de l'eau ? J'ai soif.

    Dans le haut de la rue apparurent les premiers danseurs chinois. Des flashs fusèrent d’un peu partout dans la foule. Il y en avait sans doute autant du public que des journalistes. Cela rappela à madame Richards qu’elle avait pensé à prendre son appareil photo avant de partir. Elle lâcha la main de son fils, en douceur, pour aller le chercher dans son sac à main. Elle s’accroupit près de Luke pour faire les réglages de base, sous ses yeux attentifs.

    - Reste près de Colm. Je vais prendre une photo ! Élise pas trop loin que je t’ai dans le cadre !

    Claire vérifia ses arrières pour trouver une voie de passage parmi la foule. Un groupe se translata juste au bon moment. Avec un petit sourire victorieux, elle recula pas à pas, pour faire une mise au point correcte. Elle voyait Lewis mais Colm s’était trop déporté sur la droite. Claire recula donc encore un peu, pour finir par rentrer dans quelque chose. Elle fit un bond de surprise et virevolta. Heureusement, elle n’avait pas lâché l’appareil.

    La pauvre victime se trouvait être le mari d’une de ses clientes. Toute confuse, madame Richards se confondit en excuses.

    - Monsieur Lampeduza ! Excusez-moi. J’étais tout à mon réglage… Rien de cassé, j’espère ?

    Une fois le moment de gêne passé Claire entama un échange poli avec le couple sicilien. Elle répondait à sa fidèle cliente tout en essayant de ne pas trop lorgner son époux. Vito Lampeduza arrivait à la déstabiliser chaque fois qu’ils se croisaient. Claire était bien incapable de dire pourquoi, mais il avait un drôle d’effet sur elle. Elle se permit néanmoins de s’interrompre quand elle repéra un visage connu sur leur droite. Elle leva la main et l’agita en direction de Castiel.

    - Pardon, je… je vois une connaissance ! James ?! Youhou ! On est là !

    Claire vira pour chercher Lewis et les enfants un peu plus loin. Elle accrocha le regard de Lewis et d'un mouvement de menton lui indiqua la présence de son collègue un peu plus loin. Un mouvement de foule commençait, visiblement les gens avaient envie d'avancer avec le cortège. Claire se rabattit près des nobles pour ne pas être entraînée par la vague humaine.
Charadh
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Mer 20 Juil 2016 - 18:24
Alors que je m’éloignais discrètement, mon regard croisa celui de Søren Jensen, le fameux propriétaire des bars à eaux. Le moins qu’on puisse dire, c’était que l’homme avait trouvé le bon filon. Pourtant, derrière ses manières, on devinait qu’il s’agissait d’un homme intelligent et je ne savais pas encore vraiment quoi penser de lui, même si par principe je préférais m’en méfier fortement. Répondant à son salut par un grand sourire, je poussais la comédie jusqu’à lui envoyer un baiser du bout des doigts, avec un air espiègle. Mais alors que je reprenais ma marche, un cri se fit entendre dans ma direction.

"Dahlia !"

Je me figeais, jurant intérieurement tout en me retournant vers Peter, qui s’était manifestement réveillé de son petit somme avant que je n’aie eu le temps de ficher le camp assez loin. Tout sourire, je battis innocemment des paupières lorsqu’il vint me rejoindre, encore à moitié dans les vapes. Je dus me faire violence pour ne pas profiter de son état de faiblesse post-réveil pour le faire malencontreusement trébucher, ou pour coller une droite en plein dans son visage agar. J’inspirais profondément, prête à affronter le retour de mon petit ami de la soirée.

"Pourquoi tu t’en vas sans moi ? On doit encore aller à la soirée, et j’espère que ce sera plus intéressant que ce spectacle bizarre… Franchement, voir des gens gigoter sur scène sur une pas très bonne musique et dans des costumes ridicules, comment on peut apprécier un truc aussi barbant ?" Inspire, expire, fais lui un gentil sourire en hochant la tête comme si ce qu’il te dit était d’un quelconque intérêt. Mais l’attention de monsieur fut rapidement attirée par un vendeur ambulant, qu’il se dépêcha de héler. "Hey M’sieur, je prendrais deux hot dog et un seau de pop-corn ! Tu veux quelque chose, Dahl’ ?"

Mon sourit ne faiblit pas, malgré le fait que ce surnom m’insupportais au plus haut point -sans offense pour le fameux plat indien. Je secouais cependant négativement la tête, ce qui ne devait pas surprendre l’énergumène. Il mangeait autant que je me nourrissais peu, et il semblait constamment oublier que je ne mangeais pas de viande. De toute manière, les deux hot dog furent engloutis en moins de deux, je n’eus pas à supporter leur vue très longtemps. Les quelques reporters alentour ne manquèrent pas cependant de rater la gloutonnerie de mon cavalier, ainsi que ses manières peu ragoutantes de manger. Et c’est cet instant que Lotte choisit pour faire son apparition.

Ne me laissant pas désarçonner par son ton doucereux –ni par le fait que Peter la salua la bouche pleine et avec du ketchup tout autour de la bouche-, je répondis avec le même sourire et en hochant légèrement les épaules :

"Que veux-tu, chère Lotte, on dirait que je n’arrive pas à trouver chaussure à mon pied… Contrairement à toi, prête à te ranger et entrer dans la vie matrimoniale, qui l’eut cru ! Et quelle chance tu as !"

La pique avait été retournée sur le même ton, quoique finalement, je ne pouvais pas vraiment lui donner tort. Peut-être qu’un jour, j’aurais l’occasion de lui dire que notre histoire avait été bien différente que toutes celles que j’enchaînais sans état d’âme, ou que je ne collectionnais les relations que par pure raison professionnelle et non pour mon plaisir. Que je n’en éprouvais aucune joie, et encore moins de l’affection, et que j’avais bien changée depuis l’époque où nous avions été ensemble. Oui, notre relation avait été bien différente…

Sa remarque suivante m’évita de trop virer dans les souvenirs nostalgiques, et m’amusa intérieurement beaucoup.

"Cette brave Lotte, toujours à se soucier de mon bien-être ! Ne t’en fais pas pour ça, si Peter n’a pas le talent de certaines personnes, il se débrouille tout à fait honorablement."

Je soutins son regard assez longtemps pour que ma remarque soit assez explicite, puis la laissait s’éclipser en agitant doucement la main. Je l’estimais trop pour lui tenir réellement rancœur et pour mal prendre cette boutade qu’elle venait de me lancer. Si mon destin en avait décidé autrement, peut-être que notre histoire aurait eu une suite différente… Mais je pouvais bien évidemment compter sur Peter pour venir interrompre mes pensées :

"Eh Dahl’, j’ai bien compris, ou tu as dit que j’étais un bon coup ?"

Cette idée semblait sincèrement l’enchanter. J’allais pousser un soupir lorsqu’un événement inattendu se produisit. Une paire d’ailes surgit de nulle part et propulsa Peter le nez droit dans son seau de pop corn. Malgré la surprise, j’éclatais immédiatement de rire, et pas aussi candidement que j’aurais dû, mais qu’importe. Je m’éloignais légèrement en apercevant le visage familier de Death s’approcher. Retrouvant un air légèrement plus sérieux, je saluai la sœur de Delight d’un sourire ravi, ne pouvant manifestement cacher le plaisir que j’avais à la revoir.

