[CLOS] Les menaces ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être. (Agent Kreizler)

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Ven 18 Mar 2016 - 1:18
Les menaces ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être.
Feat. Rix


La portière d’une berline noire s’ouvrit sous la poigne d’un homme en costume gris intrasite. Une cravate, plus foncée, voleta en direction du vent. Armageddon avait divisé la terre et amené le vent. Un vent insulaire, permanent et mugissant, comme un rappel tacite de la catastrophe.

Une femme très sophistiquée s’extrayait lentement du véhicule. Elle portait des gants blancs et longs. Ils remontaient jusqu’au coude, sous un chesterfield fait sur mesure d’un rouge foncé qui évoquait le sang de bœuf. Le style général était frappant d’élégance et de richesse. Il n’y avait rien à y voir avec la nouvelle bourgeoisie écossaise, mais plutôt avec une aristocratie mourante.

L’austérité –flagrante- de la dame était rehaussée par un regard de fer. Elle fit un pas vers le perron du bâtiment, puis se stoppa pour le jauger d’un œil critique. Il était se déployait sur plusieurs étages. Les lettres capitales de « New Scotland Yard » s’étiraient sur le fronton en verre. - Hmm. énigmatique interjection dont le sens serait gardé par la Duchesse Lampeduza.

Les locaux étaient accueillants, frétillants de vie. Une jeune femme rousse se tenait derrière une banque impeccablement nettoyée. Elle adressa un sourire de bienvenue à l’étrange binôme. Le Français se mit en retrait, observant l’activité du lieu avec attention. Il fixa son regard de faucon sur un jeune homme et le jugeant inoffensif, se concentra sur son employeur.

- Nikolas Lampeduza. L’agent Gabrielle Kreizler m’attend pour faire une déposition. Veuillez l’avisée.

Les deux visiteurs patientèrent dans une pièce annexe au hall. Une secrétaire leur proposa quelques commodités habituelles. La noble refusa verre d’eau, café, viennoiserie. Elle resta debout également, contentée par l’étude attentive, du fleuron de la police édimbourgeoise. Une masse d’individus grouillants, à l’image d’une ruche, constamment en mouvement. Une femme blonde, aux cheveux courts, à l'allure masculine vint vers eux.

- Bonjour. Nikolas Lampeduza. Et voici mon bras droit, M. Pelletier. M. n’a pas pu se libérer. Néanmoins, je ne doute pas que nous puissions nous passer de lui. Allons-y. La dame posa le plat de sa main droite sur la poitrine de l’homme en charge de sa protection. - Cela ira Maurice, nous ferons appelle à vous le cas échéant.

La Duchesse sembla suivre attentivement le trajet jusqu’à la salle suivante. Silencieuse, avisa l’agencement de ce nouvel espace. Elle déposa son vêtement d’extérieur le long de la table, puis tira la chaise qui lui était assignée. Chaque geste était exécuté avec la justesse d’un chef d’orchestre. Une fois, les mains jointes et posées sur la table, elle aborda la raison de l’entrevue.

- Bien. Comme vous le savez… un homme m’a ouvertement agressée hier soir. J’ai ici un croquis fait par le Duc. Il est assez physionomique. Je pense que cela pourra aidé à corriger le portrait-robot établi par vos collègues. Le pragmatisme de madame était associé à une totale absence d’inquiétude.
Strega
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Sam 19 Mar 2016 - 22:08




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Premier post!

Les menaces ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être.

Notre agent remarquait bien que cette dame n'en manquait pas une, pour lancer une pique ou deux. Mais elle ne se sentait pas vraiment concernée par cela. Après tout, elle pouvait laisser à son interlocutrice, le fait d'être bouleversée, frustrée d'avoir été ainsi attaquée. Elle notait donc que l'artiste n'était pas une ennemie mais elle estimait que ce serait à elle d'en décider pour de bon.

- Hmmm... si vous le dites. Pas qu'elle ne la croyait pas, mais il y avait toujours un doute qui planait. C'était ainsi avec la profileuse. Sa confiance n'était pas la première chose qu'elle donnait, encore moins facilement.

