[CLOS] E la Regina [Scénario au féminin]

 :: Édimbourg :: Leith :: Villa Sofia Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Lun 23 Mai 2016 - 18:01
Après avoir admiré la performance de Death, mon regard parcourut l’assemblée, s’arrêtant de temps à autre sur une figure historique connue. Certains prodiges étaient capables d’un tel tour de passe-passe, et cela ne m’étonnait qu’à moitié que la Duchesse autorise ce genre de démonstration. Il fallait dire que c’était une bonne idée, et mettait une certaine ambiance. Je finis par m’approcher de Georges Sand, et commençais à échanger quelques mots en français sur la littérature et la musique. Cela suffit en tous cas à me faire temporairement oublier Lotte et Miranda, un peu plus loin dans la pièce. Je ne manquais toutefois pas de noter l’intervention d’une jeune femme blonde de notre groupe, et son évacuation de la salle. On ne plaisantait pas avec notre hôtesse, et cette soirée n’était pas aussi festive qu’elle en avait l’air, je venais d’en avoir la preuve…

Mais l’arrivée d’O’Neill sur scène clôtura notre discussion littéraire et je prêtais attention à ses paroles. Un léger sourire apparut sur mes lèvres lorsqu’elle évoqua cette société féministe à laquelle nous avions été conviées sans le savoir. Pour sûr, je me renseignerai une fois sortie d’ici, car même si l’ensemble était tentant, je ne me précipitai jamais tête baissée. Et si cet Ordre partageais beaucoup de mes idéaux, cela allait également de prime abord à l’encontre de mon indépendance. Je n’eus toutefois pas l’occasion de réfléchir davantage à la question, car Death vint à ma rencontre. Je l’accueillis avec un sourire doux, ravie de la retrouver après cet interlude musical.

"Je peux te retourner le compliment. Même si pour le coup, je crois que tu as été plus proche de l’enfer et moi du paradis." Je parlais de nos choix respectif de chanson, aux tons et rythmes bien différents. J’ajoutai, un brin plus joueuse : "On devrait faire un duo, on trouverait ainsi peut-être un équilibre."

Le discours d’O’Neill fut alors interrompu par une coupure de courant et de lumière. Instinctivement, je me raidis, et me concentrai pour essayer de repérer ce qui se passait autour de nous. Miranda devait également s’être mise aux aguets, car cette panne ne semblait pas du tout prévue au programme. La lumière revint finalement, après quelques minutes. Personne ne semblait avoir été blessé, et je vis que Lotte se trouvait toujours bien avec Miranda. La Duchesse réapparut alors, annonçant que des chiens allaient patrouiller suite à un cambriolage. Je fronçais légèrement les sourcils, imaginant bien que cela non plus, cela ne faisait pas partie du déroulement normal de la soirée. Je retrouvais un air plus innocent, même si pour le coup, je n’avais rien à me reprocher.

Au moins, cela semblait plaire à mon interlocutrice. Et sur ce point, je ne pouvais pas la contredire.

"En effet. Même si je n’aimerais pas être celle qui se fera arrêter par ces molosses…" J’étais clairement plus une personne féline que câline, en témoigne la petite tigresse de salon qui vivait dans mon appartement. "Tu connais la duchesse, d’ailleurs ?"

Je remarquais alors la lueur dans le regard de Death, qui se fit tout à coup beaucoup plus triste qu’auparavant. Même si elle tâcha de le cacher, en retrouvant un air plus léger et joyeux, ce détail m’interpela, et je la regardais avec une légère curiosité. Quelque chose… avait changé. Sans que je puisse dire quoi, exactement. Mon regard se porta alors vers le bar, où Charlie, Delight, et la blonde inconnues s’étaient rassemblées. Et si Charlie avait semblé plutôt étrange, force était de constater qu’elle n’était plus la seule. Je désignai la chevelure arc-en-ciel de la serveuse à mon interlocutrice, légèrement soucieuse et hésitant à aller rejoindre le petit groupe pour voir ce qu’il en retournait.

"On dirait que ta sœur ne se sent pas très bien… Sommerfugl !"

Surprise, je portai une main à mes lèvres, peinant à croire que ce mot m’avait échappé aussi facilement. D’autant que j’utilisais rarement le danois, encore moins pour parler de... papillon. Même si sur le coup, cela me semblait particulièrement logique, je n’aimais pas perdre le contrôle, et dus me faire violence pour me concentrer. Visiblement, j'avais très envie de voir des papillons défiler devant mes yeux, pour une étrange raison... Oui, quelque chose avait définitivement changé.
Persona
Sphère Artistique
avatar
Messages : 125
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : /
Revenir en haut Aller en bas
Lun 6 Juin 2016 - 23:48
D'un petit geste gracile, Nikiya désigna les coussins moelleux qui se trouvaient à ses côtés sur le sofa, invitant ainsi Miranda à la rejoindre et à s'installer à son aise, puisqu'elle semblait avoir fait le choix de s'approcher. Une lueur étincela dans le regard de la ballerine. Lorsque la blonde, sulfureuse dans sa robe rouge, arriva à sa hauteur en lui posant une question, Lotte fit une petite moue. 

-Pourquoi ne pas porter plutôt son intérêt sur les personnes qui ne sont pas... décédée ? Rétorqua-t-elle en baissant légèrement la voix sur le dernier mot, comme si elle eut peur d'être entendue par les concernées. Elle n'avait pas la moindre idée de la réaction qu'observeraient ces parfaites illusions si on venait à leur pointer ce détail du doigt. 

Cependant, la française ajouta sur le ton de la confession :

-Peut-être que j'aimerais bien parler à Josephine, avoua-t-elle en jetant un coup d’œil à la beauté noire qui fumait, un peu plus loin, avec un porte cigarette. Ce n'était autre que la célèbre danseuse et meneuse de revue Josephine Baker, avec sa coupe à la garçonne et une sublime robe des années 20.
"Parler" ou autre chose d'ailleurs... 

Pourtant, notre héroïne pleine d'assurance en toutes circonstances, sentait comme une réticence à franchir le pas. Elle n'était pourtant pas facilement intimidable, elle qui engageait sans mal les conversations aussi légères que pertinentes, seulement, quelque chose bloquait. L'inédit de la situation probablement. Son incompréhension du phénomène, également.

La demoiselle, plongée dans ses interrogations, avait inconsciemment posé son regard sur la femme avec qui elle partageait maintenant le canapé. Lotte surprenait de temps en temps ses œillades qui balayaient méticuleusement la salle. Décidément, Nikiya était intriguée. Qu'observait-elle avec ce regard scrutateur. Rien ne semblait lui échapper, était-elle sur le qui-vive, et pourquoi ? 
Nikiya garda pour elle ses questionnements - du moins pour le moment. Elle s'évertuait à faire comme si elle ne remarquait pas son comportement, se contentant de lui sourire avec malice lorsque leurs regards se croisaient.
Nikiya avait alors repris une position plus confortable, profitant dans la présence de Miranda et de son épaule pour venir s'y appuyer légèrement, laissant sa chevelure caresser le bras de cette nouvelle connaissance. Elle ferma les yeux une seconde, bercée par l'engourdissement de son esprit. 

-Et toi ? Finit-elle par demander un peu à brûle pourpoint, en rouvrant les paupières. 

Elle lui retournait la question mais n'eut jamais de réponse car leur attention fut captée par une scène étrange non loin de leur alcôve. Lotte releva légèrement la tête fronçant les sourcils. Elle avait reconnu l'une des femmes, qu'elle apercevait maintenant pour la première fois de la soirée. Non pas celle aux cheveux dorées, qui s'était pourtant faite discrète pendant la première partie de la soirée, mais bien l'une des asiatiques qui lui faisait face.
La danseuse était trop loin pour pouvoir percevoir les propos qui s'échangeaient mais la situation, en dépit des apparences, semblait tendue. Notre héroïne décida finalement de se redresser, posant avec délicatesse une main sur le bras de l'agent sous couverture, elle lui souffla :

-Excuse-moi une minute, je reviens...

Le contact se fit caressant sur le bras nu de la femme et fut accompagné d'un sourire mystérieux. Nikiya s'éclipsa alors quelques secondes pour rejoindre l'improbable quatuor. Au premier coup d'œil Lotte sut que la femme à la chevelure d'or était en bien mauvaise posture et cette dernière semblait s'en rendre compte. C'était probablement en désespoir de cause qu'elle interpella leur hôte avec force. Lotte lui lança un regard perçant mais sa dirigea vers la belle asiatique, comme si de rien n'était :

-Xin ! Accompagnant ses salutations d'une bise comme on la faisait si bien en France et à l'étranger avec ses amies très proches, Lotte reprit rapidement un air préoccupé. 

-Tout va bien ? L'étoile dévisageait tour à tour les différentes femmes.

La duchesse, qui s'était retournée et s'approchait déjà avec un regard sombre et un visage fermé, les avait rejoint. Elle avait quelque chose dans l'œil de profondément inquiétant. Mais la chinoise posa, avec un sourire, une main sur l'épaule de notre héroïne.

-Juste une perturbatrice, nous nous en occupons, profite encore un peu de la fête, je viendrais te voir plus tard dans la soirée.

A cette promesse, Nikiya lança un dernier regard à celle qu'elle prenait pour une intruse et retourna s'installer aux côtés de Miranda, se blottissant contre elle. L'alcool tapait contre ses tempes.
A peu près au même moment, une des femmes de l'assemblée s'avança sur scène pour prendre la parole et éclairer les nouvelles venues sur les tenants et les aboutissants de ce rassemblement cabalistique. 

