Sur la route d'El Dorado | Caleb

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Sam 19 Mar 2016 - 17:30


Sur la route d'El Dorado !

La cité d'or ! Où les fleuves sont d'argent et les sentiers pavés de pierreries. C'est c'qu'on en dit du moins. Mais c'est loin d'être leurs plus beaux trésors. Imaginez donc le peuple époustouflant qu'il a fallu a une telle cité pour se développer ? Leur culture devait être exceptionnelle ! Et les animaux féeriques que décrivent certaines légendes, un ravissement pour les yeux les plus blasés. Je donnerais cher pour ne serait-ce qu'en entrevoir le détail une fraction de secondes. Pour en imprimer la magie au creux de mes grands yeux. Pour en peindre de milles couleurs mes toiles. Et Carso est sur le point de m'aider à réaliser ce rêve ! On ignore si cette carte trouvée nous permettra réellement de retrouver cette cité perdue mais qu'est-ce qu’on a à perdre à essayer ? Après tout, si elle nous y mène pas vraiment, qui sait ce qu'on pourra trouver en chemin pour ravir nos yeux et nos cœur. A n'en pas douter notre destination finale sera magnifique mais parfois le chemin pour l'atteindre est au moins aussi importante ! Et nous fera de magnifiques souvenirs, comme toutes les autres expéditions qu'on a pu faire tous les deux, avec mon meilleur ami.

Mon sac d'expédition balancé sur le lit sans vraiment prêter plus d'attention que ça à s'il atterrit dessus ou non, je commence à sortir tout ce dont je pourrais avoir besoin des placards. Et autant dire que c'est déjà une exploration en soi. Comment j'ai fait pour accumuler autant de bazar dans de si petits espaces, sérieusement ? Entre les souvenirs et les tableaux, je trouve mes lampes et mes chaussures de marche. Immaculées, si ça c'est pas la preuve que je peux être maniaque moi aussi ! Dans l'armoire de la cuisine, mon duvet. Et allez savoir ce qu'il fout là-bas. Ma tente, je la retrouve dans l'atelier, mes vêtements dans le salon. Mais au final, tout ça c'est qu'un bordel organisé, vu que je trouve tout en moins d'une heure. A moins que ce soit du uniquement à ma chance de malade ? Peut-être. Tant pis. L'important c'est de tout retrouver dans les temps. D'ailleurs en parlant de temps, il faut alors que je songe à me bouger jusqu'au musée, pour y récupérer mon matériel et mes toiles. Pas que c'est ma tâche de peindre ce que je verrai, mais presque. Ni une ni deux, j'engouffre trois des crêpes que Dante m'a laissé et je file rejoindre le Directeur, la dernière pâtisserie pendue à la gueule. Autant dire que l'effet comique doit être absolu. Avec mes airs de gamine tout droit sorti de son trou dans le Texas, le marcel et la chemise bariolés de peinture avec cette crêpe qui gigote au rythme de mes pas et rétrécie à celui de mes bouchées.

Fonçant dans le tramway Edimbourgeois, je prends la seule place qui reste à cette heure si je veux pas arriver en retard au rendez-vous avec le Doyen; c'est dire sous les aisselles d'un inconditionnel du McDo, à voir tous les M reconnaissables entre tous qui parsèment ses vêtements. Et l'odeur de friture qui l'accompagne. Enfin, rien de bien grave – c’est même captivant –, et une fois de plus, je peux bénir ma petite taille, vu que j'arrive sur l'heure tapante, en même temps que le Professeur Delaware. Celui-là même qui m'a dégoter le job, et qui subventionne l'expédition. Un amour, qui doit plus avoir toute sa tête parfois, mais un amour quand même. C'est lui qui permet à mes tableaux d'exister et donc à mon rêve de se concrétiser tous les jours un peu plus. Il se fiche que je disparaisse ou de mon allure, tout ce qui l'intéresse c'est que je puisse faire mes toiles. Elles lui parlent et j'en suis heureuse. Aussi, je fais toujours tout mon possible pour le contenter.

On bavarde comme ça un long moment, de tout ce qui peut lui passer par la tête - et qui s'avère être toujours intéressant, c’est fou ! - avant que je ne doive retourner à l'appartement récupérer le reste de mes bagages, pinceaux et toiles sous le bras. J'embarque le tout rapidement et je file vers le centre d'aviation où on doit se rejoindre avec Dante. Le train jusque là-bas est encore une fois bondé mais ça donne à observer. Et la faune Edimbourgeoise a, elle aussi, quelque chose de fascinant. Les enfants des ghettos avec leur style si particulier qui tentent de se faire accepter en portant leur pantalon bas et des casquettes en peau de sac à main. Les riches personnes qui s'affichent pompeusement, en pensant que leur fourrure et leurs diamants vont les protéger. Les humains qui s'avancent sans crainte quand les mutants sont forcés, pour certains, de le cacher. Les codes sont partout et personne ne les voit plus mais c'est ce qui rend cette société aussi intéressante que celles inconnues, perdues au fin fond de la forêt. Les différences sont telles qu'on pourrait parfois croire qu'elles n'ont rien en commun. Et pourtant...

Le wagon finit par s'arrêter à destination et je tire mes affaires hors de là, non sans peine, ni manquer d'assommer deux trois personnes, ou d'en émasculer certains par mégarde. Je leur lance un sourire un peu gêné mais mon regard est rapidement attiré par un truc ô combien plus attrayant : un marchand de glaces ! La, juste sous mes yeux. Avec une montagne de parfums différents ! Pourtant l'aiguille tourne, et si je veux pas rater notre seul et unique vol de la journée, j'ai intérêt à me presser. Pas le temps alors de faire une queue de plus de vingt personnes déjà pour obtenir le Saint Graal. Fichtre ! Aussi dur se ce soit, il faut que je prenne sur moi pour rejoindre Carso au plus vite au point de rendez-vous. Il me fait avancer parmi la foule comme à travers la jungle amazonienne mais l'habitude aidant, cela se fait plutôt rapidement. Et au moins ici, c'est pas les mygales de cinquante centimètre de long qui risquent de courir dans le coin inaperçues, en risquant de me surprendre !

Le sac me dépassant largement de deux têtes, un autre en bandoulière, je dois sûrement avoir l'air d'un sherpa débutant, de quoi prêter à rire. Je finis par arriver à l'endroit prévu et je le repère sans trop de souci. Faut dire qu'avec nos dégaine, on sait d'office qu'on risque de voyager ensemble; mais en même temps, qui partirait en exploration avec moins ? Heureusement que là-bas, les lamas sont les meilleurs amis de l'homme en matière de grimpette. Bref, je me lance à toutes jambes dans sa direction, je prends une impulsion et je lui saute dessus sans crier gare. Enfin, c'est pas comme s'il avait pas l'habitude avec moi, depuis le temps. Il me réceptionne alors, allez savoir comment, et je le serre donc dans mes bras, le koalatisant à loisir avant d'enfin ouvrir la bouche pour gueuler :

▬ Daaaaaaaaaante ! Tu m'offres une glace ? Je secoue vigoureusement la tête, je me suis laissée emportée par pensées. Nan, c'est pas ça que je voulais dire... Prêt pour la grande expédition ?

L'enthousiasme s'entend dans ma voix et se lit dans mes yeux, certainement déjà emplis d'étoiles. On me reproche parfois ce côté trop tout, mais qui pourrait m'en vouloir d'être à ce point excitée par l'idée et le voyage qui s'offre à moi ? Surtout en sa compagnie. Il est le meilleur ami qu'on puisse avoir au monde certes, mais c’est surtout quelqu'un avec un si grand cœur qu'il peut vous accepter alors même beaucoup vous rejette. Il sait voir une beauté en toute chose. Et puis il sait aussi vous tenir au chaud la nuit. En résumé, c’est une personne qui vous donnera toujours ce qu’il vous faut, si tant est que vous acceptiez de prendre sa main tendu. C’est un ange, tout bonnement, alors vite vite, que l'aventure commence !

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Sam 19 Mar 2016 - 17:41
Sur la Route d'El Dorado!

Il n'y avait rien de plus enivrant que de se préparer pour une "petite excursion". Partir à la recherche des cités et civilisations perdues étaient une drogue dont Dante ne se passait plus depuis longtemps. Installé derrière son ordinateur, il finalisait les derniers enregistrements avant le grand départ, son sac était déjà prêt depuis bien longtemps. En fait, quand il rentrait d'un voyage, il ne le défaisait quasiment jamais au complet. Il y avait toujours de quoi à l'intérieur pour partir sur un coup de tête, dans l'heure à venir. Quand bien même il n'avait pas de billet. Il avait droit à ces cartes clients dans certaines compagnies, qui lui permettaient d'arriver comme une fleur à au centre d'aviation et d'embarquer dans le premier aéronef qui s'envolait pour sa destination. Cette liberté-là, il ne l'échangerait pour rien au monde.

Pour cette fois, il ne le faisait pas sur un coup de tête. Partir à la recherche d'Eldorado demandait un minimum de préparation, surtout qu'il ne partait pas seul. C'était rare, mais voilà qu'il était accompagné pour cette fois. Et pas par n'importe qui, Charlie était une amie qui avait le même amour que lui pour tous ces trésors de l'Humanité et elle devait être encore plus excitée qu'une puce à l'idée de partir. Il se devait donc de faire un peu plus attention, si lui avait des moyens de survivre en milieu hostile, elle n'était pas autant habituée et surtout, n'avait pas cette possibilité de vivre éternellement.
Arrivé le jour d'avant à Édimbourg, il avait pris le temps d'aller faire quelques courses, le strict minimum en ration de survie, avant de prendre l'aéronef. Tout en sachant qu'ils auraient encore la possibilité de se réapprovisionner sur place, avant d'aller s'enfoncer dans la grande forêt amazonienne. Ensuite, ils devront faire avec ce qu'ils auront sous la main, à moins de rencontrer quelques peuplades amies. Carso savait qu'ils ne seraient assurément pas sur des territoires dont il connaissait les habitants, mais là était aussi tout le plaisir de ce genre d'expédition, avoir la possibilité de rencontrer des gens qui vivaient en marge de ce que beaucoup appelaient la civilisation.

Sa main referma d'un coup presque sec l'ordinateur portable, il était temps de se mettre en route, attrapant son sac de voyage, il le passa sur son épaule sans trop de difficulté malgré sa grandeur et sa lourdeur, ce qui démontrait une certaine habitude. Son portable sous l'autre bras, il alla prendre l'ascenseur pour rejoindre le lobby de l'hôtel qu'il squattait en général quand il était de passage dans la capitale écossaise. Le réceptionniste le connaissait bien, ils étaient devenu potes à force, il lui lança sa clé, tout en lui faisant un petit signe militaire. Ils se reverraient dans quelques temps.

Avant de rejoindre son amie, il faisait un crochet par le National Geographic, afin d'aller saluer Matt' et surtout lui laisser son ordinateur, qu'il n'embarquait jamais avec lui. A quoi bon? Il allait se retrouver dans des endroits dénués de toutes prises électriques, mieux valait ne pas s'encombrer de choses inutiles. Seul son téléphone serait planqué au fin fond de son sac, prêt à être utilisé s'il y avait le moindre problème. Un téléphone satellite, ô combien utile dans ce genre d'expédition. Et après avoir échangé quelques mots avec le photographe, il partait, direction la station d'aéronef, en espérant que la demoiselle serait à l'heure.

Debout, dans le couloir principal, il attendait patiemment de voir la tête blonde débarquée. De nature calme, il n'avait aucune inquiétude pour le moment. Caleb n'était pas idiot et avait pris le soin de donner un rendez-vous à sa partenaire assez tôt, pour ne pas risquer de rater le seul vol de la journée. Les bras croisés, son sac à ses pieds, il observait les allées et venues des gens. Les retrouvailles, les départs. C'était un endroit parfait pour ça, où généralement, personne ne jouait les sentiments qui les traversaient. Perdu dans sa contemplation, il fût donc plutôt surpris par celle qu'il attendait, qui comme à son habitude lui sauta dans les bras, sans lui laisser le temps de comprendre ce qui était en train de lui arriver.

Bien ancré dans le sol, bien stable sur ses pieds et surtout sans le poids de son propre sac à dos, il pût - non sans mal - la réceptionnée. La tenant fermement avec un rire qui marquait bien le fait qu'il était content de la voir et que jamais ce genre de chose ne le dérangeait. Évidemment, elle ne pensait qu'à manger, comme à son habitude.

- Si tu es sage. La reposant un peu par terre, tout sourire. Je suis toujours prêt! Et toi? Observant le sac qu'elle avait dans le dos, qui était décidément pire que le sien. Tu es sûre de n'avoir rien oublié? D'un petit ton taquin, avant de lever les yeux sur les moniteurs qui affichaient les vols. Je propose qu'on se débarrasse de ces sacs, qu'on aille saluer les agents de sécurité et ensuite, je t'offre une glace. Avec un clin d'oeil. Sans douter une seule seconde que ce programme lui conviendrait pleinement.

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Caleb
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Sam 19 Mar 2016 - 17:44


Sur la route d'El Dorado !
La réception est par-faite. Vraiment ! Même pas il titube, même pas il bouge d'un pouce. Franchement, je lui mettrais 10/10, si je devais faire comme pour les concours occidentaux. Mais pour le moment je suis plus occupée à frotter ma joue contre la sienne et à le serrer fort dans mes bras qu'à le juger tellement. Ah que c'est bon de le revoir ! Et il a l'air plutôt content de me retrouver aussi, à le voir rire de bon cœur comme il le fait. Une fine équipe ! Même si les gens autour de nous ont l'air plutôt partagé entre un sourire joyeux à nous voir comme ça, et un air choqué, presqu'hautain. L'idée qu'une thérapie de câlins pourrait leur faire le plus grand bien me fait rire comme plus. Imaginez leurs têtes offusquées si je leur sautais dessus pour le koalatiser. Un peu coincée ces occidentaux, c'est dommage pour une fan de free hug comme moi mais je me rattrape bien comme il faut sur mon meilleur coupain. Qui tarde pas à me reposer au sol, vu que je pèse quand même mon poids, avant de me dire que je n'aurais le droit de me bâfrer seulement si je suis sage. Donc je lui minaude un « Mais je suis toujours sage, d'abord ! », le tout couplé à une moue, la bouche arrondie en protestation, déposant mon bagage près du sien. Puis je finis par exploser de rire, bouder n'est vraiment pas mon fort ! Rire qui se voit redoubler à sa taquinerie. Oui, mon sac est immense. Oui, je suis rachitique en comparaison. Mais non, j'ai rien oublié ! Enfin je crois... On sait jamais avec une tête en l'air comme moi... Bref, si lui est prêt à partir pour une aventure extra, je lui confirme également.

