[CLOS] Armageddon! [TOHUM-EDGE-CASTIEL]

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Sam 19 Mar 2016 - 17:59
Armageddon!

Premier post!

Dante n'était pas complètement remis d'un petit accident qu'il avait eu au retour de son dernier voyage, rien d'absolument grave à ses yeux, mais il s'était quand même retrouvé quelques jours à l'hôpital.

Matt' vint lui rendre visite, ainsi que d'autres amis, dont une toute particulière, Sveda! Sveda n'avait finalement pas totalement disparue de la surface de la terre. Elle avait profité d'avoir ses entrées dans l'institution, pour venir le voir et le rassurer. Au moins un peu. Il lui avait promis de tenir sa langue, quoi qu'il arrive.

Se faisant, il gardait un contact avec Sveda. Ils s'étaient d'ailleurs donné rendez-vous, tous les deux, au zoo Édimbourg. Un immense terrain, rempli de monde, où ils pourraient être un peu tranquilles et presque intime. Personne ne ferait attention à eux. Au milieu de cette foule, ils pourraient parler et profiter de la présence l'un de l'autre. Malheureusement pour lui, au moment où notre aventurier s'apprêtait à partir, c'est-y pas qu'apparu Charlie, mains sur les hanches, sur le pas de la porte, le regard presque noir de le voir debout et sur le départ, dans son état. Il était hors de question qu'il sorte seul! Encore moins... quand elle apprit où il se rendait.

Il fût difficile à l'archéologue de la convaincre du contraire, qu'il était totalement capable de se débrouiller tout seul et qu'il avait besoin d'aller se dégourdir un peu les pattes. Madame n'en démordait pas, elle venait avec lui, que ça lui plaise ou non. Dans un soupire, il finit par accepter. Avec un peu de bol, il la perdrait dans une de ses fameuses contemplations et pourrait rejoindre Sveda en toute tranquillité. Bien entendu, à peine la porte du motel passée, ils croisèrent un autre ange gardien. Castiel ne semblait pas plus près que la jeune femme à le laisser partir sans escorte. Décidément!

Mais bon, l'avantage avec l'ailé, c'était bien le fait qu'il connaissait le petit secret de la rose des sables et que Sveda, ne serait sans doute pas contre le fait de revoir ce vieil ami. Une main tenant son portable, il envoyait un petit sms à sa belle, juste pour la prévenir qu'il ne serait pas seule, mais qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, en donnant les noms de ses deux nouveaux garde du corps.

- Vous n'êtes vraiment pas obligés de venir tous les deux... je vais bien!

Tu parles, aucun n'était prêt à l'écouter ou à le croire. Ils prirent donc le métro, jusqu'au zoo. Arrivés sur place, il leur paya l'entrée, puis chercha du regard celle qu'il attendait.

- Une... amie devrait nous rejoindre.

Bon voilà, il devait bien vendre la mèche, oui, il était là pour un rencard. Le regard qu'il lança à son frère d'arme, voulait lui faire comprendre qui allait arriver, s'il ne l'avait pas encore deviné, quant à Charlie, il lui expliquerait bien rapidement. Une chose était certaine. Dante savait qu'il pouvait leur faire confiance, à tous les deux, en ce qui concernait le fait de garder le silence sur la venue de Sveda.

Pour le reste... il n'avait pas encore idée du cataclysme qui risquait de s'abattre sur ce zoo.

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Caleb
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Lun 21 Mar 2016 - 20:11

DIANE GEYER



Quitter sa retraite était à la fois un soulagement et une inquiétude pour Tohum. Elle s’était maintenant habituée à vivre loin de l’effervescence du centre ville. Il n’avait pas fallu plus de quelques semaines pour que lui revienne le goût des grands espaces et de la nature. En plein hiver, elle se mettait à rêver des steppes enneigées. Là où l’Homme n’avait pas encore domestiqué les paysages. Plus, les jours avançaient et plus elle attendait de revenir sur l’archipel russe. D’ailleurs, vivre à quelques kilomètres des enfants, des amis, sans pouvoir les approcher lui était de plus en plus pénible. Il était grand temps pour elle de partir d’ici ! Voilà la pensée qui lui traversait l’esprit tandis que le tramway remontait l’avenue.

Si, tout se déroulait selon ses plans, tout serait terminé pour le printemps. Même si à force de suivre ces héros, vous et moi savons que rien ne se passe jamais, comme ils l’avaient anticipé. C’est un peu une loi universelle, quelle que soit la réalité. Cependant, pour l’heure Sveda demeurait déterminée. Il lui suffisait de régler un problème après l’autre : Jao, Nikolas, Tarek, Pietro… Oui, la liste était longue. Peut-être aurait-elle était moins impressionnante si, notre amie n’avait pas perpétuellement repoussé la confrontation. Enfin… Il fallait que sa progéniture soit menacée pour qu’enfin elle ouvre les yeux !

Ouvre les yeux.

Elle pénétrait dans Westside au moment où Dante lui envoya ce SMS d’avertissement. Quoi qu’elle trouvât, l’enthousiasme de James et de cette sœur attendrissant, elle n’en éprouva pas moins une pointe de déception. Eh bien oui, elle s’était imaginée avoir l’archéologue pour elle toute seule durant quelques heures. Certains sujets auraient méritaient un peu d’intimités. Elle se fit donc à l’idée que ce ne serait pas pour cette fois. Ils pourraient toujours discuter de l’avenir des groupes. La matière était loin de manquer… comme on le sait.

C’est sous l’identité de Diane Geyer (ainsi rebaptisée) qu’elle paya le ticket d’entrée du zoo. Un bonnet de laine rouge et une foisonnante crinière brune pour déguisement. Les plus vieux artifices sont souvent les meilleurs, fois de renard. La foule était assez dense pour que sa silhouette passe inaperçue. Elle attrapa un plan dans un kiosque et se mit en quête des félidés. Une forte odeur de sucre lui rappela qu’elle n’avait rien mangé depuis l’aube. Manger n’était c’est vrai pas dans ses priorités depuis son programme d’entraînement. Elle acheta une crêpe avant de se remettre en route.

Le trench de Castiel attira son œil. Il lui rappela les années 1950 alors qu’elle essayait de diagnostic son état. Rappelons que les soins d’urgence l’avaient quand même épuisé, le pauvre. Tohum s’avança vers le trio avec énergie. Tout de suite, aimantée par la présence de Caleb, elle s’adressa à lui en premier.


« Bonjour. Sveda annula rapidement la distance entre elle et lui, pour embrasser ses joues fraîches. Elle s’attarda un peu après le second baiser. Un murmure se glissa dans la poignée de secondes volées. Un secret d'amants clandestins. Tu me manques... Puis, la brune recula, pour plonger ses yeux dans les siens. Un sourire se dessina lentement sur sa bouche. Elle éprouvait un vrai bonheur à retrouver ce visage. Et surtout à le voir plutôt en bon état, car il l’avait mit au courant de ses mésaventures terrestres. Elle regretta, de ne pas pouvoir se montrer plus démonstrative, mais ne voulait mettre personne mal à l’aise. Tu as bonne mine. »

« Bonjour James et … Charlie c’est ça ? Enchantée ! » Le sourire de Tohum était ce même sourire chaleureux, que l’on lui connaissait. Elle couva son vieil ami d’un regard tendre, avant de se concentrer sur la troisième personne. Notre nomade observa cette jeune femme blonde avec une bienveillance spontanée. La protégée de Caleb lui inspira instinctivement de la chaleur. « Je suis une amie de Dante. Appelez-moi Diane. Diane Geyer. Je suis vraiment heureuse de vous rencontrer. »

Sveda lorgna Jimmy en silence, avec l’air de lui recommander le calme. Elle espérait qu’il ne ferait pas d’impair. Les deux garçons auraient le droit à une explication quant à sa « disparition », mais pas dans l’immédiat. D’abord, ils n’avaient qu’à donner le change, avec une sortie en groupe. L’alibi parfait pour faire une mise au point générale. « Diane » impulsa une action avec sa vigueur habituelle.

« Par quoi commençons-nous ? »

Disant cela, elle souffla dans le creux de ses mains pour les réchauffer. Quand elle releva la tête, ses yeux pétillants se posèrent sur l’Italien. Une lueur plus intense renforça le bleu de sa pupille. Elle se rapprocha de lui et déplia ensuite son plan pour avoir une vue d’ensemble sur le parc animalier.

L'illusion de l'ordinaire.

Tohum
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Mer 23 Mar 2016 - 8:38


Armageddon!

Vu comme j'ai eu peur de le perdre, on a pas beaucoup à perdre, justement, à parier que je n'ai plus quitté Dante d'une semelle. Telle une loutre de garde, j'ai veillé sur lui jour et nuit, l'œil toujours aux aguets ! Toujours ouvert par la dose de sucre que j'avale par tonne. Les litres de coca y sont passés mais foi de potato, personne le rapprochera! Encore moins convalescent, sous ma garde pour le moins discrète. C'est sûr que repérer une tête blonde en mode pile électrique accro aux glucides, y a rien de plus difficile. Mais je sais que même s'il m'a vu, il pourra pas m'en tenir rigueur. Parce que c'est un loup, et qu'il aurait fait pareil. A peu de chose près.

Rien de surprenant non plus à ce que je vienne me foutre en plein milieu de son chemin quand monsieur décide de jouer Cavalier seul pour aller on sait pas où. Dans l'encadrement de la porte, les mains sur les hanches façon sumo, j'essaye de me faire le plus épaisse possible pour lui barrer la route.

▬ On peut savoir où ce que tu vas comme ça ? Avec les yeux aussi perçant que je peux et qui doivent me donner plutôt l'air d'un poisson fugu. Parce qu'y a pas moyen que je te laisse quitter le motel tout seul, tu m'entends ! J'assène avec le doigt qui fait peur.

Autant dire que quand j'apprends ou il veut aller, j'ai encore moins l'intention de le laisser filer. Le... ZOO, WEEE!! Ou comment joindre l'utile se joint à l'agréable avec tous ces animaux troooop chous et ces vendeurs de sucreries ! Et si Caloup tente de sortir sans son garde du corps d'un mètre cinquante-quatre pour cinquante kilo tout mouillé, il a oublié à qui il parle. Personne ne peut m'empêcher d'aller au Zoo, encore moins avec lui ! Qu'importe qu'il veuille se dégourdir les jambes ou qu'il puisse vraiment se débrouiller tout seul, y a pas moyens qu'il se débarrasse de moi sur ce coup-là! Ah, non, non, non! Puis on voit bien ce que ça a donné quand il se débrouille seul alors tant qu'il aura ne serait-ce qu'un peu mal, l'allait être suivi. Parce que Charlie serait là pour lui!

On a à peine fait dix mètres qu'on croise Jimmy! Lui, c'est mon nouveau coupain. Je l'aimais déjà bien, sans connaître son lien avec mon Frère, mais apprendre qu'il l'a sauvé, ça vaut bien une potato loyale à vie. Pis avec ses petites ailes, il est trop classe! Et lui non plus veut pas laisser Dante s'échapper sans surveillance, il a tout compris.

