[CLOS] Non, le scotch ne fait pas tout... [PERCY]

 :: Édimbourg :: Southside :: Marchmont Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 25 Mar 2016 - 20:32




Avec
P.ROSE


<< Soirée entre femmes
Non le scotch ne fait pas tout

Les jours se succèdent mais se ressemblent rarement dans la vie de Gabrielle. Mis à part pour certaines routines. Elle avait encore du courir après des terroristes, qui s'étaient attaqués à un magasin de ravitaillement. Comme s'ils espéraient, ainsi, rallier plus de monde à leur cause. A croire qu'on ne l'employait plus vraiment pour ce pourquoi elle avait été débauché à Scotland Yard. Ce qui parfois, la mettait un peu sur les dents. A ce moment, il fallait lui proposer d'aller à nouveau signer un contrat pour réintroduire l'armée... c'était à eux de s'occuper de tout ce bordel.

Enfin, il fallait bien avouer que du côté des tueurs, pour le moment, c'était plutôt calme. Comme s'ils avaient décidés de prendre des vacances en même temps. Quelque part, cela ne la dérangeait pas tant que ça, son esprit était plus tranquille. Mais c'était aussi inquiétant, car elle craignait le moment où tous, reprendraient du service. Elle se demandait aussi, d'ailleurs, si ce n'était pas son ennemi qui jouait avec elle. Mais quelque part, notre agent pensait qu'elle le saurait bien assez tôt.

Pour le moment, elle rentrait enfin chez elle. A pied, comme bien souvent. Cela lui faisait du bien de marcher avant d'aller se poser. De plus, cela l'aider à mieux dormir ensuite. Pour ce soir, elle avait même décidé de s'arrêter dans la salle de sport de son quartier, pour y faire un peu de musculation et taper dans un sac. Les quelques frustrations de la journée, avaient besoin d'être évacuées et quoi de mieux que de le faire de cette manière.

Les cheveux mouillés, cachés sous un bonnet de couleur noir, démontraient qu'elle avait profité de la douche des lieux, habillées tout en noir, son sac de sport porté sur l'épaule, ainsi que son sac à dos de travail, contenant, entre autre, son costume, était sur l'autre épaule. Rix arrivait près de son immeuble, quand elle remarqua une silhouette qui semblait attendre devant la porte. Méfiante, comme à son habitude, elle s'approcha, d'un pas tranquille.

- J'peux faire quelque chose pour vous? Lâcha-t-elle sur un ton qui démontrait qu'il avait intérêt à avoir une bonne raison de faire le pied de grue dans le coin. La surprise serait, ainsi, de taille.

Codage par Libella sur Graphiorum

Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Mar 29 Mar 2016 - 9:44
Après presque un an d'absence, Perceval Rose était de retour sur l'arche. Cette dernière n'avait guère changé, et il se demandait encore s'il devait s'en réjouir ou s'en inquiéter. Tout était relativement sous contrôle mais, et cela chagrinait grandement Percy, on ne pouvait jamais vraiment savoir quand les ennuis allaient pointer le bout de leur nez. On pouvait repérer les signes, bien sûr, et prévoir qu'il allait y avoir du grabuge, mais le moment précis où la tempête éclatait souvent de manière imprévisible malgré tout. Au moins n'y avait-il pas trop de nuages ces temps-ci, et Rose était bien décidé à surveiller de très près la météo. C'était en grande partie ce qui avait justifié son long voyage : Arkadia avait eu des affaires à régler ici et là, aussi bien officielles qu'officieuses, et certaines d'entre elles avaient justifié le fait qu'il s'en occupe en personne. Non pas qu'il ne sût pas déléguer ou qu'il n'eût pas confiance en ses subordonnés, mais il était parfois nécessaire que le patron se mette sur le devant de la scène. Et puis cela ne lui faisait pas de mal de retrousser les manches de ses chemises et de bourlinguer un peu. La première nuit qu'il avait passée à dormir sur la banquette du petit aéronef privé qu'il avait choisi pour son voyage, tandis que son corps s'habituaient aux vibrations et aux bruits, il avait réalisé à quel point ce genre d'escapade lui avait manqué. Certes, il lui suffisait d'y penser pour faire revenir les souvenirs de ses jeunes années d'aventures : le Transvaal, l'Australie, la ruée vers l'or Californienne et le Klondike... Mais ce n'était tout de même pas pareil que de les vivre. Andrea avait ricané, mais elle avait compris ; sa sœur et lui étaient plus semblables qu'aucun d'eux ne voulait bien l'admettre.

Le but premier du voyage avait été de faire un petit tour d'horizon de plusieurs antennes d'Arkadia de par le monde, et de solidifier les relations avec les arches qui les abritaient. Percy avait voulu se rendre compte de leurs progrès de visu, et les officiels avaient apprécier de pouvoir traiter en personne avec lui. Il en avait profité pour passer en revue l'état de quelques unes des voies commerciales, et il avait déjà une réunion du consortium marchand de prévue à Édimbourg. Le second objectif avait rejoint le premier, mais en allant bien plus loin dans les détails. Il s'agissait d'officialiser une nouvelle alliance marchande entre la République Impériale de Chine et l’Écosse. La Chine était un des principaux pays exportateurs aussi bien de ressources premières que de nourriture, et cette dernière voyait en l’Écosse une zone plus neutre que le reste de l'Europe avec qui traiter sur le vieux continent. La RIC était un allié puissant, et un ami précieux pour qui savait savamment la courtiser. Percy avait donc passé près de six mois en Nouvelle-Pékin, où il avait réussi à obtenir des traités plutôt avantageux. S'il y était resté aussi longtemps, c'était également pour une activité bien plus secrète : l'ambassadeur de la République avait contacté la partie officieuse d'Arkadia dans le but d'étouffer dans l’œuf les menaces d'une insurrection. L'affaire avait été délicate, devant rester le plus possible éloignée des projecteurs, et l'enjeu important : si la Chine changeait ainsi de régime, elle risquait -à court ou à long terme- de s'écrouler de l'intérieur, et ce n'était souhaitable pour personne. Œuvrant de concert avec l'ambassadeur chinois et les services secrets de la République, les agents d'Arkadia avaient finalement réussi à mettre fin aux troubles. Pour la première fois depuis qu'il avait du reconquérir sa propre organisation, Percy s'était retrouvé en première ligne, et il avait apprécié l'exaltation que cela lui avait procuré. Et ce malgré le danger, qui ne l'avait pas plus inquiété que cela pour une très bonne raison : Miranda l'avait accompagné tout au long de son voyage.

Après des mois passer à sillonner les quatre coins du monde dans leur petit aéronef, ou à travailler à terre, Percy avait plus que jamais réalisé à quel point Miranda se révélait pour lui indispensable. Fut un temps où il aurait jugé cette idée dangereuse, mais il n'était plus le même homme dévoré d'ambition et paranoïaque qu'il avait pu l'être. Bon, parano, il l'était peut-être encore un peu, mais pas plus que ce que prescrivait le docteur pour mener une vie aussi longue que possible dans sa partie. Ce qui avait vraiment changé ces dernières années, c'était qu'il avait accepté de laisser certaines personnes s'approcher ; de réellement s'approcher. Son cercle intime était encore restreint, mais il comptait pour lui plus que jamais. Il avait renoué avec ses sœurs, et Miranda en faisait assurément partie. Beaucoup spéculaient sur la véritable nature des liens qui l'unissaient à la jeune femme, et il n'avait jamais cru bon de faire taire les rumeurs. Que les gens pensent ce qu'ils veulent ; cela lui avait toujours servi par le passé. Et puis lui-même n'était pas vraiment sûr de comment qualifier sa relation avec la blonde. Elle n'avait rien de romantique, elle n'était pas véritablement filiale non plus, et elle allait bien au-delà du professionnel. C'était un de ses liens profonds, inqualifiables, qu'on ne pouvait pas plus briser qu'on ne séparer une mer en deux. Elle n'était pas seulement sa garde du corps, ni un de ses meilleurs agents, elle était aussi sur laquelle il comptait plus que quiconque...y compris lui-même.

