[CLOS] Bonheur présent. [Caleb]

 :: Édimbourg :: Eastside :: Duddinston Loch Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Jeu 9 Juin 2016 - 14:56
Quelque part, c'était presque rassurant de se dire qu'il y avait toujours un moyen de venir à bout de ceux qui étaient censés vivre éternellement. Il apprenait donc que Sveda, comme lui, avait quelque chose de mortel. Ainsi que cette ennemie commune. Il lui caressa doucement la joue.

- Je vois. Ce qui fait que c'est encore plus dangereux, car si tu n'arrives pas à capturer son esprit, elle pourra toujours s'en sortir, n'est-ce pas? Il marqua un temps. Et je doute, enfin, je n'ai jamais réellement entendu parler d'une capture d'esprit qui a marché. Tu es certaine que ton ami sorcier est capable de faire une telle chose?

Caleb reposait sans doute une nouvelle fois la question. Mais il fallait être certains. Pourquoi se mettre en danger, si c'était pour ne pas réussir au moins un minimum? Car si Tohum avait fait tout cela pour rien, il craignait la façon dont il risquait de la récupérer.

Arkadia ne lui disait rien, mais notre homme n'était pas vraiment dans les coulisses du pouvoir, même de ceux des plus vieux de ce monde. Il suffisait de voir comme il n'avait pas réellement entendu parler de Strega. A croire qu'il appréciait de vivre en marge de la société. Enfin, c'était un moyen comme un autre ne pas trop prendre de risque, surtout concernant son fameux pouvoir. Qu e ce soit pour éviter de trop ressentir les émotions du monde entier, ou quand son fameux besoin de survivre prenait le pas.

- Oh. Bien. J'espère qu'il ne te décevra pas.

Son regard gravait chaque petite imperfection du visage de cette femme. C'était une façon comme une autre de se permettre de garder un souvenir, quand il partait pour un moment. Elle lui avait manqué lors de sa dernière expédition et il s'était rendu compte que plus le temps passait, plus il oubliait, même si ça n'avait pas duré des années. Alors autant y faire attention cette fois-ci. Il hocha de la tête.

- Je comprends. Quel genre de problème à Ava
? Il continua de la regarder. Excuse-moi, mais je me perds un peu avec toute ta famille, Baia?

Autant lui était un loup solitaire, qui n'avait pas réellement d'accroche, autant il avait affaire à une lionne, qui avait un certain nombre de descendants. Si elle lui en avait parlé, il n'avait pas encore eu le temps de tout enregistré. Et puis, Sveda n'avait pas parlé de tous. Notre archéologue découvrait petit à petit, à quel point la famille de cette belle rose était tentaculaire.

Dante découvrait, ou redécouvrait, les petits plaisirs à deux, rien que le fait de faire à manger, même si c'était dans une cuisine bien pauvre, voire inexistante. Le simple fait d'avoir l'autre à ses côtés, faisait tout. Il souriait, tranquille, profitant pleinement de chaque instant, comme il le faisait le plus souvent, d'ailleurs. Le bonheur de sa compagne, lui faisait du bien, il pouvait se relâcher un peu, sans craindre une crise. Et puis, ce bonheur était contagieux, alors pourquoi s'en priver?

Il s'asseyait en tailleur à côté d'elle, après avoir servi les bols, mangeant avec un petit appétit, tout en l'écoutant.

-Je n'en doute pas. J'avais un peu pareil lors de mes voyages dans ces régions. Tu es restée longtemps en Chine?

Quel endroit n'avait-il pas visité. Là était toute la question. Il y avait encore peu d'endroit qu'il ne connaissait pas. La conversation changeait encore un peu de cap, Caleb hochait de la tête pour qu'elle ose poser sa question et en effet, elle parut étrange un instant. Il ne répondit pas de suite, réfléchissant à la réponse qu'il allait donner.