▬ En plus, on va au zoo, c'est trop cool ! Tu viens avec nous, hein ?

J'attrape se mains avec pleins de petites étoiles dans les yeux pour qu'il nous accompagne, laissant Dante à ses affaires un moment. L'Ange met pas longtemps à accepter, d'autant qu'il voulait lui aussi escorter le malade ! Mais dans l'histoire, c'est Dante qui y va à reculons. Pas obligé de venir tous les deux ? Qu'il va bien qu'il dit. Mon œil, ouais ! Tututut, qu'il dise ça à la frayeur qu'il nous à fait tiens !

▬ On insiste, voyons ! Que je lui dis, en me retournant, mes petits points fixés sur mes hanches. Hein, qu'on insiste ?

Si là il voit pas que nous faire changer d'avis est impossible, je peux plus rien pour lui. Il finit par comprendre, fiouuu y a encore de l'espoir pour lui. Ni une, ni deux on se remet en route. Et je peux m'empêcher de chanter My Dragon pal and me sur le chemin. Faut dire qu'elle est plutôt entraînante cette tune ! Dans le métro j'utilise même les barres en métal pour danser joyeusement tel Le Roi Richard !

Arrivé là-bas, Dante finit par nous avouer qu’il venait voir quelqu’un.

▬ Une amie ? En plissant les yeux.

Ah non, il me l'a fait pas à moi. J'ai un radar pour ce genre de chose, je le vois venir à des lustres ! Quand ça me concerne pas bien sûr, je peux le repérer bien avant les concernés et là... Je suis un peu à la traîne certes mais je commencé à trépigner : Dante à une amoureuuuse!! J'ai des étoiles plein les yeux rien qu'à l'idée mais je tâche de ne pas le montrer. Pas encore. Un peu de tenue, que Diable ! Et en récompense, je laisse le Loup nous payer le Zoo. La monnaie dans ma poche aura plus d'utilité plus tard !

Ou même directement ! Premier pas, premier stand... Barbe à papa, banco!! Je me retourne vers mes comparses tel un furet sous crack pour savoir qui d'autre en veut et je demande la plus grosse des tailles proposées pour moi, dans tous les cas. J'ai même assez pour prendre un énorme paquet de cacahuètes pour les animaux! En attendant qu'on nous serve, je suis tellement excitée que je remarque la dame à côté de nous que quand elle vient faire des bisous à Dante. A voir comment elle les fait, ça doit être elle. Je balance un regard en coin avec un sourire carnassier au grand dadet. Haha, il est amoureux ! Putuputuputu!

Du coup, je suis tellement occupée à l'embêter que quand elle prononce mon nom, je sursaute un coup. J'aurais bien ouvert la bouche pour répondre que pareil mais au lieu de ça, j'ai les yeux qui finissent de se remplir d'étoile à les voir côté à côté avec de tels sourires, à se couver du regard. Ils sont trop chouuus! Je secoue la tête pourtant quand elle finit de se présenter, histoire de récupérer quelques neurones.

▬ Enchantée, Diane!

Je lui attrape la main pour la lui secouer vigoureusement, comme ça se fait en Amérique. Ah, je l'aime déjà beaucoup, elle a l'air toute douce. Et aussi douée que Dante pour essayer de faire passer le truc. Une amie, non mais nous prennent pour des demeurés ? Uh.

▬ Un "tu" suffira pour moi, je suis pas la Reine d'Angleterre. Que je finis par ajouter, en imitant son royal salut, puis je tilte... Jimmy, tu la connais déjà ?

Il lui a présentée avant moi ? Chroo! Puis le choc passe aussi vite qu'il est arrivée quand elle demande par quoi on commence. Puis je me redétourne de la question en les voyant dégouliner façon guimauve. Les mains jointes sous le menton, en me foutant de la barbe à papa sur la joue au passage. J'ai presque envie de m'en dandiner tellement c'est cute ou de leur scander "le bisou"; avant de sombrer dans l'appel des animaux. J'entends les pingouins derrière nous, alors je sautille en attrapant le bras de Jimmy pour qu'il y coure avec moi.

▬ Hééééé dis, tu crois qu'ils aiment les cacahuètes ?

J'espère en tout cas qu'ils aiment pas la barbe à papa, j'ai encore sacrément fin moi! En tous cas, arrivée à la barrière, je fais signe aux deux limaces de nous rejoindre et je finis par me retourner pour observer les emplumés à genoux. Là ça y est, la barrière d'étoiles cède. J'en veux un!!


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Mer 23 Mar 2016 - 12:35


“Some humans would do anything to see if it was possible to do it. If you put a large switch in some cave somewhere, with a sign on it saying 'End-of-the-World Switch. PLEASE DO NOT TOUCH', the paint wouldn't even have time to dry.” Terry Pratchett - Thief of Time

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Le zoo. De tout le temps qu'il avait déjà passé à Édimbourg, Castiel n'arrivait pas à croire qu'il n'y avait encore jamais mis les pieds. Et pourtant, il y avait là tout ce que son âme d'enfant pouvait désirer, et plus encore : des animaux de toutes sortes, des gens dévoués et sympathiques pour s'en occuper, de la bonne humeur à foison et des stands qui vendaient toutes les nourritures associées à une occasion si festive. La seule chose qui aurait rendu la visite encore meilleure, c'était si les barbes à papa s'étaient soudain mises à pousser sur les arbres. C'était comme une fête foraine, sauf qu'au lieu de repartir avec une peluche sous le bras, on gagnait un véritable instant de qualité avec un capybara ou un regard empli de sens avec un lamantin. Enfin, il ne savait pas s'il y avait des capybaras ou même des lamantins au zoo de l'arche, mais il l'espérait très fort. Notamment parce qu'il n'avait encore jamais vu l'un ou l'autre en vrai, et que c'était là une opportunité à côté de laquelle il ne pouvait se permettre de passer. Aussi, quand son vieil ami Dante avait laissé échapper que c'était là qu'il se rendait, le visage de James s'était élargi à un te point que son sourire avait menacer de le couper en deux. Et puis il avait juré de faire de son mieux pour prendre soin de l'archéologue depuis la blessure dont avait été victime ce dernier. Le guérisseur avait failli arrivé trop tard une première fois, qu'il soit damné si cela devait se reproduire pour une seconde. Et puis il voulait continuer d'observer le rétablissement de Dante ; même avec ses soins, il n'était pas sûr qu'il soit exempt de toute séquelle. Les blessures étaient profondes, et étranges... Pour sa part, James s'était rétabli rapidement de la fatigue causée par l'usage de son pouvoirs, d'autant que Charlie lui avait donné un petit coup de pouce. Charlie, c'était une amie de Dante, et une nouvelle amie pour Castiel, qu'il côtoyait au Potential Home. Il avait très vite appris à apprécier l'enthousiasme et la bonne humeur de la jeune femme Elle prenait qui plus est la santé de leur ami commun très au sérieux, et elle avait veillé à son chevet avec une abnégation et un dévouement rare. Durant tout le temps que Dante avait passé alité, essayer d'en éloigner Charlie serait revenu à vouloir décrocher un koala de sa proie à l'aide d'un pied de biche. Autant dire que personne n'avait essayé.

Aussi Castiel était-il ravi de la compter au rang de leur petite troupe tandis qu'ils se dirigeaient vers leur objectif. Deux amis, une belle journée, et un zoo : qu'est-ce que Castiel pouvait demander de plus ? Il ne tarda pas à le savoir lorsque, quelques instants après avoir pénétré l'enceinte du sanctuaire animalier, une femme brune se dirigea vers eux. Caleb avait mentionner attendre une amie, et Castiel n'avait pas besoin d'explications pour reconnaître Sveda derrière son déguisement. Sa lueur d'âme était inimitable, un puits de lumière dorée qui s'élevait au-dessus d'elle comme une balise. Elle semblait aussi forte et en bonne santé que d'habitude, et le cœur de James se gonfla à la vision de sa vieille amie. Il avait tant espérer la revoir depuis qu'il avait appris qu'elle avait mis sa disparition en scène... Non, décidément, ce jour aurait difficilement être plus parfait ! Quant aux explications, elles viendraient plus tard. Aujourd'hui était pour les bonheurs simples, une apothéose avant la fin de leur petit monde, qui arriverait bien assez vite dès qu'ils devraient tous redevenir sérieux à expliquer...et bien, des trucs. Tandis qu'elle saluait Caleb, Castiel put sentier les vifs et profonds sentiments qui émanèrent deux, l'or de Sveda se mêlant au bleu acier de Dante. James ne put s'empêcher de sourire, sincèrement ravi par le bonheur que les deux amants partageaient. Dès que Sveda s'écarta de l'italien, James s'approcha d'elle pour la serrer longuement dans ses bras.

« Sve... » commença-t-il avant de s'interrompre aussitôt,le rouge aux joues. Il s'écarta, se raclant la gorge, cherchant comment rattraper sa bourde. Il pointa du doigt quelque chose derrière son amie, avant de reprendre, avec peut-être un peu trop d'emphase : « Sven ! Je crois que j'ai vu un perroquet, là-bas. J'avais une, euh...grand-mère qui avait un perroquet qui s'appelait Sven. Il était adorable, mais toujours un peu grognon au réveil. Je crois que c'était parce qu'il avait une jambe de bois, ce qui est une opération délicate à effectuer sur un oiseau... » Les yeux de Castiel avait accroché l'affiche sur laquelle se trouvait un joyeux pirate ventant les mérites d'un restaurant de la mer. « Je suis content de te revoir. » conclut-il, son visage partagé entre la joie et une grimace d'excuse maladroite.

« C'est très joli, Diane, ce n'est pas un prénom que j'ai souvent entendu. » continua-t-il sans réaliser qu'il venait de faire comprendre qu'il retrouvait une amie connue de longue date. Fort heureusement, Charlie intervint dans la discussion, permettant à Castiel de remettre un peu d'ordre dans ses idées. Il tenait la barbe à papa achetée plus tôt d'une main distraite, et n'avait pas remarqué les fils roses qui étaient restés accrochés à son menton mal rasé. Roses, comme la lueur d'âme de Charlie qui pétillait de mille feux ; intrigué, il eut un instant l'impression de voir une autre couleur, comme une ombre, danser sous les volutes de la première, mais l'effet se dissipa très vite et il finit par répondre à la jeune femme.

