Sur la route d'El Dorado | Caleb

 :: Zone Membres :: Machine à remonter le Temps Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Sam 19 Mar 2016 - 19:18
Évidemment, la pause pour le bivouac, ne manqua pas de faire réagir Charlie. Cette dernière se permit une petite pique qu'elle savait si bien lancé. Comme si elle n'était pas contente de son côté de pouvoir se poser et manger, ce ventre à patte!

- Tu sauras que la chasse au Smilodon, demande de la patience, les pauses sont très importantes pour reprendre des forces, surtout qu'il nous les faut au maximum quand on se retrouve face à ce fauve aux dents-de-sabres, avec une simple machette en main.
Sur un ton très professoral. Après tout, elle le cherchait non? Il jouait toujours le jeu.

La sale bête à huit pattes disparu dans les fourrés, il écouta les dires de son amie, souriant quelque peu, toujours amusé.

- Les romans c'est pas la réalité. Cette araignée n'avait rien de dangereux, même si oui, certaines peuvent l'être, mais on a tout ce qu'il faut dans le sac contre leurs venins.

Caleb avait déjà eu affaire à des poisons plutôt violent, il était encore debout, alors cette petite, n'avait rien à craindre, surtout pas avec lui. Puisqu'il savait parfaitement quoi faire si par hasard un tel drame arrivait.

- Non pas de sucre, mais tu verras, c'est mangeable quand même.

Lui tendant un bol rempli de soupe, il l'incita à commencer, pendant qu'il se servait à son tour et l'observa goûter, avant de manger tranquillement. Elle semblait apprécier.

- De l'araignée. Sortit-il tout de go, tentant de garder son sérieux, en voyant la gueule que tira la jeune femme. Avant d'exploser de rire, pour la rassurer évitant qu'elle ne vomisse tout ce qu'elle avait avalé. C'est une blague Charlie, c'est de la patate, ce qui croustille. Grillée et mise sous vide. Tout sourire, fier de sa petite blague. Bon hein? J'en referai alors.

L'aventurier remarqua alors que le lama s'en était prit à son t-shirt. Il gueule un "HEY!" tirant sur son habit, pour qu'il arrête de l'embaver. Cette sale bête était intenable. C'était au tour de la blonde d'être morte de rire.

- Ça va, ça va...
grommela-t-il. J'espère pas, je tiens à garder mes habits jusqu'à la fin de cette expédition quand même. Jetant un regard noir à l'animal qui lui répliquait un mew, tout à fait convainquant. Gaffe, ou je te fais bouffer toutes les araignées qu'on croise.

Comme si cela faisait vraiment peur à la patate. Il soupira et nettoya rapidement les bols, remettant son sac sur les épaules.

- Fini de glander, en route mauvaise troupe!

Dante n'était pourtant pas de mauvaise humeur, il en fallait bien plus pour cela, mais il estimait qu'ils ne devaient pas trop tarder non plus. Plus ils avançaient et plus ils s'approcheraient du but. Si la carte qu'il avait en main n'était pas en train de lui indiquer un faux chemin. En plein milieu de la jungle, la nuit était plus difficile à voir tomber. Mais quand on ne pouvait plus voir sa main devant soi, c'était bien le fait qu'il était tard.

- Hum, je pense qu'on va devoir dormir dans le coin. Sortant la tente de son sac. Tu t'occupes du feu? Et de ton nouveau copain? En évitant qu'il me bouffe mes habits! Taquin, bien évidemment. Il passait un pull, le froid se faisait déjà plus sentir.
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Sam 19 Mar 2016 - 19:21


Sur la route d'El Dorado !
Et nous revoilà partis ! On s'est arrêtés depuis seulement quelques minutes et on se charrie déjà. Enfin, c'est pas comme si la marche nous a vraiment arrêtés, hein. Mais en tous cas, j'ai à peine eu le temps de lancer ma petite pique qu'il rebondit dessus façon château gonflable. Et sérieux, manquerait plus qu'une paire de lunette rondes pour qu'il finisse de lui ressembler, au Pr. Jones. Parce que même si je sais que ce qu'il dit, c'est de la merde en vrai, je peux pas m'empêcher d'être captivée. Alors comme ça le fauve à dents de sabres peut se chasser à la machette si on a le ventre plein, c'est fascinant !

▬ ...Ahhh, quoi de mieux qu'une antiquité qu'une autre antiquité pour en parler ! je lâche, toujours ravie de pouvoir l'embêter.

L'incident du monstre velu et crochu derrière nous — en espérant qu'elle y soit pas... — je suis Dante près du feu. A demi en traînant les pieds pour qu'il écoute, mais l'autre demi à speeder, parce que bon sang faut pas rester là au cas où l'autre déciderait de revenir pour se venger. En somme, je marche à son allure.

▬ Mais, c'est pas un roman, c'est un bouquin de biologie animale !! Que je réponds, comme une gamine à qui on aurait dit que le monstre dans le placard existe pas, après qu'il a croisé Léon ou Sully ! Peut-être que je regarde trop les dessins animés avec Saoirse...

Bref, je décide quand même de faire confiance à mon frère et à l'expérience qu'il a accumulé au cours des nombreuuuses années à crapahuter partout, plutôt qu'à un bouquin écrit par un inconnu y a presque un demi-siècle. Puis Dante sait réagir à n'importe quelle situation, au pire, non ? Non parce que je tiens pas à ce qu'il doive venir me chercher dans le Cercle de la Gourmandise. La description qu'il m'en a fait me donne pas tellement envie d'y finir. Je sais pas pourquoi. Sûrement à cause des vers géants qui tente de te bouffer la croupe ? Ouais, ça doit être ça! Pis y a pas de bonbons en Enfers.

Je frissonne, rien que d'imaginer. Mais en attendant, je compte bien profiter de mon temps parmi les vivants pour engloutir tout le sucre qui passe sous ma main. Ouais, ouais, ouais ! Et même si la soupe en contient pas, je prends le bol et goute quand même. Après tout, c'est mon Caloup qui l'a préparé avec amûr et il sait ce que j'aime. Ce sera forcément bon. Et ça l'est, indeed! Mais quand je l'aventure à demander ce qui croustillait, après avoir lécher le récipient jusqu'à ce qu'il brille à nouveau... C'est le drame ! Mon cœur rate un battement. Peut-être même deux. En tout cas c'est la syncope royale...

▬ DE L'ARAIGNÉEEEE ?! Je beugle, en prenant ma cuillère pour me racler la langue comme je peux à défaut de tout pouvoir recracher.