- Hum... je ne suis pas certain que je l'accepterai. Même si ce n'est pas toujours génial, j'ai appris à vivre avec. Je préférai pouvoir les changer un peu, plutôt que de les perdre complètement. Pourquoi?
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Ven 24 Juin 2016 - 12:26
La belle acquiesça lentement.


« De ce que j’ai eu le temps d’analyser : des soucis avec la perception de l’espace temps. Comme si elle perdait son encrage dans la réalité. Elle a aussi des troubles de la mémoire. »


Les analyses de Sveda étaient néanmoins antidatées. Elle n’avait pas eu d’opportunité de mettre ses connaissances à jour. Ava était trop difficile à approcher. Si sauvage avec elle. À force de ne pas vouloir brusquer les choses, Tohum avait tout simplement manqué le coche. Elle s’en voulait. Mais maintenant qu’elle savait que sa fille avait retrouvé le chemin de son foyer, une grande partie de son angoisse la concernant avait disparu. Après tout, elle avait maintenant deux sœurs pour veiller sur elle.


« Non c’est de ma faute ! Je parle comme si tu savais tout. J’oublie. Baia… était ma première fille. Mortelle, elle avait des dons aussi complexes qu’Ava. »


La première. Voilà sans doute pourquoi cette fille avait particulièrement marqué sa mère. Baïa était née dans le désert, comme presque tous ses frères et sœurs après elle. Sveda se souvenait encore de la voix des sages femmes qui l’aidaient à accoucher. La peur aussi, la peur de l’inconnue… À l’époque, Tohum ne savait pas encore qu’elle allait survivre à sa fille, pas plus qu’elle n’était alors capable de prendre le contrôle du sable.


« Non pas tellement, 4 ou 5 ans à peine. Je ne sais plus trop.»


Kim. À force de chercher, Sveda avait retrouvé sa localisation. Il était en ville. Quel n’avait pas été son bonheur, quand elle avait appris qu’il logeait à quelques rues. Il n’avait pas mis les pieds ici depuis les années 2000. Elle savait pourtant ce qui avait amené la famille Wang sur cette arche en particulier… de quoi doucher ses espérances maternelles, en une fraction de seconde. Kim, comme Ava, lui avait échappé. Ils s’étaient enfuis. Ils avaient fait leur choix. Et elle, elle devait faire avec.


« Et toi ? Il y a une région où tu as été plus longtemps que les autres ? »


Ils avaient peine eu le temps d’aborder leurs présents, alors leurs passés ! Tohum avait fouillé dans quelques-uns de ses carnets. Mais on dirait bien qu’elle n’avait jamais croisé la route de Caleb avant maintenant. Apprendre qu’il connaissait Anima l’aurait probablement amusée. Ils n’étaient pas nombreux à traverser ainsi les siècles et les siècles. Les yeux de la belle se teintèrent de lucidité.


« Oui, d’accord. Je vois ce que tu veux dire. En fait au début de la guerre froide j’ai monté un laboratoire en Russie, grâce à divers fonds gouvernementaux. Le but était de travailler sur le contrôle du gène “spécial”. Celui qui déclenche les mutations à la suite d’un ouragan. On a appelé le Projet Enée. Et… Et j’ai fini par quitter l’équipe de chercheurs. Mais j’ai poursuivi le projet par mes propres moyens. Y à deux ans environ, j’ai trouvé une formule. Une formule stable. Nikolas a dû l’apprendre. C’est pour ça qu’elle s’en est prise à mon associée. Elle veut la formule. »


Le sujet formait une petite boule d’anxiété dans le ventre de la nomade. Elle reposa son bol sur le sol pour lui préférer du thé. Instinctivement, elle eut envie de défendre sa position. Surtout parce qu’elle doutait d’elle-même. Sa langue de délia et son débit s’intensifia.