Mais aujourd'hui elle n'était pas à ses côtés, parce que ce qu'il faisait à Marchmont, il devait le faire seul. Et puis il n'avait pas besoin que Miranda regarde par-dessus son épaule d'un air vaguement moqueur. Elle était avec sa sœur ; les deux Lockhart avaient beaucoup de temps perdu à rattraper. Et puis même quand on était le directeur d'une société comme Arkadia, il y avait des choses qu'il valait mieux faire sans garde du corps. Et Percy espérait ne pas en avoir besoin aujourd'hui. Voilà deux jours qu'il était rentré ; il avait dû régler les affaires courantes, et il avait eu à peine le temps de se changer et de prendre une douche depuis son arrivée en ville. Il ne comptait plus les messages reçus et les dossiers qui s'empilaient, mais ils pouvaient attendre encore un peu. D'autres choses se devaient d'avoir la priorité, il le savait maintenant. Ce qu'il ne savait pas, c'était comment s'y prendre exactement... Il avait enfilé une chemise propre, sur laquelle il avait passé une veste noire, faite sur mesure comme pratiquement l'entier de sa garde-robe. Sa barbe avait bien poussé pendant le voyage ; elle était soigneusement entretenue, et il n'avait pas jugé bon de la couper, pas pour l'instant du moins. Dans une main, il tenait un petit sac en papier.

Lorsqu'il était arrivé devant la porte, il avait hésité. Peut-être aurait-il dû la contacter avant, mais il avait finalement préféré le faire en personne. Honnêtement, il ne savait pas trop à quoi s'attendre, et c'était là une chose dont il n'avait pas l'habitude. Il ne savait pas encore si cela le perturbait plus que de raison ou s'il aimait ça. Elle n'était pas chez elle, aussi avait-il décidé d'attendre un peu. Pour le moment, cela valait mieux que de retourner au bureau, et il n'avait guère envie de repousser...ces retrouvailles ? Cette confrontation ? Il n'en avait aucune idée ou, plutôt, il ne trouvait aucun mot qui lui convenait. C'était souvent le cas, lorsqu'il pensait à son lien avec Gabrielle. Qui finit par arriver, l'air passablement agacée de trouver quelqu'un occupé à se taper l'incruste devant chez elle. Percy se retourna, sourire aux lèvres, brandissant son sac :

« Cela dépend si tu te sens d'humeur à m'aider à vider ce qu'il y a là-dedans. » Puis, après un bref instant d'hésitation, comme pour trouver les mots : « C'est bon de te revoir, Gabrielle. »

Non, le scotch ne faisait pas tout, mais c'était un début...
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Dim 3 Avr 2016 - 21:16




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

Une chose était certaine, Rix ne s'attendait pas à la visite qu'on allait lui faire. Pour elle, Percy s'était barré sans demander son reste. Finalement, tout ce qu'ils avaient bien pu se dire lors de cette fameuse nuit, n'avait été que du vent sans doute. Ils s'étaient bien amusés, parfois, elle se fustigeait d'avoir été aussi... naïve et de s'être laissée aller dans les bras de cet homme. Qu'elle avait cru un peu différent. Mais non, voilà un an qu'elle n'avait pas eu de ses nouvelles, et qu'elle l'oubliait peu à peu.

De toutes les façons, elle avait eu autre chose à faire pendant cette année. Entre les tueurs après qui elle courait, les rebelles qui en général, foutaient le bordel, même quand on ne leur demandait rien et les petits délinquants en tout genre dont il fallait s'occuper. Plus ses différents séjours à l'hôpital, autant dire qu'elle avait eu à faire.

Gabrielle était donc prête à remettre l'inconnu à sa place si ce dernier ne venait pas en ami, pourtant, elle eut un instant de décrochage complet quand elle reconnut son visage, alors qu'il lui faisait face. Sa voix suivit rapidement le mouvement et ce n'était clairement pas un sosie de Percy qui se trouvait là. Son regard se porta sur le sac quelques secondes avant de revenir sur l'homme, les sourcils quelque peu froncé.

- Je vais d'abord commencer par t'en coller une et ensuite je réfléchirai à la suite. Fit-elle d'un ton fort peu commode et on pouvait bien entendre qu'il n'y avait aucune pointe d'humour mais que ça semblait fort pensé. T'as du culot de débarquer comme ça, après un an sans nouvelle... j'suis pas à ta disposition quand t'as besoin d'un plan cul.

Hum... oui, Kreizler n'avait pas apprécié sa façon de disparaître, sans un mot, sans rien. Elle lui avait dit qu'il était le premier depuis son accident, que ce n'était pas anodin, alors s'il s'était foutu de sa gueule, il risquait bien de se prendre un méchant coup dans les dents. Elle le bouscula légèrement de l'épaule pour passer, vu qu'il lui bloquait un peu le chemin, sortant les clés de sa poche pour ouvrir la porte de l'immeuble. Ne semblant guère prête à lui porter plus d'attention que cela, ou à lui permettre de la suivre chez elle.

Hey oui Rose, va falloir ramer un peu, pour qu'elle te laisse le bénéfice du doute.

Codage par Libella sur Graphiorum

Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Lun 11 Avr 2016 - 12:22
Percy avait imaginé un grand nombre de scénarios mettant en scène ses retrouvailles avec Gabrielle, mais celui-ci n'en avait pas fait partie. Ou du moins, pas de manière aussi catastrophique. Un bref instant, il eut la désagréable impression de se retrouver dans la peau d'un de ces maris du théâtre de boulevard, avec une bouteille de scotch dans la main plutôt que le bouquet de fleurs. Il en vint à se demander s'il n'aurait pas mieux fait d'accepter que Miranda l'accompagne, des fois que l'agent du FBI décide de lui faire manger la bouteille. Il y avait quelque chose de terrifiant chez Kreizler quand elle se mettait en colère ; maintenant qu'il en faisait les frais, Percy en venait presque à plaindre les criminels qui devaient la subir. Si les regards avaient pu tuer, nul doute qu'il aurait déjà été étendu sur une bonne partie du trottoir, la route et peut-être même la façade de l'immeuble. Impressionné -il aurait été difficile de faire autrement- Percy fit malgré tout en sorte de garder son flegme, ne voulant pas provoquer plus avant l'ire de son interlocutrice.

« Si tu souhaites vraiment m'en coller une, est-ce que je peux d'abord déposer la bouteille ? Ce serait dommage de gâcher, d'autant que ce pauvre scotch n'y est pour rien. » Joignant le geste à la parole, il se baissa pour poser l'objet par terre, à une distance de sécurité. Puis il se redressa pour faire face à Gabrielle, l'air aussi neutre que possible. Ses yeux étincelaient, trahissant malgré tout qu'il était loin de prendre la situation à la légère.

« Premièrement, laisse moi te dire que tu n'as rien du plan cul, comme tu le dis si bien. Et si cela avait été le cas, je ne me serais certainement pas ramené comme une fleur. » C'était vrai, quoi ! Il accordait tout de même un certain standard à ces choses-là, et il n'était pas du genre à considérer les gens comme à sa disposition, qu'il soit question de fesse, de cœur ou même des deux. Pour que Gabrielle l'en croit capable, peut-être qu'elle ne l'avait pas aussi bien cerné que ça. Mais en même temps, il ne lui avait pas facilité la tâche... Ceci dit, ce n'était pas ce qui le chiffonnait le plus. Non, ce qui l'inquiétait carrément, c'était cette histoire de messages. Quand il était parti pour son petit tour du monde officieux, il y a près d'un an, il en avait bien entendu averti Kreizler en personne ; il n'allait tout de même pas disparaître sans un mot, ni même en se contentant d'en laisser un sur le pas de sa porte. Ensuite, il avait mis au point un système de transmission de messages à l'ancienne lors de son voyage ; les communications sans fil longue distances n'étaient pas aussi perfectionnées qu'il l'aurait voulu, et surtout pas assez sécurisées à son goût. Il avait eu recours au bon vieux système de coursiers via aéronefs. C'était plus lent, et livré aux aléas de la route, mais il lui avait rarement fait défaut. D'ailleurs, toutes les autres personnes avec qui il avait communiqué avait reçu ses missives, et lui avaient répondu. Gabrielle était visiblement la seule qui en avait été privée. Là où ça devenait véritablement une anomalie, c'est qu'aucun des messages de Percy pour elle n'était arrivé à bon port. C'en était même clairement suspect, et Percy n'aimait pas les choses suspectes. Il les préférait déjà derrière les barreaux et sous bonne garde.