"Bonjour Death. Effectivement… Tu me laisses régler ça, et je reviens vers toi ?"

Sa compagnie m’étant largement plus agréable, il ne me restait plus qu’à me débarasser des deux autres. L’homme ailé se confondait en excuses, ce qui laissait à penser que ce n’était pas la première fois que ce genre d’incident lui arrivait. D’un autre côté, avec des ailes pareilles… Je me rappelais vaguement avoir vu qu’un prodige travaillant notamment à la PH correspondait effectivement à une telle description, et à mon avis, un don pareil ne courait pas les rues. Loin de s’en émouvoir, Peter contempla le désastre de sa chemise teintée de gras, avant de se diriger d’un pas menaçant vers le maladroit. Il était temps que je prenne les choses en main.

Je rattrapais mon garçon du jour en posant une main sur son épaule et le ramenai fermement vers moi.

"Un très beau et cher costume… Tu ne peux pas aller dans cet état à la soirée Peter, voyons ! Pourquoi n’irais-tu pas le changer, tu as encore le temps ? On se retrouve là-bas ? Allez, je ne peux pas rester en compagnie d’un homme avec des vêtements tachetés !"

Je le poussais en direction de la sortie du stade, affichant de grands yeux doux qui finirent par le convaincre. Il lança un dernier regard plein de haine à l’ange, avant de s’éloigner en maugréant. Et une bonne chose de faite. A mon tour, je me tournais vers le maladroit. Bon, qu’allais-je faire de lui, maintenant… D’un côté, il m’avait tiré d’un sacré pas, mais d’un autre… j’avais besoin de me défouler, après ces heureux exécrables passées avec l’autre idiot. L’air innocent, je m’approchais de lui, faisant mine d’admirer les ailes qui l’enveloppait, et qui étaient, il fallait en convenir, assez impressionnante.

"Est-ce vrai ce qu’on dit sur les anges, vous n’avez pas de sexe ? Votre vie doit être sacrément ennuyeuse…" Puis, l’air de rien, j’enchaînais en posant une main sous mon menton en mimant la réflexion : "Hum, vous m’avez fait perdre mon cavalier, je suppose que je dois aussi vous prendre quelque chose en guise de compensation…"

J’espérais que Lotte observais, pour voir quelque chose de vraiment plus scandaleux. Me jetant au cou de l’ange, je l’attirais vers moi pour l’embrasser à pleine bouche. J’entendis des flashs crépiter tout autour de nous, puis le relâchais pour m’éloigner, en lui adressant un léger signe de la main tout en riant innocemment. Alors que la procession des délégations se mettait en place, je me faufilais pour retrouver Death, un air plus amusé et léger sur le visage.

"Est-ce que je peux me joindre à vous ? Ils ont prévu plein d’animation dans les rues, et je ne manquerais ça pour rien au monde. Surtout accompagnée d’une excellente compagnie."

Au diable Peter et sa soirée. Je remarquais Delight un peu plus loin, entourée de tout un groupe de personnes que je connaissais de vue, et la saluai d’un signe de la main ainsi que Charlie.

"Vous êtes venues seules toutes les deux ?" demandai-je à Death. Puis, avec un léger sourire : "Ça me fait plaisir de te revoir. Oserais-je te demander d’être ma cavalière pour la suite de la soirée ? Je crois que j’ai définitivement perdu l’autre…"

Le courant était déjà bien passé durant la soirée chez la Duchesse, et c’était peut-être l’occasion de davantage faire connaissance et dans un contexte plus calme. Quoique…
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Mer 20 Juil 2016 - 18:25
Je souris à Kevin, à la fois surpris et heureux de le retrouver ici. Surtout dans une manifestation aussi bondée, mais cela aurait été vraiment dommage de rater un tel spectacle. Et de toute évidence, le jeune homme avait adoré. J’affichais un air légèrement étonné lorsqu’il me déclara être venu avec Mylénia, mais finalement, j’étais heureux qu’ils puissent passer du temps ensemble. Le reste ne me regardait pas vraiment, mais savoir qu’ils pouvaient veiller l’un sur l’autre me semblait être une bonne chose. Mais avant que je puisse demander où se trouvait la jeune fille, je basculais en arrière, rattrapé de justesse par la personne qui m’avait fait tomber. Volontairement. Surpris et désarçonné, je mis quelques instants à reconnaître l’homme au-dessus de moi.

"Gear !"

"Ne cache pas ta joie, gamin." fit l’intéressé en me remettant debout, en affichant finalement un léger sourire amusé. "Ah, ça me manque quand même le temps où tu m’appelais Monsieur ou Professeur…"

Je poussais un léger soupir. Il n’avait clairement pas changé, toujours aussi peu sérieux. Néanmoins, et contrairement à ce qu’il disait, le revoir me faisait plaisir, surtout une fois la surprise passée. Je me tournais alors vers Iron Will pour les présenter l’un à l’autre.

"Kevin, tu dois reconnaître Elias Dewey, l’un des fondateurs de l’école et mon ancien mentor. Gear, voici Kevin, il est notamment l’assistant de Kender, et un jeune homme prometteur."

Affichant un sourire légèrement plus sérieux, Gear le salua d’un signe de la main. Avait-il deviné pour le don du jeune homme ? Cela ne m’étonnerait pas, il était particulièrement doué pour ça, malgré ses airs désinvoltes. La mention de Karen devait lui donner une idée du domaine dans lequel Iron Will officiait, et même si son intérêt allait principalement à la mécanique, il s’intéressait de manière générale à beaucoup de sujets, surtout lorsque cela concernait la PH.

Mais un autre visage connu fit son apparition à travers la foule, et j’accueillis avec un grand sourire Delight, que je n’avais malheureusement pas eu le temps de beaucoup nous croiser depuis l’Australie… C’était quelque chose qui allait falloir corriger à l’avenir, mais pour l’heure, j’étais heureux que le hasard nous amène à nous croiser. Je lui adressai un sourire heureux, quoique légèrement embarrassé de me voir rappeler que je manquais à mes responsabilités.

"Non, c’est vrai, c’est un peu de ma faute, avec les portes ouvertes, je ne vois pas le temps filer…" Piètre excuse, mais qui n’en demeurait pas moins vraie. J’allais présenter mon amie, lorsque mon regard tomba sur l’homme qu’elle attira vers elle, le présentant comme son frère Dream. La bouche m’en tomba de surprise, alors que je reconnaissais la personne croisée à plusieurs reprises dans mes songes et qui m’avait notamment guidé vers Delight en Australie. : "Vous êtes… l’homme de mes rêves !"

Le regard de Gear passa des deux nouveaux arrivants à moi, et il arqua un sourcil dans une expression légèrement dubitative.

"Alex… Tu me caches des choses… Et pire encore, tu me caches que tu possèdes de si charmantes connaissances !"