Je suis tellement dans mon élan qu'il me faut un peu de temps pour apercevoir le sourire sur son visage de lionceau hirsute. Bejesus, le saligaud! Ouuuuh la canaille! Cet arrière-faix de truie ladre m'a prise en traître!! Et j'ai couru. C'est pas les facepalm qui manquent. Je fais donc mine de bouder, hein, puisqu'il l'a bien mérité! Et je croise les bras, haut sur la poitrine, pendant qu'il termine de se moquer. J'ouvre un œil quand m'explique quand fait c'était de la patate grillée. Il est tout sourire. Tout fier de sa blague. Et j'avoue que c'était marrant, passé la crise cardiaque. Mais je continue de surjouer la moue, histoire de lui rendre la monnaie de sa pièce. Juste un peu parce que diantre, c'était bon cette sousoupe!

▬ Moui, peut-être. je baragouine, toujours dans le jeu, alors qu'il se pavane. Puis ne tenant plus, de peur qu'il pousse le vice jusqu'à lui priver d'une des seuls délices salés que je sais apprécier. Oui, oui, oui, oui, oui, tu pourras ! ...Mais gare à toi si tu viens à vraiment mettre de l'araignée. Les yeux plissés et menaçants. J'en ai pas l'air mais je peux faire très mal, hein !

J'agite alors mes petits bras de poulet dans l'air comme pour lui montrer à quel point je suis redoutable! Mais Ça n'a pas tellement l'air de prendre. Contrairement aux dents de lamas sur le t-shirt. Et entre l'air désabusé de George qui continue de machoner tranquillement dans les airs et Dante qui pourrait presque essorer sa mâché tant le lama s'est fait plaisir, c'est mon tour de me moquer, en effet! Le karma, moi je dis. Au Mew innocent, rebelotte, deuxième salve de rire, alors que le frérot se fait aussi bougon que j'étais fâché plus tôt. Pis de son air le plus terrible, il le menace de lui faire bouffer toutes les araignées qui passent. Squeak, j'en ai la chaire de poules, rien qu'à l'idée qu'on puisse faire ça même à son pire ennemi! Parce que bon, c'est une chose de lui apprendre à les manger volontairement, mais c'en est une autre de lui fourrer dans la bouche!

La patate elle, elle bouge pas. d'un. petit. poil. Mais c'est pas le temps qu'elle prenne racines, ah ça non! Même si c'était que par trois tubercules, on a bien trop à découvrir ! Et il est grand temps de reprendre, ce chemin que nous traçons. Alors an peine il commence à ranger, je l'imite avec mes affaires et celles de Gorge. Qui vient rapidement sautiller à côté de moi, pendant que je regarde la carte, tout excitée par la suite. J'essaye de lui expliquer, persuadée qu'il pourra nous aider. Dante tarde pas à fiche son sac sur ses épaules, c'est le signe de départ. Si on omet qu'il nous traite de glandeurs et de mauvaise troupe! Eh nanméoh, on va pas se laisser faire comme ça, le gros poilu et moi.

▬ Mais c'est que c'est toi qu'on t'attend, le vieux!

Et toc ! Parce qu'après tout, nous on était près. Certes, il s'est occupé de pas mal de trucs pour nous mais le jeu, pardi ! Rien ne vaut le jeu, et heureusement, il le sait. L'aventure reprend ensuite, toujours dans la bonne humeur, et les batteries pleine de patate. La nourriture des braves ! Surtout en gâteau, mais le potage c'était très bien aussi.

On marche encore joyeusement quelques heures. On fait un remake du Sketch des Monthy Python avec les gars. Je réussi à avoir Dante pour les Olé! et George agrémente le tout de Mews enjoués. Et j'en viens à me demander s'il aime vraiment le miel. Quoiqu'il en soit, quand il commence à faire plus sombre qu'il ne le faisait déjà, genre noir sans étoiles, Dante nous dit enfin qu'on va pouvoir se poser. Hallelujah, on va pouvoir allumer un feu ! Je ne suis pas très à l'aise dans le noir et puis... c'est quand même le mieux pour le deuxième paquet de marshmallows ! Je l'ai gardé spécialement pour les faire griller, ça a été dur de résister à leur appel tout l'aprèm.

Caloup me met donc sur la préparation du feu et l'installation de George pendant qu'il prépare la tente. Le tout en rappelant l'appétit du lama pour le coton, pour éviter de le laisser près du sac. Histoire qu'il finisse pas en pagne ou à porter mes vêtements. Même si ce serait hilarant ! L'idée de le laisser faire justement pour pouvoir voir ça me traverse l'esprit mais je préfère savoir mon frère au chaud dans ses propres vêtements. D'ailleurs commence à cailler. Je passe donc un pull, largement trop grand pour moi. J'ai dû le piquer à Dante y a longtemps mais je l'ai oublié. Maintenant y a prescription, je le garde ! Je joue un instant avec les manches trop longues, devant le regard fasciné du Camélidé.

Puis c'est l'heure de passer aux choses sérieuses. En chantant I want to break free, je me mets aux tâches confiées. J'enlève les sacs du dos de mon nouveau compagnon et je me mets à la recherche de bois secs. Parce que pour tout installer, mieux vaut encore pouvoir y voir quelque chose. Et c'est clairement pas la lune qui va nous aider la. Une fois trouvée, me faut pas trop de temps pour monter le feu. Pas pour rien qu'il m'a donné ça à faire. Une pyromane en puissance, si l'envie m'en prenait. Heureusement c'est pas le cas. Et avec un peu plus de visibilité, je peux enfin installer le prince des lamas. Je lui fais une courbette, puis j'ai stalle déjà une couche de foin en motte histoire qu'il bouffe pas tout de suite celle pour isoler le sol. Une chose est sûre dans toute cette histoire, je suis clairement pas le seul ventre à pattes. Je lui fais ensuite un coin douillet avec le foin et les nattes tissés prêtés par son propriétaire. Une couverture en plus et le voilà tout bien posé pour se reposer de cette première journée !

Je finis par me poser contre lui, et je tends quelques minutes mes mains vers le feu. Puis c'est le moment de passer aux récompenses ! Je sors le paquet qu'a survécu difficilement et je pique au moins six bonbons par broche. Le temps que je le fasse - et quelques disparus du côté des troupes sucrées - et Dante nous rejoint près du feu. Ca y est, l'a installé tout le coin dodo.

▬ Hé, des marshmallows grillés ? je lui lance, toute excitée.