▬ Prête, prête, prête ! Archi-prête même ! piaillé-je, avec un sourire tendu d'une oreille à l'autre. Et te moque pas, hein ! J'aurais encore pu prendre des montagnes de choses, si j'avais eu la place et que je pouvais les porter mais j'ai été raisonnable, Monsieur. Du coup, tu devrais presque me féliciter avec une glace ! Mon expression est des plus angéliques. Non, je perds rarement le nord. Mais c'est fou ce que le matériel de peinture peut prendre comme place, je suis surprise à chaque fois.

C’est à ce moment-là qu’il lève les yeux vers les moniteurs et m’expose son plan. Bien sûr, je suis avec lui à fond ! Ça me convient à plus de deux-cent pourcents, comme il doit surement se le figurer. Après tout, il sait à qui il a à faire. Il me connait, moi comme mon appétit d’ogre dès qu’on en vient à parler de sucré. C’est mon péché mignon. Si on peut encore qualifier ça comme ça quand ça prend de telles proportions. Mais c’est pour ça qu’il m’aime, non ?

On récupère donc nos chargements, et on file au check in les déposer pour qu’ils finissent en soutes. Les prendre avec nous reviendrait à payer une place en plus chacun tellement ils sont énormes. Le miens en prendrait peut-être même deux, dans le coucou qui doit nous récupérer en Amérique du sud. Donc on va pas tenter le Diable, hein ! Quitte à devoir payer les excédents, comme c’est – presque – toujours le cas pour moi. Et cette fois manque pas à l’appel. Mais je dois d’abord retrouver mes billets, ce qui n’est pas la tâche la plus aisée dans tout ce fouillis ; avant de finalement me rendre compte qu’ils étaient bien accessibles dans une poche bien spéciale, justement pour éviter ce genre de problème. Dante à côté, a terminé depuis quelques minutes déjà mais semble toujours aussi calme, bien que je vienne déjà de nous en gaspiller dix. Je lui fais un grand sourire d’excuses quand je mets enfin la main dessus et me retrouve avec une belle taxation. Je soupire légèrement, avant de balancer un « Ça fera moins de gaufres pour moi, tout ça… » A croire que y a que la bouffe qui puisse atteindre mon moral. Au moins pour quelques secondes. Sortant ma carte de crédits, je lance tout de même un regard contrit à l’opérateur du Check in, qui décide de me faire cadeau de la moitié si je garde ça entre nous. Et si, pourquoi pas, je lui laissais mon numéro. Je sais pas vraiment ce qu’il veut en faire, mais s’il me permet de manger plus de sucreries : adjugé vendu ! Je crois que c’est parce que je l’ai fait rire qu’il me fait sa réduction. Enfin, espérons qu’il n’ait pas trop de problèmes à cause de ça. Je lui saute rapidement au coup pour le remercier, et j’agrippe Dante pour poursuivre notre parcours avec une seule idée en tête. Plus vite on aura terminé, plus vite j’obtiendrais mon Saint Graal !

Les agents de sécurité nous accueillent, toujours avec de la joie dans les yeux. Tant et si bien qu’on finit toujours par passer plus de temps avec eux, comme on est toujours choisi pour les fouilles aléatoires. A moins qu’on ait des têtes de dangereux terroristes ? Enfin, j’ai l’habitude, et c’est pas quelque chose qui me dérange, qu’il me fouille d’un peu trop près. Je peux juste pas m’empêcher de glousser à certains moments. C’est que ça chatouille, non d’un chien ! C’est pas du jeu. En face de moi, Dante subit le même traitement, ou à peu près. Une fois passé les triples vérifications due à l’hyper-surveillance des Ecossais, on finit par passer les douanes ou je présente mon passeport avec la même grimace qui se trouve dessus, puis on est enfin du coté départ, ce qui est synonymes de… SUCRE ! Je me retourne vers mon partenaire d’aventure d’un bond, le sourire bien large. Il doit se douter de pourquoi, à mon air malicieux, mais le moyen le plus efficace de l’obtenir est encore de lui rappeler.

▬ Alors, je peux l’avoir maintenant, ma récompense ? Et je continue comme si la réponse allait de soi, le traînant vers le marchand de glaces. J’ai vu qu’ils en faisaient à dix boules, la dernières fois, j’en veux une ! J’espère qu’ils ont de chouettes parfums… Je bave déjà d’impatience. Presque littéralement, mais comment faire autrement ?
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Sam 19 Mar 2016 - 17:51

Pas à dire, Charlie avait cette fâcheuse tendance à se la jouer Koala quand elle était en sa présence. Il suffisait simplement de regarder comment elle le tenait. Ce qui ne manquait pas d'amuser notre aventurier, qui n'avait rien contre une telle démonstration d'affection. Elle faisait partie du peu de personne qui l'entourait et en qui il avait une toute confiance. Sans compter qu'elle était une partenaire de voyage plutôt agréable, bien que parfois un peu trop excitée comme une puce, une vraie gamine même. Mais c'était bien ce qui faisait son charme et qui donnait à Dante, une part un peu plus légère à ses recherches.

- Toi? Toujours sage? C'est à qui que t'essaye de faire croire un truc pareil? Répondit-il sur un ton taquin. Il la connaissait suffisamment pour savoir que ce n'était pas le cas.

Comme prévu, son plan convenait parfaitement à la demoiselle, parfait, ils allaient donc se diriger du côté du check-in, attrapant la sangle de son sac à dos, il le remettait sur son épaule comme de rien, tout en écoutant les excuses de Charlie pour la grosseur du sien propre. Il ne put s'empêcher un nouveau sourire plutôt amusé.

- Bah voyons et comment tu ferais avec tes "montagnes de choses" quand on sera perdu dans l'étendue des forêts péruviennes? Hum? Moqueur, toujours un peu, mais c'était parfois son genre et ce n'était rien de méchant, c'était la demoiselle qui le rendait ainsi. Peut-être se laissait-il simplement prendre par les émotions qui la traversaient.

Plutôt connaisseur et baroudeur depuis de longues années, Caleb n'avait aucun problème à savoir comment ne pas dépasser le poids maximal autorisé en soute, tout en ayant pris tout ce dont il avait besoin pour le voyage. De toutes les façons, il n'allait pas se changer très souvent, il y avait de quoi faire quelques lessives à l'arrache, pour éviter de sentir le fauve, mais pour le reste... ils finiraient les courses arriver à destination.

Sortant son passeport et ses tickets, il laissa la charmante hôtesse faire son travail avant d'aller attendre son amie un peu plus loin, souriant quelque peu de la voir tenter de se démerder avec son bordel, décidément... mais tout finissait bien. Il leva un instant les yeux au ciel en la voyant sauter au coup du pauvre homme qui venait de lui faire une réduction. C'était ainsi, Charlie était plutôt très expressive.

On ne change pas une équipe qui gagne et même si Dante se mettait presque à poil pour passer le contrôle de sécurité, voilà que cette saloperie de portique sonnait encore une fois, le faisant soupirer un instant, pour suivre l'agent qui lui demandait de le suivre. Il tendait les deux bras sur le côté pour se laisser fouiller, après avoir montré qu'il n'avait plus rien dans ses poches, qu'il était en chaussette et que son pantalon risquait de se casser la gueule sans sa ceinture. Autant dire que c'était parfois frustrant et finalement fatiguant de toujours finir par avoir droit à une fouille plus approfondie. Heureusement, ça ne durait jamais plus de quelques minutes. Il lui faudrait voir un jour, s'il n'avait pas un morceau de métal encore planqué sous sa peau, qui le faisait sonner ainsi à chaque fois. Ou presque.

Rhabiller, il jeta un regard à Charlie, pour voir qu'elle était prête à enfin avoir droit à ce qu'elle rêvait depuis qu'ils s'étaient retrouvés. Il n'eut guère le choix, vu qu'il se voyait tirer vers le marchand de glace, sans qu'on lui demande son reste.

- 10 boules?! Rien que ça? T'es certaine de pas encore crever de faim après ça?


Son appétit avait tendance à toujours l'étonner. Enfin, surtout son amour du sucre. Lui qui au bout de quelques crêpes pouvait caler, elle était capable d'en avaler un certains nombres avant de se dire qu'il serait peut-être temps de s'arrêter. Arrivé vers le marchand de glace, Caleb sortait son porte-monnaie du sac qu'il gardait avec lui pour le voyage, tout en observant les différents parfums.

- Alors, qu'est-ce qui te fera plaisir? Choisi bien, après ça, on en aura plus pour un moment.

Car ce n'était pas où ils se rendaient qu'ils auraient droit à des glaces... et de sucreries en général d'ailleurs. Bien que Carso pouvait parier que sa partenaire de voyage devait avoir rempli son sac de sac de bonbons en tout genre.

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Caleb
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Sam 19 Mar 2016 - 18:01


Sur la route d'El Dorado !

Toujours à se taquiner, c’est une sorte de jeu entre nous. Deux vrais gamins, vraiment, et si pour le moment y a pas de gagnant, c’est pas pour ça qu’on joue ! C’est à celui qui se charriera le plus, et c’est ça qu’est fun, je dois bien avouer. On s’ennuie jamais comme ça au moins ! Alors quand il me demande à qui j’essaye de faire gober une ânerie aussi grosse que celle de faire croire que je suis toujours sage, j’ouvre la bouche, grand comme une carpe koi et je laisse échapper un « Chrooo ! » sensé être offusqué. Bien sûr, je dupe personne. Encore moins quelqu’un qui me connait aussi bien que Dante, et qui c’est que je suis plus souvent surexcitée que calme comme une image. Mais la vie est plus chouette quand on reste pas là le cul planté sur sa chaise bien sagement. Nous on est nés pour prendre des risques, pour s’amuser et prendre la vie du bon côté. Pas pour rester avachis à repenser à des erreurs passer. La vie, c’est vers l’avant qu’elle est. Et c’est vers là-bas qu’on se presse. L’en faut peu pour être heureux, à ce qu’on dit, et je peux assurer que c’est vrai ; alors Hakunamata !

▬ T’aurais au moins pu faire genre t’y croyais une seconde ! » répliqué-je finalement, lui fichant un mini-poing dans le bras en me marrant.

On prend ensuite le chemin des contrôles et je le suis en trottinant à côté de lui alors qu’il continue de me chercher ouvertement. Un nouveau duel de réplique s’installe, et j’adore ça. J’y prends même un malin plaisir.

▬ Sachant que pour la majorité, ça aurait été des sucreries, je dirais survivre en les mangeant ? Enfin un peu plus longtemps, vu la cadence ! Je reprends des airs innocents à cette phrase. Je suis un vrai trou, un puit sans fond même quand on parle de sucreries, c’est affreux. Presque navrant. Pour le reste, ça aurait pu servir. Tout peut toujours servir ! Sauf bien sûr, les sèche-cheveux dans les déserts.* » Je ris toujours aussi fort et toujours avec autant d’émotions. Parce qu’il faut bien avouer que cette scène était hilarante, le Chaton avait raison.

Les bagages laissés pour partir en soute, avec réductions et un numéro laissé, je vois Dante lever les yeux au ciel quand je câline le monsieur. Je me pare encore une fois d’un sourire angélique et en sautillant dans sa direction, ma sacoche rebondissant en rythme, et je peux pas m’empêcher de lui répondre toujours amusée, et pas moins ravie.

▬ T’as vu les câlins payent, j’ai pu garder toutes mes sucreries et je pourrais encore m’en payer d’autres ! »

Directions les fouill… enfin le reste des contrôles, normalement. Ça, ça nous prend au final plus de temps et ça à l’air de fatiguer Dante. Et à voir son bas vouloir se faire la malle, je me dis que manger un peu plus de sucreries lui ferait vraiment pas de mal. Que son pantalon accepte de rester en place sans devoir serrer sa ceinture au dernier cran. Dès que j’ai terminé, que j’ai pu remettre le minimum – c’est dire mon marcel et mon short, j’attends encore pour les chaussures – je continue de l’observer du coin de l’œil et je me charge moi-même de lui remonter le moral après ça. Et pour ça, quoi de mieux que de joindre l’utile à l’agréable, hein ? Y a jamais rien eu de mieux que des crêpes ou une glace pour remonter le moral des troupes ! Comment ça, une excuse ? Jamais ! On finit donc de se rhabiller, sur son conseil, et la douane est passée sans problème. L’est donc temps de le tirer vers la fameuse boutique et ses menus alléchants. Et qui font remettre en question ma santé mentale ou gastrique à mon partenaire.

▬ Je trouve ça plutôt raisonnable, dix boules ! Ni trop, ni trop peu. Et puis c’est pas tous les jours qu’on peut en manger autant d’un coup ! Raaah rien que l’idée, j’en ai l’eau à la bouche… Allez dépêche ! Je continue de le tirer par le bras, les yeux qui brillent et qui pétillent, alors qu’il me taquine sur mon appétit. Hé qui sait ? Je pourrais peut-être même finir la tienne si tu te grouilles pas, et même en reprendre une derrière ! » réponds-je, en lui tirant effrontément la langue.

Arrivés devant le marchand de glaces et ses belles étales, je colle mon nez à la vitre pour observer de plus près tous les parfums de mes yeux luisants. J’en salive littéralement d’avance. Mais y a trop de parfums pour que mon choix soit rapide, même pour une glace à une décimale. Alors je sais pas vraiment quoi répondre à Dante quand il me demande ce qui me ferait plaisir. Tout me ferait plaisir, mais je suis limitée à dix. Et il a raison, là-bas ce sera une denrée plus que rare alors je prends longtemps le temps de la réflexion. Un peu comme si c’était l’une des décisions les plus compliquées de ma vie. Et figurez-vous que ça l’est presque pour une amoureuse du sucre comme moi. Alors chut !