« J'aurais pu te dire la même chose. » commença-t-il, sombre. « A force de ne recevoir aucune réponse de ta part, je m'étais dit que tu avais finalement décidé que tu avais autre chose à faire que d'attendre que je revienne dans le coin. Ou que tu n'étais pas du genre à communiquer de cette manière. Car je peux t'assurer que je t'ai envoyé plusieurs messages ces derniers mois. Seulement, tu m'apprends maintenant qu'aucun d'eux ne t'a atteint. Or, le coursier local à qui j'avais confié cette tâche ne m'en a jamais rien dit. J'en déduis donc qu'il a été compromis. Et sur tous ceux que j'ai employés pendant mon voyage, c'est bien le seul. Tout le reste de ma correspondance n'a pas été affecté. »

Cette fois-ci, Percy était très sérieux. Il n'appréciait pas du tout qu'on se mêle de ses affaires, et encore moins qu'il ne s'en rende compte qu'après coup. Restait à déterminer qui avait les capacités de faire une chose pareille, et surtout pourquoi. Cela n'avait aucun sens, et il détestait profondément ce qui n'avait aucun sens. Le sens, c'était nécessaire, dans la vie. Parfois, même valait le mauvais sens que pas de sens du tout.

« Je suis désolé, Gabrielle. Je n'ai jamais eu la moindre intention de te manquer de considération. Tu mérites mieux que ça. » Puis : « Est-ce que tu aurais une idée pour expliquer ce qui s'est passé ? J'avoue que je n'aime pas être dans le noir... »

Décidément, ces retrouvailles prenaient une tournure de plus en plus éloignée de tout ce qu'il avait bien pu imaginer ; et il n'avait pas imaginé que du bon, pourtant...
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Sam 16 Avr 2016 - 14:02




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

Que Percy soit impressionné par son regard noir, ne la marqua guère. Elle aurait pu paraître surprise de le voir si étonné que cela de sa réaction. Mais il savait sans doute être un bon comédien. Comme une grande partie de la gente masculine. Elle le toisait tout en gardant la mâchoire quelque peu serrée. Son trait d'humour, ne l'atteignit que très peu. S'il croyait vraiment qu'elle mettait de l'importance sur une pauvre bouteille de scotch, s'était se planter le doigt dans l'œil et ce, jusqu'à l'os.

Mais elle ne le frappa pas, quand Percy se retrouva avec les mains libres, étonnamment, elle le laissa parler. Sa remarque ne manqua pas de lui faire hausser un sourcil. Ah oui? Ce n'était pas comme ça qu'il s'y aurait pris?

- Ah ouais? T'aurai sonné d'abord?
Elle était, certes, un peu mauvaise, mais on pouvait comprendre un peu qu'elle n'avait pas appréciée de se retrouver sans nouvelle de sa part.

Bien entendu, comme ils savent souvent le faire, Rose se permit de lui remettre la faute dessus. Évidemment, c'était bien typique des gens qui se retrouvaient en porte à faux. Ses dents grincèrent un instant, alors qu'elle le fixait d'un regard noir. S'il continuait dans cette voie, il risquait vraiment, finalement, de se retrouver étendu sur le trottoir, mis k.o par un coup de poing bien placé. La suite par contre, fût plus intelligente et beaucoup mieux amenée. Si seulement c'était vrai.

- Attends, tu vas me faire croire que je suis la seule personne qui n'a jamais reçu aucun de tes messages? Elle marqua une pause, tout en le fixant. C'est quand même facile comme excuse, après me mettre la faute sur le dos. Elle n'était vraiment pas d'humeur pour ce genre de discussion. Tu ne trouves pas un peu tout ça tiré par les cheveux? Admet seulement que tu l'as pas fait et on en reste là.

Son ton était sec et froid. Gabrielle n'avait vraiment pas appréciée la façon dont elle avait été traité. Et oui, ils avaient pu tout deux, se tromper sur qui était l'autre. Ou quelqu'un, se permettait de disséminé la discorde entre eux, pour qu'encore une fois, notre agent se retrouve séparé du reste des gens. Après tout, elle était une solitaire convaincue.

Rose semblait pourtant sincère lors de ses excuses. Elle le voyait bien à son regard. On pouvait être un bon comédien, mais il y avait quand même des limites. Elle resta un peu de marbre, ouvrant alors la porte de l'immeuble.

- C'est un peu raté...
tout en secouant la tête. Poussant la porte de l'épaule, en revenant sur son interlocuteur, qui semblait vraiment croire à son histoire invraisemblable. Haussant les épaules. Je vois pas vraiment à qui cela pourrait profiter, une ex jalouse?

Après tout, une femme ayant quelques griefs était capable de mettre beaucoup de chose en place pour pourrir la vie de quelqu'un lui ayant fait du mal. Mais qui aurait pu être mis au courant de la relation qu'avait pu avoir eu Rix et Percy. Après tout, ça n'avait été qu'une nuit et ils n'avaient guère eu le temps de réellement se revoir par après. Mis à part quand l'homme vint lui faire part de son voyage à travers les arches.

Codage par Libella sur Graphiorum

Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Ven 22 Avr 2016 - 13:42
Décidément, la journée se passait vraiment pas comme il avait bien pu l'imaginer. Non pas qu'il ait imaginé quelque chose de précis, ceci dit. Mais en tout cas pas que les choses prendraient une telle tournure. C'était...inattendu. Et Percy ne portait pas l'inattendu dans son son cœur. Il se faisait un devoir d'éliminer ce dernier, et de faire en sorte que tout soit aussi attendu que possible .On pouvait essayer de contrôler ce qu'on attendait, ou du moins pouvait-on s'y préparer correctement. Il n'y avait rien de plus effrayant que de se retrouver précipité dans l'inconnu. Voilà qui n'allait pas arranger ses maux de tête... Il porta deux doigts à sa tempe droite, la massant brièvement aussi bien dans une vaine tentative de chasser la douleur que de s'éclaircir l'esprit. Il y avait beaucoup d'éléments à considérer dans une telle situation, et il ne savait pas vraiment par lequel commencer.

« Je ne pas si j'aurais sonné, mais je ne me serais en tout cas pas montré la bouche en cœur en faisant comme si de rien n'était. Je sais bien que je laisse parfois mon ego me jouer des tours, mais j'ai tendance à faire preuve d'un minimum de considération. » répondit-il, sur un ton sarcastique qu'il ne put empêcher. Les reproches de Gabrielle le mettaient sur la défensive, et s'il comprenait parfaitement qu'elle soit en colère, il n'appréciait guère d'être ainsi mis sur la sellette. Et pourtant, s'il se mettait à sa place, il y voyait là une réaction normale compte tenu de la situation. N'empêche qu'il avait toujours eu horreur qu'on remette sa parole en doute. L'ennui, c'était que l'agent de Scotland Yard et lui ne se connaissaient sans doute pas encore assez pour que sa parole soit un fait reconnu. Il n'y pouvait rien, si ce n'était faire de son mieux pour ne pas envenimer la situation.

« Je ne te mets pas la faute sur le dos. Si aucun de mes messages t'a atteinte, pourquoi est-ce que je t'en voudrais de ne pas avoir donné signe de vie ? A ta place, j'aurais aussi conclu que l'autre personne ne valait pas le coup. Mais ces messages existent, je te l'assure. J'aurais bien voulu te les montrer maintenant, mais malheureusement je garde rarement des copies de ma correspondance personnelle. » Quand on avait une mémoire parfaite, il n'était effectivement guère utile de garder des copies qui ne concernaient nul autre que lui. Il lui suffisait de s'en souvenir pour revoir chaque document qu'il avait rédigé au cours de sa vie. D'un point de vue sécuritaire, c'était un don appréciable, mais voilà qu'il semblait sur le point de lui jouer des tours. « Je sais qu'on ne se connaît pas tant que ça, mais si j'ai l'air assez stupide pour me reposer sur ce qui serait un mensonge aussi bancal, il faut vraiment que je travaille l'impression que je donne. En tous les cas, je me rends bien compte qu'un tour pareil n'aurait aucune chance de fonctionner avec quelqu'un comme toi. Il ne me serait jamais venu à l'idée de te berner d'une manière ou d'une autre ; sinon, je ne serais pas venu te voir avant de partir. Et je ne serais pas là aujourd'hui. »

Percy commençait à se sentir vaguement vexé de devoir se justifier de la sorte. Certes, c'était bien à lui qu'il revenait de prouver ses dires, mais il n'avait pas l'habitude de se retrouver ainsi au pied du mur. Il se sentait plus vulnérable qu'il n'avait envie de l'admettre, et il aurait préféré se retrouver en pleine mission dangereuse plutôt qu'ici ; voilà qui aurait été bien plus simple. Au moins, il se serait moins facilement tiré une balle dans le pied. Pourtant, il se considérait comme passé maître dans l'art du dialogue lorsqu'il s'agissait de convaincre autrui. Mais ça, c'était pour les affaires, et il n'était pas sûr que ça s'applique à sa vie privée. D'autant que Gabrielle avait le chic pour le déstabiliser d'une manière qui l'effrayait autant qu'elle l'intriguait.