« Je sais que ça fait partie de nous. Mais… Armageddon donne parfois des capacités dangereuses. Moi, il m’a fallu des années pour commencer à comprendre mon pouvoir. Mais avant ça… il y a eu de terribles accidents. Même maintenant, je ne suis pas à l’abri de perdre le contrôle et de déclencher une catastrophe. J’ai vu tellement de personnes dont les capacités ont détruit leur vie, celles de leurs proches, Dant’. Tellement de douleur… Ce sérum, il pourrait aider ces gens. Du moins, c’était mon objectif. »


Soudain, le regard avide de Pietro s’imposa devant les yeux de la belle. Notre blonde secoua violemment la tête pour chasser cette image. Elle n’avait pas encore eu la confirmation qu’il était en contact régulier avec Riley… Ce qui était sans doute mieux pour le moment étant donné son niveau de pression personnel.


« Je voulais seulement aider mes patients… Tu crois que j’ai tort ? Maintenant, je ne sais plus. Est-ce que je dois continuer ? Ou tout détruire avant que quelqu’un s’en empare ? Je voulais qu’Ava ait une chance d’avoir une vie normale… c’est tout. »


Eh oui, « c’est tout ». Malheureusement, les bonnes intentions ne suffisamment pas dans la vie. Tohum en avait eu de cuisantes expériences. Un sourire désolé adoucie son expression de sérieux.


« … Je croyais que ma connaissance pourrait servir l’espèce humaine dans son ensemble. Aujourd’hui, elle risque d’être à nouveau menacée par ma faute. Qu’est-ce que je dois faire ? Qu’est-ce que je vais faire ? »


Par de là la question éthique, il y avait une angoisse plus personnelle et intime. Sans quête de savoir, sans chasse au trésor, comment Sveda allait-elle survivre à son humanité ? Elle savait que sans cela, elle finirait par lentement perdre pied. C’était exactement comme Carso avec ses expéditions, dans le fond.


« Enfin, tu vois un peu dans quel guêpier je suis. Qu’est-ce que tu ferais à ma place ? » Lui demanda-t-elle en toute confiance.

Le jugement de l'homme loup lui importait, plus que beaucoup d'autres.

Tohum
Sphère Savoir
avatar

Messages : 809
Etat Civil : En couple avec Caleb
Pouvoirs : Contrôle du sable, contrôle du sommeil



"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


Revenir en haut Aller en bas
Jeu 14 Juil 2016 - 18:37
Ce que décrivait Sveda, ressemblait beaucoup à ce qu'il avait pu vivre avec Riley, même s'ils ne s'étaient côtoyés que peu de temps. Puisqu'elle était partie aussi vite que le vent, après avoir reçu un message. Ou ce qu'il avait cru être un message en tous les cas.

- Oui, elle m'a semblait parfois se déconnecter un peu de la réalité... c'est dû à son don?

Combien d'enfant avait bien pu avoir cette femme? Il l'écoutait avec attention.

- Oh... lui posant doucement une main sur l'épaule, glissant dans son dos pour le caresser lentement. Il pouvait comprendre la tristesse qui prenait Sveda un peu mieux. Après tout, un premier enfant, mortelle de surcroit, à qui elle a survécu, ça n'avait pas dû être facile. Surtout connaissant cette lionne. J'ai parfois l'impression qu'une grande partie d'entre nous, n'ont pas hérité des gênes "prodiges" les plus simples.

Il attrapa de quoi boire un peu de son thé, tout en réfléchissant à sa question. Où avait-il vécu le plus longtemps? Lui le globe-trotteur.

- Dans le monastère où j'ai grandis je crois. Quelque part en Italie, il y a longtemps. Après, je n'ai jamais arrêté de bouger. Même si j'ai un pied-à-terre sur l'Arche Helvétie, ce n'est pas pour autant que j'y reste plus de quelques semaines.

La suite n'était pas des plus plaisantes à entendre. Pourtant, Caleb restait silencieux et attentif, écoutant son amante lui expliquer à quoi elle avait participé. Ce genre de recherche scientifique n'était pas toujours pour lui plaire. Allez savoir ce que ces sérums seraient capables de faire... surtout si cela tombait entre de mauvaise main.