Reprenant mes esprits, je fis à nouveau les présentations, et en profitai pour saluer de façon plus correcte le frère de Delight. Même s’il était étrange de le voir ainsi en vrai, je m’en sentais finalement assez heureux, quoique passablement intrigué. La famille de mon amie réservait visiblement bien des surprises. Gear salua d’un autre signe de main sympathique ledit Dream, avant d’adresser un sourire charmeur à Delight et de s’abaisser pour lui faire un baisemain. Je roulais des yeux, mais avant que je puisse ajouter quoique que ce soit, je sentis quelqu’un se jeter sur mon dos, manquant à nouveau de peu de me faire tomber. Me contorsionnant légèrement pour voir de qui il s’agissait, je reconnus finalement Charlie, dont l’absence avait été jusque-là occultée par l’arrivée successive de nombreuses connaissances.

"Tu as eu des soucis à l’entrée ?" J’essayais de ne pas montrer le léger embarras que j’éprouvais à l’avoir ainsi sur mon dos, même si je commençais à être habitué, entre elle et Lily-Rose… Mon regard tomba finalement sur un étrange personnage au sol. Amusé, je demandais à Charlie : "Est-ce que Miguel essaie de passer incognito ? Mon chapeau lui va bien plus qu’à moi, en tous cas…"

"Hey, mais c’est le petit Koala !" Gear s’approcha de la jeune femme pour lui ébouriffer affectueusement les cheveux. Du peu qu’il l’avait croisée, il l’avait tout de suite appréciée. Pour preuve, il sortit d’une de ses poches une sucette qu’il lui tendit avec un sourire : "Tiens, je t’ai ramené ça. Tu me diras si les sucreries américaines valent les écossaises."

Fronçant légèrement les sourcils, je le fixais avec une certaine méfiance, ce à quoi il me répondit avec un autre de ses sourires, davantage amusé et joueur cette fois-ci. Il finit par se détourner vers Delight, pour lui demander :

"Alors comme ça, vous connaissez Alex ? Il est amusant comme gamin, non ? Mignon aussi, mais c’est autre chose…"

L’arrivée de Mylénia me fit redevenir plus sérieux, et je proposais à Charlie de la faire redescendre de mon dos. La cavalière de Kevin ne semblait pas rassurée, surtout pour la sécurité de ce dernier. Et au vu des derniers événements, je pouvais la comprendre. Je jetais un coup d’œil à Iron Will, avant de m’adresser aux deux jeunes gens avec un sourire rassurant.

"Au vu des prestigieux invités présents, je pense que l’endroit est plus que sécurisé. Et, même si je suis d’accord sur le fait que la sécurité prime, elle ne doit pas nous empêcher de vivre non plus. Mais ce n’est que mon avis, et pour le reste, que crois que la décision appartient à Kevin."

La foule commençant à migrer en direction de la sortie du stade, je proposais au petit groupe qui m’entourait :

"Est-ce que ça vous dit d’aller voir la procession dans les rues de la ville ? Et j’irais bien manger quelque chose. Cela permettrait de passer un peu de temps ensemble, en plus d’admirer les festivités." Puis, en me tournant à nouveau vers Kevin et Mylénia : "Vous êtes libre de nous suivre aussi, si vous le voulez. A plusieurs, on veillera les uns sur les autres. Mais autrement, je peux faire venir un véhicule pour vous ramener en toute sécurité."

Le choix leur appartenait donc. J’en profitais également pour envoyer un message à James et à Lewis et sa famille, leur signalement notre position et les invitant à nous rejoindre s’ils le voulaient. Avant de lancer tout ce petit monde en direction de la sortie.
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Ven 22 Juil 2016 - 13:27
Dans un coin de sa tête, Percy se repassait certains des mouvements du ballet qu'il avait le plus appréciés. L'un des avantages d'une mémoire parfaite, c'était qu'il avait à tout moment accès à une véritable médiathèque de toutes les représentations auxquelles il avait assisté au cours de sa longue vie. Il lui suffisait de fermer les yeux pour se rappeler l'opéra qu'il avait vu, enfant, à Saint-Pétersbourg, avant la chute. Il s'était faufilé dans le bâtiment, observant la performance d'une log condamnée. Tous ses souvenirs étaient tellement vivaces qu'il les revivait plus qu'il ne s'en rappelait : les émotions, les sensations... C'était comme s'il redevenait la personne qu'il était alors. Quelque part, le spectacle ne se terminait jamais vraiment, et ce qu'il le veuille ou non. Autour de lui, les autres occupants des loges VIP discutaient en petit groupe, commentant souvent bien plus la situation géopolitique actuelle que les talents des danseurs. Le monde ne s'arrête jamais de tourner, même pour les plus belles des pirouettes.

Ce qui importait vraiment au directeur d'Arkadia, c'était que cet événement marque le début d'un véritable processus d'union lors des prochains mois. Un terrain d'entente sur lequel plusieurs partis -qu'il s'agisse de gouvernements, d'entreprises ou d'autres groupuscules plus officieux- pourraient s'entretenir avec le moins de frictions possibles. De plus, l'Arche comme le reste du monde avaient besoin de se rappeler que la fête pouvait encore être à l'honneur plutôt que la perspective de la terreur. L'ordre ne s'imposait pas ; selon Percy, il découlait d'un état d'esprit, et il espérait que celui-ci allait s'avérer favorable. A cette seule idée, il esquissa un sourire mi-figue mi-raison, en songeant à l'homme qu'il avait été par le passé. Fut un temps où il n'aurait accordé aucune importance à ce genre de chose, se contentant de poursuivre ses intérêts personnels et la poursuite d'un pouvoir total qui s'était révélé illusoire. Mais il avait changé, et il espérait ne pas être le seul capable de se remettre ainsi en question. Il avait ouvert les yeux, et il avait compris à quel point le monde avait besoin d'équilibre. Le partenariat officiel de l’Écosse avec la Chine était déjà un bon signe, et un symbole d'espoir. D'autant plus lorsqu'il songeait aux autres accords qui se faisaient dans l'ombre entre Arkadia et ses homologues au sein de la République Impériale, afin de solidifier l'alliance. Les chinois comme les écossais connaissaient leur lot de troubles internes, et ils gagneraient à faire front commun. Percy pouvait compter sur sa sœur pour l'aider, de même que sur l'ambassadeur chinois affecté à l'événement. Li Wei Tran était un homme intègre, avec qui il était agréable de travailler. Des hommes de sa trempe étaient rares, et Percy s'efforçait de cultiver ses relations avec eux.

Mais tout le monde ne partageait pas ses idéaux ; il lui avait suffi d'apercevoir la silhouette de Nikolas Cnossos pour s'en rappeler. La vieille femme n'était pas au sommet de la liste d'Arkadia des individus les plus dangereux de l'Arche pour rien, et sa seule présence donnait envie à Percy de grincer des dents. Outre les manigances de Cnossos ou d'individus néfastes comme Jao Wang, il y avait les fanatiques à surveiller. La branche extrémiste du culte d'Aéolus se faisait de plus en plus remarquer, et d'une manière qui ne lui plaisait guère, loin des simples actes désorganisé d'une organisation chaotique. Arkadia avait mis en place un véritable système de surveillance et de protection pour toute la durée de l'exposition universelle, à la présence discrète mais efficace. Le directeur n'avait guère envie de voir les festivités gâchées par les actes d'extrémistes de tous poils. Quant au poil d'Alexander Feurbach qui venait faire sa tournée de salutation, il se demandait encore dans quel sens il allait falloir le caresser (1).

