Entre la vie et la mort

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Jeu 31 Mar 2016 - 1:06
Au pied de l’hôpital, un journaliste se tenait face à la caméra, micro en main.

« Bonsoir, nous venons d’apprendre qu’un jeune homme au nom de Kevin Scoltly, a été sauvagement agressé dans la soirée au parc. Son état est critique selon l’avis des médecins. D’après les dernières informations que nous disposons, il accompagnait un homme d’affaires et une jeune femme dont les identités restent encore inconnues. Ils sont tombés dans une embuscade, rudement préparée de trois agresseurs. Qui visaient-ils ? Ca reste à ce stade très mystérieux. Le jeune homme a en effet un casier judiciaire vierge. Son père est un vieux chercheur à la retraite.

Deux grandes hypothèses peuvent être émises à ce stade, selon les éléments que nous connaissons. La première est que les agresseurs voulaient atteindre le Potential Home, institution dans laquelle le jeune homme est l’assistant. La seconde hypothèse, sans doute la plus probable, c’est que le principal visé était l’homme d’affaires, et que malheureusement le jeune homme s’est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Nous attendons donc le communiqué de la police pour en découvrir plus cette affaire. Nous pouvons déjà saluer le courage du jeune homme qui s’est montré héroïque et exprimons à ses proches toute notre compassion. »


Toutes les chaînes d’info relatent l’information avec la photo du jeune homme en diffusion.


******

Assis sur une chaise dans le couloir de l’hôpital, le père de Kevin mourrait d’impatience en attendant des nouvelles des médecins. Il avait pris un taxi dans la précipitation dès qu’il avait reçu la nouvelle par téléphone. Il était complètement à l’ouest, avec un sentiment d’impuissance comme il n’avait jamais vécu. Le docteur arriva enfin. Il avait le visage grave, rien de rassurant…

- Monsieur Scoltly, je suis le médecin en chef. Nous avons stabilisé l’état de votre fils en stoppant l’hémorragie. Il est toujours inconscient. Je préfère vous préparer au pire et ne pas vous donner pour l’instant de faux espoir car son état est des plus critiques. Il présente les symptômes d’un empoisonnement dont nous devons trouver la cause pour trouver le remède adapté. Vous pouvez compter sur nous pour mettre tous les moyens à notre disposition pour sauver votre fils.

Le vieil homme tremblait comme une feuille, accusant le coup. Les mots ne parvenaient pas à sortir de sa bouche.

Quelques mètres plus loin, dans une chambre de réanimation, Kevin était perfusé et branché à un nombre incroyable de machines en tout genre. Il était inconscient et blanc comme un linge. Parfois on pouvait l’entendre délirer des paroles incompréhensibles. La fièvre se maintenait à un niveau inquiétant.

Les prochaines heures à venir allaient être déterminantes pour savoir s’il allait vivre ou mourir...


Iron Will
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Ven 1 Avr 2016 - 20:35
L’information nous avait été communiquée juste avant qu’elle ne commence à se répandre dans les médias. Les autres membres du personnel avaient été immédiatement été prévenus, et j’avais annulé tous mes rendez-vous du soir ainsi que du lendemain pour me diriger le plus rapidement que possible vers l’hôpital où Kevin avait été amené. Si la plupart restaient à l’école pour rassurer les élèves et veiller au bon déroulement général, Kender avait insisté pour m’accompagner. Elle connaissait après tout bien Kevin, et je savais que la faire changer d’avis était impossible.

Spanner nous mis à disposition un véhicule aérien, qui nous amènerait plus vite à l’hôpital en évitant tous les embouteillages, et elle se chargea même de nous y amener. Avec elle comme pilote, nous étions assurés d’arriver le plus rapidement que possible. Malgré tout, le trajet sembla horriblement long, et autant Kender que moi étions occupés à envoyer des messages ou passer des coups de fil pour avoir plus d’informations sur l’incidents, ou en fournir à ceux qui en avaient moins que nous.

La directrice de la House Mechanics atterrit finalement directement sur le toit de l’hôpital, nous laissant descendre avant de repartir à nouveau vers l’école pour aller assister le reste des professeurs. Ignorant la plupart du personnel médical, nous avancions dans la direction qui nous avait été donnée, bien qu’on nous ait assuré qu’il serait difficile de voir le patient dans son état actuel.

Nous arrivâmes juste à temps pour entendre le médecin s’entretenir avec le père adoptif de Kevin, et le pronostic ne semblait pas être très positif. Immédiatement, Kender se dirigea vers le vieil homme pour passer un bras rassurant derrière son dos, et la jeune femme l’invita ensuite à s’asseoir avec un petit sourire apaisant.


"Monsieur Scoltly, il faut faire confiance à Kevin. C’est un garçon courageux, il va faire tout son possible pour s’en sortir. Ne perdez pas espoir." Elle leva un regard vers moi en hochant doucement la tête, avant de reprendre : "J’ai contacté les meilleurs spécialistes pour qu’ils viennent prêter main forte à l’équipe médicale afin de trouver de quoi souffre votre fils. Il est en de bonnes mains. Et vous n’êtes pas seul."

Le médecin en chef sembla s’approcher, comme pour protester, mais je m’interposais immédiatement pour le prendre à part :

"Karen Larsen et la Potential Home soutiennent depuis longtemps et par divers moyens cet établissement. Croyez bien que nous ne voulons pas interférer dans votre travail, mais dans le cas présent, une aide supplémentaire ne sera pas superflue. Il ne s’agit que de personnes de confiance et compétentes, vous avez ma parole."

Après quelques instants d’hésitation, l’homme finit par acquiescer doucement. Je retournais ensuite auprès de Gordon Scoltly et de Kender, puisqu’à part attendre, nous ne pouvions présentement pas faire grand-chose. A part peut-être essayer d’en apprendre davantage sur ce qui s’était réellement passé.

Il me semblait peu probable qu’on ait tenté d’atteindre l’école au travers de Kevin, et je voyais mal qui pourrait alors être capable d’une telle attaque, mais cela n’était cependant pas à écarter. Je fronçais légèrement les sourcils, pensif et silencieux, laissant à Kender le soin de rassurer le père de son assistant. Mais je la savais tout aussi animée et anxieuse que je ne l’étais intérieurement, alors que nous étions forcés d’attendre pour avoir des nouvelles de Kevin, et sur ce qui s’était produit dans ce parc.
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Sam 2 Avr 2016 - 14:25
La relation de Castiel avec les médias était de celles qui unissaient, disons, un castor et une cornemuse : totalement inexistantes, ou presque (1). Il était du genre à apprendre trois semaines après le reste du monde qu'un événement capital s'était produit sur telle ou telle arche, généralement lorsque quelqu'un y faisait référence dans une banale conversations de tous les jours. Ces dernières étaient déjà assez difficiles pour Castiel en temps normal ; c'était souvent les discussions importantes les plus simples, là où les mots avaient le moins de chance d'avoir une signification qu'ils n'avaient pas et où les émotions étaient le plus à vif. Concernant le bavardage, il lui suffisait généralement de quelques phrases pour épuiser tout son quota de la semaine, et il essayait de conserver les fameuses discussions importantes à un maximum d'une ou d'eux par semaines, des fois qu'il soit à court de mots censés pour la suivante. Ce qui ne lui rendait pas toujours la vie facile lorsqu'il devait donner des cours, mais il pouvait au moins interagir avec ses élèves, qui avaient de toute façon pris l'habitude de le voir s'arrêter en plein sujet pour se mettre soudainement à disserter distraitement sur les habitudes migratoires des étourneaux. La plupart du temps, ils le remettaient gentiment sur les rails, voire continuaient le cours eux-mêmes comme des grands, se rappelant à la sonnerie de confier à leur professeur les devoirs pour la prochaine fois, afin qu'il sache tout de même à quoi s'attendre lorsqu'il les recevrait. C'était un système qui fonctionnait, même s'il leur était aussi facile d'en abuser les jours où ils se sentaient moins disposé à travailler. Il était incroyablement facile de dissiper Castiel, au point qu'on pouvait se demander s'il n'était pas porteur d'une prédisposition génétique à la chose.