-Il semblerait oui... Murmura la française en réponse aux paroles de sa partenaire de sofa. Elle ne savait dire si elle était surprise par la tournure des événements ou si, au contraire, elle avait su depuis le début... Après tout, il y avait toujours eut de puissantes femmes dissimulées dans l'ombres des grands hommes pour leur murmurer à l'oreille. Était-ce seulement un privilège ou un fardeau que de rejoindre un tel cercle ? 
Elle-même s'étonnait de se retrouver au sein de cet "ordre". Partout où elle jetait son regard, elle ne voyait que des femmes célèbres qui avaient traversé l'histoire ou était sur le point de devenir illustre. Elle n'était qu'une étoile qui aurait tôt fait de s'éteindre. Probablement plus tôt qu'elle ne le voudrait d'ailleurs...

Elle avait ouvert la bouche pour donner son avis à sa voisine mais ses mots se perdirent dans sa gorge et seul un petit hoquet de surprise sortir de sa bouche lorsque la salle se retrouva plongée dans l'obscurité. Contrairement à son interlocutrice, elle était restée parfaitement immobile, figée par cette sensation d'oppression qui s'installa dans sa poitrine à cause de l'obscurité totale. Fermer les yeux la rassura un peu et elle réussit à garder patience en attendant le retour de la lumière. Un frisson parcouru son corps sans qu'elle puisse dire s'il s'agissait de la fraîcheur soudaine ou de l'angoisse. Depuis son entrée dans la villa, son instinct n'avait cessé de lui envoyer des signaux contraires. 
Les murmures de répandaient dans la salle, témoignant de la surprise de chacune et de l'imprévu de la situation.

La lumière revint et l'on parla d'un cambriolage. Nikiya cligna plusieurs fois des yeux pour se réhabituer à l'éclairage, pourtant tamisé, pour remarqué que Miranda s'était levée, sur ses gardes. Le premier constat, après le retour de électricité, fut le retour de ses capacités. Déjà son organisme veillait à éliminer les traces d'alcool présentes dans son corps. Ses idées s'éclaircissaient à vu d'œil et elle retrouvait certains réflexes.
Néanmoins, son cœur bondit dans sa poitrine lorsqu'entrèrent les chiens. Elle les regardaient passer entre les convives avec un œil étrange. Pour tout avouer, elle n'aimait pas beaucoup ces bêtes là, encore moins lorsqu'elles étaient aussi imposantes et probablement dangereuses. Toujours sur le sofa, elle avait instinctivement remonté les genoux contre sa poitrine. Elle tentait de contrôler au mieux la réponse physiologique de son organisme à cette peur presque irrationnelle pour en limiter les effets, et surtout, ne pas davantage attirer l'attention des molosses, particulièrement sensibles à ce genre de réactions.
Miranda s'était inquiété de savoir comment elle allait, c'est d'une voix blanche, qui trahissait son malaise, qu'elle répondit :

-Oui, dit-elle un peu déboussolée. Qu'est-ce qui se passe ici ? Demanda-t-elle à mi-voix.

La musique avait pourtant reprit, mais l'ambiance s'était sensiblement refroidie. Son regard balaya la foule comme pour s'assurer que tout le monde était encore présent. Elle aperçu Persona et elle fut immédiatement apaisée. Son regard tomba ensuite sur les autres convives avec qui elle avait effectué la descente. Une partie était regroupée autour du bar. Charlie était là également, avec ses cheveux bi-color ainsi que l'enthousiaste qui avait sauté dans la piscine. D'ailleurs, est-ce que ces cheveux avaient réellement pris une teinte multicolore, tandis que des papillons dansaient en virevoltant autour d'elle ?
Nikiya
Sphère Artistique
avatar

Messages : 419
Etat Civil : Mariée
Pouvoirs : Conscience et contrôle du fonctionnement physiologique de son corps


Always comes a time when you need to take tough decisions.
Revenir en haut Aller en bas
Mer 15 Juin 2016 - 22:18


E la Regina
L'alcool, ça jamais été mon fort. Trop amer. Ça a plus le goût de fruits pourris sur ma langue qu'autres choses. Et qui de sain pourrait bien vouloir boire ça comme ça ? Je les préfère largement plus frais! Sucrés à souhait. Bref, en smoothies ou en jus, quitte à les boire. Pas macéré sous des doigts de pieds ou dans des cuves.

Pour autant, elle buvait. À grandes gorgées, tel qu'aurait pu le faire son alter ego. La propension à finir son verre d'une seule traite l'accompagnait pour une raison inconnue, tout comme le tact dont il savait faire preuve. Cependant, à ce jeu-là, il n'était pas le seul à jouer. Sa voisine savait, en effet, mordre en quelques questions. Et s'il allait simplement répondre que cela ne le regardait en rien tant qu'elle ne débordait pas sur les horaires de travail, son interrogation suivante la rendit davantage perplexe.

▬ Eh bien, combien de verres avez-vous bu pour ne pas vous souvenir de votre plaie préférée ? fit-elle, le sourire en coin.

Je secoue la tête. C'est trop bizarre comme sensation. L'impression d'être soi mais en même temps son opposé. J'ai des infos que je sors de mon chapeau. Des comportements à l'opposé des miens. Et je tourne Cruella. Bejesus, mais qu'est ce qui m'arrive, nom d'une glace straccatella ?! Mais pas le temps de résoudre ce sacro-saint mystère.

La lumière s'éteint.

▬ SQUEEEEEEAK! que je couine sans réaliser.

La peur prend le dessus. Alors j'attrape le premier bras qui passe par la. Encore une fois. Ça c'est bien moi ! J'ai pas peur de grand-chose mais faut avouer que le noir.. J'espère qu'on tentera pas de m'arracher de ce bras! Dieu le bénisse d'ailleurs - comme celui de Miranda tout à l'heure - ce rempart contre tous les trucs horribles qui pourraient y roder. Ce qu'est un peu paradoxal, quand on pense que je peux me promener tranquillou la nuit en pleine forêt amazonienne. Le seul détail que change : la lune et ses étoiles. Une excellente source de lumière quand les yeux sont habitués!

Alors on pourrait croire que le briquet s'allumant sur l'autre bras, tel le chandelier Lumière, serait pour me rassurer mais pas vraiment. Il est pas assez puissant pour éclairer vraiment quoique ce soit. Tout juste bon à confirmer la purée de pois. Alors je sers une dernière fois ce bras. Avant de le lâcher. La lumière n'est pas encore revenue mais je me sens étrange. Comme si on me passait à la machine à laver. Elle avait des bribes d'émotions et de souvenirs qui se mixaient comme des couleurs. J'ai la tête qui tourne. Tourne, tourne. Même dans le noir, elle sentait les étoiles devant les yeux. Et pas de celles que j'aime.

Puis la lumière revient et tout s'arrête. Je retrouve tous mes esprits. Et gosh quelle idée que j'ai eu de boire ce truc degueulasse! J'en ai encore l'arrière-goût sur la langue. Yurk! J'essaye d'essuyer mes papilles avec mes doigts mais je dois y aller à la cuillère à soupe de sucre pour arriver à faire abstraction. Ahh, c'est bon d'être soi à nouveau, même si le monde a décidé de se la jouer carousel.

Ce qui m'empêche pas d'apercevoir les toutous s'approcher de nous. Ils sont trop chous, tout fluffy, ça mériterait un câlinou ça!

▬ Pitits pitits pitits!

Mais comme je m'approche des braves bêtes pour les caresser derrières les orteils, Delight titube vers moi. Ou est-ce que c'est mon cerveau qui donne cette impression la ? Quoiqu'il en soit, elle me demande si je vais bien parce que j'ai l'air un tantinet bizarre. Plus que d'habitude, s'entend.

▬ Ça doit être une indigestion! Je réponds, comme une évidence.

Seule explication recevable que je trouve sur le moment. Pourquoi chercher plus loin ? Mais je suis pas la seule semblerait à être capilotractée! De son côté, ses cheveux ont tourné arc en ciel et qu'est-ce que c'est beau! Y a même des petits papillons multicolores qui passent devant nos yeux. Il faudra qu'elle m'apprenne son tour de magie mais j'ai pas le temps d'ouvrir la bouche que déjà... un chat en sort. Rose et violet. Dansant dans les airs. Disparaissant au gré du vent. Réapparaissant selon l'envie. Il chante un air entraînant, même si j'en comprends pas la moitié.

▬ Oh, le chat! Je fais en pointant la direction de l'animal.

Plus amusée que surprise, en fait. C'est que ça me semblerait presque normal. Tout comme la suite. Il grimpe sur le dos de la licorne et pose avec elle, une fois une paire de lunette sortie. Le tout sur de la rave music, bien sûr. Sinon où est l'intérêt ?

Mais mon attention est rapidement détournée par la présence, à mes côtés, de la Sainte Patate et du Pavé Royal!* Deux ennemis jurés. Et pourtant si semblables, à y regarder de plus près. Tout beau, tout rond et tout mignon. J'en ai des étoiles plein les yeux, de rencontrer ces héros d'anthologie! Alors je veux pas qu'ils combattent, malgré les barres de vies qui viennent d'apparaître au-dessus de leurs têtes. Round One. Non! Avec ma petite taille, j'attrape la leur et je les serre contre moi!

▬ Pas de bagarre, faites plutôt la paix! Je lance en hésitant. Sinon je vais pleurer, uh. que j'ajoute, persuadée que ça pourrait changer quelque chose au combat titanesque qui s'annonce.

Et oui. Parce que les larmes c'est comme la pluie. Et que la pluie, ça calme les esprits! Avec son doux son de ploc ploc sur le toit ou sur le sol. Sa fraicheur sur la peau et son odeur rappelant la forêt. La pluie c’est le bien. La pluie est amour !