« J'ai connu la reine d'Angleterre. Une reine, en tout cas. Je crois qu'elles changent de temps en temps, à moins que ce soit une prodige immortelle... » En réalité, Castiel se demandait ce que la reine d'Angleterre venait faire là-dedans, désarçonné par l'expression. « Diane ? Oh, oui, je la connais depuis longtemps. Enfin, euh... Je crois ? » Il chercha Dante du regard comme pour lui demander de l'aide, clignant des yeux à lui donner l'air d'un hibou étonné. Mais Charlie reportait déjà son attention sur quelque chose d'autre, et elle se précipita vers un enclos. Curieux, James lui emboîta le pas, laissant ainsi un peu d'intimité aux amoureux. Il songeait toujours à l'étrange variation de la lueur d'âme de la blonde, tout en s'émerveillant une fois de la myriades de couleurs à travers lesquelles lui apparaissaient les gens. Il n'y en avait pas deux exactement pareilles. Là où Dante était d'un bleu acier, Alex était d'un bleu ciel, par exemple. Même les animaux pouvaient dégager leurs propres couleurs, lorsque leurs émotions étaient à vif et que le guérisseur se concentrait assez. Il pressa le pas pour rejoindre son amie, ses ailes formant une bosse discrète sous son éternel trench-coat. On aurait pu croire qu'un zoo aurait déplu à Castiel, avec tous les animaux enfermés, mais il n'en était rien. Tant qu'il était bien tenu et qu'il pouvait sentir le bien-être de ses locataires, il était ravi d'avoir une chance de les contempler en personne.

« Oh, des pingouins ! » s'exclama-t-il d'un air ravi. Il se pencha à son tour au-dessus de la barrière, tendant le cou pour observer les petites bêtes qui s'ébattaient dans leur bassin. Il était comme un enfant, fasciné de voir toutes les formes que pouvait prendre la vie sur Terre. Quant à savoir s'ils aiment les cacahuètes, c'était là une autre question qui méritait une réponse. Ils ne pouvaient laisser un tel mystère planer !

« Je ne sais pas. Peut-être. Je crois qu'ils mangent surtout du poisson, mais peut-être qu'ils aimeraient aussi les cacahuètes si on leur en proposait. Après tout, ce n'est pas sur la banquise qu'ils auraient un moyen de le savoir ! Quand on y pense, tous ces animaux qui savent pas s'ils aiment des aliments qu'ils ne connaîtront jamais ! Cela vaut aussi pour les humains, j'imagine... Mais il faut faire attention : et s'il y en avait un qui était allergique aux cacahuètes ? Les allergies aux arachides peuvent être très sérieuses... » Il chercha un gardien du regard, et en trouva justement un qui longeait le bassin, avec une perche munie d'un lasso sur l'épaule.

« Excusez moi mon brave, est-ce que vos pingouins sont allergiques aux cacahuètes ? »
Castiel
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Mer 23 Mar 2016 - 13:13
Dante pouvait presque avoir l'impression de sortir avec deux gamins en bas-âges, quand on voyait comment se comportait Castiel et Charlie. Ils n'avaient parfois rien de très adultes tous les deux. Surtout vu le niveau d'excitation pour une simple sortie au zoo et encore, il n'était pas au bout de ses peines, le petit loup. Au moins, arrivèrent-ils sans encombre jusqu'au fameux zoo. Et si Caleb préférait attendre sa belle pas trop loin, Charlie avait déjà repérer le stand de barbe-à-papa. Si elle s'était inquiétée de savoir qui pouvait être cette fameuse amie qu'ils attendaient, ça ne dura que le temps d'un battement d'aile de papillon.

Il la repère avant même qu'elle n'entre dans son champs de vision, comme Castiel, son don d'empathie lui permet parfois ce genre de chose et les émotions de Sveda lui sont maintenant connues, il sourit un peu en la voyant arriver vers eux. Elle s'était teinte les cheveux, afin d'éviter qu'on la reconnaisse trop vite. Il trouvait presque dommage que sa belle crinière blonde soit ainsi cachée à la vue de tous mais il pouvait comprendre la démarche. Il l'accueillit avec un petit sourire mi désolé, mi content de la voir enfin. Lui aussi, aurait voulu pouvoir passer une après-midi en sa seule compagnie. Enfin, il leur fallait bien faire avec. Ses deux amis, ne faisaient pas cela à mal, ils voulaient juste le protéger.

Son regard plongea automatiquement dans le sien et il se laissa embrasser sur les joues, il ne pouvait s'empêcher de sourire un peu, presque amusé de voir qu'ils se gênaient tous les deux. Alors que finalement... mis à part une nana qui risquait de vomir un arc-en-ciel, il n'y aurait pas grand-chose de dangereux à se montrer plus démonstratif devant ces deux complices. Il glissa ses doigts sur les siens un instant à son aveu.

- Salut. Une petite lueur dans son regard, disait bien qu'à lui aussi, elle manquait. Toi aussi. Ça te va bien cette... couleur.

Évidemment, Charlie ne manqua pas de venir l'emmerder comme il se devait. Mais il ne pouvait guère s'attendre à autre chose de sa part. De vrais gamins. Ouais, ouais, il était amoureux, il lui tira légèrement la langue, pour qu'elle arrête de se moquer. Des gamins... oui vous l'entendrez très souvent. Il nota donc la nouvelle identité de sa belle, quand elle se présenta pour de bon à sa petite sœur de cœur. Qui oublia un instant de l'emmerder. Il ne manqua pas de rire à ses remarques, encore plus quand James s'en mêla.

Avant de laisser l'angelot saluer comme il se fallait la belle rose. Au moins ce dernier lui démontrait qu'il ne lui en voulait pas pour ce qu'elle avait fait. Quand il tenta de se rattraper sur le nom, Dante essaya de ne pas trop rire. La scène était tellement incongrue que ça ne pouvait qu'en être comique. Il hocha de la tête à la question de Charlie.

- Ce sont de vieux amis, oui. Et notre archéologue marqua le vieux. Pas de doute que la plus jeune comprendrait ce que cela voulait dire. Après tout, il ne s'était jamais caché face à elle. Elle connaissait son petit secret de longévité. Cela permettait aussi de venir en aide à Castiel qui semblait être perdu sur ce qu'il pouvait dire, ou pas.

Au cirque que leur faisait Charlie, Carso était en droit de se demander si c'était si voyant que cela que Sveda et lui s'appréciaient. Ou alors c'était sa propension à s'emballer quand elle trouvait quelque chose de suffisamment chou. Il jeta un regard à la carte que dépliait la dame, pendant que les deux acolytes partaient déjà voir un enclos, autant dire que ce plan risquait bien d'être inutile. L'historien profita de ce moment un peu plus intime pour passer une main sur la hanche de sa belle et lui déposer un baiser sur les lèvres, il se moquait finalement du reste, il en avait juste envie.

- Comment tu vas? Ce n'est pas trop dur? Il s'inquiétait pour elle, sa retraite ne devait pas être évidente, est-ce qu'elle avait un peu de compagnie? Il avait tellement de questions à lui poser. Et se sentait presque frustré de se dire qu'il ne pourrait pas toutes les lui poser aujourd'hui.

Pendant que nos deux tourtereaux profitaient de leur instant de calme, les deux autres commençaient déjà à faire craindre le pire. Le gardien de zoo interpellé, tourna la tête vers le type en trenchcoat et tira une tête on ne peut plus blasée avant de montrer - d'un signe avec le pouce - une pancarte où il était bien inscrit en gras, rouge et majuscule : INTERDICTION DE NOURRIR LES ANIMAUX. Parce qu'il était évident qu'une telle question, pouvait amener des tests débiles de la part des touristes.

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Caleb
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Mer 23 Mar 2016 - 13:34

A vrai dire, Caleb pouvait dire ce qu’il voulait à son alliée, elle aurait souri. Elle était trop heureuse d’être enfin entourée d’un peu de chaleur humaine. La sienne, en particulier, nous nous en doutons bien !


« Merci… La belle effleura la peau –toujours- imberbe du nomade. Je commence à m’y faire. »

Y a pas à dire Edge au féminin ça détonne un max ! À coup sûr, Charlie pourrait tenir l’énergique Abygaël en respect, rien qu’avec la dose de sucre minimum. Sveda, qui était de nature spontanée, même expansive, se retrouva quelque peu désarçonnée par tant de joie. Carso n’avait pas été très loin dans le détail encore, mais on comprenait mieux le concept de « petite sœur hyperactive » une fois qu’on l’avait sous les yeux. Je me demande bien comment cette chère Ava Baker, si calme et retenue, prenait le tempérament de sa colocataire irrégulière.

« Entendu, on se tutoie ! Ce sera plus simple ! »

Si Tohum s’était retenu de faire des/trop d’effusion(s) en public, elle fut secrètement reconnaissante à l’Ange repenti de ne pas l’imiter. Elle l’enlaça à son tour avec cette douceur mêlée de tendresse, qu’il lui inspirait depuis leur rencontre. Il était agréable de retrouver cette force tranquille. D’autant que la belle était cruellement en manque de douceur. Elle alla embrasser délicatement la joue du « jeune » homme.

« Moi aussi Jimmy, moi aussi. »

Sveda suivit l’échange, entre les deux membres de P. H., avec une curiosité pleine d’amusement. Il se dégageait d’eux une bonté et une innocence qui lui faisait beaucoup de bien à l’âme. Son empathie s’en abreuvait instinctivement.

« Oui, James et moi nous sommes rencontrés, il y a des années de ça. »

Notre amie alla donc bien volontiers, rechercher de la chaleur, contre son complice. Elle appréciait la solitude, quand celle-ci était choisie, et promesse d’un retour parmi les hommes. Hors, pour le moment, elle était coupée des autres et ignorait encore pour combien de temps. Vous vous figurez donc son état émotionnel.

« Ca va, mieux maintenant. J’ai eu quelques mésaventures avant de « disparaître ». »

Sveda préféra ne pas trop s’approfondir. Grâce aux soins sommaires du prêtre les plaies cicatrisaient doucement. Elles se refermaient à leur rythme et si l’immortelle était fatiguée, c’était surtout à cause d’un empoisonneur de songes, dont vous avez retenu le nom maintenant. Les sujets plus douloureux, Tohum les avaient enfermés, pour plus tard. Elle posa une main sur la poitrine de Caleb, avant de lui adresser un léger sourire.

« Si… Un peu. J’ai envie de voir les enfants, de te voir toi. Ce n’est pas comme si j’étais partie en retraite dans le Sahara….» La pointe de lassitude dans la voix, disparue, quand elle jeta un œil aux deux autres. « Ils sont adorables, tous les deux. Je suis contente de les voir. Jimmy a l’air d’aller bien. »

Elle reporta son attention sur Carso. Elle repensa à leur dernière rencontre. Dans quel état elle avait dû le laisser. Ça n’avait pas été facile. Il n’était pas le seul, qu’elle avait abandonné. Ava la première, tourmentait ses pensées, sans parler du reste de la fratrie, d’Alex sur qui échouait tellement de responsabilités. Mais, concentrons-nous sur ce quatuor.

« Et toi ? Ça va ? Bien rentré ? »

Les mains de Geyer (Prenons le bon reflexe.) se dirigeaient lentement à proximité des zones sensibles.