- Pourquoi Nikolas voudrait s'en servir? Pour asservir l'humanité?
S'il trouvait cela un peu démago, c'était une possibilité, non? Après tout, vu comment la rose des sables l'avait décrite, ce serpent pouvait bien vouloir avoir tout le pouvoir pour elle seule.

L'ancien inquisiteur, comprenait parfaitement les paroles de son interlocutrice, de cette envie d'aider les gens, d'empêcher des catastrophes, c'était louable, seulement, il n'y avait pas que des bonnes âmes sur cette Terre.

- Je peux comprendre ton point de vue Sveda. Mais il y a des choses avec lesquelles il ne vaut sans doute mieux pas jouer. Accepter ce que nous avons et apprendre à vivre avec, à surmonter et à combattre par nos propres moyens est sans doute mieux, que de dépendre d'un sérum, qui pourrait s'avérer plus dangereux que prévu....


Il soupira un peu, reprenant son bol pour terminer son repas.

- Je ne sais pas... je devrai te dire de tout détruire, empêcher que le pire n'arrive... mais c'est à toi de prendre cette décision.
Son regard l'observait d'un air doux, il tendit une main pour caresser sa joue. Le dilemme était grand, en effet. Il y a peut-être d'autres moyens pour aider ces gens, que de toucher au génome? Marquant un temps. Qu'est-ce que je ferai à ta place... je serai tout aussi emprunté je pense. Prenant une morce. C'est compliqué. Il faut bien peser tout le bon et le mauvais de cette recherche et voir ce qui sera mieux. Si tu crains de faire du mal à l'espèce humaine, alors débarrasse-toi de tout ce que tu as. Ne laisse personne te prendre tes travaux. Et recommence, d'une autre façon, trouve comment les aider, sans tout mettre en danger.

Carso n'estimait pas avoir la meilleure solution, ni détenir la vérité universelle, il faisait simplement part de ce qui lui passait par la tête. Sans savoir si cela allait vraiment l'aider ou non.

- C'est tout ce que j'aurai à dire... je ne suis pas d'un grand secours hein?
D'un petit sourire.
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Mer 20 Juil 2016 - 14:11


L’homme, à l’origine, était un vagabond dans le désert brûlant et désolé de ce monde.
Dostoïevski


« Oui, enfin c’est mon hypothèse. Il faudrait que je la réexamine. »

La présence de Caleb apportait en elle-même du réconfort. Sveda croisa son regard et lui sourit doucement. Elle n’avait pas besoin de lui dire à voix haute ce que représentait son soutien. La question qu’il se posa en la consolant n’avait jamais été posée. Pour 5 enfants encore en vie aujourd’hui combien en avait-elle enterré ? Plus qu’à son compte. Qu’en était-il pour l’ancien soldat de Dieu ? Jamais il ne le lui avait dit. Mais, jamais non plus, elle n’avait demandé.

« Non c’est vrai. Si le but était réellement d’amener notre espèce à un nouveau stade de l’évolution pourquoi est-ce ci maladroit ? »

L’arche de Rome. Tohum n’y avait pas souvent mis les pieds. Ses voyages se concentraient plus vers l’Orient. Là où se trouvaient les traces de ses ancêtres. Les déserts dans lesquels elle s’était forgée elle-même. Elle espérait vraiment obtenir des réponses pour la génération suivante. Ils en auraient besoin. Car contrairement à la légende, aucun n’était invulnérable.

« Je ne sais pas. Peut-être qu’elle a peur que ce sérum rende son pouvoir inutile ? Qui peut savoir ce qui se passe dans la tête de cette femme ? Je crois que personne ne le sait. »

Les paroles de Dante eurent un certain écho dans l’esprit de notre belle amie. Il était parvenu à formuler ce qu’elle pensait depuis quelque temps. Que dire après ça ? Il n’y avait pas grand-chose à dire docteur Kent. La dérive de tout génie et d’oublier les limites.

Idéaliste forcenée. Prêt de 50 ans de recherches.