▬ Et je suis la Pluiiiiee, prosternez-vous! HA HA HA HA! Pew, pew! que je fais en faisant le geste de quelqu'un qu'égoutte ses mains sur quelqu'un pour l'emmerder.

Hum.. Je crois que j'ai légèrement perdu les pédales. Tant pis! Weee la pluie!

*Delight et Rix donc XD
Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 334
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Ven 17 Juin 2016 - 19:55


Loïse Moore


    Aby observa les deux femmes échanger sans dresser les lèvres. Elle lança néanmoins un regard accusateur à la jeune femme. Cette fille ne voyait donc pas plus loin que le nez au milieu de sa figure !

    -Juste une perturbatrice, nous nous en occupons, profite encore un peu de la fête, je viendrais te voir plus tard dans la soirée.

    Aucune des invitées n’émit la moindre petite protestation. Elles reprenaient leur conversation comme si rien ne s’était passé. L'immortelle eut un bref ricanement devant cette indifférence collective. Nikolas était forte. Le Mal gagnait déjà du terrain sur Édimbourg. Les découvertes faites par les Tannit n’étaient en réalité que la pointe visible de l’iceberg.

    Les yeux clairs de la blonde se posèrent sur cette vieille connaissance. La nouvelle épouse de Jao et elles s’était très peu croisée. Mais cela avait été suffisant pour qu’une défiance naturelle se créer entre elles. Abigaël dissimula sa peur en étant bravache. De toutes les manières, elle savait que Strega la voulait vivante… pour le moment.

    -Salut Xin… Toujours là pour faire sa sale besogne.

    Madame Wang eu un mauvais sourire à la pique d’Abigaël. Une lueur sadique éclaira son regard pendant une fraction de seconde. Puis la Prodige se reprit et s’appliqua à rester impénétrable face à la jeune femme. Elles remontèrent l’escalier qui menait au rez-de-chaussée de la Villa pour se rendre dans l’atelier personnel de la Duchesse. Celui-là même ou elle avait amené l’une de ses invitées quelques jours auparavant.

    Xin fit apparaître une clé en argent dans le creux de sa main. La porte s’ouvrit lentement. L’une des filles appuya sur l’interrupteur. La pièce était propre, rangée, les étagères sagement alignées prenaient une bonne partie de l’espace. Elles placèrent une chaise, en évidence au centre de la pièce, et y ligotèrent la fille de Sveda.

    -Retournez en bas. Je me charge de la suite.

    -Tu ferais bien de dire à Jao d’arrêter de chercher ma mère.

    -Inutile. Il l’a déjà trouvé…

    -Je ne te croit pas. Tu ments !


    **
    *

    Johanna Woodhope se matérialisa quelques minutes plus tard. Il ne restait plus que la prisonnière qui tentait de défaire ses liens. Abigaël sentit immédiatement sa présence. Elle releva brusquement la tête. Un sourire répondit instinctivement à l’illusion. Aby n’avait pas connu cette femme de son vivant. Mais, elle avait entendu parler de ce qui lui était arrivé. Même si cela pouvait paraître complètement fou elle s’adressa au créateur.

    -Contente de te savoir encore du bon côté Anima. … On risque d’avoir encore besoin de ton aide… C’est maman...

    Le voyage pour revenir en ville se fit dans d’étranges conditions. Aby n’avait aucun contrôle sur ses perceptions sensorielles. Elle ne sut pas vraiment comment cette apparition avait fait pour l’aider à sortir. Mais ce qui était sûr c’est qu’elle échappa aux griffes de la belle-mère de Kim et de Strega. Ce qui était en soi une victoire !

    Maintenant, Abigaël devait s’assurer que ce qu’elle avait apprit n’était pas vrai…


[Sortie]
Tohum
Sphère Savoir
avatar

Messages : 938
Etat Civil : En couple avec Caleb
Pouvoirs : Contrôle du sable, contrôle du sommeil



"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


Revenir en haut Aller en bas
Ven 17 Juin 2016 - 20:10
E la Regina

Feat. Ces dames.





Nikolas sourit à sa revêche comparse.

Tu comprendra bien assez vite Andréa. Je suivrais ton conseil Agrafena.

Strega darda ses yeux rusés sur les deux membres de la Famille. Elle envisagea brièvement de poser la question à Death. Combien de temps lui restait-il dans la peau de la vielle Duchesse sicilienne ? Une telle information lui permettrait de planifier au mieux ses derniers jours. Elle s’avança en direction de la Prodige, mais fût arrêtée par les premiers signes de délire.

Une ride de contrariété creusa d’abord son front. Ainsi, Angelina n’était pas capable de garder le contrôle sur ses personnalités. La dame étudia pendant quelques instants les diverses réactions. Cette petite perturbation servait en fait son premier dessein. Elle se posta dans un angle et contempla les femmes.

Delirium ? Murmura tranquillement Nikolas, alors qu’elle appliquait à nouveau son pouvoir sur cette dernière.

Le regard de l’antique Crétoise se concentra ensuite sur la sœur pour imposer le même traitement. La question attendrait.

Xin et ses filles entrèrent à trois. La Chinoise, comme elle l’avait promis, se rendit auprès de sa jeune amie. Elle salua les deux femmes qui tenaient compagnie à Lotte. Son regard pétillant détailla la femme de main de Percy avant de s'asseoir.

100x100

Mrs Wang

Madame Wang est la seconde épouse de Jao Wang. Elle joui des avantages de la richesse tout en étant régulièrement une égérie pour des produits de beauté féminins.



- Bonsoir mesdemoiselles… Lotte. J’étais vraiment curieuse de te voir ici ! J’ai insisté pour que tu sois sur la liste. Me présenterais-tu tes nouvelles amies ?

De l’autre côté de la pièce Madame Lampeduza porta son attention sur Estelle qui était en train de reprendre ses esprits. Sans que mot ne fut prononcé, la jeune femme compris les attentes de la vieille noble. Elle s’éclaircie un peu la gorge et s’empara du micro pour reprendre son discours.

100x100

Estelle

Estelle O’Neal, petite quarantaine, est tout à fait avenante. Son visage vous évoquera sans doute quelque chose si vous êtes allées au théâtre ces temps derniers, où elle joue des seconds rôles.


-Mesdames ?! Mesdammmmmes ! Par ici ! Voilà ! Maintenant que la lumière est revenue… Re-pre-nons ! Donc ! Cette organisation ! Comme je vous le disais, est dégagée de tout encombrement politique. Nous visons une évolution globale ! Guilia, s’il te plait… (La femme interpellée, une quarantenaire de belle allure, quitta le siège où elle sirotait un verre de vin. Elle s’avança vers les nouvelles les plus proches.)
Notre amie Guilia va passer parmi vous pour donner à chacune d’entre vous un objet. Gardez-le précieusement, car il est individuel et il n’y a pas de double possible… ses petits bijoux coûtent assez cher. ( La belle-sœur de l'hôtesse tendit à Gabrielle ce qui ressemble à une pièce de monnaie basique. Elle semble en argent, plus grosse que la taille standard. Elle entre néanmoins dans le creux de la paume. Elle en tendit une autre à Charlotte et poursuit ainsi.)
Ceci n’est pas qu’un signe de reconnaissance, c’est un outil. Une fois activé, il vous donne accès à toutes les ressources qui vous seront utiles dans les semaines à venir. Il permet aussi de communiquer directement avec un autre membre de la Congrégation. (Guilia arriva à la hauteur des deux soeurs de Perceval Rose.)
Pour des raisons de sécurité du réseau, à moins d’une véritable nécessité, vous ne pourrez rencontrer que les personnes qui sont ici ce soir. Retenez bien les noms de vos voisines. Les plus anciennes seront vos référents sur l’Arche comme à l’étranger. Ne vous en faites pas, nous sommes mobiles ! J’en profite pour repréciser une évidence, le contrat que vous avez signé en début de soirée stipule bien que tout ceci ne doit par être partager. (Guillia s’arrête alors au niveau de Xin et de la petite clique.)
Pourquoi communiquer ? Afin de nous coordonner. Une action n’est jamais aussi efficace que quand elle a une répercussion sur l’ensemble de l’Archipel. Quelles actions ?! J’y viens. En fait, elles peuvent prendre toutes sortes de formes… Réunion, voyage, formation… Notre premier objectif est de contrer les réactionnaires. Toujours par un biais pacifique et légal évidement. (Guillia termina sa ronde. Il lui reste la pièce que Miss Moore n’obtiendra donc pas.)
C’est d’abord en étant alerte et impliqué que nous parvenons à gagner du terrain. Il ne vous sera jamais demandé quelque chose qui soit en dehors de vos compétences personnelles. Vous êtes bien entendu libre de ne par agir…. Mais ce serait dommage ! (Elle rit gaîment avant d’achever son speech. )
Voilà pour une première approche. N’hésitez pas à venir nous poser des questions. Je sais que tout cela peut paraître très “mystérieux” mais vous verrez très vite par vous même de quoi il en retourne ! Profitons du reste de la soirée ensemble !


La comédienne adressa un dernier sourire à l’assistance avant de quitter la petite scène. Elle s’enfonça dans la foule avec le sentiment du devoir accompli. L’étape une était faite. La prochaine ne surviendrait que le lendemain, quand certaines de ces femmes décideraient ou non d’être connectées à l’Ordre. Il y avait toujours environs dix pour cent de perte dans les ratios. Des esprits réfractèrent, des rebelles dans l’âme, cela faisait partie des risques. À ce jour personne à l’exception sans doute de la Lampeduza, n’était en mesure de cerner l’étendue de leur toile. Mais il n’y avait pas de doute qu’elle couvrait l’ensemble des Arches.