Bon, j'avoue, j'ai pris de la viande séchées et des chips de légumes aussi, mais je suis bien plus emballée par l'idée de nous coller les dents. Ça donne toujours le plus beau des sourires! Alors j'en dis rien pour le moment. Je préfère lui garder l'agréable surprise. Je sais qu'il n'aime pas autant le sucre que moi. Pis j'ai pas non plus vraiment le temps d'ajouter quoi que ce soit comme George lui lèche le bras de bas en haut. Une bonne lampé. Faut croire que c'était pas le coton qui lui plait. Pas que, en tous cas. Au moins, il l'aime bien lui aussi, le Caloup. Et moi, je ris de ce énième embavage. À croire qu'il le cherche !
Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 299
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Sam 19 Mar 2016 - 19:23
- C'est ça moque-toi, tu verras que tu me remercieras le jour où on devra courir et que tu seras à bout de souffle après deux minutes, hum?

Tout cela était toujours dit de façon taquine. Il n'avait rien contre le fait qu'elle se moque de son grand âge, après tout, elle avait raison, il était un aïeul quand on y réfléchissait. Même si ça ne se voyait ni à son visage, ni à son physique, mais sans doute parfois dans ses yeux, on pouvait deviner le nombre de siècles qu'il avait pu voir découler.

Les bouquins n'avaient pas toujours le fin mot sur tout. La petite Charlie devrait l'apprendre. Au moins pour ce qui touchait aux araignées. Enfin bon, l'important c'était bien que maintenant, ils s'étaient posés, pour manger tranquillement, de la soupe à la patate et non pas à l'arachnide, comme il venait de le faire croire à la demoiselle. Bien entendu, George venait à la rescousse de sa nouvelle copine, en lui bouffant le pull.
Bref! Ils étaient reparti, marchant tous les trois d'un bond pas, pour une journée entière de quoi être bien crevé à l'arrivée. Bien entendu, se poser sans rien faire n'était pas du genre des aventuriers, il fallait monter le camp, après avoir mis la tente à son meilleur niveau, il rejoignait le lieu du feu. Bien évidement Charlie était déjà prête à se gaver de marshmallow, ce qui ne manqua pas de le faire rire.

Caleb en profita quand même pour faire un repas un peu plus concret et nourrissant, mais il accepta volontiers ce que lui tendait son amie. Mettant une petite pichenette sur le museau du trois pattes, qui commençait à être fatiguant à le lécher ainsi. Bon même s'il lui jeta un regard noir, l'historien attrapa ensuite le museau de la bestiole et lui fit un gros bisou dessus pour s'excuser mais au moins, il aura compris la menace... ou pas. Bien entendu.

Finalement, la soirée fût plus que sympathique et notre homme s'écroula tel un seul l'homme dès qu'il s'installa dans son sac de couchage. Et les jours suivant furent un peu les mêmes, avec peut-être plus ou moins de branche à couper pour faire un passage, plus de montées ou de descentes dépendamment du chemin prit. Mais une chose était certaine, ils avançaient et d'un bon pas et finalement, le lama n'était vraiment pas négligeable, d'une aide plus que précieuse à leur petite aventure. Et puis, un matin, alors qu’il était en train de tranquillement se raser un minimum la barbe qui allait finir par prendre du volume, une ombre dans les fourrés attira son attention. Il y avait des bruits, si on n’y prêtait pas attention, on pouvait croire aux vents, mais c’était autre chose.
Avec des mouvements qui ne se voulaient en aucun cas menaçant, il alla doucement ouvrir la tente, pour secouer sa partenaire qui dormait encore.

- Charlie... réveille-toi... je crois qu'on a de la compagnie.

A voir la gueule de George, c'était même certains.
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Sam 19 Mar 2016 - 19:27


Sur la route d'El Dorado !
Bon, j’admets. C’est vrai que la course d’endurance c’est loin d’être mon fort ! Mais alors loin, loin, loin. La faute à l’Asperge qu’a fait déconner les muscles de ma cuisse. Le sprint, ça tient. L’endurance, ça déraille. Alors c’est clair que pour une Antiquité, l’irait plus loin que moi. Mais je préfère largement l’emmerder encore un peu, pour répondre à sa taquinerie. Ce serait très dommage de le laisser en plan comme ça !

▬ Ouais, bah je grimperais sur ton dos. Tout simplement ! je lance, le sourire jusqu’aux oreilles et les mains ancrées sur les hanches.

Parce que pour un petit vieillard, faut reconnaître qu’il pourrait me porter bien plus loin que mes courtes jambes le feraient, l’a pas tort. Pis il s’est entraîne avec les dinosaures, je peux pas trop douter de son endurance. Surtout que même s’il est surement aussi vieux que la pierre, il se conserve plutôt bien, ce grand dadet. Sans mentir, s’il m’avait jamais rien dit, j’aurais jamais cru. A part peut-être, la fatigue qui se lit parfois dans ses yeux. Pour un boutouterrain comme lui, ça paraissait un peu étrange mais après tout, on sait jamais de quoi est faite la vie des autres, s’ils nous racontent pas. Pour ça qu’il faut jamais juger.

Comme faut pas juger un bouquin à sa couverture. Ou inversement, avec les vieux livres de sciences… Ça avance tellement vite ces trucs là que figé sur le papier, ça finit toujours par être dépassé. En matière d’arachnides monstrueuses, je préfère faire confiance à l’expert des expéditions. L’en a fait beaucoup plus que moi, et je suis sure qu’à son époque, elle devait faire au moins la taille d’un cheval. Au moins ! Brrrr…

La soupe, la blague, et quelques fibres de t-shirt avalées, on se remet en route, nous mauvaise troupe ! Jusqu’à la tombée de la nuit. Le camp se monte hyper vite, vus les pros qu’on est ! Bon, faut dire, on a fait ça tellement souvent qu’on pourrait presque le faire les yeux bandés et une main dans le dos. Les deux, c’est peut-être un peu abusé, quand même. Quoi qu’avec l’aide de George. Bref, je m’embrouille. Tout ça pour dire que quand il nous rejoint au coin du feu, on lui propose des marshmallows. Et ça le fait rire ! Quoi, moi, un ventre sur pattes ? Nooooon ! Mais si ce nigaud se moque gentiment, ça l’empêche pas de prendre un ou deux brochettes de paradis, hein ! Je lui sors les trucs un peu plus consistants, de mon sac, qu’il se serve s’il veut. Après tout, on peut pas tout le monde peut pas avoir mon métabolisme de rêve !