Je finis par me décider pour un cocktail de boules aux fruits les plus divers et exotiques. Le mélange parfait. Un peu comme un avant-gout de ce qui nous attend, si on a de la chance ! Quand je relève le museau vers mon meilleur ami, c’est là que je m’aperçois qu’il s’est déjà fait servir, une glace légèrement plus petite, étrangement. Et je sens comme une douce gratitude, sachant que c’est lui qui me permet de pouvoir dévorer tout ça. Je m’approche donc de lui sournoisement et je l’attrape pour le câliner, mais sans trop lui sauter dessus. J’ai bien trop peur qu’il fasse tomber son cône. Quel gâchis ce serait !

▬ Merci, merci, merci ! me contenté-je dire, la joie dans la voix.

Je récupère ensuite ma glace aux allures de mammouth et on va s’assoir autour d’une table un peu plus loin. Là, j’engloutis ma glace assez rapidement. Tellement rapidement que le froid me monte à la tête en un rien de temps, me décrochant un froncement de sourcils suivit d’un rire à m’en tenir les cotes. J’apprécie néanmoins chaque parfum à sa juste valeur, en les mélangeant parfois. Et je finis le tout avec un soupire d’aise. Au moins, Dante peut être sûr d’une chose : son cadeau m’a plu !

▬ Bah tu vois, crois le ou non… Mais j’ai encore de la place !

Alors je me marre de plus bel, parce que Dieu que c’est vrai que je pourrais encore en avaler. Et comme pour exhausser mon vœux, le cornet que j’ai ingurgité avec appétit, ainsi qu’une ou deux boules réapparaissent d’en ma main, à ma grande surprise. Ça arrive, parfois. Un peu comme si les choses s’inversait. Et j’avoue que là je vais pas m’en plaindre, hein ! Je me contente de lancer un clin d’œil à Dante et de lui prouver mes dires sur le champ en terminant le retour de glace encore plus vite.

Le terminal finit par afficher notre porte. On se remet en chemin, sans se presser. Parce que toute repue que je sois, je suis pas ralentie le moins du monde. C’est à se demander parfois où je fiche tout ça. Contrairement à l’excitation que je sens grandir en moi à l’idée du voyage qui nous attend. Bejesus, ça va être cool ! Weeee ! Un rêve que je touche enfin des doigts. D’ailleurs, je glisse les miens dans la main de mon coéquipier pour contenu un peu cette surexcitation. Mais après quelques foulés, sa main devient trop chaude pour moi. Ça me brulerait presque. Alors j’observe un instant et je vois une petite lueur. A peine quelques instants. Avant de devoir lâcher sa main, dans un petit gémissement. Quelques secondes plus tard, on s’aperçoit qu’une cicatrice disparait. Elle est pas très large, ni très profonde. Mais elle existait. Et maintenant elle a disparu.

▬ Euh… Oops ? Et pour une fois mon sourire était réellement gêné. Désolée pour ça, j’espère que tu y tenais pas tellement ? …Sinon je peux te la refaire, hein. Un petit coup de couteau suisse, ni vu ni connu ! J’ai remarqué que ça se produit souvent après le genre d’inversion que t’as vu tout à l’heure. passant ma main derrière mon crane. Mais c’est un peu aléatoire ce truc. Je croyais que y avait que la grande gigue qui pouvait faire ce genre de truc. Désolée !

J’évite de le retoucher tout de suite et la montée dans l’aéronef se fait sans souci. On s’installe tranquillement, même s’il faut que j’escalade mon siège pour arriver à foutre toute seule mon reste de bordel dans le compartiments prévu pour. Après quoi je prends à droite de Dante assis près du hublot. J’observe un instant autour de nous, et puis je finis par me pencher vers mon acolyte, le sourire sournois.

▬ Psssst ! Alors, ça fait pas peur à un vieillard comme toi de monter dans ce genre d’engin ? sur un ton taquin. Après tout, y a pas que lui qui a le droit de se moquer. Et vu son grand âge…

En tous les cas, on allait bientôt décoller et c’était trop tard pour les prises de consciences, alors fallait espérer qu’il en ferait pas une sur l’instant. Sinon, je trouverai bien de quoi le détendre un peu. Il y avait tellement de choses à faire dans un aéronef !

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Sam 19 Mar 2016 - 18:12

Charlie ne trompait personne, en tous les cas, pas Dante. Ce dernier s'amusait de la voir ainsi réagir, comme s'il l'avait vraiment vexé en ne la croyant pas. Ils étaient vraiment deux gamins quand ils traînaient ensemble. Les natifs de certaines tribus devaient encore se souvenir d'eux. Mais c'était bien ce qui faisait leur charme et qui leur permettait de rester parfois longtemps parmi des tribus plutôt hostiles aux étrangers. Surtout blancs.
Il fit mine d'être profondément blessé quand elle le frappa au bras. Portant sa main sur le point d'impact avec une moue et un "aie" totalement équivoque, auquel on ne croirait pas plus que l'air vexé de son amie un peu plus tôt. Meuh non, il ne se moquait pas voyons.

- Si tu continues à me battre comme ça, je risque surtout de te laisser sur le tarmac.
Souriant alors de toutes ses dents, la cherchant encore et toujours. Que voulez-vous, leur relation était ainsi faite. Légère, sans presque aucune prise de tête, de quoi partir le cœur léger.

- Comme si tes sucreries nourrissaient réellement. Tu sais que c'est mauvais pour la santé à force? Son appétit pour ce genre de chose, ne finissait pas de l'étonné. Lui qui se contentait de peu, avait du mal à imaginer bâfrer ainsi tout ce qui pouvait être à base de sucre. De plus, vu la chaleur et l'humidité, ça finirait par être imbouffable tes trucs. Un petit rire marqua les dernières paroles de la demoiselle. Hum bien sûr, je ne m'appelle pas McGyver, je préfère avoir le nécessaire vital des scouts, là au moins, tu as tout ce dont a besoin un aventurier. Avec un petit clin d'œil. Pourquoi s'encombrer? Le superflu était inutile lors de ses expéditions. Surtout que les conditions n'étaient franchement pas folichonnes et qu'il valait mieux pouvoir se déplacer vite et avec facilité.

Il ne répondit à sa nouvelle remarque que d'un petit sourire, toujours amusé. Oui elle pouvait tout garder. Pas de doute qu'au retour, de toutes les façons, il n'y aurait plus rien. Il pariait avec lui-même le temps que cela prendrait à Charlie pour tout finir. Pas de doute qu'elle se retrouverait sans ses petits plaisirs plus rapidement que prévu et qu'ensuite... ce serait le drame. Car là où ils allaient, pas de doute que les bonbons étaient plus qu'inexistants.

Au moins étaient-ils deux à passer à la fouille. A croire que ça tombait toujours sur les mêmes. Ça ne durait que le temps de se déshabiller pour se rhabiller ensuite. Et c'était déjà oublié. Puisqu'ils étaient déjà devant le marchand de glace. Caleb secouait la tête aux explications de sa comparse. Tout était prétexte aux excuses. Il ne répondit qu'un vague "mais bien sûr", tout en la laissant ensuite choisir ce qu'elle voulait. Lui se contentait d'un petit cornet au chocolat. Rien d'original, certes, mais ça lui convenait parfaitement.

Le vendeur fût plus que surpris quand elle commença à faire l'énumération de ce qu'elle voulait et en jetant un regard à l'homme qui l'accompagnait, ce dernier lui faisait signe que c'était tout à fait normal. De toutes les façons, il n'allait pas laisser une cliente pareille sur la paille n'est-ce pas? Et fût plus que généreux sur la grosseur des boules. Caleb quant à lui, vit son portefeuille devenir plus vide de quelques dollars, mais il s'en moquait bien. Aucunement matérialiste, l'argent était fait pour être dépensé à ses yeux. De plus, le bonheur de celle qui l'accompagnait en valait la peine. Il répondait au nouveau câlin en lui tapotant le dos.

- Je t'en prie.

Puis s'installant tranquillement, il l'observait dévorer ses glaces avec son air toujours amusé, sous le regard plutôt effarer des gens autour d'eux. Oui, c'était quand même un spectacle impressionnant. Mais toute représentation finissait par lasser et les autres voyageurs finissaient par revenir sur leurs occupations premières. Heureusement d'ailleurs, quand un phénomène fort peu normal fit son apparition. Haussant un sourcil, Carso observa Charlie d'un air interrogateur, il n'était pas vraiment habitué à voir son don en action.

- A croire qu'on t'a entendu.


Il était toujours assez curieux de comprendre comment pouvait bien marcher les pouvoirs des autres prodiges. Mais n'étant pas scientifique, il lui était difficile de réellement pouvoir expliquer tout ça. C'était fascinant, quand ce n'était pas mortel pour autrui, en fait. Mais trêve de pensée, il leur fallait repartir, la porte était annoncée, mieux valait la rejoindre. L'aéroport était assez grand pour qu'ils en aient pour de longues minutes avant de rejoindre leur aéronef. Se laissant prendre la main, il ne sentit rien, jusqu'au moment où elle la lui lâcha avec un petit gémissement, ce qui ne manqua pas de le laisser perplexe, surtout en observant cette dite main, dont une cicatrice venait de disparaître.

- Ce n'est rien... comment... comment est-ce que tu fais ça? Euh non ça ira, je me passe de coupure volontaire, vois-tu. Peut-être qu'il faudrait que je lui demande un jour, si je le croise. Non? Vu que ça va être difficile pour toi de lui parler.

Embarquement finalement fait, notre homme s'installa près du hublot, observant alors les hommes et femmes s'activer sur le tarmac, afin que l'aéronef puisse partir à l'heure, il laissa Charlie se démerder avec son sac, le sien étant coincé sous son siège. Elle était une grande fille qui savait se débrouiller, n'est-ce pas? Ceinture fermée, il laissa ses grandes jambes s'étendre comme elles le pouvaient. Ils voyageaient en classe économique, mais Dante faisait toujours attention d'avoir les places qui se trouvaient près des portes de sorties, ainsi avait-il l'occasion d'avoir légèrement plus de place. Sans compter que depuis le temps, il s'était habitué à être coincé. Pourtant, il avait une carte de fidélité, volant depuis des lustres, son compteur de kilomètre était impressionnant, pourtant, il ne l'utilisait que très peu.

Il lui jeta un regard à ses paroles.

- Je les prenais avant même que tu sois née, gamine.

Il appréciait même ce genre de voyage, son corps habitué, se détendait déjà. Il risquait de dormir une grande partie du vol, se préparant ainsi à la suite. C'était encore un endroit civilisé et à peu près confortable, avant la jungle qui les attendait.

- Comme le papy que je suis, je vais piquer un somme, tu me réveilles quand on arrive?

Si Charlie acceptait de le laisser dormir déjà. Vu la pile électrique qu'il avait à ses côtés, on pouvait douter que le voyage soit totalement calme. Les hôtesses de l'air commençaient à faire les informations de sécurité d'usage, que l'historien connaissait par cœur. Les mains entrecroisées et posées sur son ventre, il gardait la tête un peu tournée du côté du hublot pour continuer de scruter l'extérieur, le temps était dégagé, le vol risquait de ne pas être trop perturbé. Si tout allait bien, dans quelques heures, ils seront au Pérou.

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Sam 19 Mar 2016 - 18:23


Sur la route d'El Dorado !

Si y a bien une chose à savoir sur notre duo, c’est bien qu’on se cherche mutuellement en permanence. C’est comme ça que ça marche. Des frères et sœurs de cœur. Pis encore, deux gamins. Alors rien de vraiment surprenant à le voir faire mine d’avoir mal quand je lui punch le bras. Il porte sa main dessus avec un aie tellement bien joué que n’importe qui s’y serait trompé. Ou pas. C’est qu’il se moque ouvertement de moi, le gredin ! Alors je rentre dans jeu. Je mets mes poings sur mes hanches et je tourne fièrement la tête, telle Matilda Wormwood, avec un « Héhé ! » presque diabolique. Jusqu’à ce qu’il me balance que continuer à le battre serait synonyme avec me retrouver abandonner quand une pauvre malheureuse sur le tarmac. Sur le coup, je donne l’impression de déchanter méchamment.

▬ KEUWA ?! T’oserais, alors que c’est toi qui cherches ? Je croise les bras, toujours à jouer les vexée. A moi non plus, on va pas me remettre un oscar pour mon jeu d’actrice, mais c’est pas le but. Pis c’est vrai que j’ai tellement de force dans mes petits poings que tu dois souffrir le martyre. Sur ce, je lui tire la langue, aussi moqueuse que lui. A moins qu’en fait tu veuilles un bisou magique. C’est ça, hein ? je fais, la bouche en cœur.

J’exagère évidemment le trait pour l’embêter avant de me marrer comme une débile. Puis je mime la sourde oreille quand il me sort que, les sucreries, ça nourrit pas. Comment ose-t-il les attaquer, mes précieuses ? Hein ? Enfin bon, l’a peut-être pas tort après tout, vu l’appétit qu’il me reste toujours après. Mais n’empêche, c’est tellement bon, quoi ! C’est pas ma faute aussi !! Pourtant, je reste sacrément choquée d’apprendre qu’en abuser peut être mauvais pour la santé. J’ouvre des yeux tous ronds comme des sous tasses. J’ai jamais été sujette à des problèmes en rapport avec du sucre, pourtant ! Il faut que je me renseigne, et vite.

▬ Ah bon ? Comment ça pourrait être mauvais ?