La soirée prit peu à peu une tournure plus ordinaire. Nonobstant la présence silencieuse des canidés postés aux angles de la pièce. L'ambassadrice serait fort aise de retrouver le confort de l’ordinaire. Les femmes venues soutenir l’organisation de cette initiation, Lizbeth, Jessica, Estelle, Guilia, circulaient tranquillement d’un groupe à un autre. Elles continuaient d’étudier chaque participante avec attention pour pouvoir faire un retour au moment du débriefing.

Nourritures et activités ne manquèrent pas pour occuper toutes ces « jeunes » recrues. Elles eurent la possibilité de remonter, pour profiter d’une chambre, en cas de fatigue ou d’un besoin d’intimité. La nuit se déroula beaucoup plus paisiblement qu’elle n’avait débuté.

Du moins en apparence.

Les minutes, les heures, s’écoulèrent plus ou moins vite selon les invitées. Cela dépendant avant tout de leur capacité à aller vers les autres et leur envie de profiter de ce qu’offrait ce lieu coupé du monde.

À l’approche de l’Aube, le Service de la maisonnée arriva pour servir le premier repas de la journée.

100x100

Domestique n°3

Miss Ridley, nouvellement arrivée au service, se fera un plaisir de vous servir.


Le parfum d’un café italien réchauffa tranquillement l’atmosphère. On mit également à disposition de quoi prendre une douche. Le jardin fut accessible tout comme l’ensemble du rez-de-chaussée. Les grilles de la propriété, elles, furent ouvertes après le déjeuner. La villa, comme une fleur s’ouvrit vers le monde extérieur. Le fond de l’air était frais. Cependant quelques rayons de soleil perçaient la couche nuageuse.

Celles qui désiraient alors partir se virent proposer un véhicule avec chauffeur, pour les escorter en ville. Nikolas, qui n’avait pas été là à l’arrivée des dames, fut au contraire présente à chacun de leur départ. Elle nota silencieusement l’ordre dans lequel ces dernières se retirèrent, tout comme leur façon de la saluer.

Quand toutes furent toutes parties, la vieille âme, alla retrouver son allié d’une nuit.

Anima avait eu l’occasion de faire des pauses au cours de la nuit. Une pièce avait été mise à sa disposition non loin de l’une des bibliothèques. La pièce était à présent baignée d’une agréable lumière matinale. Le printemps ne tarderait plus, tout comme bien d’autres renaissances.

Camille. Bonjour. Vous avez fait du beau travail. Comment avez-vous trouvé notre soirée ? Quelqu’un toqua contre la porte. La vie reprenait déjà son court habituel.

Strega se détourna de la porte-fenêtre et avisa son homme de main personnel. Elle le jaugea une seconde, puis se concentra de nouveau sur la vue. La meute de chien était tendue ce matin, tout comme la Sorcière.

100x100

« Maurice »

Maurice Pelletier, le bras droit de madame Lampeduza, son garde du corps et enquêteur personnel. Ce français est très calme et discret. Il sait se faire oublier de vous.


Informez le Duc que les portes sont ouvertes. Raccompagnez sa sœur chez elle. Profitez s’en pour poursuivre notre petite enquête. Camille, cher ami, j’aurai aimé vous invi…
Qu’y a-t-il ?


La dame avait brusquement changé d’interlocuteur, pour s’adresser à l’un de ses chiens de garde, qui venait de se planter sur le seuil.

Un silence inquiétant s’installa dans le petit salon. La Duchesse s’excusa rapidement et sortie d’un pas vif pour rejoindre son atelier. Lorsqu’elle découvrit la disparition d’Abigaël elle manqua de se laisser emporter par la colère. Une fureur glacée durcie un peu plus ses traits. Mr Pelletier, resté sur le pas de la porte, entendait son ordre. Telle que le voulait la logique l’enquête fut ouverte.

Vérifiez les enregistrements.

Les mains serrées l’une dans l’autre Strega fit le tour de la pièce, lentement. Une intuition lui soufflait déjà la réponse à sa question. Mais, avant d’agir, elle voulait une preuve. La contenance qu’on lui voyait toujours s’effaça. Nikolas était pâle. Exercer consciemment sa capacité, durant toute une nuit, l’avait vidée de son énergie. Apprendre l’évasion de sa prisonnière acheva de l’épuiser.

Un bruit de pas, l’alerta, quant à une présence familière. Hécate, la plus vieille et majestueuse des chienne, attendait sa maîtresse. L'animal donnait l'impression de la fixer d'un air entendu. Nikolas retient un soupir excédé.

Non. Nous reprendrons les recherches demain. Déclara-t-elle sèchement en quittant son antre.

Anima fut poliment invité à se retirer. Il serait de nouveau invité. Plusieurs affaires n'étaient pas encore terminée entre eux. Pendant ce temps le personnel, se chargea de remettre la Villa en ordre.

Strega ignora les protestations de son corps et passa la fin de la matinée à organiser la suite des événements. La disparition de Tanit risquait de mettre en péril ce qu'elle avait prévu. De plus, "l’Initiation" n’avait pas donné tous les résultats escomptés. La Sorcière devait encore trouver la prochaine Regina.

Strega
Sphère Artistique
avatar

Messages : 306
Etat Civil : Mariée au Duc Lampeduza
Pouvoirs : Inibition du gène x chez autrui
Revenir en haut Aller en bas
Mar 21 Juin 2016 - 21:08
Les événements prenaient une tournure pour le moins inattendue. Même pour notre protagoniste. Malgré la présence de Delight et Death, l’homme avait continué sa tâche, professionnel jusqu’au bout. Ou du moins, c’était ce qu’il essayait de se faire croire. Toujours dans un état de concentration intense, il continuait à focaliser son énergie sur le maintien et le contrôle des nombreuses illusions présentes à la soirée. Mais l’équilibre était précaire, même s’il ne voulait pas se l’avouer lui-même. La dernière crise commençait à dater, et au fond de lui, il sentait arriver les premiers signes avant-courreur d’une nouvelle période de folie incontrôlable qui le forcerait une nouvelle fois à se retirer du monde. De plus, il savait qu’utiliser intensément ses pouvoirs comme il le faisait actuellement ne faisait qu’avancer les périodes de crises. Mais pour l’heure, il était encore maître de lui-même et comptait bien terminer le travail que l’on lui avait confié.

La coupure de courant fut la première anicroche. Le retour de la lumière s’accompagna d’un retour des pouvoirs des invités prodiges. La présence de Delirium l’effleura et son corps émit un léger spasme. Instinctivement, il se pencha en avant et se prit la tête entre mes mains, luttant contre le vent de folie qui s’infliltrait en lui. Pas maintenant... Il se blâmait pas sa vieille amie, se sachant tout impuissant qu’elle à maîtrise cette part de son don et de son héritage. Il parvenait à garder sa présence cachée, mais quelques illusions commencèrent à faiblir, voire à grésiller.

Les ombres de certaines invités s’allongèrent soudainement, pour prendre des proportions et une apparence inquiétante si quiconque y prêtait attention. Un rire dément résonna alors un court instant dans la salle, le genre à vous donner instinctivement la chaire de poule. A moins que cela n’eut été un courant d’air ? Un battement de cils et tout sembla retourner à la normale.

Haletant, l’homme retourna s’appuyer contre le mur, retrouvant peu à peu son calme et ses esprits. Il s’en était fallu de peu, mais il avait réussi à contenir la crise. Pour l’instant du moins. Le temps de lui laisser terminer ce qu’on lui avait demandé. Il retrouva finalement son état de semi-transe, et le reste de la soirée continua ainsi pour lui.


***


Johanna Woodehope avait adressé un nouveau sourire radieux et reconnaissant à Delight, avant de disparaître. Pour mieux réapparaître aux côtés d’Aby une fois ses goêliers temporairement neutralisés. Même si elle semblait particulièrement réelle, elle n’en demeurait pas moins un souvenir et une image, même si la force des émotions de son créateur à l’égard de sa femme lui offrait une indépendance et un comportement propre, échappant ainsi à la conscience et au contrôle de Wairua. Elle hocha simplement la tête en guise de réponse, souriant comme à son habitude avec une certaine tendresse. Elle posa un doigt sur ses lèvres, joueuse.

"Cela restera notre secret." Les caméras de sécurité de la villa ne pouvait de toute manière pas la percevoir. Mais cela n’exluait pas la possibilité que la propriétaire des lieux fasse ses propres conclusions, de loin pas. Johanna hocha doucement la tête. "Quand il le faudra, il sera là. Il l’est toujours, quoi qu’il pense. Veillez les uns sur les autres."

L’illusion aida ensuite la jeune femme à sortir de la villa selon le même mode opératoire, neutralisant les obstacles qui se présentaient pour finalement la mener hors de danger. Une fois sa tâche accomplie, elle s’évapora comme elle était apparue.


***

Il s’était assurément passé quelque chose. Assis à une table, je fixais distraitement la tasse de café qui me faisait face. De temps à autre, mon regard se levai rapidement pour fixer l’illusion de ma femme, adosée contre un mur à côté de la fenêtre d’où se difusait une lumière matinale. Elle avait son habituelle sourire, mais... quelque chose d’autre que je ne parvenais pas à définir. Avait-elle une nouvelle fois échappé à mon contrôle durant la nuit ? C’était probable. J’avais en tous cas l’impression qu’elle s’était manifestée auprès de Delight. Pour le reste... je ne parvenais pas à dire. Au moins était-elle vraisemblablement étrangère au cambriolage.

Lorsque la Duchesse entra, je me levai pour m’incliner légèrement et la saluer. Johanna l’observa, s’écartant légèrement lorsque notre hôtesse s’approcha de la fenêtre, et ce même si cette dernière ne pouvait pas la voir.

"Madame. Je suis ravi si mon travail vous a apporté satisfaction. C’était assurément une soirée intéressante, même si le thème ne me concerne que peu. Durant cette vie du moins."