« Alexander. » répondit-il avec un sourire poli. Pour le moment, l'allemand était plus un rival qu'un ennemi, et la rivalité était une chose saine, surtout avec un adversaire aussi brillant. Mais Percy ne sous-estimait pas un seul instant sa dangerosité pour autant. « J'attends avec impatience la foire aux inventions ; je suis certain que vous chercheurs auront de quoi nous épater. »

En cela aussi il était parfaitement sincère, ne serait-ce que parce qu'Arkadia avait également de quoi impressionner le public. La concurrence que se livrait leurs deux entreprises dans le domaine de la recherche s'apparentait à une véritable course à l'armement en tant de guerre en ce qui concernait l'inventivité et l'innovation. De mêmes que l'adaptabilité : dès que l'une des deux sociétés mettaient en place un nouveau produit ou une nouvelle technique, l'autre se surpassait aussitôt pour l'améliorer, et ainsi de suite. Le jeune génie était un homme intéressant, ce qui présentait son lot d'avantages comme d'inconvénients. Percy gardait également un œil sur Miranda, qui ne gardait pas un très bon souvenir des méthodes que l'allemand avait employées à Amsterdam. Elle restait néanmoins parfaitement neutre, et il fallait vraiment bien la connaître pour discerner l'animosité sous la tension. Miranda avait la rancune tenace, mais elle savait se contrôler. Et elle se laissa aller à sourire lorsqu'une jeune femme vint l'aborder. Percy reconnut une des danseuses phares de l'opéra ; non seulement il suivait sa carrière et appréciait ses performances, mais de plus il avait à l’œil depuis quelque temps maintenant, réfléchissant à la manière dont Arkadia pourrait employer ses talents.

« Pourtant, je sais apprécier toute une gamme de mouvements, et je ne suis pas contre une bonne fiesta quand l'occasion s'y prête. Et là, je dois dire que j'ai aimé ce que j'ai vu.» rétorqua la blonde, un éclat dans le regard tandis qu'elle s'attardait à détailler la danseuse du regard ; Percy avait bien l'impression qu'elle s'amusait d'un tel moment, et il ne savait pas vraiment s'il fallait s'en réjouir ou s'en inquiéter. « Accessoirement, j'accompagne aussi le patron, des fois que quelqu'un essaie de le noyer dans un seau à pop-corn. »

« Perceval Rose. »
se présenta-t-il à Lotte. « Je suis ravi de vous rencontrer enfin en personne. Voilà longtemps que je suis votre carrière avec le plus grand intérêt. Le spectacle était magnifique, et vous avez dansé superbement. »

« S'il parle beaucoup c'est normal, il ne peut pas s'en empêcher. Mais il a raison, c'était vraiment bien. »

_______________________________________________________________

(1) En espérant tout de même qu'il ne doive pas se résoudre à finir par l'empailler.
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Ven 22 Juil 2016 - 14:06
Décidément, Castiel avait de plus en plus l'impression qu'il ne pouvait pas sortir sans faire une gaffe. Il était véritablement navré pour le jeune homme qu'il avait couvert de maïs, de sel et de beurre, ainsi que pour le costume qu'il avait ruiné. Il pouvait sentir le désarroi de sa victime, de même que son agacement ; son don d'empathie ne mesurant pas l'intelligence, il ne put s'attarder sur son absence flagrante, mais il n'aurait de toute façon pas été du genre à s'y attarder. Quant à la femme qui accompagnait le beurré, il fut surpris de déceler chez elle plus de soulagement qu'autre chose ; son amusement fut bien plus flagrant quand elle ne put s'empêcher d'éclater de rire.

« Je suis vraiment, vraiment désolé... » reprit Castiel, s'adressant à l'homme. « Je peux vous prêter ma chemise, si vous voulez, c'est bien la moindre des choses. J'avais un trench-coat aussi, mais je n'arrive plus à le retrouver depuis ce matin... Je sais ce que ça fait de se sentir déçu par ses propres vêtements. »

Il s'exprimait sur la question avec le plus grand sérieux. Si l'infortuné avait eu besoin de sa chemise, il aurait effectivement ôté la sienne pour la lui offrir sans hésiter un seul instant, là, au milieu des gradins. Il se sentait mal à l'aise à l'idée d'avoir gâché la sortie de cet homme, qui n'avait sans doute rien voulu d'autre que de profiter gaiement de cette belle journée. Son agressivité était cependant palpable, mais James ne pouvait se résoudre à lui en vouloir ; après tout, c'était sa faute si tout avait mal tourné.

« Cela aurait pu être pire, vous auriez pu tomber dans du miel. »
avança-t-il avec un sourire hésitant, essayant de détendre l'atmosphère. « Cela m'est déjà arrivé, une fois. C'est bien moins agréable qu'on pourrait le croire. »

« Tu ne vois pas que c'est un véritable demeuré ? Tu ne vas pas non plus implorer son pardon à genoux, fils ! » tempêta un Jeremiah Smith exaspéré. « Il a de la chance que je ne sois pas tangible, sinon je lui exprimerais ma façon de penser sur le coin de sa jolie frimousse... » Joignant le geste à la parole, l'apparition se mit à décocher une série de coups de poings qui traversèrent le crâne de l'homme, n'y rencontrant sans doute guère plus de résistance que s'ils avaient été réels. Castiel se demandait comment apaiser la situation, quand la femme vint calmer son compagnon pour l'envoyer au loin. Le guérisseur allait également s'excuser auprès d'elle, contrit, mais elle ne lui en laissa pas le temps.

« Pour ce qui est des anges, je ne sais pas. »
répondit Castiel avec le plus grand sérieux, la métaphore lui échappant comme à son habitude. « Mais mon sexe existe, et il m'amuse tout à fait comment il faut. »

La suite le prit totalement par surprise ; quand les lèvres de la jeune femme se collèrent aux siennes, ses ailes s'agitèrent brièvement dans tous les sens dans son dos, avant de se tendre d'un coup à la manière d'un personnage de dessin animé dans la même situation. Il avait les gardé les yeux grands ouverts, essayant de comprendre ce qui pouvait bien se passer. Lorsqu'elle le laissa enfin reprendre un peu d'oxygène, il ne put que la contempler tandis qu'elle s'éloignait. Elle avait dit qu'elle avait voulu lui prendre quelque chose, mais il ne savait pas exactement quoi, à part un peu de salive et peut-être un résidu de pop-corn qu'il avait sûrement eu coincé entre les dos quand il en avait mangé plus tôt. S'il n'avait rien d'un novice dans l'art du baiser, il n'avait pas pour autant l'habitude qu'une parfaite inconnue lui en impose un. Pour être parfaitement honnête, il ne pouvait pas dire que cela s'était avéré désagréable, même s'il avait été trop confus pour réellement apprécier ce curieux instant. De plus, voilà bien longtemps qu'il n'avait pas embrassé qui que ce soit ; à bien y réfléchir, cela devait au moins faire deux ou trois ans. Non pas qu'il soit du genre chaste, mais entre sa sortie d'institut et tout le travail qu'il avait maintenant, voilà bien un pan de sa vie qui avait été mis de côté. Et il ne savait pas encore si c'était quelque chose qui lui pesait vraiment plus qu'il ne se plaisait à le croire...