« C’est si frustrant… J’ai tellement hâte que tout cela soit derrière nous. »

Pendant que, les grands enfants se faisaient chasser par le vigile, Sveda posait une main sur la hanche de Dante.

« Alors ce voyage ? Comment t’es-tu blessé ? Tu as fais de belles rencontres ? Comment c’était ? »

Oh oui, Tohum avait, elle aussi, beaucoup –beaucoup- de questions à poser. Elle appuya délicatement son front contre l’épaule de l’archéologue, pour se calmer.

« Excuse-moi, je te harcèle déjà de questions… Je m’étais promis d’attendre la fin de la journée. »

L’animation à proximité de l’enclos commença à attirer l’attention des autres visiteurs. Sveda glissa sa main dans celle de Dante. Elle la pressa avec complicité.

« On devrait s’avancer. J’ai l’impression qu’ils vont nous donner du fil à retordre. »

Les deux nomades remontèrent les quelques mètres main dans la main. Diane riait de bon cœur face à l’exubérance de ces deux camarades de vie. Elle percevait chez Charlie une candeur magnifique, qui lui rappelait un elle-même, au XIII siècle. Cette jolie demoiselle était lumineuse, pleine de charme, et lui donnait envie de la connaître davantage. Même si le temps imparti était, trop court, ce serait un début.

« J’ai vu tout à l’heure que les dresseurs montrent comment ils nourrissent les ours. Ce serait peut-être un bon compromis ? Qu’en dis-tu ? »

La médecin lança un regard taquin au guérisseur.

« Jimmy ! Tu ne m’avais jamais dit que tu aimais autant les animaux. Si j’avais su j’aurais proposé un zoo plus tôt ! »

La belle alla jeter le papier de sa crêpe dans la poubelle la plus proche. Puis, elle fit lentement un tour sur elle-même pour retrouver le panneau qui donnait la direction pour aller jusqu’aux ours.

Tohum
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Mer 23 Mar 2016 - 17:44


Armageddon!

Et nous voilà, mauvaise troupe, tous au Zoo de Brooklyn ! Ou plutôt déjà devant le premier stand de confiseries, faut pas deviner non plus. Comment profiter pleinement de cet endroit merveilleux quand on a le ventre vide ? Impossible, moi je dis. Et pis les éléphants seraient tristes si on leur ramenait pas des friandises ! Faut qu'il y en ait pour tout le monde.

Je finis de payer le monsieur dans son kiosque et je me retourne sur Dante qui se prend un bisou sur sa joue. Hein hein, c'est donc elle, son amie ! On me la fait encore moins à moi là. Et je crois que ça se voit à mon graaand sourire plein de dents. Dante m'en tire la langue pour me dire qu'He ouais c'est son amoureuse et je lui réponds de la même façon pour remercier Captain Obvious. Et aussi très beaucoup pour continuer de l'embêter. Parce que c'est comme ça, et sans faire trop attention à ce que dit Castiel qu'a pris l'amie en question dans un câlin façon catcheur. Du moins jusqu'à ce qu'il se mette à gueuler « Sven! ». Là il nous raconte qu'il vient de voir un perroquet qui ressemblait à celui de sa grand-mère. Sven, donc. Et avec une jambe de bois le petit.

▬ No way! C'est trooop cool !! je lance, vraiment émerveillée par l'idée d'un perroquet pirate.

Je me demande un coup s'il a aussi le petit chapeau et le cache-œil miniature mais je reviens rapidement à la conversation. Jimmy est content de la revoir en tous cas, et même dans son d'empathie, je vous bien qu'elle aussi. Les deux. Même si c'est évident pour Caloup vu qu'elle l'aime d'amûr. Il ajoute ensuite qu'il aime bien le prénom Diane ce qui me paraît étrange vu que... bah c'est son prénom depuis qu'ils se connaissent, non ? Mais j'y fais pas plus gaffe que ça. Et pis moi aussi je trouve ça beau. C'est comme la Divinité Romaine de la Chasse.

Par contre, c'est pas non plus la Reine d'Angleterre, alors elle accepte qu'on se tutoie. Et après tout, si ça doit être ma belle-sœur, vaut mieux ! D'ailleurs en parlant de cette noble dame, Jimmy nous avoue l'avoir déjà rencontrer. Ou du moins une de celles-ci, me rappelant que lui aussi c'est une antiquité.

▬ Oh, elle s'appelait comment ? je demande, la curiosité piquée à vif. Moi, paraît que j'ai rencontré Elizabeth II, mais j'en ai aucun souvenir.

A dire vrai, c'est surtout l'asperge version petit Lord Edgeworth qui l'a rencontrée. Edward a juste été assez gentille pour tout me raconter. C'est d'ailleurs comme ça que j'ai eu la plupart des souvenirs d'enfances. Mais ça c'est une autre histoire, et nous on est surtout là pour nous amuser !

Et voir Cas hésiter sur le temps depuis lequel il l'a connait me fait marrer. Je mets ca sur le compte de toute l'énergie qu'il a pompé y a quelques jours pour sauver mon Caloup. Qui vient confirmer d'ailleurs que ce sont de vieux amis. Vu qu'ils ont pas encore trop de rides sur la face, j'en conclut qu'elle est immortelle aussi. Et elle renchérit, comme pour me confirmer ma révélation. Bah dis donc à trois pour expliquer, les années aident pas, on dirait. Et décidément je suis une vraie gamine à côté d'eux !

Pour autant, vieux croûton ou pas, James m’emboîte rapidement le pas quand je me mets à courir vers les pingouins. A la question des cacahuètes, j'ai droit à toute une réflexion philosophique et faut avouer que c'est pas con. Il pourrait bien venir bosser avec moi, tiens! En tous cas, je pose ma main sous mon menton comme plongée dans une méditation profonde. Pendant que l'Angelot se contente de demander au gardien s'ils y sont allergiques; parce que sinon ça pourrait être dangereux! Le monsieur non répond en pointant du doigt un panneau écrit en grandes lettres rouges. «INTERDICTION DE NOURRIR LES ANIMAUX ». Je suis toute déçue, mais pas démontée pour autant.

▬ Tu crois que la barbe à papa ça compte du coup ? je lance, toujours en mode grand penseur.

Parce que techniquement, c'est pas de vraiment de la nourriture. Dante me le dit tout le temps quand j'essaye d'en faire mon repas. Non, c'est plutôt... Du bonheur sur un bâton! Mais j'ai même pas le temps d'essayer de leur tendre que le garde prend en chasse mon coupain. Qu'est-ce qu'il a bien pu faire ? Du coup, j'en profite pour essayer de caresser une de ces braves bêtes. Parce qu'en vrai, j'ai vraiment très envie de savoir la sensation que ça fait. Pis ils ont tellement l'air de vouloir qu'on les koalattack quoi !

Bref, je me penche, et penche et penche. Et là, l'inévitable... Diane vient nous informer qu'on peut nourrir les ours. C'est bien aussi les ours ! Je me demande si on pourra choisir ce qu'on veut leur donner à manger, genre vérifier qu'il mange vraiment du miel, mais en attendant de répondre à toutes ces questions existentielles, je les suis en sautillant.

▬ Weeee, des Winnies ! les bras en l'air comme une pompom girl qu'aurait fait une overdose de sucre.

Sur le chemin, je cours de balustrade en balustrades. J'attrape la manche de Dante à chaque découverte, en lui demandant s'il a vu comme ils sont chous les locataires ! Devant les chats des sables, je me dis qu'il faudrait amener Saoirse ici, mais pour le moment elle est avec sa grognasse de tante. Dommage.

Arrivés devant les Grizzlis, mes yeux virent galaxy. Mooooow les gros nounours! Je veux un calinou dans leur papattes pleins de poils doux! Mais j'ai à peine fallu tomber par accident dans leur enclos qu'on me rattrape par le col de chemise. Par qui, par quoi ? Telle est la question !


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Jeu 24 Mar 2016 - 9:24
Pour Miguel, la journée avait plutôt bien commencé. Disons qu'il n'avait pas eu à se plaindre de la routine, en tout cas, même s'il lui manquait ce petit quelque chose de plus qui aurait fait toute la différence. Il avait ouvert un œil, puis un autre ; toujours dans le même ordre, Miguel étant par la force des choses une créature d'habitudes. Il avait fait ses ablutions, afin d'éclaircir son esprit des derniers nuages brumeux du sommeil, puis il avait fait quelques pas dans la cour, histoire de faire un peu d'exercices. Suite à quoi il n'avait plus eu qu'à prendre son petit-déjeuner. Qui, ce matin comme tous les matins, se constituait d'un seau rempli de morceaux de poissons morts. Car Miguel, voyez-vous, était un pingouin. Et Miguel était un pingouin heureux, ou du moins aussi heureux que pouvait l'être un pingouin. Qui, avouons-le, n'avaient de toute façon pas de réels points de comparaisons auxquels juger leur bonheur. Ils étaient à la façon des pingouins, petit pas par petit pas, plongeon après plongeon, glissade après glissade. Et si le seau du jour contenant une tête de poisson, c'était la cerise sur le gâteau, le petit bonus d'une journée qui devenait du coup un peu moins comme les autres. Car notre brave Miguel sentait qu'il manquait quelque chose à son existence, quelque chose de diffus sur lequel il n'arrivait pas vraiment à mettre la nageoire dans son petit esprit simple de pingouin. Mais Miguel rêvait. Il avait des rêves de la lointaine banquise qu'il n'avait connue que dans ses songes, et qui l'appelait, la nuit. Il avait soif d'aventures, de découvertes, d'un monde qui ne se serait pas arrêté aux bords de son bassin. Peut-être même d'une amie qui le comprenne, et des livres par centaines. Bien que Miguel ne sache pas lire, s'il en avait compris le concept, nul doute que l'idée l'aurait enthousiasmée. Mais il n'était qu'un petit pingouin parmi tant d'autres, et son enthousiasme touchait plutôt aux entrailles de poiscaille et aux femelles qui trémoussaient leur derrière sur la glace artificielle. Mais aucune d'elle ne satisfaisait vraiment les élans de son cœur sensible, et le poisson avait toujours le même goût. Et Miguel continuait de s'imaginer aussi heureux qu'un pingouin pouvait l''être pour brider ses ambitions d'un monde meilleur.