Ce ne fut donc en tout cas pas par les médias qu'il apprit les circonstances du drame qui avait précipité Kevin à l'hôpital. La seule chaîne sur laquelle il allumait généralement sa télévision était l'animalière (2) ; il était incollable sur les mœurs du colibri, mais aurait été incapable de donner le nom d'un seul des dirigeants de l'arche d’Édimbourg (qui étaient, il faut bien l'avouer, bien moins colorés et intéressants qu'un colibri). Il ne l'apprit non plus de vive voix, car il était occupé à soigner la vieille madame McDougal, et que son téléphone était resté dans son imperméable, qui reposait sur le porte-manteau à l'entrée. Madame McDougal avait des règles très strictes sur les vêtements portés à l'intérieur par des jeunes hommes bien comme il faut, jusqu'aux chaussons qu'elle avait fait chausser au guérisseur. La patiente était une vielle amie de miss Novak, la dirigeante du foyer qui avait pris James en charge à sa sortie d'institut avant de lui donner un nouveau départ sur l'arche. Atteinte d'un lumbago chronique qui ne s'arrangeait pas avec l'âge, elle avait finalement accepté que Castiel passe la voir. Non pas qu'elle ne crut pas aux pouvoirs de guérison de James ; elle avait simplement des idées arrêtées sur les jeunes hommes qui venaient la voir dans le but de poser les mains sur elle. Quand elle apprit que James avait près de deux fois son âge, elle avait finalement donné son accord, non sans lui préciser au préalable qu'il valait mieux qu'il ne se fasse pas d'idées. Ce qui convenait parfaitement à Castiel, qui se faisait de toute façon rarement des idées de ce genre non pas parce qu'il en était incapable, mais parce qu'il était la plupart du temps distrait par quelque chose d'autre bien avant.

Aussi la séance s'était-elle déroulée à merveille. Il avait apposé ses mains sur une madame McDougal encore un peu méfiante, qui avait serré sa main à elle sur la canne qu'elle avait toujours à portée. Ce ne serait pas la première fois qu'elle aurait eu à repousser l'insistance d'une créature à plumes, même si les cygnes grognons qu'elle croisait au bord de l'eau avaient la voix moins rauque. Une fois le diagnostic effectué, il avait suffi à Castiel de se concentrer quelques instants pour que son don fasse effet, accompagné de la lumière éclairait chacun de ses séances de guérison. Il sut qu'il avait réussi et que madame McDougal était enfin soulagée grâce à deux éléments : elle se montra aussitôt plus chaleureuse, perdant son air guindé, et tint absolument à lui montrer qu'elle savait encore faire le poirier malgré ses huitante ans passées (ce qui impliqua une cascade impressionnante de jupon et une lampe de chevet bonne pour la casse). Madame McDougal avait retrouvé une troisième jeunesse (elle avait vécu la seconde à l'aube de ses soixante ans, lors de plusieurs mois de folie passé sur une des arches californiennes), et elle mit un tel point d'honneur à copieusement remercier son guérisseur que ce dernier fut incapable de placer le moindre mot pendant au moins dix bonnes minutes. James réussit néanmoins à décliner la proposition de madame McDougal à aller faire la roue dans le jardin, et accepta avec plaisir le bocal d’œufs au vinaigre qu'elle lui tendit en guise de paiement. Le prodige ailé tenait à son système de troc avec ses patients, qui permettaient aux moins nantis d'entre eux de conserver une certaine fierté. Et puis il était bien plus intéressant de se retrouver avec un bocal (souvent rempli de vinaigre conservant diverses nourritures maison, dans le cas des vieilles dames ; on pouvait s'avérer chanceux lorsqu'elles étaient identifiables, et on se contentait de dire d'elles qu'elles avaient du caractère le cas échéant – les diverses nourriture maison, donc, pas les vieilles dames). Il gagnait assez d'argent pour les dépenses de tous les jours grâce à son post à la Potential Home, même si Kender devait souvent lui rappeler de l'employer à des choses aussi triviales que de payer son loyer. Autant James savait faire en sorte que ses protégés s'y emploient, autant il avait tendance à oublier que ce genre de choses s'appliquaient également à lui.

Toujours est-il que ce fut lorsqu'il récupéra son téléphone qu'il découvrit l'état dans lequel se trouvait Kevin, Alex lui ayant laissé un message. Il prit à peine le temps d'enfiler son manteau et de saluer madame McDougal (qui parlait de se remettre au saut à la perche, une discipline dans laquelle elle avait excellé, plus jeune) avant de s'envoler, se dirigeant droit vers l’hôpital. Un vol qui ne fut pas facilité par le fait qu'il avait mis son trench-coat à l'envers, les pans de l'habit flottant dans son dos comme d'étranges nageoires ; mais il avait déjà volé dans des conditions vestimentaires bien pires, et il n'avait pas de temps à perdre. Arrivé à l'hôpital, il s'était posé à l'entrée, n'accordant aucune importance aux regards des gens. Il se dirigea vers l'accueil au pas de course et le dépassa de plusieurs mètres en glissant sur le parquet, emporté par les chaussons de madame McDougal qu'il avait oublié d'ôter avant son départ. On lui indiqua rapidement où aller, et il ne se trompa que de deux étages avant de devoir redescendre par la cage d'escalier, se dépêtrant de son imper pour finir par le porter sous le bras. Enfin, hors d'haleine, il aperçu Alex, Karen et un homme qui devait sans doute être le père de Kevin. Il ne l'avait jamais rencontré, mais le jeune homme lui en avait déjà parlé, et il était impossible de se tromper sur l'émotion éprouvée par un parent dont la vie de l'enfant était en danger.

« J'ai fait aussi vite que j'ai pu ! Comment va-t-il ? » Il salua Dastan et Kender d'un signe de tête, et s'approcha de Gordon Scoltly. « Je suis James. James Novak. J'aide votre fils pour le vol. C'est un jeune homme incroyable. Il va s'en sortir, ne vous en faites pas. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour l'aider ! »

Et plus encore, s'il devait finir par en arriver là. Castiel appréciait énormément Iron Will, et leur lien était plus fort que jamais depuis qu'il avait partagé cette expérience quasi mystique lors de leur leçon de vol. James aurait sans autre accepté de voir noircir toutes ses plumes pour aider Kevin ; d'ailleurs, il ne voyait pas ce qu'il attendait encore.

« Il faut que j'entre. » lança-t-il, aussi bien à l'attention des proches de Kevin que du personnel. « Je peux le soigner. »

___________________________________________________________

(1) Presque, car il fut question il y a quelques années, sur une arche canadienne, d'un curieux incident impliquant l'effondrement de la seule usine de cornemuses du pays et d'une bande de castors étonnés mais heureux de se retrouver avec un tel matériel supplémentaires pour leurs barrages. La rivière n'avait jamais été aussi musicale que cet été-la.

(2) Les rares fois où l'appareil s'allumait sur une autre chaîne, c'était toujours pour retomber sur le même épisode de la même série, et toujours plus ou moins au même moment. Cette malédiction de l'ordinaire avait longtemps rendu Castiel très confus quant à la structure de nombreuses séries télévisées, qu'il ne pouvait s'empêcher de trouver du coup un brin répétitives (même s'il riait toujours à l'épisode du sandwich).
Castiel
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Sam 9 Avr 2016 - 20:27


Le père de Kevin, malgré toute l’affectation témoignée à son égard, n’arrivait pas à éteindre son chagrin et sa peur de perdre son fils. Il ne comprenait pas. C’était injuste. S’il y avait quelqu’un qui ne méritait pas un tel sort, c’était bien Kevin dont la bonté était sans pareil. Qui pouvait ainsi lui en vouloir ? Le temps viendra où il faudra répondre à cette question.

« Bip Bip… »

Lorsque Castiel se présenta, Gordon mit quelque temps à percuter à qui il avait affaire. Il crut même un instant que c’était un ange qui venait chercher son fils pour l’emmener au paradis. Ainsi voilà le fameux James dont Kevin avait couvert de louanges. Le jeune homme avait peu de secrets vis-à-vis de son père qui aimait l’entendre parler de son quotidien et ses rencontres. Il avait été très heureusement surpris d’apprendre que Kevin avait réussi à se faire un ami. Son intégration à la PH avait été vraiment un grand changement dans la vie du jeune homme. Il n’était plus tout à fait le même. Il s’ouvrait plus aux autres. Il s’épanouissait. Il se faisait des amis.

« Bip Bip.. »

Le médecin garda le silence lorsqu’il apprit que d’autres confrères allaient traiter son patient. Son orgueil avait été blessé. Puis il se ravisa en pensant que la suivie du jeune homme était la priorité. De toute façon, cette nuit allait fatidique pour statuer sur les chances de sa survie.

« Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip »

Une infirmière venait de passer la tête de la porte d’accès des soins intensifs. Elle cria « Docteur, il s’enfonce ! ». Le médecin réagit au quart de tour, courant vers les soins intensifs…


******

Kevin, inconscient, souffrait le martyr. Il ne pouvait pas crier sa douleur comme si son cerveau ne pouvait plus faire obéir son corps. Des images cauchemardesques hantaient son âme. Elles étaient presque réelles. Notamment la dernière fut la plus intense. Il voyait sa mère prise au cœur de l’incendie du restaurant où elle était chef. Il avait l’impression d’être lui-même consumé par les flammes. Mais le pire était son impuissance de ne pas pouvoir soustraire sa mère des flammes.