Bon par contre, quand Lampeduza se permit, à nouveau, de lui dire ce qu'elle devait faire, elle haussa un sourcil et la fixa, toujours d'un regard plutôt neutre pour le moment. Posant son stylo à côté du bloc-notes, elle entrecroisa ses mains devant elle, prenant bien appui sur le bureau.

- Quand on arrêtera de donner la priorité à des gens comme vous, peut-être que oui, je pourrais me concentrer ailleurs.

Comme si Gabrielle avait réellement le choix de ses enquêtes. Parfois on la mettait sur de tel cas, juste pour l'emmerder. Pas de doute que l'ordre devait venir de l'autre enfoiré. Pourtant, elle s'était tenue plutôt à carreau depuis quelques temps. Enfin bon... mieux valait terminer rapidement cet entretien. Surtout qu'elle n'aimait guère le regard que lui lançait la duchesse. Elle n'aimait guère être une attraction, encore moins pour une vieille riche en manque d'action. Cette dernière décidait d'ailleurs qu'ils en avaient finis, faisant un peu grincer des dents notre agent.

- Ne dites rien à madame O'Neal, je m'en occuperai. Quant à votre majordome, oui, il me faudra lui parler.
Se levant, pour lui ouvrir la porte. Merci de nous avoir accordé votre temps, madame Lampeduza. Nous vous tiendrons au courant de l'avancée de l'enquête.

Qui allait donc être entravée par ceux-là même qui avaient été attaqués. Rix allait sans doute croiser encore souvent la route de cette femme. Mais pour le coup, elle n'était pas fâchée que l'interrogatoire se termine ici. La suffisance de cette femme l'agaçait au plus haut point. Leurs mondes étaient bien trop différents pour que Kreizler ait réellement envie de faire plus d'effort de civilité.

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Rix
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Jeu 24 Mar 2016 - 0:46
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Feat. Rix

La Duchesse écouta les premières questions de la jeune femme avant d’esquisser le moindre geste. Elle préservait une expression distante de sorte qu’il était difficile de connaître son sentiment sur l’affaire. Madame s’acquittait d’une obligation plus qu’elle sollicitait une aide. Les personnes telles que les Lampeduza avaient tout à fait les moyens de régler leurs comptes personnellement. Néanmoins, froisser les autorités locales auraient été maladroit, voire même imprudent. Édimbourg était devenue une ville prospère avec la création des Archipels.

- Je puis vous restituer les faits tels que je m’en souviens, oui. Le Duc et moi-même étions à au Musée National pour un vernissage. Une artiste indienne méconnue des néophytes. Nous avions soutenu sa dernière création, raison de l’invitation. C’était un événement public, relayé par la presse depuis une dizaine de jours. Toute l’île était au courant. Peut-être avez-vous entendu parler de cette soirée aux informations.

Une courte pose dans le récit suffit à Nikolas Lampeduza pour connaître la réponse sur ce dernier point.

Nous sommes probablement arrivés au Musée sur les coups de 19h00. Maurice nous y conduisis, il pourra vous redonner l’horaire exact. S’en suivit le planning habituel de ce genre de soirée. Une petite ride se forma au coin supérieur de la lèvre droite de madame. Elle observa un autre silence le temps d’une pensée avant de poursuivre. Il y a eu un peu d’agitation quand un journaliste a voulu dériver de l’Art vers la politique. Les prochaines élections excitent de plus en plus les esprits. Plus encore ceux des sponsors… La dame s’avança de quelques centimètres sur sa chaise. Un incident isolé. D’ailleurs, je connais la réputation de ce malotru. Fils d’un entrepreneur dans l’aviation militaire. La famille a été littéralement propulsée sur le devant, depuis une quinzaine d’années. Ce gamin est aussi ambitieux que son père mais n’a pas un quart de son intelligence. La langue claqua d’un coup sonore contre le palais. Sans parler de sa plume.

Le monologue connut un arrêt. La femme vérifia si son interlocutrice comprenait correctement l’introduction générale. Tous les détails apportés pouvaient être vues comme anecdotiques. La Duchesse ne donnait pas l’image d’une femme qui se perd dans des verbiages inutiles pourtant.

Je me souviens avoir entendu l’église un peu avant l’agression. 22h00. Je discutais avec une connaissance. Estelle, une jeune comédienne. Elle me parlait de ses futurs projets artistiques. De la difficulté à se rendre sur certaines îles quand on est seule. Certaines régions se sont radicalisées, vous en avez certainement entendu parler.