La léchouille du petit lama se solde par une pichenette directe dans le museau. Pas bien ; elle demande que de l’amûr, cette boule de poil ! Mais avant même que j’ai le temps d’ouvrir la bouche pour défendre mon protégé, v’la qu’il lui attrape la face pour lui faire un gros potoo ! MOOOW, ils sont trop chouuuu ! Ni une, ni deux, mes yeux se font tout ronds et se remplissent d’étoiles par millions à les regarder. Je me dandine un peu, devant tout ça, mais c’est pas ma faute aussi ! C’est l’amour vache. Ou lama, dans ce cas précis !

La soirée se poursuit entre charriages et confiseries, et quand finalement je m’étale sur ma place, le sommeil tarde pas à venir. Je sais même plus si j’ai le temps de lui souhaiter la bonne nuit ou celui de finir mon calinou, une fois dans la chaleur du duvet. Peut-être bien que je m’endors à moitié sur lui, telle une crêpe du Dimanche. C’est que ça demande de l’énergie tout ça !

Les jours suivant, on reprend la même chose et on recommence. Même si c’est jamais vraiment les mêmes bêtises, parce que ce serait dommage sinon ! J’adore notre troupe, on forme vraiment une chouette team et les heures de marche défilent sans même qu’on s’en rendent vraiment compte. Tout défile sous nos yeux ébahis et je sais qu’on va dans la bonne direction. Je le sens. Comme un appel du Destin ! Ou alors, c’est que je crois en cette carte qu’on m’a donnée. Et tous les points dessinés dessus. On trouve le rocher du Faucon et la cave du Condor dès les premiers jours. Le lac des piranhas et la Dame qui pleure les suivants.

On approche du but. Plus que le Serpent à plumes ! Mais ça fait cinq jours qu’on marche, sans l’avoir repéré. Voilà l’idée avec laquelle je m’endors en serrant ma loutre en peluche, et surement un des bras de Caloup, pendant que j’y suis. Autant dire qu’installée comme ça, avec plusieurs jour dans les pattes, je dors comme un petit koala. Pour dire vrai, je sens même pas mon partenaire se lever pour faire sa toilette. Ni même ouvrir la tente pour repasser sa tête à l’intérieur. Faut qu’il fasse entendre le doux son de sa voix pour que je percute enfin. Et encore. J’entends réellement que sa dernière phrase. Et là mon cerveau s’allume. D’un coup, comme une ampoule.

▬ De la compagnie, ouiii ! je murmure en sautillant. Ou plutôt en faisant l’asticot dans mon sac.

Je me redresse d’un coup d’un seul. Les cheveux version crinière de lion, et un peu de bave sur le coin de la lèvre. Je tire un peu mon t-shirt, le temps que mon corps suive. Et si l‘envie de bondir hors de la tente pour sauter sur les nouveaux coupains me passe plus que par la tête, je décide d’y aller un peu plus mollo. Juste histoire de pas trop les effrayés. Tout le monde n’est pas toujours aussi réceptif à mon enthousiasme, faut dire. Je prends donc une respiration ou deux, et je sors doucement. Je manque de m’encoubler avec la cordelette de mon sac de couchage mais je me reprends à temps. Je me mets à coté de Dante, en lui lançant un regard pour en savoir plus. A voir George, toujours couché sur ses trois pattes, le danger est pas trop irrévocable. Tant qu’on se montre pas agressifs nous-même, on a rarement eu des approches aussi calmes qu’on tournés au vinaigre.

Les branches des arbrisseaux commencent à s’agiter et on voit quelques têtes brunes et peinturlurées en sortir. Les arcs montrent le bout de leurs flèches mais ils ont l’air plus interrogateur que menaçants. Doivent pas avoir l’habitude de gens comme nous, c’est sûr. Mais au moins, tant que c’est comme ça, on a pas besoin de lancer un « COUUUUUUUURS ! » en abandonnant tout ce qu’on a pris avec nous. Ça nous est déjà arrivé. Les risques du métier, comme on dit !

Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 299
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Dim 20 Mar 2016 - 10:04
- Bah voyons! C'est pas moi le lama, ici, je te signale. Fit-il en lui tirant la langue.

Bien qu'une chose était certaine, s'ils leur faillaient réellement partir à toute vitesse, et courir sur de longue distance, il le ferait sans doute sans y réfléchir à deux fois. Elle était sans doute un peu plus lourde que son sac, mais s'il n'y avait qu'elle à porter, il en serait capable. Il y avait des choses incroyables que l'on était prêt à faire, quand l'adrénaline vous faisait tout oublier, mis à part le fait de sauver sa peau.

En espérant que cette expédition ne se finirait pas ainsi. Il avait envie que celle-ci, se passe bien. Ou en tous les cas, au mieux. Sans avoir besoin que tout termine en film catastrophe. Après tout, son début était plutôt agréable. Les deux humains se taquinaient à longueur de journée et l'animal, semblait apprécier le duo et tout particulièrement, les t-shirts de l'homme.

Le plus important dans ce genre de voyage, c'était bien de ne pas désespéré. Ce qui pouvait devenir très dur, quand on finissait par ne plus avoir de nouveauté, que le chemin semblait être toujours le même et qu'on avait finalement, l'impression d'être totalement perdu. Carso avait assez de bouteille pour ne pas tout de suite perdre les pédales, mais son impatience, pouvait parfois lui porter préjudice. Ce ne fût pas le cas pour cette fois. Dès qu'il se rendit compte qu'ils n'étaient plus tout seul, l'excitation de la découverte se fit sentir dans ses veines. Maintenant, il fallait espérer que les indigènes qu'ils allaient rencontrés, n'étaient pas trop inhospitalier, cannibales ou autre...

Ce n'était pas des pensées qui semblaient traverser une seule seconde l'esprit de Charlie, vu l'empressement qu'elle mit à se réveiller et sortir de la tente. Pour elle, de nouvelles rencontres, amenait assurément des nouveaux copains. Un enthousiasme qui amusait toujours son collègue aventurier. Même s'il se montrait plus réserver au début. Levant doucement les mains, pour montrer qu'il n'était en rien un ennemi, il observa les arcs et les flèches qui pointaient sur eux.

Il tenta alors de s'adresser à leurs nouveaux interlocuteurs, dans un des nombreux langages qu'il connaissait. En priant que l'un d'eux serait le bon.
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Sam 3 Sep 2016 - 21:19


Sur la route d'El Dorado !
▬ Hum… Je sais pas. je commence, dubitative. Mets-toi à coté de George pour voir ? Hum oui, oui ! Je vois très bien l’air de famille, pourtant ! La même touffe blonde ! T’es sur que t’es pas un lama aussi ?