Son corps était brûlant de fièvre, affichant maintenant une température critique. Le venin qui s’insinuait lentement mais surement en lui faisait son office macabre.
Pourtant inconscient, Kevin vint à s’agiter comme s’il souffrait d’une crise d’épilepsie. Les machines se mirent à paniquer. Des alarmes se déclenchèrent. Et il s'arrêta brusquement de bouger comme si l'énergie de la vie l'avait quitté.

L’électrocardiogramme afficha un trait rectiligne droit horizontal, signalant que son cœur venant de s’arrêter… Les infirmières et médecins étaient déjà à son chevet avec le matériel de réanimation.


Iron Will
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Lun 11 Avr 2016 - 23:22
Encore accoudée à la vasque du lavabo, Mylénia continuait de s'asperger le visage d'eau froide dans l'espoir vain d'apaiser ses pensées. Si son intention première était de décortiquer minutieusement chaque secondes écoulées durant l'agression, elle paraissait à présent vouloir noyer ses idées jusqu'à les faire disparaître dans le tourbillon du siphon. La scène tournait en boucle dans son esprit mais malgré l’omniprésence des images la violence de l'attaque restait intacte. l'interrogatoire avec les forces de l'ordre venait de prendre fin et la premier accalmie qui lui fut accordée fut son passage éclaire dans les toilettes de l’hôpital. La jeune femme releva enfin son visage et croisa son reflet dans le miroir. Les traits tirés et son air absent parlaient pour ses lèvres redevenue muettes. Son regard interrogeait ces deux grandes amandes anthracites qui lui faisaient face, leur demandant comment cette maudite journée aller s'achever et ce qu'il adviendrait de leur sort. Il était entre la vie et à la mort mais son égoïsme prenait parfois place sans rien demander à sa morale pourtant honorable. Il se battait pour survire à cette terrible attaque alors qu'elle hésitait encore à prendre la poudre d'escampette. Kevin représentait un danger pour sa personne et son instinct de survie lui recommandait de s'écarter de cet homme. A défaut de succomber pleinement à cette pulsion de vie, Mylénia martela le sol de ses pieds dans une dizaine dallés et retours rythmés puis après avoir conclu qu'elle ne voulait pas être ce genre de personne fuyarde et individualiste, son esprit se laissa convaincre par le flot d'ordres et de convictions qu'elle lui imposa. Il avait risqué sa vie pour protéger la sienne d'éventuels coups et même si elle trouvait invraisemblable qu'un être puisse se mettre dans une telle situation pour défendre une simple connaissance de passage, elle se devait de lui accorder toute sa reconnaissance. Elle quitta enfin le carrelage blanc et son odeur de javel pour rejoindre le couloir ou s'impatientait chaque proche de la victime.


Il aurait été parfaitement cohérent pour cette jeune femme de prendre simplement place et de se terrer dans un silence de plomb jusqu'à la prochaine annonce fatidique mais alors que son tempérament solitaire la prédisposait à un simple rôle de spectatrice passive, elle se décala pour se retrouver au plus près du père du jeune homme. Elle lui laissa le temps et l'espace de s’effondrer puis elle engagea la conversation avec certitude et un déterminisme qui ne tenaient plus du réconfort, il s'agissait là d'une conviction qu'elle comptait répandre sans mesure ni aucun doute.


-Votre fils ne va pas mourir. Ne doutez ni de lui ni de sa volonté. Vous devriez être le plus optimiste de cet hôpital car vous savez pertinemment qu'il n’abandonnera jamais. Que ses valeurs, que sa bonté d'âme et que sa force sont inébranlables et qu'ils sont pour lui une ressource inépuisable. Il va vivre monsieur. Il se bat comme un vainqueur, ne doutez pas de sa victoire. Dit-elle sans jamais le quitter des yeux.


Même si elle avait prétendu être sa petite amie pour avoir le droit de rester à son chevet, elle ne connaissait que très peu de chose et d'information sur le jeune prodige mais le peu de temps partagé ensemble lui avait garanti la valeur de son âme et la pureté de ses intentions. Elle n'était pas une fan inconditionnée du héros qu'il était mais elle était extrêmement sensible à sa ténacité et à son altruisme.


Une infirmière les coupa brutalement dans leur échange en demandant immédiatement du renfort pour venir en aide à l'état de détresse du jeune mutant, aussitôt Castiel se précipita pour apporter son aide. Elle n'avait eut affaire à lui qu'à très peu de reprises mais sa réputation suffisait à la rassurer sur ses compétences et sur ses talents. Quant à la directrice de sa promotion, elle n'avait pas encore eut l'honneur de la rencontrer et pour cause son arrivée à l'institution ne remontait qu'à une seule et très courte semaine. Elles auraient du faire connaissance dans un cadre bien plus protocolaire et studieux, mais dans ce drame elle eut au moins l'occasion de découvrir la femme qu'elle était. Ses jambes se levèrent d'un bond et c'est sans la moindre réflexion en amont qu'elle suivit les pas de Castiel pour pénétrer à sa suite dans la chambre.


-Je viens avec vous. Dit-elle d'un ton sans appel.


Elle savait qu'elle pouvait être utile. Une seule et unique condition demeurait, elle était à cet instant incapable de savoir si elle en était capable mais elle voulait être là à son réveil qu'elle soit ou non responsable de son retour parmi les vivants.
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Mer 13 Avr 2016 - 0:13


ENTRE LA VIE ET LA MORT

Lieu :

Soins intensifs

Date de l'événement :

Avril 2016

Participants :

Iron Will - Dastan - Castiel - Mylénia - Gordon Scoltly - Lars - Kender(PNJ)

Précédemment :

La chance sourit aux audacieux

A suivre :

Nous nous rencontrons enfin







Contenir les journalistes était rarement une mince affaire.  Au delà de la réputation de charognards affamés et sans scrupules qu'ils semblaient s'évertuer à entretenir avec la plus grande rigueur, ils n'en demeuraient pas moins autant influençables et corruptibles que désespérément pugnaces. Une conséquence logique, en réalité, lorsque l'objectif était de tenter d'obtenir à tout prix et par tous les moyens possibles et inimaginables LE scoop juteux. 
Obtenir d'un journaliste le silence, ou au contraire qu'il dévoile au grand jour une histoire résidait dans un jeu savant de négociations. Et pour les plus opiniâtres, il restaient toujours les menaces, qui pouvaient prendre la forme de subtiles insinuations mais non moins terriblement efficaces. 

Comme des oiseaux de mauvaises augures attirés par la perceptive du festin à venir, les reporters s'étaient installés devant l'hôpital. Avec leurs caméras à l'épaule et leurs micros à la main, ils étaient farouchement en quête d'un peu de sensationnel et, dans l'attente de nouvelles si possible le plus dramatiques possible, ils brodaient sur l'histoire larmoyante du jeune homme aux allures de héros des temps modernes en attendant de pouvoir se repaître de son cadavre encore chaud (si cadavre il y aurait).
La question se posait alors de savoir si, à leur yeux, de la vie d'un homme ou d'un sordide fait divers - celui qui ferait serrer le cœur de la pauvre ménagère identifiant son propre enfant à la place de la victime autant qu'il réveillerait l'instinct primaire et pervers de la curiosité malsaine - était le plus important.

Les minutes s'égrainaient avec une lenteur presque provocatrice et Alexander, debout devant une large baie vitrée qui surplombait l'entrée des urgences, observait, stoïque, le spectacle depuis l'intérieur.
Au moins avait-il obtenu que l'on taise son nom ainsi que celui de la jeune femme qui les accompagnait au moment de l'agression. Il n'en était pas moins conscient que les médias ne se satisferaient pas de ces brides d'informations et ne resteraient pas muselés bien longtemps. Mais pour le moment ils garderaient le silence sur son implication et l'homme d'affaire avait d'autres préoccupations en tête.

Comme à l'accoutumée, la placidité qui reposait sur les traits pâles de l'allemand n'était qu'un masque qui contrastait avec la véritable agitation régnant sous le crâne du génie. 
Sur sa canne d'ivoire et d'ébène, ses doigts pianotaient légèrement aux rythmes des pensées qu'il organisait, traitait, classait. Par intermittence, il sortait son téléphone de la poche intérieur de sa veste pour y taper quelques messages sans même regarder l'écran.

Ainsi, Alexander se tenait bien à l'écart de l'agitation, il était néanmoins régulièrement informé de l'évolution de l'état de santé du patient. Il avait également été prévenu de l'arrivée de son père adoptif et, bien qu'il s'était occupé que ce dernier soit prévenu, le milliardaire ne s'était pas encore présenté au vieille homme.
De même, il avait délégué la tâche de faire prévenir le directeur de la Potential Home, qui n'avait pas tardé à rejoindre les soins intensifs, accompagné de la directrice de la House Social.