Jusqu'au jour où elle apparut. Ce fut son parfum qu'il remarqua d'abord, léger et joyeux, se démarquant de la plupart de ces étranges créatures qui se massaient tous les jours autour de son univers. Une odeur qui se mêlait à celle de ce sucre, qu'il aurait tant voulu goûté et dont les émanations recouvraient tout le parc. Lorsqu'elle se pencha au-dessus de la barrière, ce fut la vision d'un ange descendant du ciel, ses longs et curieux poils blonds encadrant un visage aussi rose que délicat. Au lieu de sourire avec son bec, comme tout être vivant censé, une fente s'ouvrait étrangement sous celui-ci, garnie d'une rangée d'os étincelants au soleil. Miguel en était comme hypnotisé, ne sortant de sa torpeur que pour mieux contempler l'amour qu'il reconnaissait dans les yeux clairs de l'inconnue. Mû par une force qu'il ne pouvait expliquer, il s'était trémoussé à toute hâte sur la glace, jusqu'au rebord du bassin et sa barrière inaccessible. Il se dressa sur toute la hauteur de ses petites pattes, tendant le cou et les ailes comme pour saisir l'étrange appendice plein de tubes délicats qui s'avançait vers lui. Il pouvait presque la toucher, presque... Et peut-être, par là, connaître une impression de fugace liberté dans un monde jusque là dépourvue de réelle saveur.

Mais un de ces êtres étranges qui lui apportaient son poisson et nettoyait son petit univers intervint, et le charme fut rompu. La créature couronnée de soleil s'en fut après un dernier regard déçu, et Miguel sentit son petit cœur de palmipède se fendre comme les icebergs de ses rêves sur le navire funeste de la désillusion. Vaincu, il s'éloigna piteusement, la tête baissée. Mais non, il ne pouvait pas se laisser abattre, pas comme ça ! Pas maintenant qu'il avait enfin trouvé... et bien, il ne savait pas encore quoi (il était un pingouin après tout, il ne savait pas grand chose, même si son sens de la métaphore restait sans doute plus développé que celui d'un certain prodige ailé), mais c'était important. C'était l'appel de l'aventure qui l'étreignait à nouveau, et il ne lui ferait pas faux bond. Pas cette fois, ça non. Du coin de l’œil, il vit un gardien pénétrer dans le bassin ; le même qui avait fait fuir sa muse. Et, sans doute distrait par ces curieux visiteurs, il avait mal refermé la petite porte dans le mur. C'était maintenant ou jamais, se dit Miguel. Vif comme l'éclair, il saisit sa chance.

* * *


Castiel termina d'essuyer la bave de pingouin qui suintant de son téléphone, le frottant sur un pan de son vieil imperméable. Il l'avait repêché de justesse, faisant pour une fois preuve d'une adresse qui ne lui était pas coutumière en dehors des situations de crises. Mais il l'aimait bien, son téléphone. Il pouvait écrire à ses amis et à ses proches, et parfois aller jusqu'à y ajouter de ces petits symboles rigolos faits de symboles de ponctuation. Qui se révélaient étonnamment pratiques pour transmettre des émotions ; il se laissait aller à penser que les gens se comprendraient bien mieux s'ils se servaient d'émoticônes dans leur langage parler plutôt que de ces métaphores alambiquées. Tout en rêvant d'un monde plus simple, où tout le monde serait réuni entre des parenthèse, Castiel emboîta le pas au reste du petit groupe qu'il formait. Un petit groupe dans lequel il se sentait bien, et avec qui il était ravi de profiter d'un tel moment. Il avait réussi à retourner ses maladresses quant à l'identité de Sveda comme un chef ; pour un peu, il aurait presque pu se montrer aussi crédible qu'un agent de renseignements. Mais sa fierté était éclipsée par le bonheur d'avoir retrouvé sa vieille amie. Il la couvait régulièrement du regard, comme pour s'assurer qu'elle était bel et bien revenue et qu'elle n'était pas prête de repartir. Et puis il était sincèrement ravi pour Dante et elle ; l'amour qu'ils dégageaient l'un pour l'autre avait la plus jolie des couleurs. Quant à Charlie, plus il passait du temps en sa compagnie, et plus il l'appréciait. Comment aurait-il pu faire autrement, de toute façon ? Elle était d'une pureté, d'une gentillesse et d'un enthousiasme rare, et il ne pouvait s'empêcher de se laisser gagner par sa formidable bonne humeur, tant elle était communicative.

C'est donc tout naturellement que son visage s'éclaira à la mention des ours ! Il déambula avec ses amis de balustrade en balustrade, de bassin en bassin, de fosse en fosse. A s'émerveiller de la diversité incroyable et foisonnante des créatures qui peuplaient cette Terre. Il restait un peu en retrait du couple, leur laissant un peu d'intimité pour rattraper le temps perdu quand Charlie ne venait pas tirer Caleb par le bras. Aussi Castiel prenait-il le relais aussi souvent que possible ; il était facile de communiquer avec Charlie, qui faisait preuve d'une simplicité rafraîchissante. Et une simplicité qui ne faisait pas d'elle quelqu'un de moins profond pour autant, au contraire. James se dit qu'il avait beaucoup à apprendre d'une personne aussi radieuse, aussi se laissait-il embarquer avec plaisir dans ses facéties. Tous occupés, chacun à leur manière ; voilà pourquoi ils ne remarquèrent jamais celui qui s'était lancé sur leurs traces...

* * *

Le monde extérieur était rempli de distractions, de bruits, d'odeurs et de danger. Mais que c'était exaltant ! Miguel slalomait de son mieux entre les grandes jambes qui l'entouraient, et arrachait ici et là un cri d'effroi, de surprise ou de ravissement à la foule. Il aurait voulu s'arrêter pour examiner et comprendre tant de choses ! Et il y avait tellement de nourriture qui semblait intéressante à goûter ! Mais il était entièrement focalisé sur son objectif, à savoir retrouver la mystérieuse inconnue aussi dorée que sucrée. Plus d'une fois, il aperçu son groupe au loin, se démenant de toutes ses forces pour les rattraper. S'il n'y arrivait pas, il réussissait au moins à ne pas les perdre de vue. Et puis, son cœur le guidait après tout, comment aurait-il pu se tromper ? Ils disparurent malgré tout un instant, mais il les retrouva bien vite. De l'autre côté d'une fosse encore plus grande que celle qu'il avait toujours connue. Faire le tour lui paraissait dangereux, avec tous ces deux-pattes effrénés et imprévisibles. Repensant à sa fuite, que la chance avait favorisée tandis que le garde s'empressait d'aller déloger le bras d'un ami de la blonde qui avait manqué se coincer dans la gorge d'un congénère, Miguel eut une idée. Il commençait à en avoir pas mal, des idées, et à aimer ça. Les idées, c'était bien. Mû par l'instinct aussi bien que sa mémoire, il se dandina jusqu'à l'une des ouvertures par où entraient les gardiens. Profitant de sa petite taille, il se glissa sous un grillage, et attendit. Avec un peu de chance... Oui ! Elle lui sourit à nouveau, et il failli pousser un cri d'allégresse, se retenant au dernier moment. Un superviseur avait ouvert une petite entrée par laquelle il semblait vouloir déposer de la nourriture. Sans lui laisser le temps de réagir, Miguel plongea à travers pour se retrouver de l'autre côté de l'enceinte. Un peu hésitant, ses pattes palmées foulant ce qu'il aurait appelé de l'herbe s'il avait su ce que c'était, il s'avança sous le soleil. Il trébucha contre un caillou et roula dans la verdure, avant de se redresser d'un air digne. Une petite fleur était restée collée sur sa tête, mais il n'en avait cure. Il leva sa petite tête...et il la vit à nouveau, penchée au-dessus de lui. A nouveau trop haute, mais cette fois-ci, il trouverait un moyen ! D'autant qu'elle commençait à se pencher de plus en plus. Un peu trop, même. Il aurait voulu se précipiter vers elle, mais les cris angoissés des deux-pattes tout autour le figèrent sur place ; quel était leur problème, à la fin ? Et d'où venait cette ombre qui lui cachait le soleil ? Il n'avait pourtant pas remarqué de nuages, aujourd'hui...

* * *

Tout se passa très vite. Et, dans les annales du zoo d’Édimbourg, les compte-rendus se firent chaotiques, n'arrivant jamais vraiment d'accord sur la manière dont s'étaient déroulés ces événements improbables. Et encore moins à leur rendre justice.

Un gardien raconta qu'il avait vu la petite blonde se pencher au risque de tomber, mais qu'une des personnes qui l'accompagnait l'avait retenue de justesse.

Une visiteuse, pleine d'émotion, avait parlé du petit pingouin fleuri qui se tenait au milieu de la fosse aux ours, inconscient du danger, l'air innocent du pingouin qui venait d'éclore de l’œuf.

Un petit garçon avait décri avec enthousiasme le grand grizzly qui s'était dressé derrière la petite bête.

Un autre gardien jura qu'un homme en trench-coat s'était soudain approché de lui, lui racontant une histoire improbable comme quoi il avait senti la détresse du pingouin, qu'il prétendait avoir la couleur d'une âme malade (car Miguel, on le découvrit plus tard, avait mangé une tête de poisson avariée qui avait échappée à la vigilance de ses soigneurs).

Quant à ce que l'homme en imperméable avait finalement crié d'un ton impérieux à un gardien, tous les témoins s'accordèrent pour dire que cela ressemblait grandement à quelque chose comme : « Monsieur, laissez-moi toucher votre pingouin!» Peu après, on raconte qu'il aurait fini par rajouter quelque chose du goût de: "C'est pour son bien!"

C'était un beau jour, pour la fin du monde.


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Castiel
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Jeu 24 Mar 2016 - 12:40
Il n'y avait pas que la journée de Miguel qui risquait d'être forte en émotion. Bien que pour le moment, Caleb était plus à se perdre dans le bleu des yeux de sa compagne, que de vraiment se rendre compte de l'ouverture des portes des enfers qui était gentiment mais sûrement entrain de se préparer. Il souriait à Sveda, avec un air sans doute un peu idiot, mais il était vraiment content de la voir, de se dire qu'elle n'était pas disparue Dieu sait où, ou pire encore, morte sans que personne ne s'en aperçoive. Mais bien là, vivante, respirant le même air que lui, à parler, rire et interagir avec James et Charlie. Autant dire que le courant entre les quatre semblait parfaitement passer. Il riait aux paroles de son amie, qui semblait entrer dans les délires de l'ange avec une facilité déconcertante, mais n'était-ce, justement pas, un avantage?

Il les laissait partir du côté des pingouins et profitait ainsi de la belle du désert. Qui ne manqua pas de se montrer rapidement curieuse sur beaucoup de point en même temps. Ne lui laissant pas la possibilité de répondre, qu'une nouvelle question se faisait entendre. Avec un sourire tendre et un air plutôt calme, il l'écoutait, prêt à répondre à toutes ses interrogations, une fois qu'il pourrait le faire. Il resta un instant inquiet quand elle parla de quelques difficultés rencontrées pendant sa "disparition".

- Quel genre de mésaventures?
Hochant de la tête. Oui, ils ont l'air d'être fait pour s'entendre, j'ai l'impression. Tant mieux. Je comprends Sveda, veux-tu que je leur transmette un message?

Il avait pu rencontrer les enfants, pourquoi ne pas en profiter?

- Oui, étonnamment, ce ne fût pas le plus compliqué, de rentrer. Ou je dis ça parce que j'étais tellement épuisé et j'avais tellement galérer en forêt qu'un vol en aéronef n'était pas grand-chose.