« Et ben gamin, on peut dire que le carnaval commence bien ! » commenta son père entre l'amusement, la fierté paternelle mal placée, et la jalousie d'un corps terrestre. « Mais ne reste pas là à rêvasser la bouche ouverte, la prochaine chose qui y rentrera ne sera sûrement pas aussi agréable. »

Castiel reprit enfin ses esprits, et vit qu'il avait reçu un message sur son téléphone de la part d'Alex, qui l'invitait à se joindre à un petit groupe de la PH pour profiter de la suite des festivités. Il se mit à cheminer à travers la foule jusqu'à les apercevoir. Alex était en compagnie de Kevin, Mylénia, Charlie et d'autres personnes qu'il connaissait moins ou pas du tout. Il reconnut la serveuse qui se tenait non loin, celle qui travaillait dans le diner qu'il fréquentait. Il se dirigea vers tout ce petit monde, accompagné de l'empreinte de son père qui traversait la foule sans même y penser.

« Bonjour tout le monde ! »
lança-t-il joyeusement à la cantonade. Puis il aperçut le petit être qui ne quittait plus Charlie depuis cette fameuse sortie au zoo. Un petit être qui portait l'imperméable que James recherchait depuis ce matin. Il n'en fut pas fâché pour un sou, simplement rassuré de l'avoir retrouvé. Il s'agenouilla devant Miguel, et grattouilla gentiment la tête du pingouin qui s'en dandina de bonheur.

« Salut Miguel ! C'est qu'il te va bien en plus ! Et elles sont super, les lunettes. Un vrai palmipède incognito ! »
Castiel
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Sam 23 Juil 2016 - 20:05
La foule s'éclaircissait peu à peu, ce qu'Amelia appréciait. Si elle n'avait guère de difficultés à se retrouver entourée de monde dans un espace confiné comme celui d'une coursive de vaisseau, la foule compacte à ciel ouvert avait tendance à la rendre mal à l'aise. Un élément de plus dans la longue liste des choses qui nourrissaient son anxiété. Mais aujourd'hui, il lui faudrait plus pour la déstabiliser. Elle était décidée à profiter de la fête, et la présence de sa famille autour d'elle suffisait à contrebalancer sa nervosité sous-jacente. Elle était surtout heureuse de voir ses parents passer du bon temps ensemble. Sa mère était une femme qui avait toujours su relâcher la pression lorsque c'était nécessaire, et elle avait toujours su s'amuser, ce qu'elle avait su transmettre à Anna. Mais pour le père des deux filles, c'était une autre histoire : le duc de Cromarty avait toujours été un bourreau de travail, ce qu'Amelia n'avait pas tardé à imiter. Aleck oubliait souvent de se détendre ; non pas qu'il en fut incapable, mais parce que son sens des responsabilités l'emportait toujours sur ses priorités. Les trois femmes de sa vie avaient dû le persuader de s'éloigner un peu de son bureau pour l'occasion, et il avait promis de ne pas en profiter pour travailler d'une manière ou d'une autre en croisant tel ou tel collègue. Quant à Anna, la joie de vivre était chez elle une seconde nature, et sa légèreté coutumière était due à un enthousiasme aussi sincère que communicatif.

« J'espère qu'il y aura de la pêche aux canards. » annonça Anna tandis que les Caine cheminaient entre les gradins. « Je crois que je ne serai jamais assez grande pour ça ; ça me rappelle la première fois où nous étions allés à un carnaval tous ensemble. »

Amelia sourit à l'évocation de ce souvenir ; elle s'en rappelait très bien, et ce jour était important pour elle aussi. Elle avait pu accueillir sa sœur comme les Caine l'avaient accueillie avant elle, et elle avait accepté avec plaisir ce nouveau membre de la famille. Quant à la pêche aux canards, Amelia y excellait jusqu'à ce qu'un canard ou un autre lui paraisse inévitablement différent, comme si le mouvement nécessaire pour l'obtenir demandait d'éprouver une sensation particulière qu'elle n'arrivait pas à définir. Son esprit ne cessait jamais de lui jouer des tours, même pour les tâches les plus triviales... La main d'Aleck vint lui ébouriffer les cheveux, et elle entoura son père d'un bras.

« Je m'en tirais pas trop mal avec les carabines à air comprimé. »
dit-il. « J'ai gagné un ours pour votre mère, une fois. »

« Ce n'était pas un gorille plutôt ? » intervint Emily.

« Difficile à dire ; la peluche était violette. »

« Elle était hideuse surtout. Elle l'est toujours d'ailleurs, je ne m'en débarrasserais pour rien au monde. »


Elle fit avancer son fauteuil à la hauteur de son mari, qui lui prit la main avec un sourire. Un peu plus en avant, Anna avait rencontré quelques amis, avec qui elle babillait joyeusement. Et à son tour, Amelia aperçut une tête connue. S'excusant brièvement auprès de ses parents, elle alla à la rencontre de Lotte. Elle ne l'avait pas revue depuis leur rencontre à l'opéra, et elle avait beaucoup pensé à ce que la danseuse lui avait confié. Fidèle à sa parole, elle n'en avait parlé à personne...et ne le ferait jamais. Dans sa têtes, un grand nombre de questions se bousculaient tandis qu'elle cherchait le meilleur moyen d'aider sa nouvelle amie, d'une manière ou d'une autre. Pour l'heure, elle voulait simplement la saluer, lui montrer qu'elle était contente de la revoir.

« Lotte ! » s'exclama-t-elle. « Tu étais superbe, bravo. Je suis heureuse qu'on se croise! »

« Lieutenant Caine. » intervint l'homme en costume, à côté d'une blonde. « Perceval Rose. Je suis honoré de faire enfin votre connaissance ; je suis votre carrière avec le plus grand intérêt. »

« J'espère que je ne vous donnerai pas de raison de le regretter. » répondit-elle. Elle avait reconnut le directeur d'Arkadia, dont les apparitions publiques étaient régulières. Elle salua la blonde d'un hochement de le tête, qui le lui rendit avec un regard inquisiteur.

« J'ose espérer que l'amiral Caine et le duc de Cromarty sont dans les parages ? Je serais ravi de les saluer. »

« Ils ne sont pas loin. » Puis, à Lotte : « Et toi ? Tu as des gens qui sont venus te voir ? » Au fond, elle savait peu de choses sur la danseuse ; avait-elle une famille ? Avait-elle pu seulement se confier à d'autres ? Elle espérait qu'elle arriverait à profiter de l'exposition malgré tout ; après tout, celle-ci ne faisait que commencer.