« Je suis désolé, sincèrement. » reprit-il en lui emboîtant le pas tandis qu'elle ouvrait la porte de l'immeuble. « Je n'avais pas l'intention de me montrer abrasif, et tu as tous les droits d'être en colère ; je le serais, à ta place. Mais je t'avoue que je me sens un brin courroucé à l'idée qu'on ait pu intercepter ma correspondance sans que je sois mis au courant. Non seulement c'est un véritable échec de sécurité de ma part, mais en plus voilà que t'y retrouves mêlée. D'autant que je ne vois pas qui pourrait en profiter, ce qui m'inquiète d'autant plus. Aucun de mes concurrents en affaires n'aurait à y gagner quoi que ce soit, d'autant que je vois mal qui aurait pu être au courant de notre rencontre ; ou du moins de l'utiliser ainsi contre moi. Et je n'ai aucune ex jalouse à signaler. »

Depuis la mort de sa femme, Percy avait fréquenté quelques personnes, mais dans des relations sans lendemain, et ce toujours d'un commun accord. Gabrielle était la première femme depuis longtemps qui avait fait une telle impression sur lui, mais il ne voyait pas comment qui que ce soit aurait pu arriver à une telle conclusion alors qu'il n'était même pas sûr de savoir ce que cela voulait dire lui-même. Il ne voyais vraiment pas ce que ses ennemis auraient à y gagner ; et puis ses adversaires étaient généralement capables de bien meilleurs plans que celui-ci. Il ne comprenait pas, et il avait ça en horreur.

« Je ne vois pas qui pourrait bénéficier d'une telle situation. Il y a plein d'autres messages qui auraient pu être interromps pour me nuire, pourquoi ceux-ci ? Je ne peux qu'en conclure que tu fais partie de la réponse à cette énigme. Tu as une suggestion quant à qui aurait bien pu vouloir t'empêcher de recevoir ces messages ? »

Non seulement la situation l'agaçait -il s'en voulait surtout à lui-même- mais il commençait à devenir inquiet. Si c'était contre lui, il n'aimait guère qu'on y mêle Gabrielle. Il savait qu'elle était parfaitement capable de se débrouiller toute seule, mais ce n'était pas une raison pour que qui que ce soit s'en prenne à elle à cause de lui. Et si c'était dirigé contre elle... Et bien, voilà une idée qui l'inquiétait d'autant plus...
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Dim 1 Mai 2016 - 19:47




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

Quelque part, Rix préférait voir que Percy se défendait un minimum, plutôt qu'il se mette à embrasser le sol à ses pieds pour se faire pardonner. Après tout, notre protagoniste était du genre à préférer les batailles un peu difficile, que gagner sans lever le petit doigt. Oui c'était paradoxal avec ce qu'elle reprochait à l'homme en face d'elle, mais vous n'alliez quand même pas espérer que cette femme ne soit pas un minimum compliquée quand même?

Elle fronça simplement les sourcils à ses paroles, préférant ne rien relever, de peur que cela les emmène dans un débat totalement stérile ou aucun des deux ne sortiraient avec des arguments gagnants. Sans compter qu'elle n'en avait guère envie. Après tout, elle avait balancé cela à Percy, pour qu'il se prenne une pique et dégage. Ce qui n'avait guère marché. Mais n'était-il pas aussi têtu qu'elle quand il le voulait? La soirée qu'ils avaient passée ensemble, avait été une belle preuve pourtant.

Pour le reste, il n'avait - malheureusement pour lui - que sa parole et sa bonne conscience pour attester des faits qu'il estimait avoir fait. Gabrielle pouvait en douter, mais... à bien le regarder, elle sentait qu'il ne lui racontait pas des salades, même si tout ceci semblait réellement tiré par les cheveux. Ce qui ne manquait pas de la faire réfléchir. Si son interlocuteur continuait à tenter de trouver une explication, elle réfléchissait déjà plus loin. Elle pouvait être en colère, mais cette colère ne la rendait pas aveugle au point d'en être si stupide, qu'elle n'écoutait plus rien. Percy ne méritait, pour le moment, pas de la faire entrer dans des états de rage pareil. Elle préférait garder cette rancœur pour le Chuchoteur.

- Tu marques un point, en effet, tu ne donnes pas l'air d'inventer des excuses aussi stupides pour berner quelqu'un. Mais avoue que je peux quand même me poser des questions.

Même s'il pouvait penser pareil, vu qu'elle ne lui avait jamais répondu, elle estimait quand même que c'était lui qui était parti, en premier lieu... ça avait été à lui de faire le chemin pour la contacter. Et s'il disait l'avoir fait... ne pouvait-elle pas tenter de lui faire un minimum confiance? Malgré tout? Ses excuses... elle s'arrêta un instant pour lui faire face et le regarder droit dans les yeux.

C'était ainsi que l'on était le mieux à-même de juger si quelqu'un était honnête ou pas. Puis soupira quelques sondes.

- Ok, Percy. Elle le laissait donc la suivre, ouvrant la porte de son appartement, tout en le laissant entrer avant elle, avant de refermer derrière elle, l'écoutant avec attention, jetant ses clés sur le meuble à l'entrée posé à cet effet, son sac de sport rejoignant le sol, en se dirigeant vers le salon.

Pour une "première fois" chez elle, ce n'était vraiment pas les meilleures conditions. N'attendant personne, elle n'avait pas réellement rangé son appartement. Contrairement à lui, tout était assez simple, les murs étaient vides, mis à part un pan de celui du salon qui se retrouvait recouvert de différentes photos, articles, et autre, touchant à plusieurs affaires qui ne semblaient rien avoir à faire entre elles et pourtant... Rix savait que c'était plus compliqué que cela.

D'ailleurs, ce fût en voyant ce mur, qu'elle lâcha un grognement de contentement. Son invité surprise posant en même temps une question, dont elle espérait qu'elle n'avait pas la bonne réponse. Car une nouvelle se posait alors, comment avait-il pu savoir, aussi rapidement? Son bonnet posé sur la table, ainsi que les écouteurs et le lecteur de musique.

- J'espère que je me trompe... soupirant. Sers nous un verre, s'il te plait... ils sont dans le placard du haut à la cuisine, j'ai besoin d'une douche.

Au moins, sans le lui dire réellement clairement, elle avait fait la paix avec lui, s'il le comprenait, mais il était suffisamment intelligent pour cela, n'est-ce pas? En attendant, la profileuse se rendait dans sa salle de bain, pour une douche chaude, après autant d'exercices physiques, elle avait besoin de détendre ses muscles, surtout si c'était pour revenir et avoir une conversation qu'elle ne souhaitait guère avoir.

Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Mer 4 Mai 2016 - 10:27
Percy n'était pas loin de se retrouver à court d'arguments, ce qui ne lui arrivait pas souvent. Dans son domaine, il devait régulièrement prouver sa bonne foi, mais il trouvait les négociations en affaires bien plus aisées. Au moins pouvait-il se reposer sur quelque chose de tangible, qu'il comprenait. Il en allait autrement dans la sphère privée, d'autant qu'il ne savait toujours pas sur quel pied danser face à Gabrielle. Autant il appréciait sa compagnie, autant il se retrouvait dans une situation dont il n'avait pas l'habitude. Alors qu'il était si sûr de lui en toutes circonstances, face à elle il se sentait aussi à l'aise que fragile.

En un sens, c'était une faiblesse, et il n'était pas sûr de pouvoir se le permettre. Mais il n'était pas sûr que le contraire était une meilleure alternative. Il s'était longtemps coupé du monde, et cela ne lui avait pas exactement réussi. Et puis, lentement mais sûrement, il avait changé. Un peu. Il avait appris à s'ouvrir, et à se reposer sur autrui. Peut-être s'adoucissait-il avec l'âge. Ce dont il était sûr, c'était qu'il ne regrettait pas d'avoir rencontré l'agent de Scotland Yard. Même aujourd'hui, alors qu'ils étaient plongés en plein quiproquo.