Loin de nourrir le désir de se mêler à qui que ce soit. L'allemand se retrouvait donc à méditer dans une salle d'attente un peu plus loin, tentant d'analyser la situation au mieux. Il avait appris auprès de l'équipe médicale -d'ailleurs renforcée des meilleurs spécialistes – que l'hémorragie avait été contenue et la plaie par arme blanche soignée, mais, malgré l'hémodialyse, le poison continuait inlassablement de se répandre dans l'organisme du jeune homme pour y poursuivre son œuvre mortelle.
La priorité semblait se porter sur la recherche d'un sérum qui pourrait sauver le garçon du la toxine particulièrement virulente qui s'était insinuée dans son organisme.
Le couteau imbibé de poison avait été récupéré par les équipes du PDG, et avait été directement envoyé dans l'un de ses laboratoires, mais l'heure était au réalisme. Le temps d'identifier la composition du poison, de trouver la formule d'un vaccin -même avec un cerveau aussi performant que celui de notre protagoniste – mettre en œuvre le sérum, le faire tester avant de l'acheminer jusqu'à l'hôpital, en dépit des moyens incroyables qui allaient être mis en œuvre pour tenter d'y arriver, tout cela prendrait de très longues heures. Trop longues, probablement.

A peu près à ce même moment, le garde du corps de Feuerbach entra dans la salle d'attente vide pour venir lui glisser quelque chose dans la main – que le génie vint méticuleusement ranger dans la poche intérieur de sa veste - et quelques mots à l’oreille. Mots qui semblèrent satisfaire notre génie. D'une part, on lui rapportait l'arrivée, sans surprise, de James Novak au chevet du mourant, le guérisseur serait probablement le seul recours à cette situation d'urgence. D'autre part, et selon la demande qu'il avait faite, un périmètre de sécurité avait été installé autour du bâtiments des urgences et de service de réanimation, de même qu'à l'intérieur même des locaux. Simple geste de prévention qui ne semblait en rien superflu aux vues des événements de la soirée. Le PDG n'avait pas la moindre envie que quelqu'un vienne finir le travail. 

Il était possible de s'y méprendre, mais cela aurait été une grossière erreur : Alexander ne portait aucune considération particulière à la vie humaine - à l'exception évidente de la sienne.
La vie d'un homme n'avait, à ce yeux, qu'une valeur proportionnelle à l'utilité qu'il pouvait lui trouver. Aussi, à voir les moyens financiers et techniques que notre protagoniste employait à tenter de sauver la vie du jeune Kevin James, il fallait bien en déduire que la valeur qu'il accordait à cette vie là en particulier, était, pour des raisons plus ou moins obscurs, quantitativement plus importante que celle qu'il accordait à sa mort.
Parmi ces raisons figurait probablement le fait que l'assistant du musée était officiellement l'un des protégés de la Fondation, pour le reste, je vous laisse deviner.

L'agitation dans le couloir jouxtant la salle de réanimation, l'écarta de ses pensées. L'état de Kevin était critique et ses vitales s’effondraient littéralement. L'agitation était à son comble, alors que les médecin tentant de réanimer le jeune homme à grand renfort d'électrochocs et d'adrénaline.
Lars lança un regard oblique à son employeur pour observer sa réaction.
Verstand
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Lun 18 Avr 2016 - 17:46
Tout comme Karen, je saluais James à son arrivée, sans être étonné de le voir parmi nous. Il connaissait très bien Kevin, mais sa présence pouvait également s’expliquer par une autre raison. Qui ne m’enchantait guère au vue des risques que cela impliquait pour lui. Mais James faisait après tout ses propres choix, et c’était peut-être la seule manière de sauver Kevin à temps. Mylénia fit également son apparition, rassurant à son pour Gordon Scotly avec une étonnante conviction. Kender, anticipant mes pensées, se dirigea vers la jeune fille et hocha la tête en reportant son attention sur le père de Kevin.

"Elle a raison, il ne faut pas l’abandonner, ni perdre espoir. Surtout pas maintenant." La directrice de la House social observa ensuite Mylénia, cherchant à voir si comment elle se portait. Mais le déterminisme dont la jeune fille faisait preuve en cet instant la dissuada de s’enquérir de son état, pour l’instant.

Castiel déclara alors qu’il devait entrer pour aider le patient. Après quelques instants, je finis par hocher la tête. C’est à cet instant qu’une infirmière nous interrompit pour signaler que l’état de Kevin se dégradait dangereusement. D’un seul coup, une série de médecins apparurent pour se précipiter dans la chambre. Profitant de la cohue, j’entrais également pour constater avec horreur que le cœur du garçon venait de s’arrêter. Je n’avais plus vraiment le loisir de réfléchir.

L’air de la chambre se mit soudainement à vibrer, et la lumière des néons flancha légèrement. Les aiguilles des montres se stoppèrent net dans leur course, avant de partir en marche arrière. De trente secondes, une minute, deux minutes, cinq. Mais le seul qui en était vraiment affecté était Kevin. Le moniteur afficha de nouveau une pulsation, qui s’immobilisa à son tour. Pour le jeune homme, le temps s’était désormais arrêté. Je tâchais de me concentrer au maximum pour que cette pause dure le plus longtemps que possible, laissant ainsi du temps aux autres.

"Je ne pourrai pas le maintenir dans cet état longtemps…" Je savais que Mylénia et Castiel se trouvaient également dans la chambre, et c’était à eux que je m’adressais plus qu’au reste du personnel médical. En si peu de temps, la médecine ordinaire avait certes peu de chance de réussite. Mais c’était malheureusement tout ce dont j’étais capable pour le moment.

Pendant ce temps, dans le couloir, Kender s’occupait de son mieux de Gordon Scotly au vue des circonstances. Néanmoins, quelque chose l’interpellait. Elle avait cru voir passer un visage familier quelques instants avant que l’état de Kevin ne se dégrade. Et par visage familier, elle entendait n’importe quelle personne qu’elle avait pu voir ou croiser, son exponentielle mémoire en ayant gardé une trace définitive. Elle demanda l’aide d’une infirmière pour s’occuper de Monsieur Scotly, puis s’éloigna pour finalement arriver devant une salle d’attente vide.

Elle ne fut pas vraiment surprise d’y trouver Alexander Feuerbach et son garde du corps, ayant connaissance des liens entre Kevin et l’homme d’affaire. Croisant les bras, elle observa l’homme durant quelques silencieuses secondes.

"Avez-vous commencé à analyser le poison ?" Sa voix était étonnamment ferme malgré l’émotion qu’on pouvait y déceler, et elle ajouta sur un ton davantage professionnel : "J’ai contacté des spécialistes en toxicologie affilié à l’école, ils peuvent se joindre à votre équipe pour accélérer la recherche et vous prêter main. Il serait stupide de faire cela chacun de son côté alors que le temps presse."

Elle continuait à le fixer, tout en prenant bien soin de rester à une certaine distance. Elle connaissait aussi l’homme de réputation, quoiqu’elle préfère se faire une opinion par elle-même de manière générale. Mais dans le cas où Feuerbach venait à dire ou à se comporter d’une manière qui lui déplairait, elle savait qu’il était plus judicieux pour eux trois qu’elle ne soit pas trop proche de lui. Au cas où un coup de poing lui échapperait malencontreusement. Ce qui serait totalement déplacé et inutile, mais elle se connaissait assez pour se savoir capable d’une telle réaction. Surtout dans des conditions aussi dramatiques. Mais pour l’heure, elle laissait aussi le bénéfice du doute à son interlocuteur, sachant qu’il souhaitait la guérison de Kevin. Du moins, l’espérait-elle.
Dastan
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Mar 19 Avr 2016 - 15:01
Non, Castiel n'avait pas attendu qu'on lui donne la permission d'entre dans la chambre de Kevin. Il savait s'affirmer lorsque la situation l'exigeait, et son regard impérieux avait dissipé la brume qui dansait habituellement dans ses yeux. Il n'avait pas vraiment changé, et pourtant ce n'était plus le même Castiel que la plupart des gens connaissaient. Il aurait sans doute été encore plus impressionnant s'il ne s'était pas baladé avec les chaussons du défunt mari de madame McDougal (qui restaient étonnamment confortable, se disait Castiel dans le coin de son esprit qui envisageait sérieusement de se mettre à en porter plus souvent), mais personne n'était parfait. Il devait quand même être un spectacle plutôt impressionnant, pour qui n'était pas habitué à voir un homme ailé se balader dans les couloirs. Sa réputation de guérisseur était peu-être un avantage, surtout dans un milieu comme celui-ci ; il était connu des hôpitaux, où il lui arrivait de se rendre pour aider un patient qui n'avait pas d'autre choix. Il ne pouvait pas le faire pour tout le monde - et pourtant il l'aurait voulu – mais il pouvait au moins en aider quelques uns.