« Je ne sais pas…» Ses yeux clairs se fixaient sur le mur où était exposé son plan d’action. « Dès que Natacha sera libre, j’en discuterais avec elle. Mais je crois qu’elle abondera dans ton sens. »

Sveda replaça ses cheveux derrière son oreille un tic qui trahissait une intense réflexion interne. Tout ceci l’obligeait à revoir son plan sous un nouvel angle. Elle ne savait plus très bien par quel bout prendre les choses. Fallait-il qu’elle renonce à Enée ? Qu’elle laisse Dant’ se mêler de l’affaire ? Qu’elle revienne à ses enfants, quitte à se dévoiler à son ennemie ? Elle récupéra tranquillement les couverts pour les mettre dans le bac à eau.

« Non c’est vrai. Si le but était réellement d’amener notre espèce à un nouveau stade de l’évolution pourquoi est-ce ci maladroit ? »

Tandis qu’elle observait le bouquet de fleurs, ses doigts s’agitaient discrètement, sur le rebord du bac. Des grains de sable se mirent à léviter au dessus d’un saut rempli. Ils semblaient pris d’une vie propre et s’agrégèrent pour former un flocon de neige d’une quinzaine de centimètres de diamètre. Sveda le fit léviter jusqu’à son amant pour le déposer dans sa paume.

« Si tu la recroises ? Pourras-tu le lui donner de ma part ? »

Lupus dei.

Pendant qu’elle parlait ainsi, un louveteau de sable prenait vie sur le sol. Pas plus haut qu’une dizaine de centimètres, il ne faisait aucun bruit. Il courut jusqu’aux pieds de Caleb et le renifla intrigué. Un tour de passe-passe plutôt facile une fois qu’on saisissait le mécanisme de son don. Elle avait appris à faire ça pour apaiser les pleurs de Joachim quand il était bébé. De véritables ménageries avaient vu le jour. C’était moins dangereux que les sables mouvants du Sahara.

« Encore un peu de place pour le dessert ? »

Sveda versa le chocolat fondu dans deux autres bols puis y plongea des quartiers d’orange fraîche. Elle tendit le sien au nomade avec une petite cuillère. Le goût amer du chocolat ramena la blonde en Centre Afrik. Elle profitait de cette petite douceur nocturne en silence. Elle repensait aussi à ce que Dante lui avait dit à-propos du collier. La famille avait toujours été l’épicentre de ses préoccupations. Bien avant Zac lui-même. Alors, comment se faisait-il qu’elle s’y prît si mal ?

Dur métier d’être parent.

Lorsqu’ils eurent fini leur repas, la nuit pointait tranquillement vers l’aube. Tohum attira Caleb sur le matelas pour qu’ils soient un peu mieux installés. Elle gardait l’épaule collée contre la sienne. Un bras posé sur son genou, ses doigts jouant tranquillement avec les siens. À la lumière vacillante des bougies, Sveda lui parla de son dernier voyage sur l’Archipel asiatique. Comment elle avait découvert que certains Prodiges se faisaient passer pour des dieux. Ce n’était pas réservé qu’à la science-fiction !

Les mots commencèrent à se faire plus distants les uns des autres. Nos deux voyageurs revenaient naturellement à un langage plus universel. Celui de la peau. Peau hâlée, contre peau dorée, pour un mélange amoureux. Aux hurlements des loups de la réserve, succéda celui des Hommes. Ainsi en était-il depuis la nuit des temps. Carso avait rallumé la plus grande force de notre héroïne. Vous ne vous figurez pas (encore) à quel point ! Ils s’aimèrent sur cette terre écossaise. Sans savoir que déjà était semée la graine du futur.

Bien après, quand les corps furent repus et indolents, Sveda ressentit la terre tout autour d’eux. Entre les frontières de cette cachette presque naturelle. Elle entendit la chouette hulotte, le renard courir. Dans la pénombre grise, son regard parcourra les lignes du visage de Caleb. À ses yeux il dégageait un halo de lumière. Tohum sourit. Elle enroula un bras autour de son torse et alla susurrer à son oreille.