L’arrivée du dénommé Maurice stoppa notre conversation, et j’observais le dialogue entre la dame et son employé, impassible. Relevant légèrement la tête lorsqu’elle me parla à nouveau, je ne répondis cependant rien lorsque la Duchesse s’interompit soudainement se concentrer sur un autre sujet, manifestement rien de très positif. Malgré le silence lourd, mon expression demeura stoïque et imperturbable. Je suivis du regard la dame sortir en trombe de la pièce, et en profitais pour prendre une nouvelle gorgée de café.

Mon regard croisa celui de Johanna avant de plonger à nouveau vers le liquide caféiné. Se pouvait-il qu’elle soit à l’origine de ces nouveaux troubles ? Je restais dubitatif, même si finalement, le fait de n’avoir aucun souvenir ou indice me forcait plutôt à ne pas me fatiguer à de telles pensées. Comme souvent, je me sentais las et étranger à tout ce qui pouvait se passer autour de moi. De plus, la soirée et la maîtrise des différentes illusions qui avaient été utilisées pour divertir les invitées m’avaient passablement fatigué. La folie guettant, je savais qu’il serait sage de me retirer au plus vite pour passer cette période difficile cloîtré dans une maison aux abords de la vie. Là où je ne pourrais être un danger que pour moi-même.

J’acceptais donc sans plus de cérémonie de tirer ma révérence, après une dernière salutation. Nous avions après tout assez à penser chacun de notre côté, et je savais que nous étions amenés à nous revoir, la Duchesse et moi. Dans d’autres circonstances.
Wairua
Sphère Savoir
avatar
Messages : 145
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Réincarnation, illusions, prédictions
Revenir en haut Aller en bas
Mer 29 Juin 2016 - 17:00
Je pouvais sentir ma conscience se délier comme si l'on avait tiré sur un fil. C'était toujours aussi étrange, de sentir ainsi le contrôle que j'avais sur moi-même fondre comme neige au soleil, et ce sans que je ne puisse rien y faire. Étrange, et terrifiant. C'était la première fois que cela m'arrivait depuis mon retour d'Australie, depuis que j'avais retrouvé ma véritable personnalité. J'avais beau savoir qu'un tel moment était voué à se reproduire, j'avais pourtant espéré que ce ne serait pas le cas, qu'une solution serait trouvée avant. Delirium n'était pas la plus dangereuse de mes facettes, même si elle était capable de fracturer des esprits forts une fois tout son potentiel atteint. Mais pour cela, il lui fallait du temps, et ce qu'expérimentaient sans doute certaines des femmes présentes n'étaient heureusement que ses balbutiements. L'avatar de la folie était surtout une porte ouverte pour celles qui risquaient de lui succéder, et c'était cette pensée qui me faisait le plus peur. Je luttais de toutes mes forces, me raccrochant au moindre semblant de calme que je pouvais trouver au cœur de mon esprit agité et tortueux, comme à un phare au milieu de la tempête.

« Je serais ravie de faire un do avec toi. » avais-je pu entendre ma sœur répondre à Dahlia. Elle avait surmonté le bref malais que lui avait imposé le retour soudain de ses pouvoirs, et souriait à nouveau comme si de rien n'était. Death était aussi experte dans l'art de porter un masque qu'elle l'était pour déchiffrer ceux d'autrui. « J'ai déjà rencontré la duchesse, oui. Mais je n'irai pas jusqu'à dire que je la connais, et je ne suis de toute façon pas sûre d'en avoir très envie... Autant les intentions de l'ordre qui nous est présenté ce soir sont louables et attirantes, autant je ne suis pas sûr d'avoir une grande confiance en sa dirigeante. Ceci dit, il n'est jamais trop tard pour changer les choses... »

Peut-être aurait-elle ajouter quelque chose, si son interlocutrice n'avait pas attiré son attention sur moi. Je sentis aussitôt l'inquiétude de ma sœur, qui savait ce que je traversais et qui avait toujours tout fait pour m'aider à traverser cette épreuve. Elle se précipita à ma rencontre, et vint me prendre les bras avec autant de fermeté que de tendresse. Je cherchai son regard, et nos yeux se croisèrent pour ne plus se quitter ; je faisais des siens, connus et aimés, un véritable point d'ancrage auquel j'essayais de m'accrocher de toutes mes forces.

« Ça va aller Del'. Je suis là, ça va bien se passer, tu vas voir. Tu n'as rien à craindre, pas tant que je serai là. »

Ses mots me faisaient du bien, et je pouvais voir qu'elle luttait elle aussi pour garder le contrôle. Des siècles à me fréquenter, ajoutés à son esprit fort, lui permettaient de repousser les effets de mon pouvoir, du moins pendant un temps. Elle m'avait plus d'une fois aidée à me sortir d'une crise, enrayant le cycle avant qu'il ne soit trop tard. Mes cheveux s'agitaient comme dotés d'une vie propre, changeant de couleurs à un rythme si rapide qu'il en devenait presque flou. Tout autour de moi, les papillons illusoires étaient rejoints par des poissons multicolores qui flottaient dans les airs. Instinctivement, je me mis à serrer fort les bras de ma sœur en retour... Et soudain, tout fut terminé. J'eus l'impression d'être enfermée dans une bulle isolante, brutalement coupée de l'accès à mes pouvoirs. Ma chevelure reprit sa teinte habituelle, de même que mes yeux, et mes pensées ne tarda pas à s'éclaircir. J'étais de nouveau Delight. J'étais de nouveau moi-même, ou du moins ce qui s'en rapprochait le plus. Je ne fus guère surprise de voir la duchesse à l’œuvre, d'autant que ce n'était pas la première fois qu'elle me tirait de ce mauvais pas. Le temps que j'avais passé à ses côtés me revint une fois de plus en mémoire, et je me rappelai à quel point il avait été séduisant de rester en sa présence. Rassurant, même. Jusqu'à ce que je finisse par trouver le prix potentiellement trop lourd à payer. Ce qui ne m'empêcha pas de la remercier sincèrement : « Merci, Nikolas. Une fois de plus, vous aurez su calmer la folie qui s'agite en moi ; vous avez ma reconnaissance. »

J'inclinai respectueusement la tête à son attention, tandis que Death me tirait un peu à l'écart, cherchant un endroit calme dans la salle. Ce n'était pas vraiment nécessaire, la crise étant passée, mais je me laissais guidé, également reconnaissante à ma sœur pour sa présence. « Ça va aller. »lui dis-je. « Elle est partie, il n'y a plus que moi à présent. » Et je me prenais à espérer que cela soit le cas encore longtemps. L'espoir... Voilà qui était bien dangereux dans mon cas, ce soir en témoignait, mais je ne pouvais pas plus m'empêcher d'y souscrire que de respirer. « Merci pour tout. »

Et la nuit reprit son cours. J'avais écouté les dernières informations d'une oreille distraite, préférant profiter de la compagnie de ma sœur et de mes amies. Plus d'une fois, je cherchai l'illusion de la défunte femme d'Anima du regard, espérant peut-être découvrir un moyen de rejoindre mon ami. Mais je la trouvais pas parmi les célébrités fantômes, et j'espérais de tout cœur que Camille ne s'était pas engagé sur un chemin dont il ne pourrait jamais vraiment se retourner. Quant à cette histoire d'ordre... J'étais du même avais que Death : si le principe m'apparaissait louable et attirant, je n'étais pas sûre d'apprécier qu'une femme comme Cnossos se trouve à sa tête. Ses actions risquaient d'être trop extrêmes à mon goût, et je craignais que sa soif de pouvoir ne se heurte aux objectifs plus fondamentaux. De plus, j'étais plus disposée à lutter pour une cohabitation qu'un quelconque idéal de supériorité. Et puis je n'avais jamais très bien fonctionné au sein d'une organisation, je me considérais comme bien trop volatile pour ça.

Au matin, je profitai de la collation qui nous fut offerte, reprenant des forces pour le retour à la maison. Le diner fonctionnerait sans moi encore un jour, et je n'attendais plus qu'une chose : retrouver mon lit. J'avisai Charlie, qui semblait elle aussi de retour à la normale, et je n'étais plus très sûre de pouvoir dire avec certitude si ce que j'avais vu lui arriver était réel ou un produit de mon imagination. Delirium me faisait souvent cet effet là, tordant la réalité de mes souvenirs les plus récents après chacune de ses apparitions...

« Quelle nuit... Une piscine, des énigmes, des stars, des chiens, de quoi manger des boire, et la carte de membre pour une organisation secrète. Heureusement qu'elles servent le petit-déjeuner ; aucune cause ne vaut la peine qu'on se batte pour elle l'estomac vide... »

Et puis il était agréable de profiter du service des autres, pour une fois. De son côté, Death conversait avec Dahlia, en attendant que nous reprenions toutes le chemin du retour : « J'espère que ce ne sera pas la dernière soirée que nous passerons ensemble ; je crois que je vais rester en ville quelque temps... D'autant qu'on a toujours un duo à faire. »

Je me saisis d'une tasse de café brûlant, tandis que le matin continuait de pointer le bout de son nez. Delirium était peut-être réapparue, mais elle n'avait pas encore pris le dessus. Et j'étais bien décidée à faire tout mon possible pour rester moi-même le plus longtemps possible. J'avais beau avoir plus de deux mille ans, j'avais depuis peu l'impression que ma vie ne faisait finalement que commencer, et j'étais bien décidée à tout faire pour en garder le contrôle. L'espoir ; quelque chose me disait que je pourrai bien arriver à vivre avec, cette fois-ci...
Delight
Sphère Economique
avatar

Messages : 72
Etat Civil : célibataire
Pouvoirs : modifie la réalité autour d'elle à travers ses émotions
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 30 Juin 2016 - 13:34
PNJs utilisés:
 


Miranda s'était assise sur le sofa, répondant à l'invitation de la française. Elle n'avait peut-être pas l'habitude de ce genre de situation en-dehors d'une mission, mais maintenant que la glace était brisée, elle se sentait un peu plus à l'aise. Et puis la danseuse l'intriguait, elle devait bien l'avouer. Il y avait une attraction indéniable qui se dégageait de sa désinvolture, et la blonde était impressionnée par un tel contrôle. Et lorsqu'on impressionnait Miranda, c'était que l'on était plus que jamais digne d'intérêt. Au moins, cette fois-ci ne s'agissait-il pas d'une menace à éliminer, et Lockhart doutait que son interlocutrice soit une redoutable espionne infiltrée à déterrer. Quoi que pour le côté redoutable, cela restait à voir...