« Quitte à raconter des salades, je me serais au moins donné un peu plus de peine pour monter la sauce. Pour le reste, tu peux te poser toutes les questions que tu veux, c'est tout à fait normal. A ta place, j'aurais sans doute réagi de la même façon. Je reconnais que tout ça a de quoi irriter, et ta colère est légitime. Pour ma part, si je me montre agacé, ce n'est pas contre toi, mais contre la situation. Je n'apprécie guère qu'on joue avec ma correspondance... »

Il s'était penché pour ramasser la bouteille, histoire de ne pas gâcher du bon scotch en l'oubliant sur le trottoir. Il la suivit à l'intérieur de l'immeuble, se laissant guider jusqu'à l'appartement de l'agent. Il avait senti que son attitude avait changé, légèrement et de manière presque imperceptible ; mais suffisamment pour que Percy se détende un peu à son tour. La tension était retombée, et il ne tenait qu'à eux de ne pas la raviver. Pour ce faire, il leur fallait comprendre ce qui avait bien pu se passer. Que la cible première soit Gabrielle ou lui, l'attaque était curieusement personnelle. Il était maintenant persuadé qu'on n'avait pas cherché à nuire à ses affaires. Quelqu'un cherchait manifestement à se mettre entre lui et Gabrielle, et ils devaient en avoir le cœur net.

« Si tu espères te tromper, c'est que tu as une idée... Je serai curieux de l'entendre tout à l'heure ; il ne nous faut négliger aucune piste. Je m'occupe des verres. »

Il avait observé Gabrielle avec attention, sentant qu'elle en était arrivée à ses propres conclusions et qu'elles ne le aimaient guère. Le coup d’œil qu'elle avait lancé au pan du mur où étaient affichées toutes les photos et les notes ne lui avait pas échappé, si bien qu'il se demanda s'il y avait un rapport. Tandis que son interlocutrice se dirigeait vers la salle de bain, il alla chercher les verres et les remplit avant de les déposer au salon. Puis il prit le temps d'observer les lieux, curieux. Il ne se souciait guère du désordre ; pour le reste, l'endroit semblait être à l'image de son occupante. C'était bien le mur d'investigation qui attirait le plus le regard; il s'arrêta devant, passant d'une image à l'autre, d'une note à l'autre en essayant d'analyser leurs connexions entre elles. Il attendit ainsi que Kreizler le rejoigne et, lorsque ce fut le cas : « Voilà une affaire qui te tient à cœur. Est-ce que je me trompe en supposant que cela puisse avoir un lien avec toute cette histoire ? A tout le moins, j'imagine que tu le suspectes... Les verres sont sur la table. »

Il alla prendre le sien, et le leva à l'intention de Gabrielle: « Santé. Je suis content de te revoir, malgré les circonstances. »
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Mai 2016 - 15:21




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

Ce n'était pas toujours mauvais de vivre une tempête au sein d'une relation, de couple ou amicale d'ailleurs. Car si les protagonistes la surmontait, les liens pouvaient bien voir à devenir encore plus sûrs qu'ils ne l'étaient auparavant. Mais pour cela, il fallait s'en sortir. Heureusement pour Percy, Rix n'était pas non plus aussi bornée qu'elle pouvait en avoir l'air, elle était prête à entendre certaine chose, même à lui laisser le bénéfice du doute.

- T'es pas le seul...

Parce que finalement, on parlait aussi de sa propre correspondance, enfin, de leur correspondance plutôt. Et elle n'aimait guère que l'on mette le nez dans ses propres affaires, surtout quand c'était aussi intime qu'une correspondance. Et ils étaient peu, ceux qui souhaitaient savoir tout d'elle. Et ces gens, n'avaient rien de très sympathique.

Bien évidemment, le fait que Gabrielle fasse part d'une idée, mis la puce à l'oreille à Percy, qui se montra curieux, comme il savait parfaitement l'être. Elle avait failli parler de son ennemi à cet homme, leur première nuit, finalement, elle avait préféré l'oublier pour profiter pleinement. Mais voilà que le Chuchoteur revenait s'immiscer là où il n'avait rien à faire. Elle espérait juste lourdement se tromper, que ce dernier n'était pas derrière cette affaire. L'agent soupira un instant.

- Je ne sais pas si j'ai envie d'en parler...

Démontrant ainsi à quel point le blindage de cette femme était bien présent. Surtout quand les sujets étaient aussi délicats que ce dernier. En parler à Percy, c'était le mettre dans la confidence et donc de ce fait, le mettre en danger. Quoi que... en y réfléchissant bien, il devait déjà l'être. Après tout, elle l'avait laissé approcher plus que beaucoup d'autres, depuis le décès de Simon.

C'était l'eau chaude qui lui fit mettre un instant de côté ses pensées, pour simplement profiter de la chaleur qui détendait un peu ses muscles douloureux. Car quand Kreizler faisait du sport, elle ne le faisait pas à moitié et ne se laissait aucun répit. En demandant énormément à ses muscles, qui le lui faisaient bien entendre après, comme toujours.

Après avoir prit son temps pour au moins prendre un peu soin d'elle, sans jamais jeter un regard à son reflet dans le miroir, qui de toute façon, était déjà bien fendu. A croire qu'elle n'aimait guère se regarder en face. Habillée d'un simple jogging, elle rejoignait son invité surprise au salon. Invité qui semblait assez intéressé par le mur d'investigation qui prenait une grande partie de la pièce.

- Non tu ne te trompes pas. Alors qu'elle allait directement prendre son verre sur la table. Cheers. Levant son verre, avant de le boire d'une traite. Mmm, pas mal ouais. Elle allait dans la cuisine, ouvrait le frigo et sortait de quoi manger. Rien de bien folichon, puisqu'elle n'attendait personne, des restes sans doute, mais au moins, ils auraient de quoi se sustenter, surtout elle en fait. Elle alla poser le tout sur la table basse du salon. Puis se posa sur son fauteuil. Fais comme chez toi, mais pas touche au mur... Autant qu'il en reste éloigné.

Perdue un instant dans ses pensées, tout en observant les photos affichées.

- Comment tu envoies ta correspondance?
L'instinct de flic ne dormait jamais, surtout chez Rix.

Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 19 Mai 2016 - 11:48
D'une certaine manière, et qu'il soit fondé ou nom, un accrochage permettait souvent de mieux cerner une relation. Et ce quelle qu'elle soit, car Percy n'avait pas vraiment de mots pour décrire celle-ci. Après tout, ils ne s'étaient pas fréquentés tant que cela, et le fait d'avoir rapidement senti une forte connexion n'était pas suffisant pour se rendre compte de ce que tout cela signifiait. Une fois de plus, il se sentait relativement confus à ce propos, et confus n'était pas un adjectif que Perceval Rose aimait associer à lui-même. Au fond, c'était aussi ce qui le fascinait tellement quant à Gabrielle : voilà bien longtemps qu'il n'avait pas rencontré quelqu'un qui l'intriguait autant, et où toutes les ressources d'Arkadia n'auraient pas suffi à l'éclairer.

« Je ne vais pas te forcer...  »

Non, ce n'était pas sa place. Sa curiosité devrait attendre, mieux valait que l'agent décide elle-même de se confier à lui si elle le souhaitait. Avec n'importe qui d'autre, il aurait insisté pour creuser, n'appréciant guère les secrets. Mais la situation était différente. Il se sentait curieusement sur la sellette, comme s'il craignait un faux pas qui ne lui ressemblerait pas. Il essaya d'y réfléchir soigneusement tandis que son interlocutrice s'était éclipsée pour sa douche. Une partie de lui se demandait ce qu'il faisait ici, à se remettre autant en question. Même si elle savait qu'elles n'étaient pas fondées, il avait compris les accusations et la réaction de Gabrielle, et elles avaient réussi à faire mouche malgré tout. Il s'en voulait d'en être responsable, même indirectement. Il aurait pu essayer autre chose, faire en sorte que la communication ne soit pas interrompue quoi qu'il arrive. Mais il s'était reposé sur ses lauriers, certain que son système ne souffrirait pas de revers. Et voilà qu'on s'immisçait dans sa vie privée, et que cela lui avait échappé.