Aujourd'hui, il se trouvait que le patient en question était un élève, un protégé. Non, il en était rapidement venu à considérer Kevin comme un ami. Et rien n'aurait pu empêcher Castiel de tout tenter pour sauver un de ses proches. Rien, ni personne. Il refusait de les laisser mourir sans rien tenter, et peu lui importait les conséquences. Une infirmière sembla sur le point de vouloir lui demander de sortir, mais se ravisa vite. Soit elle n'avait pas très envie de s'opposer à pareille vision, soit elle avait entendu parlé de ce dont il était capable. L'équipe soignant s'affairait, tandis que les machines témoignaient d'un diagnostic de plus en plus alarmant. Puis le son tant redouté se mit soudain à retentir, investissant la pièce de sa longue plainte lugubre. Castiel sentit son propre cœur manquer un battement ; était-il arrivé trop tard ? Non, il devait encore pouvoir quelque chose. Il se devait d'essayer.

Fort heureusement, Alex avait suivi le mouvement et s'était précipité au chevet de Kevin. Le temps donna la curieuse impression de se dilater autour du jeune homme, et James comprit vite que son ami avait usé de ses pouvoirs temporels pour plonger le patient dans une sorte de stase. Un fragment de temps où il était littéralement entre la vie et la mort. Mais même le don de Dastan avait ses limites, comme il ne tarda pas à le signaler sans cesser de se concentrer. Pour sauver leur jeune ami, il leur faudrait travailler ensemble. Castiel avait conscience de la présence de Mylénia, qui les avait rejoints. Il n'avait pas encore vraiment eu l'occasion de faire la connaissance de la jeune femme, dont le don semblait souvent la contraindre à se couper un peu du monde. Peut-être était-ce là ce qui les avait rapprochés, Kevin et elle ; Castiel pouvait sentir l'inquiétude émaner de la prodige, mais il ne pouvait s'en soucier maintenant. Il devait lui aussi se concentrer, afin d'être le plus efficace possible.

« Écartez-vous ! » intima-t-il au personnel médical. Il se frotta les mains dans un geste aussi ancien que rituel, avant de les apposer sur la poitrine de Kevin. Il n'avait pas besoin de toucher la cause d'une blessure pour la guérir, le simple contact avec le blessé suffisait. Il ferma les yeux, laissant affluer son pouvoir, imaginant son corps puis ses mains comme un canal par lequel le déverser. Ces dernières luisaient déjà de la chaude lumière. Mais avant de commencer la guérison proprement dite, Castiel devait se servir de son pouvoir pour diagnostiquer l'état de Kevin, et déterminer quelle était la cause de sa souffrance pour l'éliminer. Jusqu'à aujourd'hui, aucun poison, aucune maladie n'avait résisté aux pouvoirs de Castiel ; il n'y avait guère que les effets secondaires dévastateurs liés aux pouvoirs de prodiges qui lui résistaient. Et il était prêt à user de toutes ses forces pour purger son ami de ce qui s'attaquait à lui. Il pouvait sentir ce mal interne dans le corps d'Iron Will, et il le visualisait de son mieux, comme un marasme à extraire ; si Kevin ne réagissait pas de lui-même, Castiel allait enfin pouvoir commencer les soins, espérant qu'il ne serait pas trop tard...
Castiel
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Mar 19 Avr 2016 - 19:58
Tous les regards étaient suspendus sur l’action de Castiel et sur les moniteurs des machines. Tel un paladin, il imposait ses mains sur la poitrine de Kevin pour lui extirper le mal. Il avait réussi à décourager les infirmières et les médecins d’approcher pour lui laisser le champs libre d’intervenir. Tout reposait maintenant sur ses épaules ou plutôt sur ses mains. Dastan lui avait laissé quelques minutes précieuses grâce à son pouvoir de maîtrise du temps. C’était loin d’être gagné car le mal qui avait frappé le jeune homme, un venin puissant, s’était immiscé quasiment dans tous ses organes.

Cela parut durer une éternité avant que le trait lumineux de la machine réagisse de nouveau. Le cœur était reparti. Le buste de Kevin se souleva comme si sa tête immergeait de l’eau pour retrouver de l’oxygène. Ses yeux venaient de s’ouvrir, avec une expression de panique. Son pouvoir télékinesiste s'était déclenché comme si c'était un réflexe d'autodéfense. Castiel eut à peine le réflexe de retirer ses mains, sentant un champ de force puissant le repoussant. Tous les fils avaient été ainsi pétés ou débranchés. Les machines paniquaient avec des bruits étranges. Kevin avait le regard perdu comme s'il avait croisé la mort. Une aura bleue crépitait tout autour de lui, le faisant léviter de quelques centimètres du lit. Cela dura que quelques secondes avant qu’il referme les yeux et que l’aura disparaisse. Il retomba comme une feuille morte sur le lit. Le jeune homme était maintenant plongé dans un sommeil profond mais semblait sorti d’affaires.

Les médecins prirent ses constantes pour émettre un diagnostic vital. Il faut croire qu’un miracle s’était produit. Il fallait maintenant laisser le jeune reprendre des forces et dormir.

Le père de Kevin avait profité que Kender s’échappe quelques secondes pour se rendre au chevet de son fils. Il était en larmes, épuisé, mais soulagé. Le docteur suggéra que quelqu’un le raccompagne jusqu’à chez lui pour se reposer.


*** Le lendemain matin ***

Kevin dormit en effet comme un bébé, n’ouvrant les yeux que vers 10 heures du matin. Son corps était endolori des pieds à la tête. Il mit quelques secondes à découvrir où il était. Sa bouche était pâteuse. Il avait soif, très soif. Son père était déjà là, assis dans un fauteuil. Il l’accueillit avec un large sourire que lui rendit largement Kevin. Le père de Kevin appela une infirmière pour signaler que son fils était sorti de son sommeil. Il eut à peine le temps de sortir que déjà une infirmière entra avec un chariot.

- Bonjour, comment ça va ? Je vais demander à votre père de nous laisser.

Kevin était encore un peu secoué et perdu. Il avait l’impression que depuis la ballade dans le parc, il lui manquait un épisode de sa vie. Il n’avait plus qu’une seule envie, décamper de cette chambre, prendre des nouvelles de Mylénia et de Verstand. A la surprise de l’infirmière, il décrocha tous les fils qui étaient connectés sur lui et se dressait assis sur le lit. Sa tête tourna un peu mais cela ne lui fit pas changer d’avis. L’infirmière mit ses mains sur les hanches, et arbora sur son visage une expression sévère.

- MONSIEUR SCOLTLY, qu'est ce que vous faîtes....? Veuillez vous remettre au lit immédiatement. Un médecin doit vous ausculter et vérifier que vous allez bien.

Apparemment, c’est comme si elle parlait dans le vent. Le jeune homme, buté, n’était pas disposé à l’écouter… Son père ne savait pas non plus comment réagir car il savait o combien son fils pouvait se montrer têtu…


Iron Will
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Dim 24 Avr 2016 - 1:48
L'un jouait avec les rouages du temps quand le second déjouait les plans macabres du destin. Ils agissaient comme des dieux tout puissants, retraçant et façonnant un nouvel avenir en accord avec leur justice. Spectatrice de cette scène irréelle elle comprit à cet instant le danger et la menace qu'ils représentaient. La grandeur de leur pouvoir la fit frémir et dicta à ses lèvres de rester muette. Les yeux grands ouverts , rivés sur les gestes de Castiel, elle crut elle aussi sentir ce flux magnétique lui réveiller l'échine tant elle était absorbée par l'énergie et la volonté du guérisseur. Ses prunelles alertes voyagèrent un temps du corps inerte au visage concentré de l'homme ailé mais une fois qu'il eut terminé de se donner tout entier pour raviver l'âme endormie de Kevin, elles s’immobilisèrent avec crainte sur les traits épuisés du sauveur. Elle ne pouvait concevoir qu'un tel don ne puisse être accompagné d'un immense sacrifice, ainsi elle attendait de le voir s'écrouler au sol, convulser ou bien s'enfoncer dans un profond sommeil, mais rien ne vint. Ils étaient monstrueusement divins et plus que jamais elle comprit avec justesse la crainte de tous ces autres qui les jugeaient et demandaient leur éradications. Certains aimaient les nommer les nouveaux prodiges mais dans l'esprit de Mylénia ils étaient des défaillants, des âmes aux matériels génétiques abîmés, des modifiés sans mérite, une poignée d'êtres garants de l'inégalité et de la suprématie.