Voilà… c’est reparti pour un tour. Se charrier, ça fait un tantinet partie des incontournable de l’expédition, après tout. Pis c’est surtout de notre façon de fonctionner. Et si on pourrait se dire qu’on peut que se détester pour se balancer des lamaseries pareilles à longueur de journée, c’est tout à fait le contraire. C’est ça, l’amur fraternel ! Et vaut mieux qu’on use de ça, pour pas décourager. Parce que les jours passent, et toujours pas de serpent à plumes en vue. Faut pas perdre espoir et marcher qu’ils disent. Que l’important c’est de continuer à avancer. Mais je dois bien avouer que quand Dante me réveille ce jour-là, avec une aussi bonne nouvelle, je peux pas m’empêcher de vouloir bondir hors de la tente. A l’intérieur c’est noël avant l’heure ! Et sans gros monsieur barbu. Heureusement pour nous, je décide d’être un tantinet plus intelligente sur ce coup-là ; Comme quoi, je peux surprendre tout le monde !

Après m’être dépêtrée de mon duvet pour pas me présenter comme une créature hybride entre l’humain et l’asticot, je viens me placer aux cotés de Dante, doucement. Bon, j’ai surement l’air d’un lion, avec ma crinière blonde qui part dans tous les sens, mais les chances pour qu’ils en aient croisé un sont fines, alors je risque trop rien. D’ailleurs, pas sûr qu’ils aient jamais croisé de blondinets aussi près de chez eux. Je reste prête à détaler si besoin mais ils ont l’air plutôt sympa. Si on omet qu’il pointe vers nous des flèches qui pourraient nous transpercer aussi facilement que du beurre. Détail.

En tous cas, le 6e sens de lama de George l’a pas mis en fuite, c’est plutôt bon signe ! Je lève donc les mains comme mon grand frère et j’attends, tout sourire pendant qu’il tente quelques langues. Effectivement, dans mon crane, nouvelles rencontres c’est bien égal à nouveaux coupains, et j’espère avoir raison pour cette fois. Après tout, ils pourraient avoir tellement à nous apprendre, je veux les connaitre davantage. Même si pour le moment, ils ont plutôt l’air d’avoir envie de nous empaler par la bouche que de jouer à la marelle.

Finalement, une des langues fait mouche. Ou presque. Disons qu’elle est suffisamment proche pour qu’ils comprennent qu’on vient en amis ; et c’est du Jivaros, en tous cas. Le seul petit souci de rien du tout c’est qu’y a deux variantes et que certains mots peuvent vouloir dire leurs exacts opposés. J’observe un peu plus, à mesure qu’ils se rapprochent maintenant qu’ils ont compris qu’on venait pas les envahir. Ils sont plus détendus. Et entre la langue, leurs peintures de guerre, et les motifs sur leurs arcs, plus de doute possible. C’est des Shurunas !

Ok, on va être calmes. Très calme. Non, parce que pas trop envie d’avoir tête tranchée puis réduite à l’eau bouillante, hein. Je sais pas trop pourquoi, mais ça me tente moyen ! Et vu que si on montre pas de signe d’hostilité, ils sont plutôt accueillants, on va faire comme ça. Je lance un regard au blondinet sur ma droite, pour voir s’il a compris aussi à quelle tribu on a affaire, pendant que deux de leurs hommes fouillent nos sacs. Ils inspectent longtemps ma lampe torche avant de s’éblouir avec et foutent le feu à un ou deux des tshirts de Caloup. Décidemment, sa garde-robe risque de continuer à souffrir un peu. Mais au final, c’est mieux que de servir d’épouvantails dans la jungle amazonienne. Ils finissent par faire le signe à leur chef. Qui leur dit de baisser leurs armes. On est clairement plus une menace. Ouf ! Je regarde Dante, soulagée. On l’a échappé belle !

Je sens mes muscles se décontracter pendant que le chef de leur expédition s’approche pour nous pour nous dire quelque chose. Je réunis donc toutes mes connaissances en Shurunas mais j’ai un peu du mal. Je comprends seulement qu’il voudrait qu’on le suive. Soit chez eux, soit au fond de l’océan. Je préfère partir sur la première option, si ça dérange personne.

▬ D’accord. Que je tente de dire, dans leur langue.

De toute façon, je suis pas persuadée qu’on ait le choix. Ou que je veuille faire demi-tour. On est venu pour les rencontrer, après tout. Ce serait bien bête de notre part de rebrousser chemin, maintenant. Au pire, on en perd juste la tête. On prend donc nos affaires pour commencer ; Je charge rapidement George, et on se met en chemin. Ils ont pas l’air méchant, au contraire. Un des hommes s’adresse même à mon partenaire pour essayer de lui dire quelque chose dans sa langue, le rire au bord des lèvres. Tout ça s’annonce extrêmement bien ! Et ça se confirme à notre arrivée au village. A peine on a mis un pied dedans que la cheffe vient nous accueillir. Parce que oui, c’est une société matriarcale, quasi égalitaire entre les deux sexes, de ce que j’ai pu lire. L’habilité seule prévaut chez eux, pas ce qu’on a entre les cuisses, et je trouve ça tellement cool !

En tous les cas, arrivés en début d’aprèm, on est accueillis… par un énorme hug ! Oui oui, et des colliers de fleurs. On nous regarde comme des aliens, et surement que c’est ce qu’on est à leurs yeux. On nous touche comme pour vérifier qu’on est bien réels, mais ça m’amuse plus qu’autre chose. Et je dois avoir au moins autant d’étoiles dans les yeux ! On est finalement happé par la foule et je lance un dernier regard à Dante, alors qu’on m’alpague vers la cahute des femmes. J’ai juste le temps de lui articuler un « C’est troooooop bien ! » et il disparait dans la sienne. Non pas que la séparation ait l’air sexiste mais les femmes ont droit à leur secret, qu’on m’explique quand je finis par tenter de demander. Entourée par ses femmes et ses enfants, auxquels j’ai donné du chocolat de la région, je passe la journée a en apprendre plus sur eux, et eux sur nous.

Autant dire que je suis aux anges quand on me réunit avec Dante, au crépuscule. Je lui souris grand.

▬ Je sais que c’est pas l’El Dorado a proprement parlé mais… C’EST TROP GENIAL ! que je lance, en me dandinant.

On aide à monter le grand feu pour la nuit et une fois dressé, brulant au centre du village, on nous donne l’une des places d’honneur. Entre la Cheffe et son chaman. Qui se relève malgré ses vieux os pour faire un discours. Je suis pas sure de comprendre plus de la moitié mais il a l’air plein de sagesse et de positivité. Sur l’acceptation et les bienfaits des échanges ! Au final, il se tourne vers nous, pour nous, et tente de s’exprimer le plus simplement possible pour être sûr qu’on puisse saisir.