Quand son hôtesse revint dans le séjour, il prit son propre verre à sa suite. « Nashe zdorovie. » dit-il, avalant également son verre d'un coup. A notre santé. A chaque fois qu'il se retrouvait à prononcer quelques mots en russes, il réalisait que cela lui arrivait bien rarement, et que le son de cette langue lui manquait. Elle lui revenait souvent lorsqu'il se sentait perplexe, ou qu'il s'accordait vraiment le luxe d'être lui-même. Deux cas de figure qui se produisaient plutôt rarement, quand il y pensait. Il s'installa en compagnie de Gabrielle, ne se souciant guère de la qualité du repas; il n'avait pas vraiment faim, de toute façon.

« Sois sans crainte, ton mur t'appartient.» D'autant qu'il y avait, quelque part à Arkadia, un petit groupe d'investigation entièrement dévoué au cas du mystérieux Chuchoteur, avec probablement son propre mur. Son organisation s'intéressait de près à tous ces types de cas ; de tels individus étaient dangereux, et s'il pouvait mettre fin aux agissements de l'un ou l'autre, il n'allait pas se priver. Arkadia avait plusieurs fois collaboré avec Scotland Yard, sous le couverte de la discrétion, afin de les mettre sur la bonne piste. Mais dans le cas de ce tueur, ses services n'étaient pas plus avancés que d'autres. Le tueur était réellement insaisissable, à tel point que cela confinait presque au mysticisme. Rose ne se sentait pas à l'aise avec une telle créature dans la nature, mais il ne pouvait imaginer ce que Gabriell pouvait ressentir : pour elle, l'affaire était intimement personnelle.

« Penses-tu vraiment que cela puisse être mêlé à tout ça, d'une manière ou d'une autre ? » Il ne leur fallait négliger aucune piste. Quant à la question de sa correspondance... « Sur la longue distance, j'utilise un système de coursiers. C'est un peu vieux jeu, mais il ne m'a jamais fait défaut. Du moins jusqu'à aujourd'hui. Une longue piste de relais, d'avant-poste en avant poste au sein de ma société, d'aéronef à d'aéronef. Et des agents sélectionnés personnellement ; des hommes et des femmes en qui j'ai la plus grande confiance. Pendant que tu étais sous la douche, j'ai contacté certains de mes responsables, et aucune autre ligne de messagers n'a été perturbée. Et le coursier final concernant mes échanges avec toi semble avoir disparu. On vient de s'en rendre compte, parce que quelqu'un d'autre s'est assuré pour réagir à sa place, de manière si efficace qu'il nous avait été impossible de nous en rendre compte avant que tu ne m'apprennes que tu n'avais rien reçu. Quelqu'un s'est manifestement donné beaucoup de peine pour bien réussir son coup. Et j'ai la triste sensation que le coursier disparu ne refera jamais surface... Je viens de mettre une équipe sur le coup, mais on dirait que le responsable est passé maître dans l'art d'effacer ses traces.»

Non, Percy n'appréciait pas du tout qu'on le manipule ainsi, et encore moins qu'on s'en prenne à l'un de ses agents. Autant dire qu'il ne s'arrêterait pas avant d'en avoir le cœur net ; voilà que pour lui aussi, cette histoire risquait de s'avérer dangereusement personnelle...
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Sam 21 Mai 2016 - 22:06




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

Heureusement que Percy n'allait pas forcer Gabrielle à parler. Il n'aurait eu droit qu'à un mur face à lui. Ce sujet était bien trop intime et douloureux pour que l'agent se permette d'en parler librement. Il aurait même risqué de se prendre réellement et définitivement un coup dans les gencives. Avec cette femme, il valait mieux y aller doucement. Penser à un animal à apprivoiser, un fauve pour être précis. Ce qui demandait un peu de temps. Mais s'ils retrouvaient leur connexion, il aurait sans doute droit au récit, à un moment donné ou à un autre. Mais pas tout de suite. De plus, elle voulait d'abord évaluer la menace et voir si vraiment, c'était un fait du Chuchoteur. Ensuite... ensuite elle verrait bien comment gérer les choses.

Au moins reprenaient-ils leurs bonnes habitudes. Boire, en l'occurrence. Ils avaient tous deux une excellente descente et quand le premier verre fût bu, un deuxième était déjà servi, sans attendre. Sauf que contrairement à leur première rencontre, Rix grignotait en même temps. Elle pourrait donc tenir encore plus longtemps. Il la rassurait sur son mur, très bien, elle eut un petit mouvement de remerciement, avant de l'écouter avec attention.

- Je ne suis sûre de rien Percy. J'ai besoin de regrouper quelques informations pour te dire si oui ou non, ça pourrait y être mêlé. C'est compliqué, cette affaire... c'est compliqué.

Comment expliquer plus? Pas dit qu'il ne puisse comprendre. Elle ne savait pas, qu'il était déjà sur le coup. Le Chuchoteur n'était pas un tueur connu, son affaire était même très bien étouffée, ils ne devaient être qu'une petite poignée à Scotland Yard, à connaître son existence. Car il était tellement spécial, que beaucoup ne pourrait croire à son existence.

- Hum... en effet, c'est inquiétant. Elle se frotta les lèvres un instant, son esprit perdu quelque part dans sa maison de la mémoire. Ton homme n'est peut-être pas mort, mais je doute que tu le retrouves un jour. Revenant sur son invité. En tous les cas, qui que ce soit, il a décidé de nous monter l'un contre l'autre, si je suis la seule personne qui n'a rien reçu. Ou en tous les cas, il espère que les choses ne se passent pas au mieux. Elle marqua un temps. Pourtant personne n'est au courant et... enfin... ton assistante et ton concierge m'ont vu. Sont-ils dignes de confiance? Une confiance aveugle et totale?

C'était osé de sa part de remettre en doute la loyauté de Miranda, mais quand on venait à parler de sa Némésis, tout était possible. Elle ne voulait prendre aucun risque. Et il fallait que Rose reste en sureté.

- Percy, si ce que je pense s'avère être juste. Tu devras te retirer, ne surtout pas chercher plus loin. Je m'occuperai de tout. Ok?

Plus personne ne souffrirait, ou ne périrait par sa faute. C'était une promesse qu'elle s'était faite.

Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Sam 28 Mai 2016 - 20:37
« Crois le si tu veux, mais les choses compliquées, ça me connaît. » Le petit sourire de Percy était légèrement triste ; en disant cela, il savait qu'il ne pouvait prétendre comprendre ce qui liait Gabrielle à cette affaire. Ou plutôt, s'il pouvait le comprendre intellectuellement, il ne pouvait pas le ressentir. Mais il avait traversé son lot d'épreuves, et plus d'une fois il s'était retrouvé confronté à une affaire aussi personnelle que dangereuse. Aucun cas n'était pareil, et il ne se serait pas permis d'en comparer un autre à celui de l'agent. Il voulait simplement lui faire comprendre qu'il était prêt à la soutenir, et qu'elle n'avait pas à traverser cela seule. Personne ne devrait avoir à le faire. Sur ce point, autant jouer franc-jeu. « Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas. Regrouper les informations, c'est un peu la spécialité d'Arkadia. Le...cas qui nous intéresse ne nous est pas inconnus. J'ai des équipes qui se consacrent à ce type de recherches, gardant à l’œil les personnes dangereuses sur l'arche ou sur ceux qui sont les plus proches, allant jusqu'à les traquer si nécessaire. Nous travaillons depuis longtemps avec les autorités ici et là, de manière officieuse, et nous nous occupons nous-même d'y trouver...une certaine résolution lorsque même l'officieux ne suffit plus. Bon, je ne t'apprendrai rien en t'avouant que cet individu en particulier s'est toujours révélé insaisissable, mais si mes ressources peuvent aider... Et avant que tu me dises que je n'avais pas à me mêler de tes affaires, sache que ce dossier date d'avant notre rencontre. »

Percy faisait lentement tourner le scotch dans son deuxième verre, humant avec délice son arôme si particulier. C'était au moins un plaisir que personne ne pourrait leur enlever, celui qui consistait à partager une bonne bouteille. L'espace de quelques brefs instants, il avait envie de se dire que c'était tout ce qui comptait, et peut-être même essayer de profiter d'un tel moment, tout simplement. Mais c'était un luxe que tout son argent ne pourrait jamais vraiment acheter, et un rêve qui pouvait s'avérer dangereux en des temps troublés. Et quand on rajoutait la possibilité qu'un tueur mystérieux s'en mêle... Non, au fond, le scotch n'y changerait rien ; du coup, autant le boire.