Pas que le danger me fasse peur, mais je voudrais pouvoir continuer à enfourner des tonnes et des tonnes de sucreries, moi. Alors autant savoir comment, pour pouvoir l’éviter. Sinon le supplice quoi ! Et en tous les cas, c’est assuré que les conditions météo seront pas sympas avec mes gourmandises. Voilà pourquoi il faudra tout bouffer rapidement, évidemment ! Et si je me suis encombrée de mon bardas, lui préfère pas jouer les McGyver. Quel dommage, je lui aurais bien refilé le chewing-gum que je mâche distraitement pour voir ce qu’il pourrait en faire ! Nan, il préfère jouer les boy scouts, et c’est surement mieux si on veut survivre dans la jungle péruvienne. Parfois, je me demande ce que je ferai sans lui. Peut-être même que ma durée de vie serait considérablement réduite pour expédition en solo dans telles conditions. Mais même si je me suis chargée de trucs inutiles, dans le cas où, je pourrais toujours m’en débarrasser sur ses conseils. J’ai effectivement encore à apprendre de lui sur certains points. Quant à la bouffe, vite fait de disparaitre du paquetage.

Les contrôles passés, c’était enfin l’heure du réconfort. Une bonne et énorme glace ! Et même si Dante pas trop convaincu par ma théorie sur les dix boules, il me laisse faire quand même. Alors qu’importe la santé, c’est trop bon. Et vie trop courte pour se restreindre ! Cal lui reste sur un classique deux boules chocolat, comme je m’y attendais de sa part. Frugal, mais chaleureux. Oui, je pourrais presque sortir une théorie anthropologique sur la consommation de crèmes glacés et autres sorbets, mais pas maintenant. Y plus urgent. Je prends plutôt le temps de remercier Dante. Il répond avec sa modestie habituelle, tapotant mon dos. Je peux passer à la dégustation. J’ai récupéré avec un sourire d’ange la glace aux mains du vendeur. Il a fallu que Dante le rassure sur mon état mental, je crois, mais il allait pas se plaindre de sa vente. Et maintenant, faudrait pas qu’une des boules me fondent entre les doigts. Ça serait un gâchis monstre ! Et c’est tout un art. D’ailleurs j’ai droit à un deuxième round, sous le regard d’abord interrogateur du Mécène de mon estomac. Apparemment j’aurais été entendue.

▬ Hé ouais ! J’suis bénie des Dieux, tu sais bien. je lance, en riant.

Ce don est plutôt cool, même si j’ai encore aucun contrôle dessus. J’ai jamais vraiment eu le temps de me pencher dessus, faut dire. Mais ça serait peut-être utile que je le fasse, un de ces quatre. Je sais seulement pas par où commencer. Sans doute que mon vieux Loup m’aiderait si je lui demandais, mais j’oublie rapidement ma question quand notre porte s’affiche. Je dois doubler les foulées pour rester à sa hauteur le trajet mais c’est pas vraiment un souci. J’ai beau avoir les jambes courtes, j’ai pris l’habitude de suivre le rythme des plus grands. Et puis faut bien utiliser le carburant que je viens d’ingurgiter. S’en suit une guérison miraculeuse et nous voilà arretés mi-chemin. C’est vrai que c’est la première fois qu’il voit cette partie. Et je suis presque gênée de pas pouvoir lui donner de précisions.

▬ J’sais pas trop, en fait. Je me passe une main derrière la tête pour me gratter cuir chevelu. Ah non, la cilice, c’est pas ton truc ? Décidemment, y a rien qui coupe mon sens de l’humour à deux balles. Puis quand il propose de se renseigner auprès de mon autre moi, mes yeux se font brillants et mes mains se joignent sous le menton. Tu feras ça ?

Il doit pas avoir idée du rasoir que c’est pour proposer ça. Enfin, il verra bien par lui-même. En attendant, on se remet en marche. Et si je lui aurai bien demandé de l’aide pour apprendre à contrôler ma part de mutation, la question m’échappe encore une fois quand les stewardesses s’adressent à moi. Une vraie tête en l’air. Tant pis.

Une fois dans l’aéronef, je me démerde avec mon barda restant. Et j’avoue que je suis plutôt fière d’y être arrivée toute seule ! Je me rassois à coté de Dante d’une pique sur son âge et la peur des coucous, et comme toujours, il riposte. Alors je marre comme une gamine. Un peu comme pour conforter ses dires, en bouclant ceinture à mon tour. Je commence à balancer mes pieds qui qui peinent à toucher sol, quand les siens ont du mal à trouver leur place. Ca aussi, ça me décroche un nouveau sourire. Vive les gamins et leur taille de nain !

▬ Oh le vieux ! Et les Mammuths, tu les as chevauchés aussi ?

Je sais pertinemment qu’il est pas aussi vieux que ça mais je peux pas m’empêcher de le chercher. Et puis c’est amusant de l’imaginer dans une peau de loup, la peau marquée du symbole de ce clan préhistorique. Le pire dans tout ça, c’est qu’il ferait surement pas tache dans ce décor. Mieux, ça lui irait parfaitement, à n’en pas douter !
Il me sort de ma rêverie en me demandant de le réveiller dans l’arrivée, qu’il puisse dormir pendant le vol. Pas de soucis pour moi ! Je sais parfaitement m’occuper seule.

▬ Ouip! Tu préfères un peu avant la descente pour te réveiller, ou au sol, Papi ?

Et on a à peine décollé qu'il a déjà les yeux clos, le pauvre ancien. Je prévois de dormir un peu aussi, mais avant il faudrait que je réussisse à me calmer. Et c'est clairement pas le soda qu’on vient de me donner qui va m’aider. Heureusement, une chose capable de m’apaiser dans n'importe quelles circonstances : les activités manuelles ! Je déboucle donc ma ceinture à la première occasion, pour récupérer le matériel d’aquarelle que j’ai laissé dans ma sacoche. Et je me mets à peindre. Plusieurs heures durant, la radio proposé par l’aéronef dans les oreilles. La faune d’un Boeing est toujours amusante à dépeindre. Puis ce qui devait arriver arriva, je finis par m’endormir. Sur l’épaule de Dante dans un premier temps. La bave près des lèvres, roulée en boule sur mon siège. Avant de m’étaler un peu plus, le visage posé sur ses genoux, une main entre les deux. Je sens même un plaid me recouvrir un moment, mais ma torpeur est trop forte pour que j’ai le courage d’ouvrir les yeux. Je me contente de profiter de la chaleur et du confort. Et quand j’ouvre les yeux, Cusco est là ! L’enthousiasme, mit en mute pour le trajet, se réactive d’un coup. Manquant de me faire fiche un coup de crâne au menton de mon acolyte. On finit par pouvoir descendre de l’aéronef, sous un soleil chaud. Je récupère mon bonnet péruvien à pompon dans mon sac. J’étends alors mes bras vers le ciel une fois passé et je gueule à plein poumons :

▬ HOLAAA PERUUUU !

L’excitation est palpable. C’est le début d’une incroyable aventure, j’en suis sure !
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Sam 19 Mar 2016 - 18:47

- Tu n'as pas idée de ta force, que veux-tu. Toujours avec son ton taquin, alors qu'un petit sourire presque plein de défi s'était posé sur ses traits, alors qu'elle lui avait demandé s'il serait capable de la laisser en plan avant le décollage.

Certes, ce n'était pas du tout son genre quand on connaissait le bonhomme, mais il était assez joueur, pour aller très loin dans cette idée. Bien entendu, le voyage sans Charlie risquait d'être moins gai, voilà pourquoi il ne se permettrait pas une telle chose, au final.

- Hum non ça ira, j'ai pas besoin de me faire embaver pour le moment. Il marquait un petit temps, tout en observant les réactions de son interlocutrice, parfois, on pouvait se demander où était la limite entre ce qui était réel et ce qui était le jeu pour elle. Et bien, le corps n'est pas fait pour supporter des doses de sucre trop importantes. Il me semble que ça peut même te valoir quelques problèmes de santé à force. Après tout, c'est plus chimique que naturel ce que tu ingurgites. Mais bon, elle faisait bien ce qu'elle voulait, hein. Il n'était pas là pour l'empêcher de se goinfrer, si tel était son plaisir. Quoique... la gourmandise était un péché, non?

- Oh non j'ai passé la période des sévices corporelles, vois-tu. Taquin, toujours. Surtout que ça n'avait pas été son cas. Il en avait rencontré, des types comme ça. Lui le faisait différemment, quand il devait se blâmer pour quelque chose. Notamment quand son pouvoir prenait le contrôle. Et puis avoue que ça serait emmerdant si je commençais à boiter au milieu de nul part. Le regard de Poto qu'elle était en train de lui faire, alors qu'il avait parlé de prendre contact avec son double, doubla son sourire. Bien sûr, faudrait juste que je sache comment le reconnaître. Se grattant légèrement le menton. Parce qu'en fait, j'ai pas souvenir de l'avoir vu un jour.

C'était ce qui était encore plus étonnant avec ce pouvoir, Charlie ne semblait pas le contrôler correctement, sa transformation non plus et pourtant, à chaque fois qu'ils ont été ensemble, qu'importe le temps que cela durait, jamais le côté masculin n'avait fait son apparition. Certains scientifiques seraient sûrement très curieux de pouvoir étudier ce phénomène des prodiges de plus près. A n'en pas douter.

Finalement l'aéronef et le moment de repos bienvenu, avant le crapahutage dans la nature. Autant dire qu'ils allaient en faire des kilomètres dans la jungle, sans pour autant réussir à atteindre leur but, c'était bien là tout le plaisir de partir en expédition. Bien évidemment, Charlie n'en manquait pas une. Il secoua légèrement la tête à sa question.

- Ouais et je chassais le Smilodon à mains nues, des sales bêtes, mais un challenge à ma hauteur!

Ah bah, comme toujours hein, il savait parfaitement lui rendre ses piques. Et vu le sérieux qu'il utilisait, on aurait presque pu croire qu'il disait la vérité. Si ça n'avait pas été cette jeune femme qui le connaissait encore assez bien, peut-être aurait-elle pu croire ses bobards.

Finalement, l'aéronef n'avait pas encore réellement bougé, que notre historien s'était déjà endormi. Il emmagasinait le plus d'énergie possible avant le voyage, de quoi pouvoir être ensuite tranquille. Ce qui fit donc, que le vol, se passa à la vitesse de l'éclair. Il se réveilla une fois ou deux, quand même, profitant pour se dégourdir un peu les jambes, manger un truc quand les plateaux repas arrivaient, lire et dormir à nouveau. L'engin semblait finalement se poser, faisant à nouveau ouvrir les yeux à Carso. Il allait s'étirer, quand il manqua de se prendre la tête de sa compagne de voyage dans le menton. Autant elle avait été plutôt calme pendant tout le vol, autant, il aurait affaire à une surexcitée pour la suite. Il avait bien fait de dormir, ça n'allait franchement pas être de tout repos!

Pieds sur le plancher des vaches, finalement, il ne manqua pas de lever les yeux au ciel en voyant l'accoutrement de Charlie.

- Tu tentes de passer inaperçue? Moqueur, toujours un peu. Alors qu'ils sortaient de l'aéroport. L'avantage, c'était bien le fait qu'ici, ils étaient beaucoup moins à cheval sur les règles de sécurité que d'autres, tout allait beaucoup plus vite, dès que le visa était émis.

Prenant une grande inspiration alors qu'ils se retrouvaient enfin dans la ville même, notre ami se décida à aller chercher un véhicule qui leur permettrait de se rendre au plus près de leur point de départ.

- Si tu as encore des courses à faire, c'est le dernier moment.

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Sam 19 Mar 2016 - 18:52


Sur la route d'El Dorado !


Apparemment, j'aurais pas idée de ma force. Est-ce que ça veut dire que je pourrais éventuellement prendre le masque et la cape pour confronter les méchants la nuit comme tous les super héros ? Ce serait tellement bien ! Super...Koala ! Ouais, ça sonne bien !! Mais la lutte contre le crime attendra vu que je suis rapidement sortie de cette rêvasserie par son sourire plein de défi. Le gredin ! Il oserait me laisser la toute seule comme une pauvre malheureuse alors que l'aventure nous appelle vivement de l'autre côté de l'équateur ! Il me priverait de selfies avec les lamas et de poncho en alpagua ? Il oserait ?! Je lui lance un regard sensé être blessé au plus profond de mon âme et peut être que j'y arrive mais je suis sûre que le résultat doit plutôt donner dans une grimace approximative. Un mélange entre un "regarde le fond de ma gorge" et une "tête de Smaug" ! Rien qu'a l'imaginer j'explose de rire alors que je devais jouer les contrariées. Puis c'est que je le connais trop bien pour ça : il me laisserait pas la. Même par défi. Déjà parce que je le laisserai pas faire. Ensuite parce qu'on s'amuse bien tous les deux. Je suis son boutouterrain*, qu'il a dit une fois ! Je sais pas ce que c'est mais ça avait l'air chouette, c'est suffisant ! Avec ça, je sais qu'il oserait pas. Alors à moi les lamas et les danses du soleil, weee !

▬ T'es sûr ? Non parce que si t'as trop mal ça peut couper la douleur ! Je fais, en continuant de lui présenter mes lèvres en une belle moue.

Il passe ensuite aux explications sur mon coupain le sucre et je l'écoute avec attention. On croirait presque que j'essaye de graver ses mots a travers mes yeux, à la façon dont je le regarde.

▬ Alors comme ça ça peut être mauvais pour le corps ? ... Peut-être que je devrais arrêter ...? Je me mords la lèvre. Hum ...Naaaaah ! Plutôt crever. Tournant alors la tête sur la montagne de sucreries que proposait le duty free. Mais sans pour autant m'arrêter, on avait pas le temps et j'étais pleine au moins pour les deux prochaines heures ! Enfin au moins une, faut pas pousser mémé, hein.

Ni pépé ! Il semblait qu'il avait passé le stade du masochisme physique, plutôt bon signe. Fallait être un peu chtarbé pour vouloir se passer ce truc immonde autour de la cuisse. D'ailleurs je doutais qu'il l'ait jamais fait. Mon Caloup a un peu plus de jugeote que ces prêtres à la manque. Mais je peux pas m'empêcher de lui sourire en retour, surtout à la suite de l'explication. Oh que oui, il a raison, ce serait emmerdant.