Les minutes passèrent et l'espoir balaya les dernières larmes de son père. Mylénia quitta la chambre dès lors que ses paramètres vitaux se stabilisèrent, laissant à monsieur Scoltly tout l'espace et l'intimité nécessaire à leur future réunion. Elle se retrouva sur un siège, patientant toute la nuit durant, puis au petit matin un chocolat chaud arriva entre les mains, installée dans le corridor par le personnel soignant si étonnement serein et bienveillant. Elle laissa la chaleur venir chatouiller ses paumes. Elle les aimait plus chaud, plus brûlant mais sa bouche y goûta sans manière. Elle n'avait jamais aimé le contact avec cette désagréable matière cartonnée qui avait l'art de se ramollir sous l'humidité des lèvres assoiffées mais là encore elle s'y accommoda sans grimacer bien trop plongée dans ses pensées. Ses coudes posés sur les genoux, elle observait les allés et venues sans même voir ses inconnus qui se succédaient sous ses yeux. Ils se fréquentaient depuis peu, beaucoup vantaient les mérites et la pureté des valeurs de ce nouveau venu, elle le pensait bon et admirable et pourtant même sous l'urgence et même après son sauvetage héroïque, Mylénia était parfaitement incapable d'intervenir dans sa guérison. Il aurait fallut d'une once d'affection amoureuse pour que son organisme trouve la force nécessaire pour se rétablir. Elle aurait donné cher pour acheter ce coup de foudre mais elle était forcée de constater que la volonté n'était pas suffisant dans ce domaine. De tout ceux qu'elle avait croisé jusqu'à présent, il était le seul à lui inspirer confiance et sérénité. Tandis que son regard se perdit à contempler le fond de son gobelet, elle se promit de laisser au temps le droit de faire son œuvre et si le destin ne voulait pas de ses projets alors elle l'obligerait à se plier à sa volonté.


L'agitation nouvelle la tira de son introspection et d'un bon elle rappliqua dans la chambre du patient. Un sourire jusqu'aux oreilles, elle le salua de la plus belle des manières qu'il soit, avec la chaleur de son âme. Assise dans ce couloir, elle avait fait un choix, celui de décider qu'il elle imposerait à son cœur. Elle s'avança vers lui, alors qu'il se débattait pour arracher ses perfusions.


-Monsieur a donc terminé de jouer à la belle au bois dormant ? Déclara-t-elle.
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Mer 27 Avr 2016 - 21:25
Les yeux sombres du milliardaire étaient venus se fixer sur l'horloge accrochée à l'entrée du service de réanimation. Il observait la trotteuse immobile, dont la course s'était subitement arrêtée quelques secondes auparavant.
Dans la liste des probabilités, il n'existait que deux explications statistiquement viables à cet état de fait. La première était, qu'à défaut d'une stimulation électrique, le quartz de la pendule ne pouvait jouer son rôle d'oscillateur et celle-ci avait arrêté son infatigable course. La seconde, que quelqu'un offrait au mourant quelques instants de sursis et aux soignants une chance de le réanimer. Cette hypothèse n'était évidemment envisageable que par la présence du directeur de la Potential Home aux côtés de Kevin. Feuerbach optait pour cette explication puisqu'il avait déjà eut l'occasion d'observer son don de manipulation temporelle, quelques mois plus tôt, dans un petit diner australien. 

De toute évidence, Alexander, de par son intelligence et ses connaissances hors du commun, était d'une nature peu impressionnable. Il devait cependant reconnaître que l'influence d'un don tel que celui-ci modifiait de façon importante et encore inexpliquée, les lois connues de la physiques. 
Suite à cette première rencontre au bout du monde, l'allemand avait nourrit plusieurs hypothèses sur le fonctionnement de ce pouvoir mais aucune ne lui apparaissait pleinement concluante. Les théories de la relativité auraient voulu que le prodige génère une énergie et/ou une masse telle qu'il créerait autour de lui une distorsion gravitationnelle et donc temporelle. Dans le champ de son influence le temps passerait alors moins rapidement qu'en dehors de la zone concernée. Seulement, la masse ou l'énergie requise pour opérer une telle distorsion ne pouvait laisser l'environnement autour du prodige intacte...

Derrière le masque de son visage, Verstand se perdait dans de nombreuses réflexions physiques toute en observant avec attention la directeur de la Social House traverser la pièce pour le rejoindre. Alexander avait alors légèrement hoché la tête à l'adresse de son garde du corps, un acquiescement silencieux qui donnait au gorille le feu vert. Ce dernier s'éloigna de quelques pas pour donner des ordres précis via son oreillette. 

Une fraction de son esprit continuait à compter le nombre de secondes qui s'étaient écoulées depuis l'arrêt de l'horloge, tandis qu'il saluait poliment miss Larsen. Cette dernière ne s'encombra pas des politesses d'usages, mais le temps pressait. Malgré son air fermé et ses bras croisés, elle s'enquit de l'état des recherches. Sa perspicacité était louable leur ferait gagner un temps considérable.

-Je peux faire décoller immédiatement un aéronef pour transporter vos chercheurs dans nos laboratoires où un sérum est en cours d'élaboration. Si vous le souhaitez.

Le regard neutre qu'il posait sur Kender ne devait l'influencer dans sa réponse.
Mais pour tout avouer et afin de gagner encore quelques minutes, l'engin volant avait déjà reçu le signal de décoller. Un refus ne lui vaudrait qu'un demi-tour lorsqu'une approbation permettrait à l'aéronef d'atterrir sur la pelouse verdoyante de la Potential Home en trois minutes. À peine le double de temps serait nécessaire pour arriver aux laboratoires en question.

Une bonne volonté de la part du PDG qui, pour le moment, n'avait aucun intérêt à refuser une collaboration. Il doutait pourtant du fait qu'ils auraient besoin du sérum. Pour ce qu'il connaissait du guérisseur ailé -et de la relation d'amitié que le liait au jeune Kevin- il savait pertinemment que, malgré les conséquences négatives sur son plumage, il ferait le sacrifice de quelques plumes blanches pour sauver une vie.
Un vaccin serait toujours cependant utile.

Quelques minutes plus tard, et alors que les aiguilles de l'horloge avait reprit leurs tours, la nouvelle que Kevin était tiré d'affaire leur parvint. Il demeurait cependant dans un sommeil profond et resterait jusqu'à son réveil aux soins intensifs.
Dans le même temps, le livreur d'une très chic et très fameuse pâtisserie orientale de la capitale pénétrait dans la salle d'attente, un petit paquet joliment emballé à la main. Il fallait s'appeler Feuerbach pour se faire livrer des pâtisseries par une maison qui ne disposait pas d'un service de livraison. Quoi qu'il en soit, les douceurs sucrées seraient remises à un certain James Novak une fois qu'il aurait quitté la salle de réanimation, afin de l'aider à recouvrer ses forces.


Alexander passa la nuit dans la salle d'attente, épaulé de son garde du corps qui s'était, pour sa part occupé de mette en place une sécurité accrue dans et autour de l'hôpital. Il ne fallut guère de temps pour confirmer la présence d'agents d'Arkadia, à peine plus à Alexander pour faire le lien entre l'agence et le père adoptif du protégé de la Fondation.

Le soleil pointait à peine son nez entre les nuages gris qui devenaient de plus en plus éparses. Le milliardaire avait travaillé une partie de la nuit -les affaires ne pouvaient attendre- tout en planifiant une riposte. Il avait été tenu informé de la traque des agresseurs du jeune homme ainsi que des informations qu'ils avaient fini par révéler. Alexander avait des comptes a régler et il savait que rien ne se passerait en douceur.
La soudaine luminosité le tira de ses profondes réflexions. Il releva les yeux de la tablette numérique- un petit joyaux d'innovation technologique – qui lui permettait de gérer ces affaires à distance en toute sécurité, avant de la tendre à son garde du corps.
Son regard tomba sur la belle jeune femme assise dans le couloir devant la chambre où se trouvait Kevin. Elle avait également passé la nuit dans le service et semblait attiré par le fond du gobelet qu'elle tenait entre les mains. Alexander se trouvait contrarié de devoir repousser les plans à son égard.

Ses muscles endoloris et peu enclins à répondre aux ordres envoyés par son cerveau l'obligèrent à s'y reprendre à deux fois pour tendre la main et attraper sa canne. S'aidant de cette dernière et de l’accoudoir du fauteuil dans lequel il était resté assis plusieurs heures, il se releva péniblement. Une fois sur ses deux jambes encore mal assurées, il échangea un regard avec le géant scandinave qui se tenait à ses côtés et s'était relevé en même temps que lui. Le gorille ne quittait jamais des yeux son employeur, d'autant plus après un temps d'inactivité, il savait son employeur en trop mauvaise condition physique.
Le milliardaire lui demanda alors une cigarette et c'est avec un air désapprobateur que le garde du corps sortie un paquet de son veston pour lui donner un bâton de nicotine. Alexander s'éloigna, claudiquant légèrement, Lars sur les talons.