Posant un bras sur ses épaules, il la tenait contre lui, alors qu'ils décidaient de rejoindre leurs amis. Les questions continuaient dans un flot, il garda un petit sourire, il était normal que sa belle soit un peu inquiète et en même temps curieuse.

- Intense, ce voyage. Souriant, ses expériences avaient toujours du positif, même quand il se faisait ramasser. J'ai rencontré une tribu d'indigène incroyable. Si tu savais les rites que j'ai du passé pour être accepté par eux. Riant pour lui-même. Il eut une légère moue. Mmm... un adversaire coriace, qui m'a fait comprendre que je ne devais pas continuer sur certaines de mes recherches. La regardant alors, avec un petit sourire. Tu penses bien que je ne vais pas l'écouter une seule seconde... heureusement que James n'était pas trop loin quand même.

Il observa alors les deux zigotos un peu plus loin, avant de s'arrêter pour regarder sa belle droit dans les yeux. Il avait envie de lui faire une proposition, qui pourrait leur faire du bien, à tous les deux.

- Tu ne crois pas que... vu que tu es... enfin...
il ne savait pas comment lui faire sa proposition et quelque part, heureusement que les deux acolytes commençaient à faire n'importe quoi, cela lui permis de se sortir de ce qu'il était en train de dire. Oui, il vaut mieux.

Arrivé vers l'enclos, il remarqua que Charlie avait sans doute fait une connerie, pourtant, Sveda proposa alors de changer de coin, les deux disparurent bien rapidement dans la foule avec rapidité, pour ensuite revenir à la hauteur des deux amoureux, Dante n'avait pas le temps de poser les yeux sur une cage, qu'on lui tirait son attention sur une autre. Purée, mais l'énergie qu'avec cette jeune femme était épuisante parfois. Arrivé à l'enclos des ours, tout parti définitivement en co*ille.

Comme beaucoup, l'archéologue remarqua le palmipède qui se trouvait dans l'enclos d'un grizzly. Sans doute pas affamé, mais curieux de ce machin à plume dans son enclos. Les ours aimaient parfois joués, Charlie voulu sauter sauver le petit animal, il la rattrapa par le col, mais dans la cohue, il se retrouva pousser en avant, la tête la première, dans... l'enclos.

Secouant la tête, il remarqua l'herbe sous ses mains et un bruit attira son attention. Oh purée, l'animal n'était vraiment pas loin. C'était peut-être le moment de faire un truc très con. Il se redressa sur ses pieds à la vitesse de l'éclair, n'oublions pas qu'il était Indiana Jones! Entendant les hurlements de la foule, voyant l'énervement certains du plantigrade, il courut pour attraper le pingouin sous le bras et tenta tant bien que mal de remonter à un endroit safe.

C'était peut-être un mauvais rêve...

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Caleb
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Jeu 24 Mar 2016 - 21:32

Ce n’était pas le meilleur endroit pour parler de God et compagnie. Oui, je dis compagnie, je ne vais pas me retaper le listing à chaque fois. Vous avez compris le principe de toute façon, les hommes et Tohum ça se finit souvent en guerre ouverte. Anima faisait exception, uniquement pour me contredire.


« Un tueur à gages a essayé de devancer ma disparition. Et j’ai quelques ennuis avec d’anciennes… « Connaissances ». C’est de ma faute, en m’affichant auprès de l’école, j’ai indiqué à tous les archipels que je me trouve en Ecosse. J’aurai dû rester dans l’ombre. »

Ce n’était pas faute de lui avoir envoyé des messages subliminaux, bien avant Édimbourg. Mais, madame n’en fait qu’à sa tête, quand elle est décidée. C’est à se demander qui est vraiment le chef parfois, je vous jure ! Mais, enfin, c’est un mal pour un bien pourrait-on dire, entre le retour de la fille prodigue et le nouveau compagnon, Sveda avait tout de même eu de la chance.

« N’hésite pas à aller voir Kussi, si ça ne va pas. Je sais qu’il a prolongé son séjour à P.H. C’est le meilleur herboriste que je n’ai jamais rencontré. Il aura sûrement de quoi t’aider. »

Un sourire bienveillant se dessina sur la bouche de Sveda. Elle ajouta d’une voix encore plus basse et plus mystérieuse.

« Peut-être qu’il pourra même t’aider pour d’autres genres de blessures. »

Lorsqu’on était un peu empathe, on percevait rapidement quand quelqu’un dissimulait des troubles plus profonds. Ou peut-être était-ce aussi parce qu’elle connaissait bien son job. Si la nomade ne pouvait pas encore savoir de quoi il en retournait, elle pouvait mettre l’archéologue sur une piste.

Ils contournèrent une buvette.


« Que je suis quoi ? »

Nous savons ce que Caleb avait en tête. Personnellement, je suis plutôt pour ! Encore faudrait-il que Tohum soit capable de penser de façon plus égocentrée. Bon dieu, ça ne lui ferait pas de mal. Bonne chance Caleb. Pour la détourner de sa grande quête de Justice, il va t’en falloir de la persuasion, mon gars.

« Dante ! » Hurla la belle en se tendant vers l’enclos.

Trop tard Sveda. Ton homme se trouve dans la fausse aux ours. Il n’y a pas grand-chose à faire. Peut-être surveillé à ce que Charlie ne replonge pas ? Ou que James ne décide pas de faire une envolée héroïque. N’oublions pas que ce n’est pas la meilleure époque pour être un Prodige dans le coin…

Le sauvetage de Miguel resterait en effet dans les annales du zoo écossé. Il resterait aussi gravé dans la mémoire de Tohum, qui sentit son cœur s’arrêter d’un coup. « Paf » comme dirait l’adicte au sucre. Voir Carso jouer les Tarzan était aussi impressionnant que totalement stressant. Vous imaginez le nombre d’os que l’on peut se casser à une pareille hauteur, avec un tel prédateur à ses trousses ?! Il y avait déjà une vingtaine d’appareils photo en train d’immortaliser la cascade. On allait parler de ça à la radio.


« On doit l’aider... » Geyer remarqua qu’un dresseur venait de passer sur la droite.

L’homme allait probablement entrer pour tenter d’apaiser le grizzly. Ce n’était pas que Sveda n’avait pas confiance. Mais disons qu’elle n’était pas prête à prendre le risque. Aussi emboîta-t-elle le pas de cet employé du zoo. Elle avait retiré ses gants, quand un gardien s’avança vers elle, pour l’arrêter. Tohum lui saisit le poignet et fit un point de pression sur son intérieur. L’homme fut plongé dans le sommeil en un clin d’œil. Elle avait anticipé et le rattrapa pour accompagner sa chute sans douleur. Puis, la blonde accéléra le pas pour ne pas se faire distancer. Elle profita de l’effet de surprise pour passer dans le dos de l’éleveur d’ours.


« Allez Sveda… T’as connu des éléphants, des lions. Juste un contact. Un seul… »

Le dresseur appela l’animal qui tendit l’oreille en reconnaissant le timbre familier de l’humain. Il ne détacha pas ses yeux du bipède et de l’animal à plume pour autant. Sveda, agile se faufila sur la droite et entra dans l’arène… Doux Jésus, mais que l’amour rend inconscient ! Une aubaine pour elle que je ne puisse pas lui botter son joli derrière. Le dresseur la remarqua et la héla avec vigueur. Ce qui bien entendu attira l’attention de « Winnie ». Il se détourna du rocher et se remit sur ses pattes avant. Sveda fut brutalement tirée en arrière. [i]

« Attendez ! Non ! Vous ne comprenez pas ! »

Deux hommes de la sécurité raccompagnèrent Diane. Elle était plutôt concentrée à voir si Dante avait réussi à regagner la terre ferme.

« Enfin de compte, je propose que l’

On s’éloigne des gros animaux ! Qu’est-ce que vous en dites, c’est plus prudent non ? »


[i] Ce qui aurait été « plus prudent » eu été de quitter cet endroit. Ce que Sveda n’était pas encore prête à faire. Elle avait besoin de temps pour discuter de la suite avec Cal.


« Tiens, là-bas, si on allait voir ? »

VIVARUIM


Le vivarium, je ne sais pas… Peut-elle réellement envisager cela comme une bonne idée ? De toute façon, ils devaient se décider et vite. Parce qu’après tout ce boucan, le service d’ordre avait plutôt dans l’idée de les faire sortir du zoo. Les quatre compères purent profiter du chaos ambiant pour échapper aux gorilles en costumes. (Facilité scénaristique, oui, je vous l’accorde. Mais c’est le pouvoir sacré du narrateur.)

« Qu’est-ce que tu voulais me dire tout à l’heure ? » Oui, revenons-en à nous moutons ! Carso, tu avais une proposition à faire ?

La chaleur venait d’augmenter de quasiment dix degrés. Il faisait humide. Des bruits surgissaient de tous les coins. Une parfaite reproduction de la jingle. De quoi rappeler de bons moments à certains. Sveda s’avança dans un premier espace, en quittant son écharpe de laine. Puis son manteau. De son côté, elle n’aimait pas spécialement les animaux à sang froid. Elle leur reconnaissait une utilité. Elle jeta un coup d’œil, pour s’assurer que Charlie et son acolyte n’étaient pas loin.

« Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire de ce pingouin ? » Demanda-t-elle, à son amant, entre amusement et circonspection.
Tohum
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Lun 25 Avr 2016 - 17:04


Armageddon!
La fuite ça a rien de lâche si le combat a pas d'intérêt. Triompher de l'adversité, c'est bien. Choisir ses combats, c'est mieux. Alors avec Jimmy, on fuit. Et même si on est pas très discrets en général, la foule fini par nous engloutir suffisamment pour qu'il nous perde de vue. Sauvés. Direction, les Winnies, nos aventures sont pas finies! Oh loin de là.

On finit par retrouver les amoureux dans la foule. Ils sont tout chous, à faire leur grivoiseries. Et la tempête du nom de Gardien passée, on passe d'enclos en enclos pour admirer les cadeaux de la nature. Des Lontra canadensis aux Felis margarita. Par habitude, je peux pas m'empêcher de tirer Caloup partout pour lui montrer les cousins de ceux qu'on a rencontrés dans nos excursions. Et ceux qu'on aurait pu croiser eux aussi. Le tout version tornade; mais c'est pas ma faute, y a trop d'animaux trop cool quoi! Tellement que je prends aussi Jimmy dans le truc à chaque fois que son bras traine par la, en lui racontant des anecdotes croustillantes comme la manchonnage de t-shirt de Caloup, devant les lamas gambadant gaiement.

On finit par arriver vers les plantigrades après tout ça, et l'énergie manque pas face aux gros nounours. Je me dandine derrière la barrière, à grands coups de "Mooow!" et de sourire béats à mes comparses. Dire que ces bestioles pourraient nous assommer d'un coup de papattes, quand on les voit mignon comme ça à déchiqueter un boule en mousse, on a des doutes. C'est tellement chouuuu! Jusqu'à ce que cette triste réalité se rappelle à nous.