« Non, pas vraiment. » répondit-elle à Lotte lorsqu'elle lui retourna sa question. « Je préfère en effet parler aux vivantes. L'illusoire ne m'a jamais intéressée. »

Le concret, voilà ce en quoi croyait l'agent d'élite. Aussi réussies soient-elles, ces apparitions n'étaient pas les femmes qu'elles représentaient. Elle les considérait plus comme un écran de fumée, une démonstration d'esbroufe de la part de leur hôtesse qui ne l'impressionnait pas plus que ça. On pouvait parler au passé autant qu'on voulait, rien ne remplaçait l'action dans le présent. Cette soirée s'apparentait à une pièce de théâtre savamment maîtrisée, avec son lot d'imprévus et d'improvisation. Percy aurait sans doute apprécié la mise en scène, lui qui n'était pas étranger aux effets de manche. Quand Lotte revint se blottir contre elle après avoir été saluer d'autres femmes, Miranda se maîtrisa pour ne pas tressaillir. Elle avait tendance à souvent réagir brusquement aux contacts physiques imprévus, chaque parcelle de son être y voyant une menace potentielle. Mais la présence de la danseuse n'était pas désagréable, et elle n'avait pas envie de laisser ses instincts de défense prendre le dessus là où ils n'étaient pas nécessaires. Mais ses instincts protecteurs étaient restés présents lorsque la lumière s'était éteinte, et elle avait protégé Lotte de son corps sans réfléchir. Elle s'écarta doucement une fois la situation éclaircie, observant l'ensemble de la scène avec attention.

« Je ne sais pas ce qui s'est passé, et je doute que notre hôtesse se donne la peine de nous donner la véritable explication... Je suis, euh...contente que tout aille bien.» répondit-elle à sa compagne de canapé. De son côté, l'oratrice appelait au calme, et continua d'expliquer la raison de leur présence à toutes tandis que la soirée continuait. Miranda écoutait avec un intérêt grandissant, impressionnée par la structure qui leur était proposée. Elle reconnaissait volontiers les valeurs d'une telle organisation, et elle était plutôt disposée à lui donner un coup de main ici et là. Du moment que cela n'interférait pas avec ses activités au sein d'Arkadia, bien sûr. Quelles que soient ses convictions, sa loyauté était plus forte encore. Quant à Percy...et bien, elle n'était pas obligée de tout lui dire, aussi n'allait-elle pas rompre le contrat qu'elle avait signé plus tôt. Par contre, si l'un des sondeurs d'esprit d'Arkadia venait rechercher en elle quelque information...et bien, elle n'y pourrait pas grand chose. Elle avait donné son accord à son patron pour de telles pratiques ; techniquement, elle n'allait rien enfreindre du tout.

« Et bien, on peut dire que tu caches bien ton jeu. » lança l'ambassadrice un peu plus loin à l'adresse de Nikolas. Andrea était relativement impressionnée, mais elle n'allait pas pour autant le crier sur tous les toits, et encore moins le montrer. A l'image de Miranda, elle reconnaissait le potentiel d'une telle organisation, et trouvait ses buts aussi louables que pourvus d'un bon sens indéniable. « Il était temps. » finit-elle par lâcher, hochant brièvement la tête. « Cet ordre aura mon soutien...dans la mesure du possible. »

Après tout, elle avait les moyens et l'influence nécessaires pour donner un coup de main, et elle n'allait certainement pas s'en priver. Aujourd'hui encore, les femmes de part le monde avaient bien besoin d'un tel soutien, et coordonner les efforts d'autant de personnes en mesure d'agir avait le potentiel de faire beaucoup de bien à la cause. Agrafena restait silencieuse, ce qui ne lui ressemblait pas. Mais qu'elle approuve ou non les activités de l'ordre, ce dernier n'aurait pas à se méfier d'elle. Son étourderie était feinte, et sa sœur la soupçonnait parfois d'être encore plus calculatrice qu'elle derrière sa façade débonnaire. L'ordre n'aurait pas à se méfier d'elle, tant qu'il n'agissait pas de manière à causer des dégâts qu'elle n'apprécierait pas, se corrigea intérieurement Andrea. Les deux femmes passèrent le reste de la nuit à discuter avec leurs nouvelles consœurs, Andrea en profitant pour consolider ce nouveau réseau. Agrafena retrouva vite sa bonhomie naturelle, mangeant et buvant comme la bonne vivante qu'elle était, traitant chaque convive avec la chaleur réservée à une vieille amie. Nikolas avait fini par s'éclipser, sans nul doute pour aller régler les perturbations dont sa soirée avait été victime ; Andrea aurait donné cher pour en apprendre plus, mais savait son amie experte pour garder ses secrets. Enfin, il fut temps de rentrer, l'aube pointant ses premier rayons. Andrea retrouva sa sœur en train de ronfler bruyamment sous une table, et dut la réveiller avec l'odeur d'un café bien frais. Apercevant Miranda, l'ambassadrice lui fit signe de les rejoindre, et les sœurs de Percy se dirigèrent à l'extérieur dans le but de rejoindre leur voiture. De son côté, Miranda alla saluer Dahlia, qu'elle n'avait guère eu le temps de côtoyer cette nuit, mais qu'elle tenait à saluer avant de partir.

« Alors, prête à participer à l'effort de guerre ? » lança-t-elle avec un sourire à son amie. « J'ai l'impression que c'est pile dans nos cordes... Il faut que je file reconduire les sœurs du patron, mais on se revoit bientôt. »

Puis elle chercha Lotte du regard, se dirigeant vers elle ; elle n'avait pas envie de partir sans lui dire au revoir non plus. Elle chercha un instant ses mots, espérant qu'elle ne se montrerait pas trop brusque ; elle n'avait vraiment pas l'habitude... 

« Tu as été une rencontre très intéressante. J'espère qu'on se recroisera. » finit-elle par lâcher, en tendant la main à la danseuse. Elle se maudit intérieurement d'autant de raideur, d'autant qu'elle avait vraiment apprécié la jeune femme. Puis il fut temps de rejoindre la voiture, afin de conduire ses occupantes chez elles ; puis quelques heures de sommeil, et une nouvelle journée de travail pourrait commencer.

Percy
Sphère Economique
avatar

Messages : 532
Etat Civil : veuf
Pouvoirs : mémoire parfaite - intelligence améliorée - résistance mentale - Immortalité


Thème: Everybody Wants To Rule The World - Lorde




"Chaos is found in greatest abundance wherever order is being sought. It always defeats order, because it is better organized." Terry Pratchett
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 30 Juin 2016 - 16:10





SCENARIO


"E la Regina"

Rix regarda Charlie d'un air presque interloquée. Non en effet, elle ne la reconnaissait pas. Sa plaie préférée? Purée c'était qui qui avait le plus bu entre les deux? La question pouvait parfaitement se poser. Après tout, la profileuse était connue pour se souvenir des visages qu'elle rencontrait, mais celui-ci, ne lui disait vraiment rien. Même si, les intonations et le reste lui rappelait vaguement quelqu'un, ce dernier, était un homme. Pas cette nana à ses côtés. C'était sa sœur cachée? De quoi tenter à vouloir en savoir plus.

Mais ça serait pour une autre fois. Pour le moment, il y avait autre chose à faire. Entre la coupure de courant et maintenant cette femme qui faisait un malaise et surtout, cette licorne! Nom de dieu! Elle n'avait pas ce genre de croyance, mais c'était impressionnant, encore plus que toutes ces figures féminines qui se baladaient dans le coin. S'approchant alors de l'animal légendaire, en ayant oublié le reste, Gabrielle se demandait si tout allait être comme dans les contes. Mais alors que sa main s'approchait du museau de la bête, tout disparu comme un claquement de doigts et ce fût une forte migraine qui prit le dessus. Comme quand elle sortait d'une gueule de bois... en pire.

Bref, au moins n'avait-elle plus l'impression de nager dans un pur délire. Quoi que... la suite des festivités ne manqua pas de lui faire hausser un sourcil. Les bras croisés, elle s'était adossée à un pilier de la salle, pour observer la comédienne finir de leur expliquer le pourquoi de leur venue ici. Cette société secrète la rendait curieuse, même si en bon flic, elle se demandait comment cela allait interagir sur le long terme et que cherchait à faire la maîtresse de maison au final. Oui, la fin de leur petit entretien privé ne l'avait pas totalement convaincue, elle continuait de se demander à quoi jouait Nikolas. C'était ainsi, Kreizler ne savait pas ne pas être sur ses gardes.

Elle prit la pièce qu'on lui donna de bonne grâce, puis ne manqua pas d'approcher Giulia, qui s'avérait donc être la sœur du Duc. Puisque cette dernière était ouverte à la conversation, Rix lui posa quelques questions, jamais totalement ciblée, pour tenter de trouver comment avoir ses réponses. Mais certaines ne vinrent jamais. La boisson, par contre, elle, ne s'arrêta jamais de couler.