▬ Vous êtes… los Dorados ! Viva, los Dorados !

Une des autochtones me fixe avec un grand sourire, en me montrant une de ses mèches de cheveux. Attendez, quoi ? Ils pensent qu’on est l’El Dorado ? Tout ça parce qu’on est blonds ?! Je regarde Dante pour voir si je suis la seule à être surprise mais pas le temps de se poser trop plus de questions, vu qu’on est entrainés dans une danse. J’attrape donc Caloup par la main, et je me laisse porter.


Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 299
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Jeu 22 Sep 2016 - 0:17
Lui une gueule de lama, bah voyons... il levait les yeux au ciel, comme s'il était excédé et vexé d'être si peu considéré. Tout ça n'était que jeu, bien évidement. Mais fallait-il encore le préciser?

Bien qu'en ce moment, il ne jouait plus du tout. Les flèches pointées sur sa tête, ne lui disait vraiment rien qui vaille. Il espérait juste que ce qu'il tentait de baragouiner dans tous les langages qu'il connaissait, ferait mouche. Il s'en voudrait profondément qu'il leur arrive quelque chose, surtout à Charlie en fait. En grand frère protecteur qu'il savait être, il n'aimait vraiment pas qu'ils se retrouvent dans ce genre de situation.

Oui c'était un paradoxe parfait, parce qu'elle acceptait les risques en le suivant dans ses expéditions et lui, prenait donc le risque qu'ils se retrouvent dans la merde. Ca n'enlevait pourtant en rien le fait qu'il voulait réellement la faire revenir en un morceau à la civilisation. Bon, à voir, son amie semblait moins stressée que lui. Elle voyait toujours ces rencontres comme quelque chose de génial d'abord, sans calculer les menaces qu'un peuple dit "sauvage" pouvait représenter. Ou alors, elle prenait cela tellement positivement que... bref... voilà. C'était totalement déroutant.

Heureusement pour eux, ses mots finirent par être compris. Ou en tous les cas, un peu. Si ce n'était pas totalement leur langue qu'il parlait, au moins, avait-il quelque chose d'assez proche. Vu son sourire et son air, pas de doute que même s'il s'était un peu planté, il ne montrait vraiment pas qu'il était un ennemi. et les indigènes semblaient le comprendre. Finalement, ils baissèrent leurs arcs, ce qui ne manqua pas de rassurer l'aventurier, qui soupira de soulagement dans son for intérieur, il baissa alors doucement les bras, pour ne pas risquer qu'un geste brusque soit mal interprété, avant qu'ils ne se fassent inviter tous deux à suivre leurs nouveaux guides.

Difficile de refuser une telle invitation, après un regard à Charlie, ils se retrouvaient avec leurs affaires sur les épaules, suivant donc la petite troupe dans la jungle. S'ils n'arrivaient pas à l'Eldorado, au moins, auraient-ils fait la rencontre d'un nouveau peuple. Ce qui intéressait tout autant notre homme. Il garda son sourire alors qu'un des guerriers lui adressait quelques mots, il ne comprit pas totalement ce qu'on venait de lui dire, mais il semblait que George avait la cote auprès de ces personnes. Pas de doute que sa compagne de voyage avait repéré à quel genre de tribu ils avaient affaire. Ils étaient plutôt bien tombés. Dante était curieux de découvrir cette société matriarcale.

L'accueil était chaleureux, il salua humblement et avec beaucoup de respect celle qui venait les accueillir, riant un peu à voir tous ces gens venir le toucher, comme s'il était un alien. Ce genre de rencontre l'amusait toujours. Presque tous les peuples qu'il avait pu croiser, agissaient ainsi. Il laissait faire, avant de se faire embarquer de son côté. Charlie avait l'air d'être aux anges, tant mieux, ils n'allaient pas s'ennuyer.

Dans la tente des hommes, on lui expliqua la marche à suivre, il se permit de poser quelques questions, répondit à celles qu'on lui posait en échange. Et accepta de passer les quelques tests, pour voir dans quoi il était bon. Parce qu'il faudrait bien aider le village. Ce qu'il ferait bien entendu avec plaisir. C'était ainsi qu'il appréciait de découvrir les tribus, pouvoir participer à leur vie, en plus c'était bien le minimum, quand ils étaient accueillis ainsi.

Au soir tombant, il était déjà recouvert de diverses peintures, surtout sur le visage, démontrant ainsi ce qu'il avait déjà pu prouver de ses talents. Il retrouva alors Charlie, qui était aussi excitée qu'une puce.

- Oui, c'est plutôt excellent.
Carso savait être plus contenu, mais le petit pétillement dans son regard, démontrait à quel point il était content de se retrouver là.

Assis en tailleur face au feu, près de la cheffe de village, il écouta avec attention les paroles du chaman, pour tenter de comprendre au mieux ce qu'il était en train de dire à la tribu. La fin ne manqua pas de le faire rire, alors qu'il se passait une main dans les cheveux, lançant un sourire à sa comparse.

- Et ouais, c'est nous le trésor pour le coup.
Quoi? Il n'avait pas le droit d'être taquin?

A peine terminé, qu'il était déjà à nouveau debout, entraîné dans la danse sans trop comprendre ce qui arrivait. Le but était de suivre le mouvement, les enfants riaient de voir ces deux étrangers s'en sortir aussi bien que des pingouins sur la banquise. Caleb attrapait un de ces mômes pour le porter sur ses épaules, tout en continuant la danse, ne manquant pas de faire un peu le clown, ce qui bien entendu, augmentait l'hilarité de tout le monde.

A bout de souffle, il prit une pause pour boire une grande rasade de ce qu'il avait dans son bol. Mauvaise idée, ce n'était pas de l'eau. Mais quelque chose de plus fort, qui risquait bien de l'amener dans le pays des hallucinations et finalement des rêves. Le moment où il s'écroulerait de sommeil, en tous les cas.
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Mer 16 Nov 2016 - 20:02


Sur la route d'El Dorado !

Menaces, sauvages, empalement... C'est sur que si on s'arrêtait aux premiers risques que peut représenter l'inconnu, on ferait jamais rien. Alors, moi, je préfère le prendre. Quitte à perdre une tête ou un membre dans l'affaire, si c'est pour découvrir de nouvelles aventures! Bon, ça m'empêche pas d'être prête à détaler comme un lama, parce que là on parlerait d'attaque et plus de risque; mais tout de même. Je reste moins stressée, face aux arrivants, que Caloup. Qui doit sûrement d'abord penser à ma peau qu'à la sienne, en fait, en grand frère protecteur. Et ceci explique cela. On se retrouve donc les deux les bras en l'air, à des degrés de joie différents sur nos faces face aux hommes et leurs joujoux piquants.