Une fois à l'extérieur, il alluma sa cigarette et sortit son téléphones pour transmettre par messages cryptés les indications pour la journée, à son assistante.
Il tirait sur sa cigarette avec une certaine délectation tout en massant légèrement le creux entre ses deux sourcils.

Lorsqu'un taxi se gara devant les urgence pour en laisser descendre une célèbre danseuse française, Alexander haussa un sourcil. Par réflexe, il éteignit sa cigarette à peine commencée qui finit dans un cendrier à proximité.

Un sac sur l'épaule et une boite de chocolats entre les mains, l'étoile sembla hésité une fraction de seconde avant de se diriger vers le PDG. Il la détailla des pieds à la tête d'un œil discret, nota mentalement une légère perte de poids depuis la dernière fois qu'il l'avait vu sur scène et malgré son maquillage discret, la ride de fatigue qui creusait légèrement son regard. Sa démarche et son allure n'en demeurait pas moins souple et gracieuse, il remarqua son air amusé lorsqu'elle sentit l'odeur du tabac.

-Miss Hoffmeister. Quelle surprise de vous voir ici. Le ton était poli mais sans réelle profondeur, il prit doucement la main qu'elle avait avancée pour un discret baise main, un usage certes tout à fait inapproprié dans le contexte, mais tacite entre la vedette et le milliardaire.

-Monsieur Feuerbach. La surprise est partagée. Un sourire mutin se dessinait sur ses lèvres. C'est donc vous, l'homme d'affaire dont parlait les informations. J'aurais pu le deviner...

-Je voulais déposer ceci à Kevin. Comment va-t-il ? Que s'est-il réellement passé ? 

L'allemand lui résuma l'événement tragique de la soirée en se gardant bien de mentionner certains détails que la ballerine n'avait besoin de connaître. Elle fronçait les sourcils mais se retenait d'en demander plus. Après une dernière politesse, elle s'éclipsa. Il la regarda s'éloigner avant que Lars ne lui fasse signe du réveil du jeune homme.
Verstand
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Mer 27 Avr 2016 - 21:27
La ballerine avait appris la nouvelle par la radio. Les informations ne parlaient que de ce fait divers qui avait eu lieu dans un parc de la mégapole. L'identité du jeune homme agressé n'était pas restée anonyme bien longtemps et Nikiya avait presque sursauté en entendant ce nom. Elle rentrait chez elle et avait demandé au taxi de monter le son. Plus tard, elle avait cherché à en savoir plus, d'autant que les médias semblaient parler d'un état était critique. Ils donnaient cependant peu de détails quant aux circonstances, préférant dresser le portrait d'un jeune homme sans histoire et mettre l'accent sur les problèmes d'insécurités dans la ville. 

Elle avait fait un petit détour par une chocolaterie avant de sauter dans un taxi pour se rendre à l’hôpital. A peine sortie devant les urgences remarquait-elle les deux silhouettes, l'une frêle, tirée à quatre épingles, légèrement portée sur une canne, l'autre massive. Feuerbach et son garde du corps. C'est à ce moment qu'elle fit le lien entre le PDG et l'homme d'affaire dont parlait les médias.
Elle se dirigea finalement à sa rencontre et plissa légèrement le nez à l'odeur du tabac qui l'entourait. Tient donc, voilà qu'il fumait ?
Après un échange de salutations courtoises, elle s'enquit de l'état de Kevin, Verstand avait forcément davantage d'informations. Il resta pourtant volontairement évasif et elle savait qu'elle devrait s'en contenter.

-Merci pour les fleurs, elles étaient sublimes. Fit-elle, sincère. Au plaisir de vous croiser à l'opéra. 

Sur ces dernières paroles, elle le dépassa, toujours sous l’œil vigilant du garde du corps à qui elle fit un grand sourire – et auquel, évidement, il resta de marbre. Entrant dans les urgences, elle demanda la chambre où se trouvait monsieur Scoltly et fut diriger non loin, seulement, les visites n'étaient pas encore admises.
A en juger par le raffut, Kevin était réveillé. Une infirmière pestait contre lui alors qu'il tentait de se débrancher de tout le réseau de tuyaux et de fils qui le reliaient à d'innombrables machines et perfusions. Nikiya sourit, amusée par cette volonté de la part de l'athlète, mais demeura à l'écart pour le moment. Elle avait remarqué la jeune femme qui avait quitté sa chaise dans le couloir pour aller à la rencontre du patient zélé, se demandant s'il s'agissait là de sa petite amie. Elle avait d’ailleurs un charme certain et sa chevelure d'or rendait la brunette un brin envieuse.
Nikiya pris une place dans la salle d'attente. L'avantage d'une demi-journée de repos était qu'elle avait un peu de temps devant elle. Son regard finit par tomber sur la boite de confiseries qu'elle avait apporté. Elle se demanda depuis combien de temps elle n'avait pas manger de chocolats et ils lui firent soudainement très envie.

Dans le couloir, remontait un peu précipitamment un médecin en blouse blanche, probablement attiré par le bruit des machines affolées qui ne recevaient plus de signal et les couinements de l'infirmière.
Nikiya
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Mar 3 Mai 2016 - 22:06
Je tâchais de continuer à me concentrer, tandis que James s’approchait pour soigner Iron Will. Gardant un œil sur l’un et sur l’autre, je sentais petit à petit mon énergie partir, alors que le temps était maintenu arrêté. D’expérience, je savais que je pouvais tenir quelques minutes ainsi, mais pas plus. J’espérais simplement que cela allait suffisant… Mais lorsque Kevin réagit brutalement, je relâchais mon emprise d’un seul coup pour rattraper James et le cours du temps redevint alors normal.

"Tout va bien ?" demandai-je au soigneur, inquiet que cet effort ne lui ai demandé une trop grande énergie ou contrepartie. Puis, mon regard se posait sur le jeune malade, qui semblait maintenant dormir à poings fermés. Je laissais s’échapper un soupir de soulagement lorsque les médecins confirmèrent ce constat, avant de me reconcentrer sur Castiel. "Merci James. Il faut que tu ailles te reposer maintenant."

Et cette dernière injonction, bien que dite avec gratitude et douceur, était un ordre. Je lui offris mon aide pour le soutenir jusqu’à une salle de repos, préférant ne pas risquer quoi que ce soit. J’ignorais encore combien cette guérison lui avait coûté, et mieux valait être prudent. On ne venait pas de sauver un des nôtres pour en perdre un autre. Pour ma part, après quelques appels passés avec la Potential Home pour m’assurer que tout allait bien, j’irai également me reposer quelques heures en attendant que Kevin ne se réveille. Même si je tâchais de ne pas le montrer, j’en avais bien besoin.


Kender de son côté avait remarqué que quelque chose de spécial était en train de dérouler, et elle fit immédiatement le rapprochement lorsque l’aiguille de sa montre commença à osciller. Mais si cela ne laissait rien présager de bon, c’était l’affaire du directeur. Et la sienne la gardait ici, face à Feuerbach. Elle crut remarquer que les changements temporels ne lui avaient également pas échappés, mais il ne fit aucun commentaire, acceptant au contraire sa demande. Elle hocha donc la tête, reconnaissante.

"Je vais les prévenir de se tenir prêt à suivre vos hommes. Merci." déclara-t-elle avant de tourner les talons et de sortir son téléphone pour s’exécuter. Ceci étant fait, elle lança un dernier regard à Feuerbach, lui laissant ainsi entendre qu’elle le recontacterait, avant de se diriger vers la chambre de Kevin. Elle arriva juste au moment où le directeur sortit de chambre, avec la nouvelle que Kevin était sorti d’affaires. Esquissant un sourire, la jeune femme acquiesça de la tête et décida de rester la nuit dans la salle d’attente aux côtés de Mylénia, gardant un œil sur cette dernière et de temps en temps sur le père de Kevin dans la chambre.

***

La nuit avait été courte, mais j’avais profité de mon réveil matinal pour aller chercher de quoi petit-déjeuner pour tout le monde. Kender m’avait aussi demandé de ramener une énorme boîte de chocolats pour Kevin, de la part de l’école, et je m’étais exécuté, préférant ne pas contredire la directrice de la Social House. Mais je fus à peine de retour à l’hôpital que de l’animation dans la chambre de Kevin nous y amena immédiatement, Kender et moi. Je remarquais alors l’arrivée d’une jeune femme brune, dont le visage ne m’était étrangement pas inconnu. Mais pour l’heure, le réveil de Kevin capta toute mon attention. Ce dernier ne semblait pas vouloir rester au lit, malgré le fait qu’il avait littéralement passé l’arme à gauche le lendemain.