▬ Ah ça... Damned, t'as raison ! – ouais ça t'arrive ! – Alors que je lui tire la langue pour cette a parte. Qui me porterait quand mes petits pieds seront fatigués si tu joues les claudicants ? Je lui décroche un sourire taquin, c'est tellement drôle de l'embêter. Ça serait bien malheureux d'avoir personne de koalatisable en plus !

Les fausses complaintes s'envolent rapidement pourtant quand il propose de voir avec mon alter ego pour des questions techniques. Je m'en serai bien chargé mais c'est que y a comme un petit souci, comme on partage un même corps. Enfin d'une certaine façon. Et c'est d'ailleurs ça qui pose problème. Ça serait vraiment chouette qu'il s'en charge ! Après tout, c'est lui qui me connaît le mieux; ce sera plus simple pour les négociations. Parce que franchement, l'autre à l'air d'être un sacré viscéral parfois. Et mon Caloup, lui, il se laissera pas démonter. Ah ça nan! Mais y a toujours un souci, savoir à quoi y ressemble pour pouvoir le reconnaître.

▬ Eh mais c'est vrai que quand je suis avec toi, de ce que j'sais en tout cas, je reste moi ! Sur le ton de la découverte. Peut être que je devrais te koalatiser encore plus !! Je ris tellement l'idée me paraît absurde. J'ai beau tenir à ce grand frère plus qu'a ma propre vie, je tiens trop indépendance pour rester glutée à lui. Puis il se fatiguerait trop à force, le papi !

Heureusement pour moi, on garde le même natel pour les deux et le Petit Chat aime prendre des photos avec son papa. Je sors donc l'appareil des enfers. C'est fou ce que cette machine peut être récalcitrante entre mes doigts. Une horreur, à croire que je suis touchée par une malédiction des technologies. Bref, après m'être battue dix minutes avec, j'arrive enfin à lui montrer une photo de ma version masculine. Il a l'air plutôt sympathique dessus. A croire qu'elle dit vrai quand le Chaton assure que c'est le meilleur papa du monde. Moi, j'aurai voulu pareil. Enfin peut être.

Mais pour le moment, je me contente de profiter de l'instant. De me dire que je vais m'aventurer avec Dante dans cette jungle, histoire d'y découvrir pleins de merveilles ! Des tribus aux mœurs inconnues, peut-être même d'anciens amis. Et je pourrais retranscrire tout ce monde en peintures. Je doute pas que les couleurs et les ambiances seront chatoyantes. J'ai qu'une hâte, que le voyage commence mais l'aeéronef c'est la première étape. Alors je vais suivre l'ancien conseil du plus expérimenter et me reposer pendant le trajet. Comme je peux, qu'il soit pas obligé de me (sup)porter des la première journée. Et de pouvoir profiter, aussi ! Que la carte qu'on a avec nous nous indique le bon chemin ou pas, c'est pas, au final, le but réel de notre expédition. Non, on y recherche d'abord l'amusement et l'émerveillement. Et c'est déjà pas mal quand on y pense ! Les plus beaux cadeaux de ce monde, vraiment. Combien pourraient se targuer d'avoir pu voir et croiser la moitié des merveilles qu'on a déjà rencontré dans nos voyages ? Bien peu. Alors ça vaut le coup de se priver de sucreries quelque temps, moi je vous l'assure! Surtout en aussi bonne compagnie.

Et, assis à côté de moi, il en manque pas une non plus. Il répond à ma blague d'abord en secouant la tête puis fonce tête baissée dans le charriage. Alors je siffle la prouesse préhistorique, même si je sais qu'il me taquine. L'arroseur arrosé en permanence avec nous. Et faut croire qu'on adore l'eau !

▬ Wahoou, impressionnant. Je t'imagine bien avec une petite peau de loup pour te protéger du froid ! Et je lui tire la langue, encore une fois. Tu m'apprendrais la technique, ô grand maître ? Je voudrais pouvoir l'utiliser pour caresser des jaguars entre les oreilles !

Je ris à moitié, les yeux quand même brillants à l'idée. Ça serait une sacrée expérience que de pouvoir être accepter par une tribu animale sauvage. L’éthologue que je suis en rêve en tous cas ! Et la gamine encore plus. Plein de câlins à des boules de poils, ça serait vraiment vraiment trop cool ! Une expérience unique. Mais l'heure est plutôt au vieux coucou pour le moment. L'oiseau de métal finit par prendre son envole vers le pays des incas et je tâche de m'occuper pour gêner le moins. Je dois rester calme. Économiser les batteries pour pouvoir les lâcher une fois arrivés. Et c'est ce que je m'empresse de faire des que l'aéronef a posé ses pattes sur l'asphalte. J'ai l'impression qu'on vient de me remettre des piles tellement je suis électrisée de joie. On y est ! On y est enfin, et l'aventure commence !

Et plus on me fait attendre pour sortir de l'appareil, plus l'excitation grimpe. Je trépigne tellement que j'agite mes petits bras et sautille sur place. Puis le soleil inca caresse et je sens enfin son feu en moi. Le bonnet local visé sur le crâne, je salue la faune chaleureusement. Ce qui manque pas d'amuser Dante. Je lui souris de toute mes dents quand il me demande si j'essaye de passer inaperçue.

▬ Si c'était ça, j'aurais pas gueulé bonjour voyons ! Mais l'est pas beau, mon bonnet ? Tricoté main, alors attention à ta réponse ! C'est une fausse menace, il le sait bien, mais un autre aurait pu s'y laisser prendre, j'en suis sûre ! D'ailleurs j'en sors un autre, tout aussi bariolé. Ça c'est le tien ! Fais avec amûr. Je suis certaine qu'on peut sentir la malice dans mon regard, sur ce final.

Acceptera, acceptera pas, je m'en fous un peu en vrai mais j'aime lire sa réponse dans ses yeux. Elle m'amuse toujours autant. On peut pas dire qu'on passe déjà beaucoup inaperçu – mes cheveux blonds étant pas le camouflage naturel parfait – mais si il se met à le porter aussi, autant dire qu'on pourra de repérer facilement sur le marché, vu les couleurs que j'ai choisi.

La case centre d'aviation et ses contrôles en tout genre passe bien plus vite de ce côté de l'équateur. Pas de chatouilles cette fois, c'est assez rare mais c'est plutôt dans l'autre sens qu'on me traite de mule. Je sais pas comment je dois le prendre mais après tout c'est un animal résistant ! Là au moins, on est rapidement à l'extérieur et c'est tant mieux parce que mon enthousiasme est dur à contenir. Grande inspiration en simultané avec mon compagnon et l'air chaud me détend un peu. Les épices s'y mélangent; on est près du marché. Mon loup se met en chasse d'un véhicule pour rejoindre le début de la route d'El Dorado pendant qu'il m'envoie sur celle de mes dernières courses. J'hoche la tête et je me dirige vers le fameux marché, mon sac géant sur le dos.

Arrivée la bas, c'est un déluge de couleurs, de sons et d'odeurs ! Un chouette spectacle. Et je sens que j'en suis un aussi pour les locaux. Il faut dire aussi que je suis pas vraiment une fleur du coin. A moins que ce soit le bonnet ? En tous cas, les enfants tardent pas à s'approcher et je me décide à partager avec eux le paquet de cookies que j'ai entamé en chemin. Et même si cette ville est encore plutôt avancée par rapport à ce qu'on a pu rencontrer, le gâteau semble leur plaire quand même. Leur sourire vaut bien le sacrifice de ces délices ! Je reprends ensuite mon chemin dans le marché, ma suite miniature sur les talons. Faut croire qu'ils ont pas l'intention de lâcher une attraction comme ça et j'apprécie plutôt. Ils me conseillent sur le choix des dernières sucreries, et tout le reste. Et à la fin je réussis même à leur faire poser leur empreinte sur une feuille, le tout en peinture.

Quand Caloup me revient enfin, je suis toujours avec eux, à jouer et rire. Après tout, rien n'est pressé et les rencontres sont les véritables trésors de cette expédition. Je l'invité à nous rejoindre puis l'heure du départ donne enfin et je monte côté passager après avoir posé mon sac à l'arrière. Mieux vaut ne pas me laisser conduire, même si j'ai un peu près compris les règles de bases. Le tout c'est quand même d'arriver jusqu'au bout. J'adresse un dernier signe aux enfants et Dante démarre, direction l'aventure. En chemin, je prends le temps d'étudier la carte une énième fois. Un peu comme pour l'imprimer dans ma tête. Mais j'en profite aussi pour profiter du paysage et de l'air rafraîchissant qui entre par les fenêtres grandes ouvertes. On rit aussi. On sent que l'expédition a déjà bien commencé ! Ça va être chouette, j'ai tellement hâte de voir la suite.

A la tombée de la nuit, on finit par arriver dans le dernier village "civilisé", point de départ de notre crapahutage. L'air c'est clairement rafraîchi mais c'est plutôt agréable après la journée qu'on vient de passer et pour pouvoir réussir à dormir sans avoir l'impression de cuire dans un four ! On prend d'ailleurs une chambre dans un petit motel. Dernière nuit avec de vrais lits avant un moment. J'en profite pour finir le plein d'énergie mais à l'aune j'ai déjà les yeux grands ouverts. C'est l'appel de l'aventure. Je prends donc mes affaires et laisse un mot à un Dante encore endormi – le pauvre loulou a conduit toute la veille – pour aller faire un tour. L'air est encore frais et le village de réveille encore bien doucement. Je prends le chemin du pâture et je me pose contre la barrière, une sucette à la bouche. Pis je tarde pas à sentir une pression dans mon dos. Je me retourne et je vois qu'y a un lama qui s'est approché en fourbe. Il a l'air gentil avec sa tête toute choue ! Alors je lui tends ma sucette, sans grand espoir et là c'est carrément le coup de foudre ! Il passe sa langue dessus et semble apprécier. Si ça c'est pas un lama fait pour moi, je vois pas. Je regarde son médaillon et je lis son nom comme je peux, a la lueur de l'ombre. Jorge ! George, je t'aime déjà !

Je suis en train de lui gratouiller le menton quand mon partenaire d'aventure me rejoint alors je manque pas de lui présenter l'animal.

▬ Voilà George ! George est frais, George est doux; et George serait vraiment pratique !! Je commence, avec des yeux de Potoo plus brillants que d'habitude. On peut le prendre, hein dis, on peut ? Alleeeeeeeeez, on le prend !? Tu avais dit qu'un lama ça serait bien avec nous, non ?

Je suis plus très sûre de la véracité de tels propos mais une chose est sûre, George est mon ami ! Même avec trois pattes, je suis sûre qu'il sera vaillant dans la jungle; il a l'air d'une brave bête. Un outsider plein de bonne volonté. Si ça ça mérite pas de faire partie de notre troupe, aucun autre lama le mérite. Ah ça pour sûr !

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Sam 19 Mar 2016 - 18:59

A toutes les mimiques de pauvre koala blessé que pouvait lui faire Charlie, Dante y répondait par un petit sourire taquin. Après tout, c'était bien ce qu'ils faisaient à chaque fois tous les deux, se chercher. Et si l'autre semblait être vexé ce n'était que par jeu que de continuer sur cette voie. Il savait pourtant pertinemment que cela ne perturberait pas son acolyte, bien au contraire et il suffisait d'écouter sa réponse, pour voir qu'en effet, elle n'avait pas l'air plus dérangée que cela par ses dires. Il secoua simplement la tête quand elle insista pour l'embaver, non vraiment, il n'y tenait pas.

Quant à son explication sur le sucre, il ne la faisait pas pour qu'elle arrête, juste parce qu'elle le lui avait demandée. Mais ça aurait été s'avancer bien loin, de croire que cela changerait quoi que ce soit concernant son amour pour ce genre de petit plaisir gourmand. Notre homme continua de sourire, toujours amusé de l'entendre avoir ses réflexions à voix haute. Comme il aurait donc pu le parier, elle ne s'arrêterait pas pour autant de dévorer tout ce qui lui passerait sous les yeux. Grand bien lui fasse, tant que cela ne lui posait pas de problème de santé. Peut-être aussi que grâce à son pouvoir, elle en était totalement écartée, à voir comme elle pouvait être fine et tout ce qu'elle s'enfilait.

- J'ai toujours raison, mais tu ne le vois pas c'est tout. Continua-t-il sur la lancée, tout en riant un peu aux paroles suivantes.

Décidément, ces deux-là ne s'arrêtaient jamais vraiment. Heureusement qu'ils arrivaient parfois à avoir un semblant de conversation sérieuse. Non, ils en avaient plus souvent qu'on pouvait bien le croire. Il fallait mettre toute cette excitation sur le compte du départ. Même si Dante semblait en général plus calme, il ne fallait pas douter qu'il avait plus que hâte de se retrouver dans les montagnes péruviennes à la recherche d'une cité d'or perdue.

La laissant se débattre avec son téléphone portable, Carso réfléchissait aussi à ce qu'elle venait de dire, il était vrai qu'en sa compagnie, jamais la forme masculine n'avait repris le dessus. Ce qui pouvait être étrange. Il leur faudrait peut-être un jour, comprendre le pourquoi du comment, mais notre ami n'était de loin pas un scientifique avisé. Si un jour il en rencontrait un, il essayerait de ne pas oublier de lui poser la question. Enfin, pour le moment, il eut le droit d'observer la version masculine de son amie. Imprimant donc son visage dans un recoin de son esprit, il ne manqua pas à nouveau d'assurer que s'il le croisait, il lui poserait les questions adéquates. Pour l'heure, il était temps de monter dans cet aéronef.

Encore et toujours, ils ne manquèrent pas de faire les gamins avant que l'aéronef ne décolle. Le fait de l'entendre dire qu'elle souhaitait caresser des fauves, le laissa un instant dubitatif, alors qu'il la fixait, pourtant toujours avec son petit sourire en coin.

- Je doute que ton pouvoir te permettre de faire revenir une main, si par hasard tu te permettais d'aller caresser un jaguar entre les oreilles.
Petit clin d'oeil.