A cet instant, et pour longtemps, le souvenir de cette nuit resterait un trésor. Pour lui avoir permis de toucher le bonheur sans se brûler.
Tohum
Sphère Savoir
avatar

Messages : 809
Etat Civil : En couple avec Caleb
Pouvoirs : Contrôle du sable, contrôle du sommeil



"Le bonheur c'est mieux quand on le partage."


Revenir en haut Aller en bas
Lun 25 Juil 2016 - 19:50
- N'est-ce pas le propre de l'évolution? Des Dinosaures aux oiseaux, il y a eu beaucoup d'essais, de ratages... je pense que c'est un peu pareil pour nous. Il faut bien que la génétique s'adapte et trouve le juste milieu. Enfin, c'est mon hypothèse, c'est toi la scientifique dans le couple. Lâcha-t-il avec un ton taquin.

La conversation était sérieuse, mais cela n'empêchait pas non plus de détendre un peu l'atmosphère. Il passait un bras autour des épaules de sa belle, simplement par envie, son nez venant doucement contre ses cheveux, pour s'enivrer de son odeur. Malgré tout, il profitait de leurs retrouvailles, de cette soirée en sa compagnie, de sa présence, qui lui semblait si bénéfique. Il était bien et c'était tout ce qu'il voulait garder.

- Peut-être...


Puisque personne ne pouvait vraiment savoir à quoi pensait cette vipère, il était peut-être encore plus impératif que Sveda ne poursuive pas ses recherches et fasse en sorte que jamais personne ne mette la main dessus.

- Et bien, si nous sommes deux à parler ainsi, il faudra peut-être que tu nous écoutes.
Fit-il d'un ton doux.

Caleb ne souhaitait pas imposer sa façon de voir les choses, il n'était pas dans les chaussures de sa compagne, il ne pouvait dans ce cas-là, sans doute pas tout comprendre non plus. L'important était de la guider, ou en tous les cas, l'aider dans sa prise de décision finale. Tout en ayant toute confiance en elle, l'ancien homme d'église, savait que cette femme du désert, ferait le bon choix.

Il observa les doigts bouger, tout en remarquant les grains de sable, paume ouverte, il accueillit le flocon qui s'y posait, puis refermait avec délicatesse sa main dessus. Pour aller le ranger dans son sac à dos, dans un endroit où rien ne l'abîmerait.

- Je n'y manquerai pas.
Son regard s'accrocha au louveteau des sables, impressionné par le pouvoir de Tohum, il se permit de lui caresser un peu la tête, doucement, après lui avoir tendu la main sous le museau, qu'il sente son odeur. Certes, ce n'était pas un vrai et pourtant... il lui rappela un instant Chaussette et ses années passées en compagnie des Indiens. Un temps dont il était parfois nostalgique. Salut toi.

Puis il se frotta les mains, avec un petit sourire en coin.

- Toujours pour du dessert! Allant l'embrasser en même temps, joueur, câlin, pourquoi s'en priver?

Carso mangea alors avec un peu plus d'appétit. Il se laissa mener pour le reste de cette nuit, tout heureux de pouvoir profiter de la moindre seconde en sa compagnie. Il s'était étendu à ses côtés, caressant doucement sa peau, tandis qu'ils parlaient encore, jusqu'à ce qu'ils n'aient plus rien à se dire, ou plutôt, qu'ils furent occupés à se parler, d'une autre façon. Et il l'aima, jusqu'à ce qu'épuiser, ils rejoignirent tout deux les bras de Morphée, tout du moins, l'avait-il cru. Mais Dante n'était pas dérangé de se faire ainsi observer par ces beaux yeux, pendant son sommeil.

Il y avait comme un goût de Paradis, par ici.

>> Rencontre avec un serpent
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Édimbourg :: Eastside :: Duddinston Loch-