Le réveil fût lui aussi, quelque peu spécial. Il lui avait semblé, au cour de la soirée, apercevoir une silhouette furtive, mais pourtant bien connue. Ses entrailles s'étaient retournées d'elles-mêmes, après tout, ça ne pouvait pas être possible qu'il soit revenu d'entre les morts. Pourtant, elle avait eu la certitude, en tous les cas, jusqu'à s'endormir comme une masse, que c'était avec Simon qu'elle avait passé une partie de la nuit. Mirage ô combien agréable et tellement douloureux. Sans doute la faute à tout ce qu'elle avait ingurgité et peut-être quelques réminiscences du pouvoir de Delight. Bref, la barre au milieu de son front n'allait pas la quitter de sitôt et elle espérait que la belle Estelle, n'avait fait que lui tenir compagnie... vu qu'elle était assoupie à ses côtés... décidément... l'alcool n'était vraiment pas son alliée.

A qui devait-elle en vouloir, pour remettre son amour perdu sur le tapis?

D'un pas de félin, Rix avait quitté la chambre, après s'être changée, pour repasser des habits qui lui convenaient beaucoup plus, prête à reprendre son destrier de fer. Elle se demanda qui avait déjà quitté la place, on lui proposa un café qu'elle refusa poliment, elle préférait le jus de chaussette du Bureau. Sans compter qu'elle allait finir par être en retard! Et surtout, l'envie de quitter le lieu commençait à l'oppresser.

Saluant respectueusement Nikolas, elle ne manqua pas de lui lancer un regard qui disait bien qu'elle finirait par avoir les réponses qu'elle cherchait. Puis quitta la villa dans un bruit de moteur caractéristique.

Rouler à vitesse non modérée, permettait de tout oublier. Juste pour le trajet à faire. Ce qui n’était pas si mal, quand on était dans la peau de Kreizler. Sans se douter, qu'un autre homme allait refaire son apparition dans sa vie plus tôt qu'elle ne le pensait.


Codage par Libella sur Graphiorum
Rix
Sphère Militaire
avatar

Messages : 397
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : Connexion aux esprits psychopathes


Tu ne t'intéresses aux gens
qu'une fois qu'ils sont morts!
Revenir en haut Aller en bas
Sam 2 Juil 2016 - 18:25
La perspective de pouvoir chanter avec Death me tira un léger sourire, et j’acquiesçai avec douceur. C’était une offre que je n’allais pas oublier, c’était certain. A nouveau, je remarquais cet étrange air sur le visage de mon interlocutrice une fois que les lumières revinrent, mais je gardais une nouvelle fois mes questions pour moi. Pour le moment, du moins. Si nous étions appelées à nous revoir, ce dont je ne doutais pas, j’aurais ainsi peut-être l’occasion d’en apprendre plus sur cette mystérieuse jeune femme. J’en appris en tous cas un peu plus sur sa relation avec notre hôtesse, ou du moins une partie.

"Je ne me frotterais pas trop à la Duchesse non plus." confirmai-je avec un rapide regard dans la direction de notre hôtesse. J’esquissai ensuite un léger sourire amusé, voire joueur. "Néanmoins, c’est une opportunité intéressante, et si je peux garder mon indépendance dans cette affaire, cela réglerait en partie le problème. Et permettrait de changer les choses de l’intérieur, qui sait…"

L’état de sa sœur m’alerta cependant, coupant inopinément notre discussion alors que Death allait la rejoindre pour l’aider. Je les observais un instant, à la fois curieuse et concernée, avant de finalement détourner le regard lorsqu’elles s’isolèrent. Elles avaient sans doute besoin d’intimité, et si elles avaient besoin de moi, elles savaient où me trouver. Je ne me risquais donc pas à m’incruster, d’autant que j’essayais moi-même de lutter contre une certaine envie… de légèreté et de folie. Sans parler de cet étrange rire glauque, et d’un jeu d’ombres pour le moins… effrayant. Était-ce lié à ce que nous avions bu ? Ou à autre chose ? Je penchais plutôt vers cette option en voyant le visage contrarié de la Duchesse.

Je m’éloignais légèrement pour aller demander un verre d’eau à l’une des serveuses. Buvant doucement, j’en profitais également pour avoir un aperçu des invités. Lotte se trouvait toujours aux côtés de Miranda, tandis que Charlie et la blonde étaient toujours au bar, dans un état passablement… étrange. Finalement, les deux femmes qu’accompagnaient Miranda se tenaient non loin de la Duchesse. C’est à cet instant que l’on nous distribua une pièce, apparemment objet essentiel qui nous permettra de communiquer et de partager des informations. Mon regard s’illumina légèrement, et je détaillais la pièce avec attention. Voilà qui était intéressant.

Je remarquais alors le retour des deux sœurs, et le retour à la normal de Delight. Jetant un dernier coup d’œil à Lotte et Miranda, je me dirigeais à nouveaux vers Death et sa sœur, passant le reste de la nuit à me balader entre elles et quelques « mortes-vivantes » avec lesquelles j’eus quelques intéressantes discussions.

Le matin arriva étrangement très vite, et j’accueillis avec un certain plaisir la collation et le café qui nous furent offerts. Miranda s’approcha alors, visiblement sur le départ, et je lui répondis avec un sourire :

"C’est très tentant oui… On en rediscutera en tous cas, une prochaine fois où tu ne seras pas de garde."

Je notais toutefois que l’ambassadrice et la cheffe étaient les sœurs de Rose. Cela me laissa quelque peu dubitative, mais je me tournais bien rapidement vers Death, qui me fit oublier mes réflexions à ce sujet.

"J’espère également, cela me ferait plaisir de te recroiser. Pour notre duo, ou autre. Toi et ta sœur êtes en tous cas pleines de mystères et de surprises."

J’en profitais pour lui tendre ma carte, avec mon numéro personnel. Lorsqu’il s’avéra qu’il était l’heure de nous en aller, je rassemblais Charlie et Delight pour leur signaler mon départ, et le nôtre si elles souhaitaient me suivre. Je détaillais la foule une dernière fois, puis, croisant le regard de Lotte, lui adressai un clin d’œil avant de lui envoyer un baiser du bout des doigts. Nous allions nous revoir également, c’était certain. Puis finalement, j’allais présenter mes hommages à la Duchesse.

"Madame Lampeduza, merci infiniment pour cette enrichissante soirée." Je m’inclinai légèrement, avant de me redresser pour partager un regard entendu. "Et vous pourrez compter sur moi. Je me réjouis de pouvoir contribuer à cet Ordre à l’avenir, et espère pouvoir en discuter plus amplement tout prochainement."

Il fut ensuite temps de retourner à la maison, pour quelques brèves heures de sommeil avant de recommencer le travail. Pas de vacances pour lutter contre le patriarcat, mais c’était au moins encourageant de se sentir moins seule. Et, bien qu’étrange, cette soirée avait apporté son lot de rencontres que je n’étais pas prête d’oublier.
Persona
Sphère Artistique
avatar
Messages : 125
Etat Civil : Célibataire
Pouvoirs : /
Revenir en haut Aller en bas
Mar 26 Juil 2016 - 23:44
Une fois l'agitation de la coupure d’électricité passée, Nikiya avait réussi à retrouver une certaine forme de sérénité. Certes, les molosses étaient demeurés postés aux quatre coins de la pièce, cependant, la suite capta suffisamment l'attention de la danseuse pour lui faire oublier ce détail.
Elle avait lancé un regard interrogatif à Miranda tandis que celle-ci lui faisait part de son avis mitigé sur ce qui venait de se passer ainsi que sur l'honnêteté de leur hôte à ce sujet. La ballerine hocha la tête, pensive. Décidément, elle n'arrivait pas à ce faire un avis sur la duchesse et ses façons de faire détournées. Mais elle n'eut le temps de se poser de plus amples questions sur le sujet, son amie chinoise fit, à peu près à ce moment là, le choix d'honorer sa parole. Elle revint, comme promis, à ses côtés. Elle s'installa avec aisance près de nos deux protagonistes et Nikiya lui sourit non sans garder dans son regard, une lueur de curiosité. Ses yeux semblaient vouloir en savoir plus sur l'altercation de tout à l'heure mais sa bouche restait close et n'osait demander. A la place, la française s'occupa de faire les présentation entre Mrs. Wang et la belle Miranda Lockhart.

-Je dois te remercier, alors, fit-elle à son amie avec un petit sourire amusée. Voilà une soirée pleine de surprises que je n'aurais voulu manquer pour rien au monde.

Mais le suspens ne durerait plus très longtemps, car la jeune femme qui avait pris la parole devant l'audience pour leur fournir des explications tentait de reprendre là où elle avait été interrompue.
Lotte écouta avec attention, tout en jetant de temps en temps des coups d’œil aux jeunes femmes à ses côtés, cherchant des réactions et si elle abordait un air légèrement désinvolte, elle ne loupait néanmoins rien du discours et enregistrait toutes les informations qu'on leur donnait. Les questions se multipliaient dans son esprit et elle les gardait dans un coin de sa tête. Elle prit la pièce, qui se révélaient être en réalité, un appareil de haute technologie et garda le silence pour un temps, faisant tourner dans ses doigts fins l'objet précieux.
Lorsqu'elle releva le visage, elle s'adressa à Xin. Ne venait-on pas de les inviter à poser toutes les questions qu'elles pouvaient avoir à ce sujet ? Elle se tourna donc vers son amie pour avoir des réponses en l'interrogeant tout d'abord sur la durée de son propre engagement dans cette organisation. 
Les réponses de Xin étaient malicieuses, calculées. Nikiya en était à la fois intriguée et amusée alors qu'elle découvrait une nouvelle facette du personnage qu'elle pouvait connaître lors de leurs retrouvailles autour d'une tasse de thé et d'une pâtisserie. Mrs. Wang lui laissa ensuite entrapercevoir à demi mots les possibilités que pourrait lui offir l'Ordre, ainsi que son influence, seulement, elle restait vague quant à ce que l'Ordre pourrait attendre d'elle. Mais il y avait là, matière à réfléchir. Peut-être avait-elle des envies de se défaire de certaines influences masculines, le monde semblait parfois régit par les hommes et leur bonne volonté, voilà pourquoi l'étoile s'était, depuis un certain temps, détachée d'eux sur le long terme.