Oui, oui, Caleb le savait, mieux valait tenir Charlie par le col, pour l'empêcher d'approcher des bêtes quelque peu sauvages mais qu'elle trouverait "trop choouuuu"... surtout dans des endroits un peu plus hostiles comme ils risquaient de se rendre. Même une petite bestiole qui semblait toute inoffensive, pouvait finalement vous tuer. Au moins, évitait-elle tout ce qui était insecte. C'était ça de moins à s'inquiéter. Surtout qu'ils venaient de mettre le nez dehors, sur sol péruvien. Tout changeait donc et Dante rit de bon cœur en voyant que lui aussi avait droit à un bonnet, d'un regard amusé il prit donc le cadeau qu'on lui offrait, le rangeant dans une des poches latérales de son pantalon.

- Mais si, magnifique! Je le garde pour quand j'aurai froid aux oreilles dans les hauteurs. Même s'il avait déjà quelque chose de prévu, pour le moment, il portait sa casquette sur le crâne et avait passé ses lunettes de soleil. Il était temps de se mettre en chasse d'un moyen de locomotion.

Tandis que Charlie partait faire ses emplettes de son côté, Carso allait du sien, direction une sorte de concessionnaire de voiture, avec qui il dû négocier dur, pour avoir droit à une voiture à prix raisonnable. Car bien évidement, il ne passait pas inaperçu au milieu de la faune locale et un touriste était toujours plus facilement pigeonnable.

Malheureusement pour le marchand, il n'avait pas affaire à un touriste de base. Notre homme était assez qualifié pour savoir y faire, mais il ne fit pas non plus en sorte que son interlocuteur y perde trop au change. Finalement, les deux hommes se quittaient sur une entente et c'était bien tout ce qu'il fallait. Il retournait donc vers le marché, pour voir comment s'en sortait son amie, la découvrant entourée d'une marmaille nombreuse, trop curieuse et heureuse de pouvoir passer du temps avec une étrangère. Attendri un instant, bien dans sa peau grâce aux nombreuses émotions joyeuses qui l'entouraient, le vieux loup la rejoignit sans attendre et passa le reste du temps avec la petite équipe, jusqu'au départ. Même si Caleb n'avait jamais réellement voulu avoir d'enfant à lui, il s'entendait toujours bien avec ceux des autres.

Et nos deux aventuriers prirent finalement la route. Les vitres grandes ouvertes, vu la chaleur et l'humidité qui flottait dans l'air, la radio allumée diffusant un son ambiant, ils roulèrent de longues heures, jusqu'à arriver à un village qui serait sans doute le dernier que leur 4x4 était prêt à leur faire voir, la suite se ferait à pied. Ce qui ne faisait peur à personne. Dante profita du gîte et du couvert pour se reposer correctement, avant de faire face à ce qui les attendait le lendemain matin. Il avait l'avantage de pouvoir s'endormir très vite, n'importe où, ce qu'il fit sans attendre, dès que sa tête toucha l'oreiller. Et se réveilla le lendemain, frais et dispo pour la suite. Sans grand étonnement, il vit que sa comparse avait déjà mis les voiles, elle était pire que lui souvent. Il prit son temps, profitant de l'eau courante pour se doucher, se raser une dernière fois, avant de partir à l'aventure, sac sur le dos, il découvrit Charlie en grande conversation avec un animal de la région. Bien entendu, ce dernier lui avait tapé dans l'oeil, mais comment notre historien pouvait résister à une telle présentation.

- ... tu penses qu'avec trois pattes il sera à même de nous suivre? Regardant alors autour de lui pour tenter de chercher son propriétaire des yeux. Si celui à qui il appartient est d'accord... on peut y réfléchir. Car oui, un lama ne serait pas un poids, bien au contraire. Ces animaux étaient capables de porter du poids et il ne serait pas de trop dans les endroits plus contraignants. Même à trois pattes. Caleb tandis alors sa main pour lui caresser le bout du museau, mais manqua de se faire mordre. Hum... il a du caractère.

A croire que l'animal n'avait pas apprécié que l'on doute de ses capacités, même estropié.

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Caleb
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Sam 19 Mar 2016 - 19:03


Sur la route d'El Dorado !
A l’entendre dire qu’il a toujours raison, et que c’est juste moi qu’arrive pas à le voir, je pars dans un fou rire monumental. Alors là, il se fourre le doigt dans l’œil. Profond jusqu’au coude !

▬ Si doit y avoir un génie oublié, c’est moi plutôt, ouais ! je lui balance, avec autant de taquinerie que lui.

Décidemment, on est pas près de s’arrêter. Et c’est pas pour me déplaire. J’adore ce jeu. Se chercher c’est tellement le pied. A celui qui réussira le mieux à planter des flèches, le tout avec le sourire et le rire. Et l’assurance que c’est juste pour s’amuser. Faut dire qu’avec nous, croire le contraire serait mal nous connaitre. Et quand ça arrive, c’est encore plus marrant. Combien de fois les gens nous regardez avec des yeux ronds comme des soucoupes en entendant comment on s’envoie sur la gueule. De quoi passer de bons moments. Comme tous ceux passés avec Caloup depuis que je le connais. C’est le grand frère parfait ! Toujours au rendez-vous. Pour les âneries comme pour quand j’ai besoin de lui. D’ailleurs, même si on déconne, il sait pertinemment qu’il devra réellement me rattraper si on croise une bête toute chou. Je pourrais vraiment y perdre un bout sinon. Parce que même si je sais, je pourrais pas y résister. Et il le sait. Alors il est pas trop chaud pour mon idée d’aller caresser des jaguars sauvages en chasse. Je me demande bien pourquoi ! N’empêche, que je continue dans notre jeu, parce que c’est tellement plus fun qu’une moue, pour le coup.

▬ Hé, j’ai jamais dit que je lui laisserai ma main entre les oreilles ! en lui tirant la langue.

Bon, elle risquerait bien de plutôt finir entre ses babines qu’entre ses oreilles, mais c’est qu’un détail ça, hein ? Et là, au moment où ça me niakera, tout le savoir que j’ai pu accumuler sur ces braves bêtes, bah ça servira pas à grand-chose. Comme quoi, le savoir c’est pas toujours le pouvoir. Enfin, quand on décide de pas le suivre, c’est clair que ça aide pas, mais passons ! Pour le moment, on vient seulement de descendre de l’aéronef. Autant dire qu’on est encore à l’abri des jaguis et de mes envies de câlinous sur ces boules de poils. Mais pas à l’abri du soleil bouillant. Ah ça, il fait chaud ! Le bonnet que j’offre avec amûr à Dante, autant dire que pour le moment, ce serait trop pour lui. Il le garde plutôt pour les hauteurs, vissant sur son crane une casquette à la place et passant ses lunettes de soleil. Good call, smart ! Tellement smart, que j’aurais dû aussi m’en prévoir une paire, vu comme la poussière manque pas de nous accueillir une fois les portes de l’aéroport. Voilà un truc à rajouter sur ma liste de course de dernière minute. Heureusement qu’on est encore dans ce qu’ils appellent la civilisation. En tous cas, je suis contente qu’il lui plaise. C’est donc en trottinant, encore, qu’on se sépare. Lui part à la recherche du véhicule, et moi j’ai quartier libre pour faire mes dernières emplettes. Parce qu’évidemment, mon sac est pas déjà assez rempli comme ça !

Quand il revient vers moi, il a tout ce qu’il faut. Et moi aussi. Entourée d’enfants joyeux, on l’invite à se joindre à nous pour des jeux et évidemment il accepte. On est pas des grands gamins pour rien ! Et dieu que ça fait du bien ! Rencontrer des inconnus, et découvrir leur monde. Entre rires et jeux. Entre partage et joie. Y a tellement de sentiments positifs autour de nous que même sans être comme mon Loup, je ressens les vibrations. Le bonheur c’est ça !! Pour le plaisir des petits, on lance une course où on joue les lamas, à les prendre sur notre dos. Avec ses grandes jambes, Dante fait passer tous ses petits concurrents avant moi.

▬ Triiiicheuh ! je crie, à moitié hilare, en essayant désespérément de le rattraper.

Mais on est pas là pour gagner ou perdre. Juste pour s’amuser. Et je suis plus douée pour jouer à loup. Avec ma petite taille et mon agilité, impossible de me battre. Hé ouais, toc !

A la fin, on est clairement à bout de souffle. En tout cas moi. Mais on a le cœur plein à l’heure de partir, et ça c’est cool ! Je passe ma main dans les cheveux d’un gamin en me relevant, je jette mon sac à l’arrière et je les salue le plus longtemps possible. J’ai le corps sorti du véhicule jusqu’à la taille et j’agite les bras comme une demeurée jusqu’à ce qu’ils disparaissent. La route est longue jusqu’au dernier point de parcage mais c’est tranquille. Reposant même. Et le chemin se fait sans peine, à bord du 4x4 dégoté par Caleb. Arrivés à la dernière escale, on prend le temps de se poser pour manger et faire une dernière nuit avec un confort relatif puis… c’est l’heure de prendre la route, la vraie dans la foret ! Weeee ! A nous El Dorado !!

Et à nous… Jorge !

Le meilleur lama du monde. Et oui, messieurs dames. Dante semble plus sceptique sur ces capacités à nous suivre mais moi je crois en lui ! Alors je m’empresse de lui répondre, pleine de confiance :

▬ Ouiii ! J’en suis suuure !

Après tout, il complète notre fine équipe à la perfection. Et je suis persuadée qu’il peut surprendre tout le monde en se montrant plus capable que n’importe quel autre ! Faut se méfier de l’eau qui dort. Hun ! Pis, il a pas été gêné par ça pour trottiner jusque derrière moi comme un fourbe. Nan, vraiment, c’est lui. Pas un autre. Je le sens ! Par contre, il a pas l’air d’avoir apprécié que Caloup remette ça en doute, même pour une simple question. Quand il approche sa main, il essaye de la croquer. Méthode jaguar !

▬ Aha, je crois qu’il t’aime déjà ! Je suis tellement hilare que je m’en tiens les cotes.

L’animal en profite pour coller sa joue contre la mienne, presque comme par provocation pour mon partenaire, et je le gratouille de l’autre côté. Autant par taquinerie que parce que j’aime cette boule de poils. C’est mon coupain à moi ! Pour Dante… ça viendra, j’en suis sure !

▬ Fais gaffe, George est très sensible, il pourrait te cracher dessus ! Mais sinon il serait parfait ; rogarde !

Je passe la barrière sans trop de problème, avec ma petite taille et j’observe la bête quelques secondes. Pis je lui fais la révérence. Je sais que c’est pas tout à fait conventionnel, que c’est absolument pas marqué dans les bouquins, mais j’en ai envie. Après ça, je lui gratouille encore un peu le cou, puis je glisse ma main sur son dos, pour lui dire que je voudrais bien monter.

▬ Prêt ? que je lui demande, m’attendant à devoir sauter.

Mais là, ce lama se couche comme une patate. Normal. Il est maintenant à la taille parfait pour que je grimpe. Parfait ! Je m’exécute version Gaucho, il se relève et voilà qu’on trottine un peu. Si son maitre accepte qu’il vienne avec nous, ce serait vraiment vraiment chouette ! Alors je me retourne vers mon grand frère et je fais la belle pour l’embêter.

▬ Tadam ! Alors, on t’épate, hein ? le sourire plein de dents.

Mais alors que George revient vers lui, j’entends un bonhomme gueuler au loin. Je glisse sur le sol et je me dépêche de repasser la barrière. J’arrive pas à savoir ce qu’il dit, mais il a pas l’air content le monsieur. Puis je finis par détacher des mots.

▬ Ñataq ! Ñataq ! qu’il hurle en courant vers nous, les bras levés.

Et là, je reconnais le Quechua. Je cherche ce que ça veut dire dans le peu de mots que j’en connais mais c’est pas facile avec lui qui se rapproche. Alors je ferme les yeux. Autant pour retrouver que pour éviter de me faire gronder. Pis ça revient d’un coup ! Et je rouvre les yeux. « Attention ! » Voilà ce qu’il dit ! … Ca a pas l’air si méchant que ça. D’ailleurs, quand il arrive enfin vers nous tout essoufflé, il a plus l’air soulagé qu’énervé contre moi. Fiouuuuu, une chance !

Parlant encore moins le Quechua que je le comprends, je lance un regard à Dante et je me lance dans les excuses en espagnol. Vu que c’est la langue la plus parlé du pays, y a peut-être une chance qu’il me comprenne comme ça.

▬ Perdónanos, no queríamos… hum... molestar!* j’essaye, en faisant des signes maladroits avec mes mains, comme si ça pouvait aider.

Et voilà que l’autre se met à rire. Après un temps, il répond que c’est pas grave mais que George est connu pour avoir un sacré caractère. Que ça aurait donc pu être dangereux ! C’est ce moment-là que choisi l’animal pour s’approcher de Caloup à nouveau et… lui lécher l’arrière de l’oreille avec sa grosse langue toute baveuse, lui collant les cheveux vers le haut au passage vers le haut ! L’homme éclate de rire en premier, je le suis rapidement.

▬ La gueule… Haha ! La gueule que ça te fait !

Le fou rire passé, le gentil homme nous explique, je crois bien, que Jorge n’est habituellement pas aussi docile avec les étrangers. Même Dante a eu droit à un traitement de faveur quand il a failli lui grignoter quelques phalanges en plus. A cause de ça, son propriétaire, puisque c’est lui, à jamais réussi à l’envoyer en excursion, alors qu’il est effectivement plus agile de ses trois pattes que bien des lamas. Ni une ni deux, je fixe mon compagnon de voyage. C’est notre chance !! Et surtout… je viens mettre mes poings sur ma taille, avec fierté, et je bombe le torse :

▬ J’ai dompté la bête sauvage avec mes sucreries ! Si ça c’est pas le Destin !



*Excusez-nous, nous ne voulions pas déranger.

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Sam 19 Mar 2016 - 19:07

Si nos deux amis commençaient à se battre pour savoir qui était le plus intelligent des deux, on risquait bien de ne jamais sortir de l'auberge, alors qu'ils avaient un aéronef à prendre!