« Je doute également de le retrouver ; c'est rare que mes équipes se retrouvent face à un tel mur. Il a disparu sans laisser la moindre trace, et ce n'est pas quelque chose de facile à faire. C'était un bon agent. S'il ne m'a pas trahi, j'espère... Je ne sais pas ce que j'espère ; c'est une lubie qui me paraît plus dangereuse que jamais, en ce moment. » Il se massa les tempes, pour essayer de calmer la migraine qu'il sentait arriver. « On cherche clairement à agir sur les rapports que nous entretenons, toi et moi, ce qui me paraît d'autant plus étrange qu'on ne se connaît pas encore tant que ça, finalement. Et qui que soit le responsable, il devait bien se douter que la vérité sur ces messages ferait surface. J'ai l'impression qu'on joue avec nous, et c'est une pratique que j'ai en horreur. »

Il prit sur lui pour ne pas s'offusquer quand Gabrielle lui demanda de valider la confiance qu'il portait en ses plus proches éléments. Après tout, elle ne les connaissait pas, et c'était une interrogation parfaitement légitime Il avala une gorgée d'alcool, avant de répondre : « Miranda et le Concierge sont deux des membres de mon organisation en qui j'ai le plus confiance. Plus que des subordonnés ou même des collaborateurs, ce sont...et bien, ils font partie de la famille, celle que j'ai pu me choisir. Ils ne me trahiraient pas, et ils ne sont certainement pas du genre à laisser échapper quoi que ce soit. En cela, je ne peux t'offrir que ma parole. »

Pour le reste, les actes finiraient bien par parler d'eux-mêmes. Et en parlant d'action, il était évident que Gabrielle n'avait aucune envie de le voir s'impliquer plus en avant. Seulement, il était trop tard pour qu'il recule maintenant ; et quand bien même, ce n'était pas son genre. Il ne pouvait pas laisser une telle attaque impunie, et il se devait de comprendre le fin de mot de l'affaire.

« Quand je commence quelque chose, je vais jusqu'au bout. Je crois que c'est un point que nous avons en commun. Je ne me mettrai pas en travers de ta route, mais j'aimerais autant ne pas avoir à faire quoi que ce soit dans ton dos. Mais autant jouer cartes sur table : même si tu devais me virer de cette affaire à coup de pompes dans le postérieur, je continuerai de mon côté. Autant coordonner nos efforts. Mon but n'est pas de te gêner, mais de t'aider comme je peux. Je suis mêlé à tout ça que je le veuille ou non, de toute façon. Et...je crois que je le voudrais quoi qu'il arrive. C'est mon choix, Gabrielle. Tu n'es en rien responsable de ce qui pourrait m'arriver. D'autant que je suis vraiment du genre prudent. Ce que je veux dire, c'est...tu peux compter sur moi. »
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 9 Juin 2016 - 17:38




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

Un simple regard tentait de faire comprendre à son interlocuteur, qu'elle pouvait le croire, bien évidement. Elle savait qu'elle n'était pas la seule à avoir vécu des choses difficiles, à ne pas avoir une vie qui n'était pas compliquée. Mais, cette affaire... peu pouvait réellement se targuer d'en comprendre au moins le début. Parce que le lien qu'elle avait avec cette ombre, personne ne le connaissait vraiment, même elle, le cherchait encore.

- Je n'ai besoin de rien...

Gabrielle n'aurait pas su par où commencer ou quoi utiliser. De toutes les façons, il était introuvable, d'ailleurs, Percy le lui confirmait. Elle resta un instant silencieuse pourtant, même un peu surprise qu'il puisse savoir de quoi elle parlait. Le Chuchoteur était plus un mythe qu'autre chose et très peu de gens étaient au courant. Pourquoi? Parce que personne n'était prêt à croire son histoire. Après tout, cet homme ne faisait rien de mal, ce n'était jamais lui qui appuyait sur la détente, qui coupait les membres, qui tuait... non, lui, il chuchotait juste. Et beaucoup ne pouvait pas croire, que quelqu'un puisse être à la base d'autant de scène de crime. De plus, Rix n'avait quasiment aucune preuve de cette présence néfaste sur les lieux des meurtres. Bref, c'était compliqué. Encore.

- Ah bon? Et pourquoi ton entreprise s'intéresse à ça?

Au moins qu'il lui explique pourquoi il était aussi dessus. Ce qui, à ses yeux à elle, pouvait donner plus de corps à "l'attaque" qu'ils avaient subi. Après tout, cet ennemi pouvait ne pas apprécier de les voir se rapprocher. Pour beaucoup de raison d'un coup. Si leurs informations se regroupaient et offraient la possibilité d'au moins mettre une tête sur ce fantôme? Elle n'y croyait que très peu, mais l'espoir était quelque chose d'important, lui disait souvent Simon. Adage repris par Paul d'ailleurs, son psy.

- N'espère rien. Il est perdu.

Mort ou disparu, cela revenait au même aux yeux de la profileuse. Bon certes, il y avait un manque flagrant de tact dans sa façon de parler. Mais quand cela concernait le Chuchoteur, elle préférait que les gens comprennent rapidement à qui ils avaient à faire, sans prendre de gants. Ce type ne plaisantait pas. Jamais. Ou alors, d'une façon qu'il devait bien être le seul à comprendre.

- Hum, c'est clairement ce qu'il est en train de se passer. Mais plutôt que jouer, je pense surtout, que pour le moment, c'est une mise en garde. Pour toi, comme pour moi. Sans doute qu'il ne voudrait pas nous voir aller plus loin.

Quand des affaires touchaient à ce cas précis, Kreizler pouvait se montrer d'une paranoïa aigue, voilà pourquoi elle était capable de remettre en doute la loyauté des proches de son interlocuteur. Sa réponse ne la convainc guère, après tout, la famille, même choisie, pouvait être la pire des choses au monde. En effet, elle n'avait que sa parole et ça ne lui suffisait pas totalement. Il faudrait voir aux niveaux des actes.

- Ok. Se contenta-t-elle de répondre, tout en terminant à nouveau son verre, pour s'en servir un nouveau droit derrière. Tout cela allait finir par la rendre nerveuse, alors que sa séance de boxe avait un peu calmé ses esprits.

- En effet, il vaut mieux que tu ne fasses pas des choses dans mon dos, surtout sur cette affaire. Le fixant alors très sérieusement, elle grogna à sa réponse qui ne lui convenait vraiment pas. Ce que tu ne peux pas comprendre, c'est que je serai responsable, quoi qu'il arrive. En fait, je le suis déjà. Un soupire passait ses lèvres, elle terminait son verre encore une fois, d'un trait, pour se resservir et se calait contre le dossier du fauteuil dans lequel elle était assise. Il t'a dans son collimateur et ça, c'est dangereux, pour ta santé. Tentant de ne pas terminer sa boisson en une fois cette fois-ci. Que je puisse compter sur toi ou pas... là n'est pas le problème... tu finiras sans doute avec deux balles dans le crâne.

Gabrielle secoua la tête et jeta un regard par la fenêtre, le verre vide posé sur l'accoudoir. Toute cette affaire allait la rendre plus nerveuse et bien entendu, cela ramenait des souvenirs qu'elle tentait maintenant de refouler vivement, il lui fallait garder l'esprit clair et froid.

Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 16 Juin 2016 - 13:40
« Et bien si tu devais en trouver le besoin par la suite, sache que mon aide t'est acquise. Dans cette affaire comme ailleurs. Je ne suis pas du genre à rester les bras croisés quand... » Une fois de plus, Percy se posa la même question qui le taraudait depuis leur rencontre : qui était réellement Gabrielle, pour lui ? Une amie ? Une rencontre ? Une flamme ? Aucun terme ne lui convenait vraiment, du moins pas pour l'instant. « ...quelqu'un que je connais se retrouve dans une telle situation. »

Que Gabrielle finisse par accepter un jour son aide ou non, sa proposition était sincère. Il n'allait pas non plus s'immiscer dans son enquête avec ses gros sabots, aussi n'avait-elle pas à se soucier de voir débarquer une bande d'agents d'Arkadia en pleine investigation. Même si Percy aimait penser que ses subordonnés s'avéraient plus délicats que les gros bras habituels ; après tout, il les recrutait aussi parce qu'ils réussissaient globalement à se montrer plus malins que leur prochain. Ce qui ne leur suffisait pas dans le cadre de cette enquête. La cible était une énigme, un spectre plus qu'un homme, disparaissant dans l'ombre en ne laissant derrière lui que les plus infimes des traces. Le travail d'analyse nécessaire pour découvrir son existence s'était avéré faramineux, le résultat d'une longue série de recoupe d'informations. Et pas la moindre piste tangible. Qui qu'il soit, cet être pouvait se targuer d'être le véritable boggeyman. Pourtant, l'intérêt qu'il semblait entretenir à l'égard de Gabrielle ferait sûrement de cette dernière la clef de sa défaite ; ou, et Percy n'aimait guère y songer, la clef de leur défaite à tous.