La conversation prit fin un peu précipitamment lorsque Xin fut interpellée ailleurs, laissant la danseuse sur sa faim. Mais la suite de la soirée sut la distraire et la tirer de pensées trop sérieuses. Elle questionna Miranda, sur tout un tas de chose mais, si elle répondait toujours à ses questions, elle semblait le faire si habillement qu'au final, la danseuse n'en apprenait que très peu sur elle. Il y avait la musique, les conversations, mais aussi les rires, les douceurs et la boisson. Elle finit par discuter avec un nombre incroyable de femmes, toutes très intéressantes, mais se garda bien de porter trop son attention du Dahlia, qui avait fait le choix de virevolter ici et là. Elles échangèrent quelques conversations mais toujours au sein d'un groupe. A croire que l'une et l'autre prenait grand soin à ne jamais se retrouver celle avec son ex.

La nuit succéda à la soirée et passa tout aussi rapidement. Nikiya qui, on le savait, se lassait toujours assez rapidement de tout et même de ses propres jeux délaissa un peu la foule pour se glisser dans le dos de l'une des jeunes femme de la maisonnée qu'elle avait repéré depuis plusieurs minutes et qu'elle guettait du coin de l’œil, il s'agissait de la même jeune femme qui avait tirée les enthousiaste hors de la piscine en début de soirée. Cette dernière semblait observer un groupe de jeunes femmes plutôt joyeuse et peu attentive. Probablement sous l'influence de l'alcool. Glissant un mot à l'oreille de l'observatrice qui tentait de dissimuler son agacement :

-Quoi, vous n'allez pas intervenir ? Demanda-t-elle, une note provocante dans la voix.

La conversation avait pourtant commencée si innocemment que Lotte s'était demandée comment les deux jeunes femmes en étaient arrivées à se lancer quelques défis plus ou moins osés. Peut-être la danseuse avait-elle proposé de s'occuper des troubles fêtes et la jeune femme, répondant au nom de Fawn, avait osé mettre en doute ses qualités de séductrice...

Lorsque l'aube de profila à l'horizon, Nikiya avait ouvert un œil, une légère clarté entrait dans la chambre malgré les fins rideaux de coton blanc qui balançait devant la fenêtre ouverte. Les draps étaient d'une douceur incroyable, mais vides. Elle soupira, un soupire sur les lèvres. Il faudrait qu'elle annonce à Fawn qu'elle avait perdu son pari. Elle n'avait dû dormir qu'une heure ou deux et la jeune femme qui lui avait tenue compagnie n'avait même probablement pas dormi à ses côtés. S'extirpant du lit, elle alla prendre une douche froide avant de retrouver les autres convives. L'odeur du café avait empli l'atmosphère et, une tasse entre les mains, elle était allait observé le soleil levant tentant de percer les nuages. Pieds nus dans l'herbe du jardin, ses cheveux détachés tombaient sur ses épaules et se balançait légèrement dans le vent. Elle réfléchissait à la décision à prendre et, lorsque cela fut fait, elle estima qu'il était temps pour elle de partir.

La villa se vida peu à peu et les convives furent de moins en moins nombreuses. Depuis l'extérieur, elle avait observée son ex et Miranda se saluer. La soirée ne lui avait permis d'éclaircir le lien entre les deux femmes et si l'une s'était montrée évasive à ce sujet lorsqu'elle avait tenté d'aborder la question, elle n'avait presque pas parlé à l'autre. Elle le découvrirait probablement plus tard. Et puis, sans prévenir, son regard était tombée dans celui de Dahlia qui lui avait lancé un dernier baiser. Elle l'avait attrapé d'une main avait de lui renvoyer le sien accompagné d'un sourire étrange, à la fois mutin et légèrement nostalgique. Elle observa l'actrice quitter la villa avec un pincement au cœur tandis que la belle blonde, rencontre la plus intéressante de cette soirée, venait la saluer.

-Le plaisir était pour moi, j'espère que l'on se recroisera, en effet. J'aimerais apprendre à mieux de connaître, lui avoua-t-elle avec un petit clin d’œil laissant, comme elle aimait le faire, planer un sous entendu.

Elle répondit avec un amusement certain à la poignée de main tendue mais en avait profité pour attirer légèrement à elle la jeune femme pour l'embrasser sur les deux joues, à la française. Lui souhaitant un bon retour, elle la regarda également s'éloigner, accompagnant les deux femmes avec qui elle était venue.
Ce fut donc à son tour de s’éclipser et elle alla présenter ses remerciements à leur hôte la duchesse de Lampeduza. Elle la remercia chaleureusement de l'invitation comme de la soirée avant de lui assurer, à demi mots seulement, son soutient.
La ballerine fut reconduite, non pas chez elle, mais à l'opéra. Elle ne danserait certes sur scène par avant plusieurs jours, mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne passerait pas plusieurs heures à son entraînement quotidien.
Nikiya
Sphère Artistique
avatar

Messages : 419
Etat Civil : Mariée
Pouvoirs : Conscience et contrôle du fonctionnement physiologique de son corps


Always comes a time when you need to take tough decisions.
Revenir en haut Aller en bas
Sam 30 Juil 2016 - 12:02


E la Regina
▬ Clap, clip, clap, petite pluie d´avril. Ta mélodie est un enchantement, enchantement, enchantement. Clip, clap, clip, clap. Je chante, les bras levée, en tournant sur moi-même.

Je suis la pluie. Du moins, j’aimerai la faire tomber. Parce que j’ai sacrément chaud d’un coup. Et un gout hideux en bouche ! Yerk, mais qu’est-ce que j’ai bu ? Je cherche pas plus longtemps, je préfère me jeter sur la carafe de limonade qu'a été posé sur le bar par une des serveuses. Deux trois litres de sucré cul-sec en moins d'une minute. Diou, que ça fait du bien! Suffisamment pour faire partir le goût de fruits pourris que j'avais sur la langue. Et accessoirement faire passer les vertiges! J'en viens à me demander si je me suis pas transformer pendant la soirée mais j'ai l'impression que non. Puis s'en aurait choqué une ou deux, on m'aurait dit. Non? C'est pas comme les cheveux tout beau arc- en-ciel d'Angie après tout. Une grande asperge au milieu d'une pyjama-party entre filles, ça l'aurait fait moyen. C’est peut-être le noir… ? J'ai pas le temps de me poser plus de questions de toutes façons, y a déjà une dame qui reprend la parole.

J’écoute d’une oreille distraite, mais j’écoute. On finit par nous donner une pièce d’argent. Je l’observe comme un trésor, en me disant que ça pourrait bien intéresser le Caloup, mais j’avoue que ma première pensée c’est pas tout à fait ça. Non. Je soupire. Ah, c'est vraiment dommage qu'elle soit pas en chocolat…! En plus, je pourrais même pas la montrer à Dante qu’on m’apprend. A cause du papier qu’on a signé. Zut de flute! Au final, c’est juste un appareil pour communiquer. Pour quoi en faire ? Je sais pas trop. Gagner du terrain apparemment, mais sur quoi ? Hum…

Je hausse les épaules.

Et comme un bâillement me prend, je vais m’assoir un peu. A côté de… A côté de Nancy Johnson ?! Sérieusement? Hiiiiiiiiii! L’inventrice de la sorbetière, une magicienne de la glace! Je me dandine sur le canapé à côté d’elle avant de lancer la conversation pour plusieurs heures! Finalement, je finis par demander un pull à une des serveuses. Et on me ramène le top du top. Un gros pull en poils de lama. Tellement doux, tellement comfy, il me rappelle un peu George. C’est peut-être pour ça que je finis par m'endormir roulé en boule telle le lamasticot. Les papattes cachées sous moi, et la bave dégoulinant le long de mon menton direct sur le canapé. Au petit matin, Angie me dit qu'elle a encore besoin de dormir et qu'elle sera pas au Diner pour la journée! Je remonte donc mes manches et je bande mes petits muscles. Le tout pour montrer ma détermination bien évidemment.

▬ Ah ça, mouvementée. j'acquiesce vivement. Mais je m'occuperai du Diner aujourd'hui, si tu veux, je suis en pleine forme maintenant! je lance, toute contente de pouvoir montrer de quoi je suis capable.

A voir si elle me laisse vraiment gérer la boutique. Mais d'abord, manger! Parce qu'un estomac plein, c'est toujours mieux comme elle dit. Pis bon, faut pas se leurrer, les petits plats qu'on glisse devant mes yeux suffisent à m'appâter. Les yeux plein d'étoiles. Gaufres liégeoises à la chantilly, crêpes avec une boule de glace, pancakes au sirop d'érable, pain au chocolat et au lait, marshmallows grillés, et la liste est longue. Ce qui m'empêche pas de tout me foutre dans le gosier aussi rapidement que je respire. Finalement c'est la bouche pleine à craquer que Daliah finit par me trouver. L'est l'heure de partir! J'attrape donc deux trois sucrerie -pour la route- et je la suis en trottinant. La journée peut commencer!

Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 334
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Édimbourg :: Leith :: Villa Sofia-