Mais tout change quand on est enfin compris, et plus pris pour du gibier. Apres un soupire de soulagement de sa part, je sens que Dante sourit. Au moins intérieurement. Et même face au massacre de deux de ses vêtements. Mieux eux que nous! Apres un commun accord passé avec le regard, on récupère le restant et on les suit à travers la forêt jusque leur camp. Avec George qu'en profite pour faire le beau, des plaisanteries et compagnie. J'en profite pour observer un des arcs de plus près quand un des guerriers me le tend et je dois bien avouer qu'il est magnifique.

A notre arrivée, on est accueillis comme des rois. Ou des aliens. Ou des rois aliens! Fleurs, hug et palpations. Pour vérifier qu'on est pas des esprits ou des mirages. Une fois qu'ils s'en sont tous assurés, voilà qu'on nous embarque chacun d'un côté. Pas le temps de s'arrêter mais Dante semble aussi ravi que moi. Une chose est sûre, on va bien s'amuser! El Dorado ou pas, avoir rencontré ce peuple sera assurément l'un des plus beaux trésors dont on aurait pu rêver en partant!

Après avoir passé le reste de l'aprem à échanger et préparer l'équinoxe du printemps, le clan se rassemble enfin et je retrouve mon Caloup. Qui, à voir toutes les peinture qui le bariole s'en est très bien sorti. Il en a même une pour signaler qu'il pourrait faire un bon parti! De mon côté, j'ai que trois traits. Un autour de l'œil et deux tous petits juste en dessous. Mais c'est un grand honneur dont on parlera demain. En attendant, mon frère semble aussi comblé que moi par tous ces nouvelles découvertes. Aussi bien culturelles qu'humaines. Même si lui se dandinait pas pour le montrer. Faut dire que c'était pas donné à tout le monde!

- Je vois qu'un vieux croulant a été productif aujourd'hui! que je lui lance pour le taquiner, en montrant ses peintures.

On nous assoit finalement près de la Cheffe et écoute le Chaman avec attention. Jusqu'à une fin, pour le moins... surprenante. A côté de moi, le grand dadet se passe une main dans les cheveux en se marrant. Nous les trésors? Je ris aussi.

- Parce qu'on le vaut bien ? je lance, en me passant une main dans les cheveux avec un hairflip digne d'une des plus grandes égéries de pub TV. Espérons qu'il te couleront pas dans l'or pour avoir des statut de ton corps d'athlète!

Une nouvelle taquinerie, pour changer. Et on se relève déjà pour aller se déhancher avec eux. Pour notre plus grand plaisir, mais surtout pour le leur. Parce qu'a leurs yeux on doit bien avoir la grâce de Sumo siamois qu'essayerait de se gratter le dos. Autant dire que ça fait rire tout le monde. Surtout quand on y met du notre. Ou quand Dante prend un gamin sur ses épaules, façon totem désarticulé. Autant dire qu'on se lache! Et s'il fait soif pour mon dadet, c'est pas le seul. De mon côté aussi, j'ai bien trop dans mon bol pour que ce soit raisonnable. Mais mmm, ce doux liquide sucré. Un délice!

Pis ce qui devait arriver arriva. Je sais que je me dandine, mais pas autant que les images devant moi. Elles se distordent, prennent d'autres couleurs. La musique est à la fois loin et moins loin. Bientôt, je danse avec les lamasticots et j'essaye d'imiter leur danse hypnotique. Ondulations. Ondulations. J'essaye d'articuler des mots pour dire à Dante que c'est incroyable mais j'ai de la barbe à papa qui me sort de la bouche à chaque fois que je l'ouvre. Et Caloup qui se transforme en vrai loup, un chapelet de cupcakes autour du coup. Voilà qui est intéressant. Need! Alors je le hug. À la fois parce que je suis très contente de la voir avoir laissé pousser sa fourrure, mais aussi pour tenter d'en croquer une morce. Mais pendant que j'essaye, je la vois. La petite loutre, qui jongle avec son petit rocher. Sa a l'air d'être le jeu le plus amusant au monde! Moi aussi je veux essayer!! Alors je me lance vers elle. Je crois. Peut être que j'hallucine.

Dire que demain, on devrait se lever tôt pour la chasse à l'arc, autant dire que le réveil serait difficile.

Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 299
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Mer 18 Jan 2017 - 21:49
- Faut bien montrer qu'on sait encore faire des choses à mon âge, sinon, je sais pas s'ils m'auraient gardés dans les parages. Avec un petit clin d'oeil.

Bah quoi? On n'était jamais trop prudent, non? Enfin, heureusement pour Dante, il ne faisait très clairement, pas son âge. Il avait même l'air bien jeune, en comparaison des quelques siècles qu'il avait déjà. Allez savoir si ce genre de peuple, était capable de lire les âmes de leurs invités. En tous les cas, pour le moment, ils semblaient satisfaits de ceux qu'ils avaient recueillis.

- Quel corps d'athlète? Avec un sourire en coin. Il était plutôt type crevette, avec quelques muscles. Mais c'était bien tout. Plus maigre qu'autre chose. Juste ce qu'il fallait pour survivre lors de ses expéditions, en fait. Je m'inquiéterai plus pour ta tonsure et toi. Tout en lui tirant la langue.

Mais nos deux gamins ne pouvaient pas se lancer plus de piques, avant d'être lancé dans la danse. Il était temps de fêter cette venue dans ce nouveau village, perdu au milieu de nul part. Loin de la folie des hommes. Pas à dire, Dante semblait être totalement dans son élément. C'était avec ces peuples-ci, qu'ils se sentaient toujours le plus à son aise, presque chez lui.

Les illusions étaient tout autant du n'importe quoi que celles que pouvaient voir Charlie, mais il ne s'en faisait pas. Pas trop. Il riait plutôt, de voir à quel point son imagination pouvait partir en live, quand il touchait à des produits illicites. Jusqu'à ce que le sommeil ne le prenne, sans qu'il n'ait vraiment son mot à dire. Et le lendemain... le lendemain fût un poil difficile, il avait l'impression qu'on lui refaisait l'intérieur du crâne au marteau piqueur et bon dieu! Quelle heure était-il?

Sortant de sa cahutte, il se passa une main sur les yeux, pour empêcher le soleil de les lui brûler, mais il n'était pas encore totalement levé. Il était l'heure d'aller chercher la pitance. On lui mit un arc dans les mains, avec un grand sourire.