Je lançais un regard un peu perdu à Mylénia, ne sachant pas vraiment comment réagir. Mais le sang de Kender ne fit qu’un tour, et elle se planta devant son assistant en le toisant de bas. Sa petite taille et la boîte de chocolats dans ses mains n’empêchaient pas son regard noir de le menacer d’horribles représailles s’il ne se calmait pas immédiatement et ne retournais pas au lit illico presto. Je finis par m’éclaircir la gorge, tout en levant les sachets que j’avais amenés de la boulangerie en signe d’apaisement. Ou du moins, en tentative.

"J’ai amené des croissants et du café… Je crois que ça nous ferait à tous du bien."
Dastan
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Jeu 5 Mai 2016 - 21:02
Comme d'autres, Castiel avait passé la nuit à l'hôpital. La guérison miraculeuse de Kevin ne lui avait pas coûté tant d'énergie que cela : le jeune homme avait fait le plus gros du travail, et il s'était avant tout sauvé lui-même. Ses pouvoirs ne cessaient de leur révéler à tous de nouvelles surprises, et encore une fois pour le mieux. Ils pouvaient se révéler si bénéfiques -pour lui comme pour les autres, Castiel avait une plume noire en moins pour le prouver- qu'on ne pouvait qu'espérer que leur propriétaire arriverait un jour à prendre le dessus sur la part qui l'avait poussé à se couper du monde. Pour l'heure, l'important était que le jeune prodige semblait tiré d'affaires. Mais Castiel avait refuser de quitter les environs avant d'être certains que ses services ne seraient plus nécessaire. Il était touchant de voir tous ceux qui s'étaient précipité au chevet du blessé, prêts à tout pour l'aider. Même Feuerbach était là, même si le guérisseur ignorait ce qui liait le génie à Kevin, outre le fait qu'ils avaient tous les deux été présents sur les lieux de l'attaque. James avait pu sentir l'animosité qu'éprouvait Alex à l'égard de l'allemand, une animosité partagée bien qu'elle se rapprocha plus de l'indifférence vaguement agacée de la part d'Alexander. Pour sa part, Castiel était reconnaissant à ce dernier d'être resté malgré tout, et il avait accepté ses pâtisseries de bonne grâce. Bien sûr, il les dévora avec guère plus d'égard que s'il s'agissait de croissants au chocolat issus de la première supérette du coin ; ce n'était pas qu'il n'avait aucun goût, mais il se souciait peu des nuances.

Il avait dormi à même le sol, entre deux chaises, son imperméable roulé sous la tête. Il avait refusé tout net de quitter la chambre de Kevin du regard, et il s'était recouvert de ses ailes, si bien que plus d'une personne fut surpris de le voir émerger de ce curieux tas de plumes froissées qui avait traîné là toute la nuit. On ne lui avait marché dessus que deux fois, tandis qu'il essayait de s'endormir ; pour la suite, son sommeil était lourd et il était capable de s'endormir n'importe où (1). Bâillant à s'en décrocher la mâchoire, le prodige ailé avait salué les personnes présentes, ravi de faire enfin la connaissance du père de Kevin. Le soulagement qui émanait du vieil homme faisait plaisir à voir, surtout après autant d'émotions. Il ne perdrait pas son fils aujourd'hui ; ni demain, si Castiel avait son mot à dire. Il aperçut Dastan qui revenait avec du café et des croissants, et il le suivit dans la chambre de Kevin, attiré aussi bien par l'odeur du breuvage que par l'agitation à l'intérieur. Visiblement, Kevin donnait du fil à retordre au personnel, signe que sa vitalité coutumière revenait rapidement.

« Bonjour Kevin ! C'est bon de te voir en forme. »

Mylénia était présente également, et il la salua d'un sourire. Kender ne manquait pas de donner à Iron Will le fond de sa pensée, sa colère partant comme souvent d'un bon sentiment. Si leur ami allait mieux, ils s'inquiétaient encore pour lui, et il avait effectivement besoin de se reposer, de reprendre des forces.

« Nous sommes tous là, mon ami. » dit-il d'une voix apaisante. « Tu peux te détendre, et laisser les docteurs faire leur travail. Plus vite ce sera fait, plus proche tu seras de pouvoir quitter ce lit. C'est incroyable, la manière dont tu t'es soigné ; je n'avais jamais vu un tel pouvoir réagir ainsi. Tu es décidément plein de bonnes surprises. En attendant... Je crois que quelqu'un a parlé de café ? »

Oui, le café accompagnerait à merveille un peu de sucre, histoire de bien démarrer la journée.

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(1) Y compris en plein vol, avec son lot de conséquences aussi cocasses qu'improbables. Une fois, il était en route pour le port, et il s'était réveillé dans la soupape d'une cheminée d'aéronef en partance pour le Japon.
Castiel
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Ven 13 Mai 2016 - 22:42
Ses amis présents étaient loin de se savoir quel malaise vivait Kevin dans cet hôpital. Ils ne pouvaient pas savoir la cause et n’étaient pas blâmables. La dernière fois que Kevin s’était rendu dans un hôpital s’était pour rendre une dernière visite à son père mourant. Outre le fait de perdre son père, il y avait vécu une expérience traumatisante à vie. Son pouvoir de télékinésie tactile s’était manifesté pour la première fois, l’obligeant à revivre l’incendie et l’agression que ses parents avaient été victime dans leur restaurant. C’est peut être la raison pour laquelle il ressent depuis tout contact comme une brûlure.

Il se détendit légèrement en attendant la voix de sa fée aux cheveux d’or, renonçant quelques secondes à décamper de ce lieu maudit. Il la fixa du regard pour apprécier sa santé. Elle avait l’air fatiguée mais saine et sauve. Il était soulagé d’avoir pu la protéger. Il espérait que pour Alexander il en était de même. A y repenser, il en eut le souffle coupé car il savait que les agresseurs les auraient tués tous les trois. Le pire aurait pu arriver. Kevin avait agi avant tout pour sauver leurs vies, quitte à sacrifier la sienne. Il répondit à Mylénia avec un léger sourire timide.

- La belle au bois dormant n’est pas sensée se réveiller après que son prince l’ait embrassé ?

Son sourire devint plus franc avec ce trait d’humour. Il se détendit à peine une seconde.

- Je suis heureux de te voir saine et sauve. Je m’en saurai voulu à mort si j’avais laissé nos agresseurs vous …

Il préféra ne rien dire de plus pour ne pas effrayer la jeune fille. Et puis Kender surgit comme une furie, se dressant devant lui. Bien qu’elle ait beau mesurer trois pommes, elle pouvait se montrer des plus intimidantes. Kevin fronça ses sourcils. Son malaise revint de plus bel. Il avait l’impression qu’une main invisible lui pressait le thorax, l’empêchant de respirer. Son père comprit tout de suite ce que son fils se sentait au plus mal. Il s’approcha donc de la directrice, en portant une main sur son épaule. Il lui lança un regard prévoyant afin qu’elle comprenne que cet attitude ne pouvait qu’empirer la situation. Fort heureusement, Dastan arriva pile poil en proposant un petit déjeuner à la française. Tous les regards étaient maintenant pointés sur lui.

- Bonjour Dastan, j’ai une faim de loup mais j’aimerai manger ailleurs, c’est vraiment pas possible ? Oh..

C’est avec grande surprise que Kevin découvrit la présence de Castiel qui fit son apparition comme l’éclosion d’une fleur s’ouvrant au soleil du jour. L’ange ou l’abeille put sentir le malaise et la souffrance qui imprégnait l’âme du jeune homme qui finalement reprit confiance en découvrant la présence de son ami.

L’infirmière avait posé ses mains sur ses hanches et semblait très en colère. D’ailleurs, elle ne manqua pas de le faire savoir :

- Pour l’instant, tant que le docteur ne vous aura pas ausculté, vous devez rester à jeun.

Le docteur en question venait de franchir le palier de la porte. Il était un peu plus détendu que son infirmière.

- M. Scoltly, vous êtes un homme chanceux d’avoir autant d’amis sur qui compter. Je vais pour autant devoir insister pour qu’on me laisse seul avec vous afin de vérifier que tout va bien. Je suis fort surpris de vous voir déjà debout alors que vous avez été à deux doigts de la mort…Nous n’en avons pour maximum une heure.

Kevin finit par accepter, avec la promesse que si tout va bien de pouvoir sortir au plus vite. Tout le monde fut donc invité à patienter dans la salle d’attente. Au bout d’une heure le médecin sortit, avec un air satisfait sur le visage et en annonçant qu’il restait quelques soins avec l’infirmière. L’infirmière l’accompagnait, revenant au bout de cinq minutes dans la chambre de Kevin avec un chariot.



Iron Will
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