« Ce n'est pas souvent qu'on a l'occasion de rencontrer des amies d'Amelia. Anna, enchantée. » Amelia n'avait même pas vu sa sœur se joindre à la conversation; Anna semblait s'être matérialisée à ses côtés, comme attirée par la perspective de rencontrer des connaissances de son aînée. Elle décocha des sourires radieux à la cantonade, ravie pour la simple bonne raison que la journée était belle et qu'elle était en bonne compagnie.
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Mer 27 Juil 2016 - 22:34
Leurs regards s'étaient accrochée pour quelques secondes... intenses... chargés de non-dit.
 « Ça aurait pu être toi » s'était-elle surprise à penser.
Mais Dahlia l'aurait-elle seulement voulu ?... Au la place, elle avait fait le choix de tourner les talons, de ne pas avancer sur ce terrain dangereux et de couper court au petit jeu dont elle avait elle-même été l'instigatrice. Rester dans les limites.
Pourtant, les paroles de son ancienne amante lui étaient restées quelque temps à l'esprit. Elles n'avaient su, heureusement, entacher sa bonne humeur mais une lueur de nostalgie avait fait briller son œil pourtant pétillant l'espace d'un instant. Elle avait seulement espéré que son regard ne l'avait trahis. S'éloignait, elle avait fini d'un trait sa coupe de vin pétillant comme pour faire passer le goût amer du regret.
Mais elle était déjà loin et d'autres rencontres accapara son attention.

Elle s'était glissée auprès de la charmante blonde rencontrée à l'occasion de la soirée tout à fait particulière chez la duchesse de Lampeduza et avait répondu au sourire de Miranda par un sourire plus charmant encore. Elle rit doucement à ces paroles avant que celle-ci ne présente l'homme à ses côtés. Elle l'introduisit comme son employeur et la ballerine hocha du chef avec un sourire poli, c'était donc lui, l'homme qu'elle était chargée de protégée. Le Directeur d'Arkadia. Si Nikiya avait dû mal à imaginer ce que cela devait véritablement représenter, mais au moins avait-elle davantage compris certaines réactions sur la défensive que l'agent avait pu avoir. C'était donc presque surprise qu'elle fut de voir la jeune femme aussi à l'aise et détendue. Non, en fait, elle n'était pas si surprise que cela, Miranda était tout simplement dans son élément. De cette réflexion, Lotte n'en montra rien et répondit à la plaisanterie :

-Oui, il semblerait que cela fasse partie des risques élevés ce soir, avait-elle renchérie à mi-voix, ayant assisté de loin à l'arrivée tumultueuse d'un prodige ailé – qui ne lui était, d'ailleurs, pas tout à faire inconnu. Elle n’allait cependant pas non plus plaindre la « victime » du seau de pop-corn qui avait le privilège de se taper son ex...
Mais déjà, l'étoile française s'était recentrer sur ses interlocuteurs :

-Enchantée, affirma la danseuse avec sincérité à l'homme qui se présentait. Lotte Hoffmeister, se présenta-t-elle à son tour, n'assumant jamais que l'on pouvait la connaître ou même la reconnaître. C'est d'autant plus flattée qu'elle fut de découvrir que l'homme avait pu s'intéresser à sa carrière. Le plaisir est partagée, répondit-elle modestement. Je suis heureuse que le spectacle vous ait plu, tout le monde y a travaillé avec beaucoup d'acharnement.

Le bruit des flashs détournèrent un instant son attention et l'attirèrent vers une scène incongrue ou Dahlia faisait encore des siennes... Elle embrassait à pleine bouche l'ange trouble fête et les paparazzi se régalaient des frasques de la starlette. Nikiya leva les yeux au ciel et, malgré son air amusée, eut un pincement au cœur. Décidément...
L'arrivée d'un nouveau protagoniste la ramena dans l'instant présent. Elle s'assombrit immédiatement à la vue du PDG Allemand accompagné de l'ex-top modèle danoise Hayden Sorensen. Elle observa Feuerbach saluer les différents ambassadeurs avec une moue étrange, avant que lui et le dénommé Rose n'échangent quelques mots pendant lesquelles la danseuses demeura clairement en retrait.

-Rose... Il salua l'homme du chef L'attente est réciproque. Arkadia a le mérite de toujours savoir surprendre son public. Laissait-il sous-entendre qu'il ne ferait pas partie des surpris ? Ou au contraire ? Dans l’œil de l'allemand était passée une lueur étrange, compétitive.

Elle n'avait d'yeux que pour Perceval et Miranda. Avait-elle une idée précise de ce que pouvait-être Arkadia ? Au moins notait-elle dans un coin de son esprit les informations qui glissait de la conversation entre les deux hommes.
L'homme d'affaire s'était finalement tournée vers elle pour la saluer et la féliciter avec un détachement froid qui contrastait avec ses éloges :

-Miss Hoffmeister, mes félicitations pour cette performance impressionnante.

-Herr Feuerbach... le salua-t-elle à son tour, mais sans desserrer les dents.

A croire qu'elle lui portait au jeune milliardaire une quelconque rancune pour une raison qui demeurait, pour le moment, inconnu.

-Vous me voyez ravie de savoir que le spectacle vous a plu, répondit-elle dans un allemand certes correct mais qui dénotait clairement un manque de pratique. Il fallait rappeler que l'étoile possédait la double nationalité franco-allemande, bien qu'elle n'avait passé que les deux premières années de sa vie à Munich. Néanmoins, la dureté des accents de la langue germanique semblèrent accentuer l'ironie de son ton.
Une fois sa réplique lancée, elle se détourna de l'infirme, le menton légèrement relevé en signe de dédain. Heureusement pour elle et pour son comportement légèrement théâtrale, ce fut le moment choisi par la douce Amelia pour venir la saluer.

-Amelia ! En plus d'être ravie par ce timing parfait, elle était enchantée de revoir la lieutenant en ces lieux. Les deux jeunes femmes n'avaient partagé qu'une soirée, mais il s'étaient tissé, à cette occasion, un lien spécial entre elles. Elles avaient su trouver chez l'autre l'oreille attentive et la confiance et cela les avait véritablement rapprochée. Elles n'avaient eu l'occasion de se revoir depuis la soirée de gala de l'armée de l'air, mais mieux valait tard que jamais. Sans vraiment réfléchir, Nikiya avait enlacé celle qu'elle considérait maintenant comme une amie.

- Comment vas-tu ? Le spectacle t'a-t-il plu ? S'enquit-elle auprès de la militaire qu'elle savait amatrice de danse et de ballet.

Elle la dévisagea un instant, souriante. Malgré l'environnement et le monde, Amelia semblait apaisée, plutôt à l'aise, Lotte en était rassurée. Elle n'eut le temps de présenter son amie que Mr. Rose se chargea de ce détail lui-même. La française masqua sa surprise derrière son assurance et écouta l'échange avec intérêt. Elle sursauta cependant à la question d'Amelia qui lui semblait être tombée sans qu'elle ne s'y fut préparer. Lotte répondit pourtant au tac au tac avec un sourire ravissant :

-Je me plais à penser que toutes les personnes ici présentes sont venues pour me voir danser, répondit-elle avec une malice doublée d'humour, lui permettant ainsi d'éviter habilement le sujet.