Enfin... ce n'était qu'une façon de parler, bien entendu. Caleb eut un léger rire alors que Charlie faisait remarquer qu'elle ne laisserait pas sa main sur la tête du félin, il fit alors remarquer qu'il n'y avait pas besoin d'autant pour se faire croquer les doigts. N'oublions pas que ces nobles animaux avaient des réflexes hors normes, qui mettaient l'humain souvent dans de mauvaises postures, il suffisait de le voir avec les chats. Qui ne s'était jamais retrouvé avec des marques de griffures sur les mains? Imaginez la même chose avec la même bestiole, mais trois fois plus grosse.

Mieux valait quand même passer son après-midi avec des gosses. Ils étaient moins dangereux que des animaux sauvages. Plus abordables aussi. Et prêt à tout pour garder les étrangers avec eux le plus longtemps possible. Dante ne manqua donc pas de participer aux diverses séances de jeux proposés. Les enfants seraient déçus de voir leurs nouveaux copains partirent si vite, mais peut-être qu'ils se croiseraient au retour des deux aventuriers, qui sait. En tous les cas, le temps s'écoula paisiblement, accompagné des rires de cette petite équipe, qui ne manqua pas de se faire remarquer. Bien entendu. Mais quelle importance? Il fallait en profiter tant que cela était possible, dans la jungle, Charlie et lui risquaient bien de se retrouver un peu seuls pour un bon moment. Même s'il espérait tomber sur des tribus indigènes avec qui lier quelques liens, si cela était possible.

La nuit avait été calme et fraîche, ce qui n'était pas un mal, vu la chaleur ambiante. Mais notre homme savait que tout cela allait changer. Ils allaient prendre de la hauteur et donc perdre quelques degrés. Mais tout était prêt, dans son sac il avait de quoi être paré à toute intempérie et avait pris de quoi, pour sa compagne de voyage, si par hasard cette dernière en avait oublié la moitié. On n'était jamais trop prudent. Finissant d'accrocher la tente à son sac, il avait donc rejoint la jeune femme près d'un enclos à lamas, pour voir les nouveaux liens déjà noués entre l'un de ces cracheurs et elle.

Bien entendu, ce n'est pas elle qui changerait d'avis sur un animal, maintenant qu'il lui a tapé dans l'oeil, Caleb savait qu'il n'aurait d'autre choix que de l'embarquer, même si ce dernier manqua de lui bouffer les doigts. Il haussa simplement un sourcil en voyant le manège que lui offraient ces deux nouveaux amis.

- Mouis... fit-il à moitié convaincu, à peine surpris de la voir prête à sauter la barrière pour sauter sur le dos du lama qui étonnamment, se laissait faire avec plaisir.

Notre ami ne pouvait guère nier que cette demoiselle savait y faire avec les animaux. Et comme elle l'avait dit et il le pensait aussi, un animal pareil ne serait sans doute pas de trop dans leur petit voyage. Au moins pourrait-il porter le plus lourd ou Charlie, quand cette dernière ne sentirait plus ses pieds. Comment ça, mauvaise langue?
Accoudé à la barrière, il la regardait faire avec un petit sourire amusant, pendant qu'elle faisait la maligne.

- Impressionnant. Sur un ton taquin, avant qu'une voix plus loin n'attire son attention. Oups, peut-être avaient-ils prit un peu trop leurs aises et Charlie descendit plus rapidement qu'elle n'était montée, pour s'excuser.

L'homme qui venait de débarquer, ne sembla pas plus en colère que cela et tout comme elle, il comprit rapidement qu'il avait plus eu peur finalement. Tiens donc, ce George était donc la terreur des lamas? Et un bon marcheur? De quoi remettre quelques bons points de son côté, même s'il venait de lui embaver les cheveux. Le loup grogna un instant, tout en attrapant un mouchoir pour s'essuyer la nuque et remettre un peu ses cheveux en place, sous l'hilarité générale.

- Oh ça va...
fit-il en manquant d'humour ou jouait-il simplement l'homme vexé? Il fixa d'un regard noir le lama, qui lui montra alors toutes ses dents, comme si ce dernier se montrait fier de son petit cadeau. Et bien évidement, sa comparse ne manqua pas d'en rajouter.

Carso jeta un regard au propriétaire et d'un petit sourire, lui fit comprendre qu'il était prêt à prendre l'animal avec lui. Sortant alors de sa poche quelques billets pour sa location. Autant se montrer généreux envers les habitants du village qui les avait accueillis.

- Je te laisse t'occuper de lui alors. Et donc, porter ses vivres, entre autre. Avec un clin d'œil, comme si le sac de la demoiselle n'était pas déjà énorme. Regardant alors George. Je t'engage donc, mais plus de tentative de morsure ou d'embavage, comprendo? Fit-il avec un fort accent, sûrement joué, simplement pour montrer que lui aussi, avait de l'humour, finalement.

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Caleb
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Sam 19 Mar 2016 - 19:10


Sur la route d'El Dorado !
Rendre les gens heureux c'est vachement chouette, mais le faire pour ceux qu'on aime plus que tout, c'est encore plus merveilleux. C’est un des trucs les mieux au monde, pour sûr ! Alors voir Caleb rire ça a quelque chose de vraiment magique ! C’est surement pour ça qu'on se cherche tout le temps comme ça. C'est un peu une façon de toujours prendre soin de l'autre, avec en prime un super retour !

▬ Ah ouiii ? Que je lui réponds, le sourire en coin, quand il me sort qu’y a pas besoin de laisser ma main entre les oreilles d’un puma pour qu’elle se fasse croquer.

Après tout, malgré mes airs de bisounours irrécupérable, je suis aussi docteur en éthologie, comme ils disent. Une pro des comportements animaux, pour être plus claire. Ce qui m'empêche pas de leur adresser des yeux tous pleins d'étoiles. De m'émerveiller devant leurs airs tous chous. Ou de vouloir fourrer la gueule dans leur poils, ou autre, pour un gros gros calinou. Au contraire ! Et à mes risques et périls, s'il faut. Et un petit bout de doigt en moins, ça serait rien face à serrer tout contre moi un de ces gros matous tout doux ! Ou si peu.

Mais pas le temps de rester plus longtemps sur cette idée. Parce que la rencontre avec les grands fauves et autres bestioles, c'est pas pour tout de suite. Et heureusement, ça fait moins d'horribles insectes velus et pleins de mandibules, sur l'instant. Brrrr rien que d'y penser j'ai des sueurs froides ! Non, pour le moment n'est bien mieux que les bestioles, on est avec l'autre type de faune locale. Les enfants. Ils sont toujours tout chous eux aussi. Et c'est bien plus marrant. Oh ça oui ! Surtout qu'on passe un long moment à faire plein de jeux. Caloup nous rejoint même, pour me battre à la course avec ses grandes gibolles. Faudrait les lui raccourcirent, tiens ! Haha ouais, ça me laisserait peut-être une chance ! ...et encore. Mais naaan, l’est bien parfait mon Dante comme ça ! Je le changerai pour rien au monde. Surtout qu'avec des jambes rétrécies, je pourrai plus le koalatiser efficacement. Le drame !

Le temps passe toujours très rapidement en bonne compagnie. Alors après les fous rires partagés à vitesse éclair avec tous les enfants, la route toute pleine de rebonds et la dernière nuit dans un lit de plumes, voilà le grand matin. Enfin !! J'y fais d'ailleurs la rencontre d'un nouveau meilleur coupain. George. Un lama tout chou, friand lui aussi de bonbons à gogo, de quoi bien s'entendre avec la beyte. Pour Dante, faudra un peu plus de temps, par contre, à voir comment il prend ses doigts pour des cannes à sucre. Mais pas d'inquiétudes, je sais qu'à la fin de toute cette aventure, ils seront coupains comme cochons. Ou plutôt comme lama ! J'en suis persuadée, même si Caloup en a pas encore vraiment l'air convaincu. Faut lui montrer ! Je passe donc sous la barrière et grimpe sur le poilu pour lui faire une démonstration de notre super talent, au Loup. George s'y prête bien, à croire qu'il veut le narguer. A croire qu'il connaît déjà les règles de la bande, encore un signe !

Accoudé à la barrière, le grand frère nous regarde nous pavaner, amusé lui aussi. Et il peut pas s'empêcher de nous taquiner en retour.

▬ T'as vu ? je réplique, en lui tirant la langue comme je peux sans me la mordre.

Pis une voix se fait entendre un peu plus loin. Le propriétaire ! Je descends rapidement pour m'excuser et au final plus de peur que de mal, fiouuu ! Il nous parle un peu plus de mon nouveau coupain et met pleins de qualité en avant. Si avec ça et une nouvelle coupe, Caloup refuse ça compagnie, je sais pas ce qu'il lui faut ! Enfin... Il a pas vraiment l'air d'aimer son nouveau style capillaire. Ou alors c'est de pratiquement pouvoir entendre le rire à la Diabolo de son coiffeur novateur qui l’irrite ? En tout cas, le Loup grogne, avant de s'essuyer la nuque avec un mouchoir, bougon. Tiens, c'est étrange ça. D'habitude il nous aurait rejoint dans le fou rire, ou en aurait rajouté. Peut-être même aurait-il utilisé le langage des lamas et lui aurait rendu un cracha. Mais pas cette fois. Est ce qu'il boude ? Est-ce que c'est mauvais signe pour George ? En tous cas, lui, il s'en fiche. Il se contente de sourire, de ses belles dents ambrées, à sa victime. De quoi finir de le convaincre qu'il est déjà vraiment de la bande, avec sa patte en moins et petits jeux, n'est-ce pas ?

Et la confirmation vient rapidement. Dante de met à sourire à nouveau et sort plusieurs billets pour pouvoir m'embarquer avec nous dans nos aventures. Je le savais, il s'est foutu de nous ! Ahhh le salopiot !! Pour la peine, je devrais rejoindre George et faire la patate à côté de lui. Ça ferait une belle brochette, tiens ! Que Caloup nous décrotte de là, après ça, uh. Enfin, lui faudrait sûrement juste sortir un bonbon de sa poche pour nous faire rappliquer en quelques secondes, mais passons... Raaaah, le pouvoir est entre ses mains, damned !

Mais de toute façon, pas le temps d'aller faire mon tubercule à côté du fluffy, Dante me donne déjà les instructions. Je devrai m'occuper de lui. Jusque-là tout va bien. Mais je devrai aussi porter ses vivres et là.. Je lance un coup d'œil an l'énorme sac que j'ai laissé près de la clôture de l'enclos. Bejesus, ça va faire lourd ! ... Tant pis, je peux bien faire ça pour Geroge, oui ! Au pire, je koalatiserai Caloup plus tôt, huéhuéhué ! Toute fière de ma fourberie, je l'écoute faire son sermon comique d'embauche à la brave bête. Sous son accent à deux dollars ! Et sous condition de non morsure et non embavage. L'a pas précisé léchouille un peu humide. Le lama comprend sans doute pas la subtilité mais il se glisse dans la seule faille de son nouveau coupain. Et lui lèche la main. Sans trop de bave mais quand même. Peut-être plus pour se faire pardonner d'avoir essayé de le niaker que pour le provoquer. Après tout, il est trop doux Georginou pour être aussi machiavélique que moi !

Son propriétaire, qu'était parti avec sa liasse, revient rapidement avec tout un tas de choses dans les bras. Un tapis péruvien hyper coloré, aux motifs typiques. Une protection en cuir travaillé, qui peut servir de selle d'après lui. Une longe toute neuve, George n'étant pas souvent sorti. Des sacoches et des vivres pour la bête. Je l'écoute me donner toutes ses explications avec une attention toute particulière, alors qu'il installe le tout sur le dos de la brave bête. Après tout, je veux en prendre grand soin de ce nouveau coupain ! Et apparemment lui de moi, vu qu'il me rouspète pas une seconde quand le monsieur attrape aussi mon énorme sac pour lui mettre avec le reste. J'ouvre des yeux ronds. J'avais pas prévu qu'il me les porterait, encore moins dès le premier jour. Puis ils se mettent à briller, George accepte de prendre le premier tour de portage ! Ça va grandement me faciliter la vie tout ça ! Les longues heures de marche qui nous attendent aujourd'hui ne me tireront pas tout de suite sur la blessure à la cuisse, chouette !

Une fois que le Péruvien me fout la longe dans la main, c'est là que je réalise vraiment : un nouveau membre a rejoint notre team ! Je me rapproche donc de son museau pis je lui caresse le plumeau qu'il a entre les deux oreilles.

▬ Allez viens ma patate, ça va être fun !

Je lance mon bras dans la direction que m'avait pointé hier Caloup, et je démarre la marche avec entrain. Manquait plus que la musique. Qui se serait de toute façon arrêtée deux secondes plus tard. Départ avorté, j’ai un truc plus important à faire dans la seconde. Je me retourne vers Dante, je le regarde quelques secondes avec un regard de potoo emplumé et … je le serre fort dans mes bras que j’ai enroulé autour de lui.

▬ T’es le meilleur ! que je lui lance, le visage collé contre lui.

Puis je repars dans l’autre sens comme si de rien était. Le meilleur des grands frères d’adoption ! Parce que même si on est pas lié par le sens, on est lié par un truc encore plus fort. Le choix ! Et même si c’est venu naturellement, grand Râ que je me suis pas trompée !

Après quelques mètres, George au bout de sa longe, je me mets à chantonner un des airs entendu dans l’avion. Il m’est resté en tête tout ce temps et impossible de le retirer. Le gros souci, quand on est une sacré éponge comme moi. Mais heureusement, il est entrainant. Presque à appeler l’aventure. Et de ça, on va pas en manquer, c’est clair !

La première journée commence plutôt bien. Les heures de marches s’enchaine dans la joie et la bonne humeur ! Je lance un combat de Mew avec George et j’essaye d’entrainer Caloup avec nous dans ce concours tordu mais il nous suit que quelques mews. Tant pis pour lui, ça me fera plus de chance de gagner face au poilu ! Même si je finis par perdre au bout d’une longue demi-heure de lutte entre fou rire et envie sordide de sucrerie. Et c’est finalement l’envie de me bâfrer qui l’emporte, comme on pouvait s’y attendre. Dès les premières bouchées de marshmallow avalé, j’en oublie peu à peu le jeu. Et quand je me retrouve avec quatre pièces en même temps dans la bouche, impossible de toute façon de prononcer le moindre son compréhensible. Zut de flûte ! Voilà que je suis obligée de partager les douceurs avec le grand gagnant. Et vu que je suis d’humeur grand seigneur, j’en propose même à Dante. Après tout, faudrait pas qu’il perde ses forces trop vite, si je veux pouvoir le koalatiser. Héhé ! Je lui secoue donc le paquet sous les narines, flattant leur pouvoir magique, jusqu’à ce qu’il arrête de se faire prier. Ah quelle princesse !