Oula, voilà longtemps qu'il n'avait plus chassé avec une telle arme dans les mains. Il tentait de se rappeler les conseils de son mentor, quand il se trouvait dans une tribu indienne. Ce dernier lui avait appris à ne faire qu'un avec la terre, à la respecter et qu'ainsi, sa flèche irait directement dans sa cible. Pas besoin d'en faire trop, pas besoin d'en prendre trop. Cette tribu avait peut-être les mêmes vues sur la nature qui les entourait. Il chercha du regard sa compagne de voyage. Les femmes étant au pouvoir, pas de doute qu'elles viendraient avec eux. Mais est-ce que Charlie serait prête à tirer sur des pauvres animaux sans défense? Voilà une découverte qu'il serait curieux de faire.
Caleb
Sphère Savoir
avatar

Messages : 138
Etat Civil : En couple avec Tohum
Pouvoirs : Empathie aiguë - Drainage de la force vitale des gens
Revenir en haut Aller en bas
Ven 30 Juin 2017 - 12:49


Sur la route d'El Dorado !
▬ C’est bien vrai ça ! Peut-être même qu’ils t’auraient fait passer à la marmite !

Et je ris, comme toujours. Sous des dizaines de regards Shurunas. Qui doivent penser qu’on fait de bien étrange bruits avec nos gorges. Comme deux petits hippo pigmées. Et j’ai bon espoir de leur apprendre un peu. La langue donc, pas à battre des oreilles. En attendant, on communique par signes et avec les quelques mots que je connais de la leur.

Désormais assis à écouter la Cheffe et sa Chaman, je continue avec mes clichés sauvages. Parce qu’ils sont tellement absurdes que je peux que m’en moquer. Et tellement absurde que c’est plus le corps d’athlète qui fait tiquer Caloup. Il a oublié bien rapidement ses courses olympiques de survie, avec une Charlie sur le dos. L’important c’est pas la masse, non, l’important c’est de pouvoir éviter les flèches et les javelots. Et à ce sport-là, Dante est au moins triple médaillé d’or. Au moins !

▬ Oh ma tonsure et moi, on risque pas grand-chose. que je lançais, avec un grand sourire espiègle.

Et il découvrira bien assez tôt pourquoi. Je préfère lui laisser la surprise. Quoiqu’il en soit, on lâche rapidement nos piques pour aller se déhancher. Plus que de raison, dirait certain, mais on est là pour vivre l’instant. Jusqu’au réveil, quelques danses endiablées et hallucination boissonnales plus tard. Peut-être même quelques heures de sommeil plus tard, je saurais pas trop dire. Une chose est sure, en tous cas, si j’ignorais jusque-là que le scalp pouvait avoir des courbature, c’est chose faite. C’est la première remarque que ce fait mon esprit embrumé, alors qu’on secoue mes épaules pour que je me réveille.

J’ouvre les yeux sur le sourire blanc de l’une de nos hôtes. Elle a l’air heureuse de la suite du programme. Mon cerveau met quelques secondes à se rappeler. C’est vrai, la chasse. On place donc un bol rempli d’une substance fumante dans l’une de mes mains, et un arc dans l’autre. Et on m’incite à boire le premier avant de me lever. Je m’exécute donc. Le gout est étrangement sucré, parfait. De quoi dissiper un peu les nuages derrière mon front.

Et nous voilà dehors, levées avant le soleil. J’aperçois Dante sortir de la hutte des Hommes. Il a au moins l’air aussi éveillé que moi. C’est la première réflexion qui me vient, alors que je me mets à bailler. Toujours hippopotame style. Ça risque d’être l’animal totem de l’expédition. Ou peut-être le lama ? Parce que c’est ce moment que choisi George pour venir me saluer d’un gracieux coup de langue sur la joue. Je lui attrape le museau en riant et colle mon visage tout contre. Il est tellement doux. Si doux. Tellement doux que je pourrais me rendormir sur lui aussi sec.

Pas le temps pour ça, malheureusement. On vient me tapoter sur l’épaule et on m’ajoute de l’équipement. Un carquois, des flèches et un protège main. La séance de chasse va pas tarder à commencer. Mais d’abord, ils veulent tester nos compétences sur des cibles de paille. En l’état. Parce que j’ai déjà pu me familiariser avec cet attirail la veille. Ca, plus le fait que j’ai déjà énormément pratiqué l’archerie, que ce soit dans les Highlands ou auprès d’autres tribus.

J’enfile donc les divers éléments et me mets en place. J’ouvre grands mes deux petits yeux et je me concentre. L’arc bandé, je prends encore quelques inspirations, et je relâche la flèche. Qui atteint sa cible en son centre.

▬ WEEEE ! I DID IT !

Je sautille sur place d’excitation, faisant claquer mes mains l’une contre l’autre. J’ai pas perdu la main ! Et maintenant c’est le moment de voir si c’est le cas du frangin. On se place cote-cote avec George et on l’observe, de grands sourires sur nos faces.

▬ Les deux yeux ouverts, hein ! que je lui conseille fièrement.


Une fois l’entrainement terminé, il est l’heure de la pratique. Sous un soleil naissant, de quoi éclairer nos pas sans alerter la faune. On marche un long moment, à la recherche de proies. Qu’on finit par trouver en un Pécari. Et c’est qu’au moment où on me le montre que je réalise. On va devoir tirer. On va devoir tirer sur des petites boules de poils. Mon cerveau se freeze. Si j’ai déjà chassé, je crois pas avoir jamais rien ramené. Parce que c’est des petites boules de poils. J’aurais même pas osé tirer sur une araignée goliath… alors un Pécari ?

L’arc tendu, mais pointé plus haut, mon cerveau tente de faire la part entre les ventres qui attendent au village et ce pauvre petit cochon. Et il choisit le petit cochon. Il choisit de lui épargner la vie mais alors que je m’apprête à baisser mon arc l’une des Shurunas vient me prêter main forte pour lâcher la flèche. Qui atteint sa cible dans le mil.

▬ NON !

C’est le seul son qui arrive à sortir de ma bouche, alors que je me précipite dans sa direction. Une fois à sa hauteur, je ne prends même pas la peine de vérifier si elle peut encore m’attaquer et la prend dans mes bras. De gros sanglots sur les joues. Je suis un monstre.


Edge
Sphère Savoir & Militaire
avatar
WEEEEEE UNICORNS!!! OWO
Messages : 299
Etat Civil : Veuf
Pouvoirs : Reverse



If opposites attract we must be the exact same person.
 

“& without the bad, there would be no good.”
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
L'Arche :: Zone Membres :: Machine à remonter le Temps-