Seule une lueur étrange brilla dans son regard et, inconsciemment, elle scruta la foule, semblant chercher une ou plusieurs personnes. Elle savait sa fiancée à l'autre bout du monde, mais ses parents devait être quelque part, non loin. Cependant, les ambassadeurs de l'Arche Alémanique à Édimbourg étaient davantage là pour des raisons diplomatiques que pour voir leur fille danser.
Mais voilà qu'une jeune femme s'était comme matérialisée aux côtés d'Amelia et, comme la lieutenant, Nikiya ne l'avait vu arrivée.

-Ravie de te rencontrer, Anna. Le spectacle t'as plus également ?

Regardant les deux jeunes femmes, mais jetant également, au passage, un coup d'oeil à Miranda qui serait probablement chargée de rester toute la soirée aux côtés de son employeur :

-Alors, que comptez vous faire ensuite ? Vous allez profitez du Carnaval dans les rues de la ville ? Sinon, j'ai mes entrées pour les soirées privées les plus folles de la capitale, si cela vous tente.

La ballerine fit un clin d’œil amusée à Amelia, elle qui ne pouvait évidemment pas oublier ce qui s'était passé la dernière fois qu'elle avait fait une proposition semblable à l’aînée Caine.
Nikiya
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Et v’la que je te fous la main sur le sein!
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Jeu 28 Juil 2016 - 13:15
Elle était arrivée en retard. La cohue à l'extérieur, et le trajet, où elle avait souvent hésité sur le chemin à prendre - inutilement en plus – avaient fait en sorte que Clémence soit en retard. Oh, et il faut avouer qu'elle ne marchait pas très vite, là, perchée sur de hauts talons. Elle n'en avait pas l'habitude, mais elle avait beaucoup entendu parler de la cérémonie et des codes vestimentaires instaurés par les grands et grandes de ce monde. Une fois arrivée au stade, bien qu'en retard, elle s'aperçut rapidement qu'elle était loin d'être la seule, même en excluant sa sœur se trouvant avec elle.

Le spectacle fut grandiose. Là-bas, sur l'Arche néo-zélandaise, elle n'avait jamais vu tel rassemblement. Le monde, le nombre de danseurs et de festivaliers, tout ça lui monta presque à la tête, avec un part d'angoisse qui vint serrer sont estomac de son étreinte. Elle n'était pas à l'aise, dans cette robe noire, assez simple, mais épousant parfaitement les légères courbes de son corps, ni dans cet environnement où tout n'était que bruits et foule en délire. Elle mit du temps à se détendre, même après que le spectacle ait commencé. Mais, alors que ce dernier devenait de plus en plus intense, son ventre fut libéré et elle put apprécier tout ce qui se déroulait devant ses yeux.

Le plus impressionnant, elle s'en rappellerait certainement tout sa vie, c'était l'arrivée des délégations. Elle compta le nombre, mais s'arrêta au bout d'un moment, trop occupée à les observer avec des yeux ronds. Elle ne savait combien il existait d'Arches sur la planète, mais à son avis elle étaient toutes là, tant il y avait de groupes présents, déambulant devant les gradins.
Lorsque la procession commença à quitter le stade, elle entreprit d'en sortir elle-aussi, suivant les milliers de badauds qui, comme elle, allaient participer aux activités nocturnes prévues, tout en suivant l'immense cohorte de délégations à l'extérieur.

L'attente pour sortir fut interminable, et Clémence commençait réellement à avoir mal aux pieds, regrettant de ne pas avoir ses sempiternelles bottes en cuir. Piétiner le sol, comme elle le faisait depuis un moment déjà, était vraiment désagréable. Et, lorsqu'elle put enfin sortir, observant les rues éclairées devant elle, elle fut entraînée par une foule dense et incontrôlable. Sa faible corpulence et le déséquilibre apporté par ses talons eurent raison d'elle, et lorsqu'elle put enfin se dégager et trouver un petit coin tranquille, devant une boutique fermée pour l'occasion, elle tenta vainement de retrouver sa sœur.

Finalement, Clémence avait avancé, pas de son plein grès, bien plus vite le lent cortège des délégations. Elle voyait les danseurs chinois, les premiers de la file, qui arrivaient presque à sa hauteur, et se mit à regarder, toujours émerveillée. Elle prit le temps d'apprécier quelques délégations, avant de s'inquiéter à nouveau d'être seule. N'ayant pas trop espoir de retrouver Audrey facilement dans la foule compacte, elle prit lentement le chemin, se frayant un passage entre les gens, du National Museum, situé à quelques rues de là, certainement le meilleur endroit où attendre sa sœur. Si jamais elle ne s'y trouvait pas, elle espérait tout de même trouver quelqu'un de plus civilisé que la horde située dans les rues, afin d'égayer sa soirée.



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Ven 29 Juil 2016 - 13:25
Bien évidement, en voulant m'éloigner de mon arche d'origine pour la grande Edimbourg, je savais que le nombre de personnes au mètre carré allait être radicalement différent. En particulier un jour de fête aussi important que celui ci. Mais je me surpris à sentir comme une angoisse et panique sourdes face à toute cette foule, ma peau hurlait à l'agression quand nous étions entourées de gens. Mais cela ne durait pas longtemps en général, aussi je chassais cette gène d'un revers de pensée.

Habillée plus simplement que ma soeur, je portais une tenue dans le pur style Steampunk : une robe rayée marron et noir, portée au dessus du genou, le haut dessinant un faux corset et soulignant ma taille. Elle se finissait en deux bretelles autour de mes épaules, et l'ensemble était complété par un brassard en cuir vieilli qui ornait mon poignet droit. Ma seule "richesse" provenait d'un tour de cou, lui même en cuir, où était cousu en son milieu une minuscule clé en fer doré. Pour plus de confort, j'avais opté pour une paire de bottes à talon plat.

Je pouvais alors soutenir ma soeur dans sa démarche fastidieuse due à ses talons et en profitais pour me moquer d'elle, mais pour tout dire j'adorais quand elle faisait l'effort d'en porter. Même en retard, nos yeux furent totalement ravis du spectacle offert. Que c'était magnifique !!! En tête de la procession la délégation Chinoise et ses danseurs si souples et coordonnés, je voyais aussi que ma soeur essayait de les compter, mais elles étaient vraiment nombreuses. Je guettais plutôt, avec un espoir vain, celle de la Nouvelle Zélande du Sud et d'y apercevoir peut être une tête connue.

Je tenais bien le bras de ma soeur et le lui secouais quand je voyais quelque chose de vraiment beau ... Autant dire à toutes les déléguations ! Et tout à ma joie ma bouche n'esquissa qu'une moue rapide quand nous pûmes voir celle de la Nouvelle Zélande. Qu'est ce que j’espérai au final ? Y voir nos parents, non ça aurait été un cauchemar, ou bien même ... Lui ? Je ris aussitôt de ma bêtise et y apprécia le spectacle jusqu'à la fin, l'incident déjà oublié.