« Le réseau d'informations d'Arkadia possède des avantages certains sur ceux d'organisations plus...conventionnelles. Du coup, quand nous découvrons quelque chose d'utile, je fais en sorte que cela puisse servir aux intéressés. Disons que je donne un coup de pouce quand je peux, et quand je l'estime nécessaire. Je m'y intéresse parce que j'estime qu'il est de mon devoir d'agir pour régler de telles situations. Pour qu'aucun innocent de plus n'ait à en souffrir. Je recherche l'ordre, tout simplement. »

Mais pas le contrôle, pas total ; il s'y était déjà brûlé les ailes, et aucun homme ne devrait avoir un tel pouvoir. Non, ce qu'il pouvait faire, c'était offrir des bases d'ordre, et espérer que les responsables auraient le bon sens de s'en servir. Sinon, tout ce à quoi il s'employait depuis son retour sur le devant de la scène n'aurait servir à rien. Le commentaire définitif de Kreizler sur le sort de son courrier ne l'étonna pas, et lui permit de constater une fois de plus qu'elle ne mâchait pas ses mots.

« Je ne comptais pas vraiment là-dessus, de toute façon. J'aurais aimé le retrouver, même mort, histoire de savoir à quoi m'en tenir. Mais celui qui est responsable de tout cela... Laisser des traces n'est pas dans son habitude, à moins qu'il ne l'ait décidé autrement. Les prédateurs aiment jouer avec leurs victimes, du moins jusqu'à ce qu'ils s'en lassent. Ou qu'on les agace, d'où les mises en garde. Enfin, malgré toutes mes connaissances et mon expérience, je ne pourrai jamais prétendre savoir ce qui se passe dans leur tête. Je ne sais pas ce qu'il veut réellement, de toi ou de moi, mais je ne compte pas le lui donner.»

Il termina son nouveau verre de scotch, se resservant à nouveau. La bouteille diminuait à vitesse grand v, ce qui n'était pas très étonnant étant donné la situation. La suite des propos de Gabrielle ne le surprirent pas non plus, et il pouvait comprendre sa réticence à le mêler à tout ça. Mais le mal était fait, de toute façon, et il n'allait pas reculer maintenant.

« Je comprends, et j'apprécie le fait que tu essaies de me protéger. Mais je suis dans le coup qu'on le veuille ou non, maintenant. Et je ne suis pas du genre à m'effacer quand je sais qu'une telle menace rôde. C'est un danger non seulement pour toi et pour moi, mais pour l'arche et la société en tant que telle. Si j'allais me cacher dans mon coin, prétextant l'ignorance dans le seul but de sauver ma peau, alors autant me coller ces deux balles dans la tête tout de suite. J'ai déjà perdu trop de temps par le passé à ignorer ce type de responsabilités. Plus jamais. De plus, je ne suis pas irremplaçable : si je devais tomber, Arkadia survivrait. Je les ai formés pour ça. »

Ce n'était pas de la bravade : Percy était tout à fait prêt à prendre un risque calculé pour sa vie parce qu'il savait que ses proches seraient capables de faire survivre son idéal. Miranda, ses sœurs, la plupart de ses directeurs et de ses agents... Se croire indispensable, unique, était une grave erreur et il avait juré de ne plus jamais pêcher d'un tel excès d'arrogance.

« Mon sens des responsabilités n'est pas moins fort que le tiens. Maintenant que je sais ce que je sais, je me sentirai moi aussi responsable s'il devait t'arriver quelque chose et que je n'avais rien fait pour tenter de l'empêcher. Quoi qu'il arrive. »

Et c'était là une question sur laquelle il pouvait se révéler tout aussi inflexible que son interlocutrice.
Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 471
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 23 Juin 2016 - 13:55




Avec
P.ROSE


Non le scotch ne fait pas tout

C'était presque touchant de le voir prêt à se plier en quatre pour elle. En effet, la question pouvait se poser de savoir ce qu'ils étaient l'un pour l'autre. Après tout, ils ne s'étaient que peu vu. Pourtant, Percy avait l'air de réellement tenir à elle. Tandis que Gabrielle réfléchissait déjà à toutes les manières possibles de le faire fuir. La situation l'exigeait. Si seulement il arrêtait de s'accrocher ainsi. Au fond, cela lui faisait du bien, quoi qu'il se passe, c'était quand même agréable. Ce qui rendait tout ce bordel encore plus compliqué. Un simple petit mouvement de la tête marqua sa reconnaissance.

- C'est bien noté, merci Percy.

Mais l'homme pouvait parier qu'il n'entendrait sans doute jamais cette femme lui demander quoi que ce soit. Elle était plus polie qu'intéressée à ce niveau. Son écoute était attentive, à chacune de ses réponses d'ailleurs. La conversation était bien moins légère que lors de leur première rencontre, mais c'était ainsi. Comme notre agent le savait déjà, le directeur d'Arkadia aimait particulièrement se mêler de tout ce qui ne le regardait pas. Enfin, cela devait bien faire rire le Chuchoteur sans doute, se savoir courser par une telle entreprise, sans pour autant être un tant soit peu inquiété. Voilà qui était rageant, pour eux, pas pour lui.

- Je vois, tu as donc mis le doigt dans l'engrenage depuis un petit moment... soupirant un instant. Il doit s'amuser avec tes hommes sans trop de problème. Tu as pourtant, sans aucun doute, dépassé une limite en me croisant. Elle termina à nouveau son verre, c'était finalement trop tentant de la terminer cette bouteille.

Après tout, ne disait-on pas, boire pour oublier?

- Il laisse des traces, toujours, pour ceux qui savent les trouver. Mais j'avoue que ce n'est pas évident. Il doit estimer que seuls ceux qui sont ses "élus" ont le droit de pouvoir au moins croire mettre le doigt sur quelque chose, à chaque indice trouvé. Secouant la tête. Crois-moi, tu ne veux pas savoir ce qu'il se passe dans leurs têtes... Elle, parlait en connaissance de cause. De toi, c'est assez simple. Que tu disparaisses, d'une manière ou d'une autre. Et il utilisera la manière forte, si tu ne te retires pas par toi-même. Moi, c'est plus compliqué.

Ce salopard lui pourrissait bel et bien la vie. Et jamais, Rix n'avait pensé en être débarrassée. Il lui offrait des moments de pause, mais elle le sentait toujours quelque part, tapissait dans les ombres de son esprit, comme si lui, était capable de lire ses pensées. Il n'y avait rien de plus désagréable que cette impression d'être épiée à longueur de journée. Les paroles de Rose ne lui plaisaient vraiment pas et ça devait se voir sur son visage qui se fermait peu à peu.

Quand il se permit de dire qu'on avait qu'à lui tirer deux balles dans la tête, plutôt que de le voir reculer, elle se leva brusquement, le verre était posé avec tellement de force qu'il manqua de se fendre, alors qu'elle le fixa d'un regard noir.

- Arrête de débiter des conneries pareilles!

Sans hurler, sa voix avait peut-être monté d'un cran. Après tout, c'était un sujet un peu douloureux et si son interlocuteur ne connaissait pas son passé, il pourrait être surpris de cette brusquerie. Dans un mouvement, elle allait à la fenêtre, l'ouvrait sans attendre, pour aller s'asseoir sur le rebord, les pieds dans le vide, une cigarette sortie de nulle part, rejoignait ses lèvres, qu'elle allumait précipitamment, fumant avec une certaine fébrilité. Se frottant nerveusement la gorge, là où se trouvaient ses cicatrices. C'était une façon comme une autre de se calmer.

Gabrielle n'avait pas réellement entendu les dernières paroles de son invité surprise. Mieux valait d'abord que les émotions retombent, avant d'aller plus loin dans la discussion et quoi de mieux que d'observer les lumières de la ville?

Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 362
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Édimbourg :: Southside :: Marchmont-