Les voix commencent à bourdonner autour de nous. On entend des glapissements et des respirations retenues. Je cherche à savoir pourquoi et je tarde pas à trouver. Un petit pingouin se dandine doucement chez les ours, et on sait comment fini Boucles d'Or! Là, les réactions s'enchaînent à volo. Diane s'inquiète, Castiel panique! Et je me penche pour essayer d'attirer le petit volatile vers nous. Tellement que je manque de le rejoindre pour le sauver, mais Caloup m'arrête par le col... Avant d'aller jouer les Indiana Jones lui-même. Bah voyons, fais ce que je dis pas ce que je fais, hein! Mais le visage dans l'herbe, c'est autre chose qui sort de ma bouche qu'une pique à mon frangin.

▬ Heeeee Winniiiie, par ici ! que je gueule en me déplaçant le long de la barrière et dans l'autre direction pour attirer son attention loin des deux intrus.

Pendant que Jimmy s'affole et que Diane disparaît avec un plan assurément ! En deux temps, trois mouvements, Dante se retrouve sur ses guiboles, se fout le pingouin sous le bras et prends ses jambes à son coup. Expert du Twister ou pas, il assure en escalade : le meilleur moyen d'échapper au nounours qu'a finalement préféré avoir un joujou sous la patte que de suivre une tarée qui crie comme il en voit tous les jours.

L'ascension du Rocher des Lions est lente. Trop lente pour moi. Alors je retourne à sa hauteur et je me penche pour essayer de l'aider. Je me penche et me penche encore jusqu'à... ce que j'arrive à l'attraper. Pendant quelques secondes, c'est un Long live the King qui me passe par l'esprit mais j'ai pas encore de cicatrice sur l'œil et je me tire vers nous.

▬ Allez l'Ancien, on pouce! que je lance entremets dents serrées, tous mes muscles utilisés pour le faire basculer de notre côté.

Une fois remontés sains et saufs, mais soufflant comme bœuf pour le porteur, je donne mon reste de barbe à papa à celui-là. Bon y a quelques poussières dessus vu que je l'ai balancé pour attraper un truc bien plus important mais c'est encore mangeable sur l'autre bout ! Va pas faire son difficile, l'a besoin de sucre, l'a besoin de sucre.

Diane ne tarde pas à nous rejoindre et je la laisse s'occuper du champion. Je m'approche donc Jimmy qui s'occupe du petit oiseau. Puis je me baisse pour lui gratouiller le crâne.

▬ Avec toi non plus on s'ennuie pas, mon petit!

J'ai envie de le câliner encore et encore mais son soigneur tarde pas à récupérer le petiot. Sa place est certainement ici. Et nous loin. On fuit encore. Personne n'a tellement envie de devoir tout expliquer. Surtout que le Gardien vient roder à nouveau. L'Amoureuse de Caloup propose donc d'aller se faire oublier un peu au vivarium. Loin des grosses beytes.

La température la dedans est plus proche de celle de la jungle, alors je prends le temps de nouer ma chemise, histoire d'avoir moins chaud. Pendant ce temps, je suis donc les trois autres en me regardant le nombril. Je remarque donc pas de suite ce qui nous entoure. Mais quand je commence... Nouveau drame.

▬ Des... Des a... DES ARAIGNÉEEES!! NONONONONO!! que je gueule, à reculons.

La fuite ça a vraiment rien de lâche. Par contre elle est ridicule dans deux cas. Quand elle est impossible, et quand elle est ratée lamentablement. La mienne c'est le deuxième cas. Et vraiment lamentablement c'est peu dire. J'ai à peine fait deux pas que je l'encouble avec mes propres pieds. PAF, bonjour le sol! Mon menton qui trinque un bon coup dans ce salut.

Et rebonjour petit pingouin!

Soit le coup a été plus violent que prévu et j'hallucine, soit ce petit a encore échappé à son soigneur. Quoi qu'il en soit, alors que je suis toujours sur le sol comme une patate, il décide que c'est plutôt la classe et fait pareil. Le tout avec la grâce légendaire de ces animaux.

▬ KWACK!

Le visage en sang, ma seule réaction est de me rouler de rire sur le sol. Et Dieu sait que le rire est le remède à tous les maux.
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Lun 2 Mai 2016 - 11:22
Décidément, voilà une sortie qui se révélait bien plus mouvementées qu'on aurait pu le croire. Quitte à voir des animaux, Castiel avait l'impression qu'il y avait des expéditions dans la jungle qui se révélaient moins dangereuses, et plus reposantes. Il ne se plaignait pas, ceci dit. Il était heureux de partager ces moments avec ses amis, et ce n'était pas un ours ou deux qui allaient y changer quelque chose. Après tout, c'était comme ça qu'on se créait des souvenirs. Le truc, c'était simplement d'éviter de se laisser dévorer par un mammifère en colère. Comme souvent dans ce genre de situation, tout s'était passé très vite, si bien que le temps avait semblé se suspendre le temps que tous les participants agissent. Ce fut Dante qui s'élança le premier, faisant honneur à sa réputation d'aventurier. L'archéologue était doté d'un grand courage, qui s'appliquait même aux pingouins. Et voilà que Sveda intervenait également pour seconder l'élu de son cœur, si bien que Castiel n'eut même pas l'occasion de se jeter à son tour dans la fosse. Il avait déployé ses ailes pourtant, attirant les regards des curieux, qui avait aujourd'hui droit à un sacré spectacle.

Enfin, Caleb le sauveur et son petit protégé remontèrent, aidés par Charlie. James se retrouva à s'occuper du volatile, ce qui ne lui prit qu'un instant : il apposa sa main sur son crâne, une brève lumière s'en dégagea, et l'oiseau se retrouva en forme comme jamais il ne l'avait encore été. Il le remit aux soigneurs qui s'étaient précipités à leur rencontre, heureux de récupérer leur petit pensionnaires tandis qu'un gardien cherchait Dante soit pour le féliciter de son courage, soit pour l'admonester de son inconscience. Ils ne restèrent pas dans les parages assez longtemps pour le savoir ; quoi qu'il en soit, la visite pouvait continuer, et James suivit la marche, le cœur léger.

« Est-ce qu'ils ont des capybaras ? J'ai toujours aimé les capybaras. » lança-t-il d'un ton joyeux tandis qu'ils passaient entre deux nouvelles rangées d'animaux. Des girafes balançaient leurs têtes graciles bien au-dessus d'eux, et le guérisseur manqua se dévisser la sienne pour les contempler. Distrait, il percuta de plein fouet une machine à barbe à papa si grande qu'il manqua tomber dedans. Des filaments de sucre rose s'égayèrent à tout-va, si bien qu'il en fut couvert de la tête aux pieds.

« Je suis vraiment désolé... » lança-t-il au vendeur, un air penaud sur le visage qui aurait pu être attendrissant sil n'avait pas eu un peu de barbe à papa dans l’œil. Il dut cependant avoir l'air si pathétique que l'homme n'eut pas le cœur de lui en vouloir, d'autant que Castiel s'empressa de rembourser une partie des dégâts. Il avait enfin compris qu'il valait mieux se balader avec un peu d'argent sur soi, et que les bouts de ficelle et les bouchons ne vous amenaient pas très loin lorsqu'il s'agissait de régler la note. Remis de ses émotions, il chercha la trace de ses compagnons, et ce furent les cris de Charlie qui le mirent sur la bonne piste. Il se précipita à leur rencontre, pour découvrir la jeune femme étalée sur le sol, agitée d'un formidable fou rire. Et à ses côtés... oui, écrasé par terre lui aussi, il s'agissait bien du fameux pingouin ! Interloqué, Castiel les rejoignit, et aida Charlie à se relever. D'un geste, il soigna sa blessure, sachant qu'elle était trop légère pour réellement pour lui donner une contrepartie trop difficile à payer.

« Et bien, on dirait que tu t'es fait un ami plutôt persistant. Tu as dû lui faire forte impression. » sourit-il, tandis qu'il essayait de se secouer un peu pour faire tomber de la barbe à papa.

* * *

Miguel vivait une journée des plus intéressantes. En se réveillant ce matin, il s'était attendu à ce qu'elle se déroule comme toutes les autres, sans surprises mais avec son lot de têtes de poissons. Et voilà qu'il se retrouvait non seulement libre, mais en compagnie d'une créature dorée dont il ne pouvait détacher le regard. Il sentait battre dans ses veines le sang de ses rudes ancêtres habitués à une vie au grand air sur la banquise, le poussant à sortir de sa torpeur bien heureuse et à franchir les barreaux de sa prison dorée. Il était un pingouin, bon sang, et les pingouins se dandinaient où ils voulaient sans que personne ne leur dicte leur conduite ! Alors il n'allait pas laisser cette nouvelle vie lui échapper ! Même si cela signifiait qu'il fallait se livrer à d'étranges coutumes ; mais cela ne lui faisait pas peur ! Miguel était un pingouin, et les pingouins tombaient comme des chefs ! Il espérait juste que sa nouvelle amie le ramasserait, et qu'aujourd'hui n'était que la première des nombreuses aventures qu'ils étaient destinés à vivre...
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Mer 18 Mai 2016 - 17:08
Caleb avait bien du mal à comprendre comment cette femme pouvait avoir des ennemis. Elle qui était la bonté incarnée, à ses yeux en tous les cas. Quelles raisons pouvait-on avoir pour vouloir étendue dans une boîte en sapin? Il l'écoutait avec attention, tout en l'observant, son visage s'assombrissait légèrement à ses paroles. Tout cela l'inquiétait. Il voulait l'aider, mais ce n'était sans doute pas le bon endroit pour en parler réellement. Entre le monde et les deux enfants qu'ils devaient surveiller.

- ... je comprends mieux.
La fixant. Puis-je t'aider?

Il n'allait pas rester là, les bras croisés, à attendre de voir ce qui allait se passer. Surtout quand cela touchait à quelqu'un qui lui était cher. Il avait gardé cette âme de chevalier. Même si voilà longtemps qu'il avait déposé son épée. C'était un combattant dans l'âme, bien qu'il prône le pacifisme en général.

- Oh, la fatigue ça se soigne en dormant, dans un bon lit. Avec un petit sourire, lui caressant alors la joue, tendrement. D'autres blessures, de quel genre?

Sveda voulait en savoir plus sur son idée, mais il était vraiment difficile de se concentrer sur eux, quand deux gamins et un pingouin, venaient foutre le bordel dans le zoo. Alors que notre aventurier aurait préféré rester aux côtés de sa belle blonde, voilà qu'il se retrouvait le nez dans le gazon d'un enclos, un oiseau sous le bras, tout en tentant d'échapper à un ours quelque peu en colère de se retrouver envahi sans qu'on lui demande la permission. Heureusement, Charlie eut le réflexe de l'aider à remonter. Il attrapa son poignet avec fermeté et s'aider de sa tenue, pour se hisser à l'abri du danger.