Les délégations passées, l'attente pour sortir fût vraiment longue et Mence devenait ronchon à piétiner dans ses talons et je la comprenais bien. Moi même j'attendais avec grande hâte que l'on puisse respirer un peu plus que la transpiration des autres ! Quand cela fût fait et je le regretterais certainement toute ma vie, je lâcha le bras de ma soeur pour pouvoir m'étirer quelques secondes ... Ça ne devait être que quelques secondes et me permettre de délier mes muscles, et non pas se transformer en scène d'horreur sous mes yeux.

Clémence fût avalée par la foule et, étant assez frêle, elle ne pouvait pas remonter à contre courant les festivaliers. Un cri rapidement étouffé dans le brouahaha et mes mains tendues en vain pour la retenir ne suffirent pas. Sans hésiter une seule seconde de plus je me mis à sa poursuite hurlant son prénom aussi fort que possible.


"CLEMENCE !!!"

J'étais dans cette marée humaine, mes sens complètements paniqués par sa disparition. Ne sachant comment mettre à profit mon pouvoir pour la retrouver et la sortir de là, je ne voyais que des masses de cheveux et pas la moindre possibilité de pouvoir repérer celle de ma soeur. Essayant de me calmer, je me jurais intérieurement que la prochaine fois je lui ferais porter un chapeau avec une bouteille dessus ! Quitte à le fabriquer moi-même ! Je finis par jouer des coudes pour sortir de l'autre côté de la foule et espérer ainsi qu'en marchant sur le côté je pourrais mieux l'apercevoir. Mauvaise idée au final, mes yeux cherchant le moindre indice je craignais encore plus de la perdre et n'arrivais pas à calmer les battements de mon coeur, tous les scénarios d'horreur se passaient dans ma tête en boucle. Épuisée, j'entrepris de me calmer pour de bon, ma soeur n'était pas non plus sans défense je pouvais m'accorder le temps de réfléchir posément cette fois ci, mais bon ... C'était ma petite soeur et la sensation de panique faillit faire exploser ma poitrine et, surtout, mit du temps à me laisser réfléchir.

Peut être que mon air affolé eut l'air de faire de moi une proie facile mais toujours est-il alors que je regardais où je me trouvais, un fêtard, qui visiblement avait déjà commencé depuis un moment, m'accosta de la manière la plus digne qu'il put selon son état.


"Alors ma jolie ..." *il tangue* "On est perdue ?"

Il avait l'air d'avoir tellement dû mal à tenir debout, ou plutôt d'être en proie à une tempête personnelle plutôt violente, qu'au début je me suis demandé qui de nous deux avait le plus besoin d'aide.

"Non merci, à moins que vous puissiez me dire où je me trouve ?"

L'homme aviné eu un grand sourire des plus sincères et lorsqu'il ouvrit ses bras en grand, il tangua dangereusement en arrière.

"Tu es dans mon RoYAUme fillette !"

Un soupir d'agacement lié au fait de perdre mon temps traversa mes lèvres et je croisais mes bras machinalement avec un pied qui commençait à taper de colère le sol. Mais peut être avait il vraiment une réponse à me fournir concernant le lieux où je me trouvais.

"Sérieusement ?! ...." Devant l'air assuré de l'homme je soupirais encore plus évitant qu'il ne m'enlace. "Alors, est ce que votre ... "Majesté" peut me dire où je me trouve actuellement dans votre royaume ?"

Je ne connaissais pas bien encore les rues de mon quartier, me maudissant de ne pas avoir assez visité, mais mon attention était retenue par l'homme en face de moi qui finalement, semblait s'être stabilisé soudainement.

"Il faut D'ABORD me donner UN tribut ... mais comme tu es jolie JEEE me contenterai d'un baiser de TOUAAaaa."

Il se pencha, bouche en avant. Mais cette fois ci, ma colère prit le dessus, et plutôt qu'une gifle, j'utilisais mon pouvoir de télékinésie pour inverser son mouvement, le repoussant alors durement. L'homme s'écroula sur le dos, complètement éberlué. Décidant qu'il était plutôt sage de ne pas rester dans les parages de cet abruti je le contournais et lui lançais un regard noir.

-"Non merci !"

Énervée, paniquée, je repris mes recherches. Cherchant un quelconque panneau, m'indiquant une direction, finalement je trouvais celui qui m'indiquait le chemin du National Muséum. Je réfléchis et me décida de le suivre, m'éloignant alors un peu de la foule. Ma soeur choisirait surement aussi ce lieu, c'était une évidence : Quand on est perdu on va vers le bâtiment connu le plus proche. Mes foulées s'allongèrent une fois que je fus certaine de ma direction et que je n'étais pas suivie par un crétin aviné ou ses copains du même acabit.
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Ven 29 Juil 2016 - 21:30


« Heureux les yeux qui n'ont pas besoin d'illusion pour voir que le spectacle est grand. »


Quel chemin parcouru par le jeune homme pour lutter contre sa phobie du contact ! Qui l'eut cru capable de se retrouver un jour au cœur de l'exposition universelle ? Et voilà que Mylénia vint par quelques paroles faire écrouler tous ses efforts, comme une bourrasque balayant un château de cartes. Il était là d'abord pour elle, dans l'unique but de lui faire plaisir. Et voilà qu'elle l'implorait de quitter les lieux, pour leur sécurité. Il s'était fourvoyé totalement dans ce choix. Pourquoi n'avait il pas écouté les avertissements de Castiel sur la fragilité de la jeune femme ?

Kevin avait pris sa décision. Il écouta malgré toutes les paroles du directeur de la PH qui se voulaient rassurantes , tout en observant la réaction de Mylénia. Il avait raison : ici présent il y avait surement les hommes les plus puissants de l'archipel. Pourtant il savait que c'était voué à l'échec. Les phobies n'ont rien de rationnelles. Lui-même commençait à se sentir oppressé, et à se rappeler par flash certains épisodes de son agression. La peur de Mylénia devenait contagieuse. Il comprenait trop ce que la jeune femme pouvait éprouver.

- Merci Dastan, nous rentrons. C'est mieux ainsi

Ils attendirent que la foule soit un peu moins dense pour rejoindre la voiture appelée par le directeur. Kevin resta silencieux, jetant quelques regards sur la jeune femme. Elle fut déposée la première. Il lui demanda si ça allait, obtenant un petit "oui". Kevin n'eut pas le courage de rentrer chez lui et d'affronter les questions de son père. C'est pourquoi il demanda au chauffeur de le conduire au muséum. Arrivé, il resta à l'extérieur, choisissant la marche la plus haute pour s'y s'asseoir. Il était seul et triste, broyant du noir. Il était au bord des larmes. Son agression avait peut être laissé plus de cicatrices invisibles qu'il ne le pensait.

Une jeune femme brune le soutira de sa lamentation. Elle semblait perdue, à la recherche de quelqu'un. L'altruisme de Kevin reprit le dessus. Il inspira fortement pour reprendre ses esprits et afficher un léger sourire.

- Bonsoir, je peux vous aider ? J'ai l'impression que vous cherchez quelqu'un...


Iron Will
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