La pause casse-croûte du midi tarde pas à arriver et Dear God, c’est pas pour me déplaire. Je commence déjà à avoir le muscle de la cuisse qui tire. C’est comme ça depuis des années. Depuis que l’autre asperge a fait de la merde pendant qu’il était au contrôle. A croire qu’il oublie parfois qu’on est deux à partager ce corps, uh ! Enfin, je laisse Dante s’occuper des préparatifs culinaires cette fois, pour aller m’étirer un peu. Je lâche mon sac à dos tout près du sien, pendant que George s’affale à côté, avec l’élégance d’une truffe. Je pouffe de rire en m’éloignant pour avoir plus d’espace. Décidément, George doit avoir un sang princier, pour sûr !

Posant la patte sur un tronc couché par le vent depuis un petit moment, à en juger par la mousse, je me mets à faire la série d’exercices qu’on m’a donné dans ce genre de cas. Rien de bien compliqué, mais heureusement que je suis pas trop coincée, voir même plutôt souple pour ma taille, sinon ça aurait été bien compliqué d’en faire la moitié. Je relève la tête pour sourire à Caloup quand je réussis à suffisamment me chauffer pour réussir le genre de grand-écart qu’on m’a conseillé et là… Drame ! Urgence ! Catastrophe !

▬ A… A… A l’aide ! que je gémis plus que je crie.

Devant mes yeux, si près que je louche dessus… Une putain de tarentule. Velue et bien verte. Qui me nargue de ses mandibules, je suis sure !! J’ose plus bougé, figée par la peur. Peut-être que comme ça elle oubliera que je suis là ! Oui, elle passera son chemin ! Charlie. Ne. Bouge. Pas. Surtout ne bouge pas d’un poil. Mais que quelqu’un vienne, vite. George vient donc la nomnom au lieu de faire ton lamasticot ! DANTEEEE….. !



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Sam 19 Mar 2016 - 19:12

Aaah l'aventure, comment vivre autrement? C'était ça qu'aimait Dante, découvrir, rencontrer. Ils venaient de descendre de l'avion, que déjà Charlie avait réussi à se faire pleins de copains. Certes, les enfants étaient souvent plus facilement curieux avec les étrangers, mais ça n'enlevait rien à la rencontre, bien au contraire. Et puis bon, fallait bien avouer que Charlie, savait parler aux gosses.

Comme aux lamas, d'ailleurs, à voir. George semblait l'avoir prise, lui aussi, en affection. Un tel animal ne serait vraiment pas de trop. Il suffisait de voir ce que son maître lui mettait sur le dos, tandis qu'il donnait les dernières directives concernant l'animal.
Sa comparse avait l'air presque surprise de le voir avec son sac sur le dos. Ce qui ne manqua pas d'amuser Caleb alors qu'il saluait l'homme d'une franche poignée de main. Voilà que ça lançait finalement l'aventure pour de bon. Après un câlin digne du koala qu'était cette jeune femme. Le faisant rire d'ailleurs. Il la serra contre lui, comme un grand frère.

- C'est un plaisir ma chère.


Et voilà qu'ils étaient partis, pour de bon, à la recherche de ce fameux El Dorado, ou tout ce qui pourrait s'en rapprocher. Ce n'était pas pour l'or que notre ami partait à la poursuite de cette cité antique, non, c'était surtout pour le coin de Paradis qu'ils pouvaient être capable de trouver, si tant est qu'elle existait pour de bon. Sans carte précise, sans rien qui ne pouvait réellement les guider, ils allaient devoir faire confiance à leur instinct, mais c'était ainsi que marchait l'archéologue depuis bien des siècles.

Son sac, il l'avait gardé sur ses épaules, il appréciait le poids de ce dernier à sa juste valeur, ça lui donnait un rythme, un équilibre. D'un pas tranquille, mais soutenu, il prit donc les devants, écoutant avec un petit sourire, le délire que pouvait avoir sa comparse et leur nouveau compagnon. Décidément, un rien l'amusait. Il tenta d'éviter au mieux d'entrer dans la compétition, mais sous l'insistance, fini par suivre le jeu, quelques minutes, avant de se refaire à nouveau silencieux et plutôt observateur de ce qui les entourait. Machette à la main, il leur frayait un passage à travers la jungle, jusqu'à trouver un coin plus ou moins agréable pour prendre une pause. Si lui pouvait marcher une journée entière, sans s'arrêter, il préférait ménager ceux qui étaient avec lui.

Allumant un feu, il laissa les deux autres vaquer à leurs occupations, pendant qu'il préparait le repas. L'avantage d'avoir l'habitude de camper, c'était qu'il était bien capable de faire de bons petits plats, avec seulement un réchaud et les aliments basiques essentiels à la survie. Sifflotant tout en mettant l'eau à cuir, il entendit bien rapidement l'appel à l'aide de Charlie. Ni une, ni deux, il prenait sa machette et courait vers elle, prêt à tout, quand il remarqua finalement que ce n'était rien d'autre qu'une araignée, assez grosse certes, qui la terrorisait. Dans un rire presque moqueur, il fit dégager l’arachné en la shootant avec la lame de son arme.

- Bah alors, tu sais bien que c'est pas la petite bestiole qui risque de te manger. Taquin, bien entendu, simplement pour lui permettre de dédramatiser la situation. Car il sentait bien la panique qui avait un instant prit son amie au trip. Il l'attrapa par les épaules et lui déposa un bisou magique sur la tempe. Allez, viens, je t'ai fait un plat dont tu me diras des nouvelles!

La détournant alors de l'endroit où la bestiole à 8 pattes avait filée, pour la ramener vers le feu de camp, où George n'avait pas bougé, mâchant tranquillement son foin.

- Tu me diras si ça te plaît, que j'en refasse.


Ce n'était que de la soupe, mieux valait manger léger à midi, mais ça n'empêchait pas de tenter de faire quelque chose de bon.

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Sam 19 Mar 2016 - 19:14


Sur la route d'El Dorado !
J'ai toujours eu le contact facile, d'autant que je me souvienne. Tous les âges, toutes les cultures. Bon, il y a les exceptions de ceux qui jugent et rejettent avant même de connaître, simplement sur des apparences, mais si on les enlève, je peux approcher tout le monde ! D'autant plus les enfants et les animaux qui eux ont pas cette sale manie. Même si je préférais que les insectes restent loin de moi quand même ! Mais avec les gamins de la veille et cette brave bête de George, j'ai plus vraiment rien à prouver. Si tant est que je l'aurais voulu !

Quand je vois qu'on refourgue à George tout mon paquetage, je fais des yeux tellement ronds à mon partenaire qu'il se marre. Oui, je sais, les lamas sont censés faire ça ici ! Mais faut avouer j'y avais pas tellement pensé en demandant à ce qu'il nous accompagne. Du moins, je comptais pas lui donner de suite ! Pour autant, l'a pas l'air de s'en plaindre. Pas plus que Caloup qui se retourne pour serrer franchement la main du propriétaire. Y a que moi qui culpabilise un peu de commencer l'aventure le dos léger comme l'air des Andes, après avoir plus rempli mon sac qu'un fugu. Mais faut que je me rende à l'évidence, avec la blessure que je me paye à cause de l'autre gigue, j'ai beau avoir encore tous mes membres, je les ralentirai si je faisais passer ma fierté d'abord. Je me contente donc de câliner d'abord le poilu pis je koalattack le deuxième estropié, en bonne et due forme ! Ce qui manque pas de le faire rire, et moi avec du même coup. Décidément, une belle bande de bras cassés mais c'est ça l'aventure ! Et elle commence sur le champ. Weeee, ça y est ! Sur ce chemin que nous traçons, avec l'instinct pour guide !

On avance bon train, dans la joie et les délires. Le combat de Mews s’est rapidement mué en gobage de marshmallows et compétition pour savoir qui pourrait en fourrer le plus dans sa gueule. Evidemment, avec sa mâchoire de camélidé finit par me battre à plate couture, le bougre ! Qu’importe, l’a bien mérité ses carrés de guimauves ! Puis bon, j’ai quand même battu Caloup, qu’a pas pu rivaliser longtemps. Faut dire qu’avec un record d’un seul marshmallow, je suis sure qu’il m’a laissé gagner ! Ou c’est peut-être qu’il est trop occupé à jouer l’Indiana Jones avec sa machette, pour qu'on puisse avancer sans se manger des branchages entre les dents. Ce qui n’est pas plus mal, quand on y pense ! On le suit donc tranquillement, la patate et moi, en se goinfrant de sucre.

Puis vient l’heure de casser la croute le midi, parce que c’est clairement pas un tiers de paquet de marshmallows qui va me tenir toute la journée !

▬ C’est qu’il se fait vieux, le papi ? que je lui sors pour le taquiner. Tu penses encore pouvoir m’apprendre à chasser le smilodon comme ça ?

Je lui tire la langue, moqueusement. En vrai, je sais que c’est plus pour moi qu’il s’arrête, mais je peux pas m’empêcher de l’embêter. C’est plus fort que moi, on est comme ça ! Et on s’en prive jamais, l’un comme l’autre. A grands risques et périls, bien sûr ! Quoiqu’il en soit, j’attends qu’il soit passé en mode Jigglypuff à s’affairer aux cuisines improvisée pour aller m’étirer. Tout en discrétion, tout en sifflements. Quand j’en viens enfin au grand écart, je veux lui sourire fièrement mais je déchante vitesse grand V. Ou Gaëtan : joie/désillusion ! Mon sourire, c’est une énorme araignée qui le réceptionne...

Et je tarde pas à le faire entendre, mes cordes vocales moins pétrifiées que moi. Dante accourt, ni une ni deux, la machette à la main. Et si son rire est moqueur, il shoot la bête ! Si j’en avais pas eu aussi peur, je serai un peu triste pour elle mais c’est résistant ces trucs-là, elle reviendra ! D’ici là, j’aurais eu le temps de fuir à grands pas. Mais pour le moment, je fais pas la fière. Et si Dante tente de me rassurer en me taquinant, ça marche. Un peu.

▬ Que tu dis! J’ai lu Araignées, elles peuvent te planter des crochets ou faire des toiles qui peuvent retenir plus qu’un humain…! Brrrrr... J’arrête les mimes pour frissonner. Ceci dit, celle-là était verte, elle aurait juste pu me paralyser avec une neurotoxine, ça va ! que je tente de dédramatiser.

Qu’est-ce que j’avais été lire ce genre de bouquins avant de partir, on pourrait se demander, hein ? Eh bah j’ai voulu aider un collègue d’éthologie ; mauvaise idée ! Je flippais comme pas permis maintenant. Déjà qu’avant c’était pas mes coupines… C’est comme les films d’horreurs pour certains, sauf que les fantômes ici ils sont visibles par tous et bien velus. La crise passée, Dante m’attrape par les épaules pour poser un bisou magique sur ma tempe. J’arrête de trembler, un peu plus détendue. D’autant qu’il mentionne de bon petits plats ! Décidemment, il sait comment me parler !

▬ Y a du sucre dedans ?

Je demande ça en m’asseyant tout contre le poil tout doux de la patate qu’à pas bougé d’un sabot, mâchouillant son foin. J’en profite donc pour tenter de lui apprendre avec des gestes que les araignées, c’est shkroum ! A avaler tout rond quand il en croise une. C’est plein de vitamine et de fer, après tout, lui faut bien ça, non ?

En tous cas, je récupère le bol que Dante me tend en posant mon nez sur son bord. Histoire d'inspecter le liquide. L'aspect à l'air OK, l'odeur aussi. J'en prends donc une lampée, et... c'est plutôt assez bon pour du salé ! Suffisamment bon pour que je l'engloutisse sans même penser à foutre des fraises tagada dedans. Autant dire qu'il peut pas trop douter que j'apprécie plutôt. Un vrai cordon bleu ce Caloup, comme toujours! Parce qu'avec de la soupe c'était moins d'être gagné. On peut pas dire que je sois du genre à manger mes cinq fruits et légumes par jours, à moins qu'ils soient en massepain ou en gélatine !

▬ Tu pourras en refaire, pour sûr! Mais dis, c'était quoi le truc qui croustille dedans ? je demande, quand même légèrement intriguée faut avouer, en pointant le récipient vide.

Pas que c'était mauvais, mais si le goût était bon, faut avouer que la texture était assez... spéciale. Mais en relevant les yeux pour avoir ma réponse, c'est surtout sur George que se porte mon attention. Monsieur n'aurait, semblerait-il, pas eu assez de foin, à la voir mâchouiller trèèès discrètement le t-shirt de mon frère. Et vas-y que je te nomnom sans broncher même une fois repéré ! Il laisse juste échapper un mew, histoire d'arrondir les angles. Ou de le provoquer encore plus.

Heureusement que j'avais fini ma soupe, parce qu’elle me serrait sortie par les trous de nez vu comme j''explose de rire. Je sais, m'en faut pas beaucoup mais c'est trop ! Ce lama est génial! Je suis bien contente qu'on l'est embarqué. Même si dans un élan de lucidité, je fous un coup dans mon sac pour le décaler. Juste au cas où, hein. Bah quoi, c'est la caverne d'Ali Baba niveau confiseries, il va pas tout manger tout seul ! Je veux bien partager, mais équitablement.

▬ T'as aussi bon goût que ta soupe, tu crois, ou c'est juste un acte de rébellion ? Pour le taquiner un peu.

Puis je caresse doucement la brave bête, pas du tout à l'empêcher de se faire plaisir avec le bout de tissu. Et je souris. Décidément, l’aventure promet d’être trépidante !


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