Reprenant quelque peu son souffle, dos assis contre le béton de l'enclos, il regardait autour de lui, remerciant d'abord son amie, avant de chercher Tohum du regard, tandis que Charlie et Castiel s'occupait du petite palmipède qui se trouvait avec eux - après avoir eu droit à de la barbe à papa à la poussière, bien entendu -. Que foutait cet animal en-dehors de son coin? Sa belle débarquait finalement, en bonne compagnie, il se relevait rapidement.

- Ce n'est pas une mauvaise idée.
Suivant Sveda. Sans doute, James. Après tout, ce gros castor étant l'ami de tous les animaux, ça m'étonnerait qu'ils n'en aient pas.

Mais ce fût au vivarium que notre petite équipe se retrouva. Enfin une partie, discutant avec Sveda, Dante ne comprit pas tout de suite que l'ange ne les avait pas totalement suivis, ayant fait la connaissance d'une machine à sucre, qui rendait folle Charlie. Charlie qui ne manqua pas, dès qu'elle comprit où ils étaient arrivés, de leur faire une crise de panique, ce qui empêcha - et c'était peut-être mieux - l'archéologue de répondre à la scientifique.

- Du calme, du calme. Elles ne peuvent rien te faire ici, elles sont dans des boîtes. Mais trop tard, elle tenta de fuir, s'encoubla et se retrouva étalée de tout son long sur le sol, ce qui fit que Caleb se retrouva rapidement près d'elle, pour voir si tout allait bien.

Ce qui semblait être le cas, vu que le fameux pingouin était de retour. Il haussa un sourcil, tout en observant la scène, puis tandis la main à son amie, pour l'aider à se redresser.

- Aller, debout. Tohum demanda alors ce qu'ils allaient faire de cet animal. Aucune idée... c'est toi qu'il suit? En jetant un regard à Charlie. Remarquant alors Castiel. Euh... Jim... ça va?

Mais c'était quoi cette histoire de fou?

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Caleb
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Lun 30 Mai 2016 - 20:59

DIANE GEYER



Le zoo, le cirque, les humains sont parfois bien plus doués pour le faire que leurs prisonniers involontaires !

Désir de protection. Puissant selon les individus. Certains protégeaient leurs biens, d’autres leurs idées, d’autres leur peau, d’autres encore leurs petits. Ce dernier l’avait emporté chez Tohum. C’était pour les siens qu’elle avait décidé de combattre ces dragons. Elle était prête à tout pour cela. Mais, était-ce quelque chose à dire à celui pour qui le cœur bat plus vite ? Sveda connaissait suffisamment son amant pour savoir quelle serait sa réaction. À peu près celle qu’elle aurait eue à sa place, en fait.

« Je ne sais pas encore… Peut-être. Je te le dirais, la prochaine fois que l’on se verra. D’accord ? »

Avant d’en dire plus, Tohum voulait obtenir quelques informations supplémentaires. François l’appellerait d’un jour à l’autre. Futé comme avaient probablement des choses à lui apprendre sur les Lampeduza. Elias en avait eu la preuve quelques jours plus tôt à l’appartement de Kent. Les chaînons se mettaient en place. Abigaël ne tarderait plus à se rendre chez Strega. Après ça ! La mission « Cobra » pourrait officiellement commencer.

« Du genre que l’on laisse traîner un siècle ou deux. » Un peu comme quand on ne prend pas le temps de panser une petite douleur.

Ce n’était pas le tout d’être immortel. Ce n’est pas parce que le corps allait physiquement bien que tout allait bien. Vivre, aussi longtemps provoquait des effets secondaires. Ces effets différaient d’un individu à l’autre. Malheureusement, les conséquences étaient elles souvent les mêmes. Un être de sang et de chair n’est pas fait pour vivre aussi longtemps. Diane en avait eu de nombreux témoignages au gré des siècles.

« Ce que l’on peut dire c’est que l’on s’ennuie pas avec vous ! » Déclama la Blonde en arrivant dans le dos du vieux chevalier.

Assurée que Charlotte était soignée, Sveda leur souriait. Leurs auras lui faisaient du bien. Elle avait l’impression de reprendre des forces avec toute cette folle jeunesse. Surtout après tout ce temps à rester enfermée avec les locataires de la réserve. Sveda baissa ses yeux bleus sur le petit habitant de la banquise. Elle ne savait pas grand-chose de ces animaux. Elle avait plus souvent côtoyé ceux des savanes africaines.

La chaleur tropicale du vivarium lui faisait sentir le manque de soleil. Elle avait vraiment hâte que l’hiver se termine. Sentir la chaleur des rayons de soleil sur son visage. Dormir en étant caressée par la lumière solaire. Elle avait beau avoir la peau blanche et les yeux bleus, Tohum était une fille du sable. Son être n’était complet qu’au contact de cet élément fondamental. Elle caressa du regard un lézard bleu et sourit.

« Si les invertébrés ne te rassurent pas, on peut aller faire un tour du côté des aquariums ? J’ai lu sur la brochure qu’il y a un spectacle avec des orques ! »

Sveda passa agilement devant Dante pour s’avancer jusqu’à James. Elle lui sourit et l’épousseta. Elle se fit la réflexion que les deux vieux amis partageaient ce don extraordinaire de mettre les autres en confiance. À chaque âme sombre s’opposait une âme lumineuse. L’harmonie était respectée depuis la nuit des temps. Si l’on adhère à la théorie… qui partira avec Mr Wang ?

« Ce que l’on peut dire c’est que l’on s’ennuie pas avec vous ! »

Du coin de l’œil Diane aperçut un homme en uniforme. Elle lui tourna le dos et chuchota avec connivence.

« On a de la compagnie. »

Elle glissa sa main dans celle de Caleb et poussa le quatuor à prendre la direction opposée. Le vivarium était spacieux. Une foule d’enfants curieux et effrayés se collaient aux vitres pour voir les reptiles. La fugitive observait ces scènes familiales avec un rien d’envie. La maternité lui manquait. À cette pensée, ses doigts se firent plus caressants sur la main de l’archéologue. Carso aurait été un merveilleux père, elle le savait. Malheureusement, les conditions n’étaient pas vraiment réunies pour un tel projet. Ils n’avaient d’ailleurs jamais abordé ce sujet tous les deux. Il faudrait attendre Tohum.

« « Dendroaspis polylepis » … le mamba noir. Une méchante bête… j’ai vu des guerriers succomber en moins de deux heures. » Le venin de ce serpent avait fait des ravages plus d’une fois quand elle voyageait en NewAfrik.

Sveda contempla les écailles noires de ce serpent. Brusquement, elle pu entendre les chants des femmes, les tambours. Un fugace sourire lui effleura la bouche. Elle caressa la vitre du bout des doigts. Bientôt, elle y retournerait, sur la terre du soleil.
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Mer 29 Juin 2016 - 20:47


Armageddon!

Après avoir sauvé Caloup des griffes de papa ours et ramener son compagnon de dessous de bras à son soigneur, on s'éclipse à nouveau. Et si Dante confirme qu'ils doivent surement avoir de ces castors géant, ami des petits et des grands -weeeeee!-, c'est d'autres grosses bêtes qui m’intéressent pour le moment. Ou plutôt me tétanise sur place. Velues ou lisses. Fines ou mastoc. Elles sont partout à frétiller en remuant leur opisthosome. Avec bien trop de pattes pour être honnête! En plus, qui a déjà vu une créature avec plus de deux yeux, et des crochets acérés comme des lames de rasoirs, ne pas vouloir fourber ? Et si le grand frère tente de me rassurer, en voir une sauter vers sa vitre suffit à me faire détaler. Et fisa! Les bras s'agitant au vent. Jusqu'à ce que ce qui devait arriver arrive. Je m'encouble et je chute. Sans les mains du coup. Et avec le menton pour amortir, ce qui m'empêche pas d'être pliée face au cocasse de la situation.

A moitié en larmes de rire, je relève la tête pour voir Barbapapa, en chair et en sucre! Il me tend la main au même titre que Dante et je suis sur mes petits pieds en moins de deux. Le monstre de dessin animé prend le temps de soigner le petit bobo. Même si j'aurai largement pu vivre avec, c'est une gentille intention. Il ramène ensuite mon attention sur notre nouveau coupain. Plutôt persistant d'après lui. Et je peux pas m'empêcher de rire quand il me sort que ça se pourrait que je lui ai fait une forte impression. Eh beh!

En tous cas, si j'ai la moitié de mon cerveau branché sur le palmipède, l'autre est bien ancrée sur un détail somme toute important : la barbe à papa qui recouvre l'ailé. Must. Eat.

▬ Tu veux un coup de main pour te débarrasser de tout ça? Je lance en lui désignant le paradis de cheveux d'anges roses. Parce que ce serait un plaisir!

Je finis par ramasser l'oiseau qu'est toujours écrasé sur le sol, l'air d'attendre l'événement le plus incroyable de sa vie. J'attends un peu pour voir si son rêve va se réaliser mais voyant que c'est pas trop le cas; et le remet sur ses petites pattes palmées. Diane finit par débarquer dans notre dos en arguant qu'avec nous, on s'ennuie pas… jamais! C'est pas le but de la vie d'avoir du fun et des rires ? En évitant si possible de rencontrer le chemin d'un certain type d'invertébrés au passage. Du genre qu'on vient justement de croiser. Par exemple. Par contre, à la mention des orques, je me retourne les yeux plein d'excitation.

▬ On peut nager avec eux ? que je m'empresse de demander.

J'ai bien peur que la réponse soit non, mais l'espoir fait vivre, à ce qu'on dit! Mais La coupine de Caloup nous entraine déjà au travers du vivarium. Et je suis pas rassurée. Du tout, du tout. Elles ont beau être derrière des vitres, je sens leurs petits yeux méchants me zieuter. Prêtes à passer à l'attaque à la moindre ouverture. Je les connais ces petites bêtes. Ou peut-être que la peur en rajoute. En tous cas, ma respiration se fait plus forte et je serre le petit oiseau tout contre moi. Hum...

▬ Et si on allait voir les émeus plutôt, je suis sûre qu'on peut faire une course sur leur dos!! je glisse à l'oreille du petit ange.

Et sans plus attendre, je le tire par le bras. Histoire de quitter ce lieu de chair de poule et rejoindre leurs cousins à plumes. L'enclos est pas difficile à trouver et leur cous si graciles. L'élégance faite plumes. Paraît même qu'y a quelques années, ceux de l'Arche Australienne avaient déclaré la guerre contre ses animaux majestueux. Et c'est les premiers qui ont perdu. Heureusement! Ça aurait été triste de les voir déplumés Parce que certains savent plus cohabiter avec la nature. Les nuisibles c'est pas forcément ceux qu'on croit. Mais pour l'heure, on va aller profiter de leur présence ici.

J'escalade la grille.

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