Une tension avait soudain renforcé la froideur de la noble à la dernière évocation.

Un homme s’est approché de nous. Il est brusquement passé dans mon dos et m’a tenue en respect avec une arme blanche sous la gorge. J’ignore comment cette arme a pu échapper aux vigiles. Quoi qu’ils étaient probablement employés par des sous-traitants. La fragmentation des tâches. La digression cessa dès que Nikolas se remémora le grade de son interlocutrice. Il n’a rien dit. Néanmoins, je suis certaine qu’il s’agissait d’un homme entraîné. Un professionnel. Seule la réactivité de Maurice a réellement aidée.

La répartie plutôt sèche dont faisait usage la dame démontrait toute son attention aux choses bien faites. Elle dévoilait par la même une personnalité peu aimable. Le genre d’attitude qui n’était pas du goût du plus grand nombre. Une femme pareille avait probablement froissée beaucoup de monde au court de sa vie. La question qu’elle n’avait pas encore abordé avec la policière, à dessein.
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Sam 26 Mar 2016 - 14:04




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LAMPEDUZA


Les menaces ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être.

Installée face à son interlocutrice, Kreizler attrapait un stylo et un bloc-notes, afin de pouvoir noter tout ce qu'aurait de pertinent à lui dire, la duchesse. En espérant que dans tout ce qu'elle pourra lui raconter, il y aurait quelques indices qui pourraient, d'une façon ou d'une autre, les mettre sur la piste du suspect, afin de mettre un terme à cette affaire le plus rapidement possible. Elle avait bien compris, qu'avec des gens de cette stature, il était important de montrer que la police était efficace, ordre du grand patron. Comme s'il n'y avait que les riches et les nobles qui étaient importants dans ces cas-là.

Notre agent retint un petit serrage de mâchoire, préférant se concentrer alors sur la femme face à elle. Qui était prête à se rappeler de la soirée dans les détails. Très bien, plus il y en aurait, plus ils pourraient déceler les problèmes. Elle prenait donc note, un vernissage, affaire classique pour des gens de ce style. Quand Lampeduza l'alpagua en lui demandant si elle avait entendu parler de cette soirée, Rix secoua la tête, de façon négative. Ce n’était franchement pas le genre de truc dont elle avait vraiment cure.

Maurice, l'homme de main qui attendait dehors donc, pas de doute, que notre agent, ne se priverait pas d'aller lui parler. Après tout, s'il était là, autant qu'il serve.

- Pourrais-je avoir le nom de ce journaliste? D'un ton professionnel.

Quelque part, bien qu'elle ne perde pas une miette de ce que lui disait cette dame, puisque c'était son boulot, elle n'était pas là non plus pour avoir une discussion. C'était à elle, de voir, si oui ou non, ce "malotrus" pourrait être un suspect potentiel valable. Pour le reste, même si elle n'aimait pas les gens de cette espèce, elle n'allait pas supporter les critiques de son interlocutrice.

- Et le nom de famille de cette Estelle?
C'était ainsi, tout témoin devait être nommé et interrogé, la routine.

Quand elle parla de celui qui l'avait attaqué, Gabrielle se montra un peu plus intéressée encore, après tout, c'était ce type qui l'intéresser. Elle notait les mots, professionnel, entraîné.

- A-t-il tenté de vous faire bouger? Avant que votre majordome ne s'interpose?


Oh, Rix n'avait pas eu besoin d'entendre cette duchesse parler, pour parier qu'elle n'était guère appréciée dans le coin. Il suffisait de l'observer simplement, pour remarquer toute la froideur et l'antipathie qu'elle pouvait dégager. Mais ce n'était pas non plus une raison pour lui planter un couteau sous la gorge.

- Vous ne m'avez pas dit si vous aviez quelques ennemis que vous pourriez soupçonner. Elle n'aimait guère se répéter, Nikolas ne devrait pas le lui faire demander une troisième fois.

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Rix
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Sam 26 Mar 2016 - 23:07
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La première réaction de l’agent de police fut sommaire. La femme semblait pragmatique. Elle revenait sur les faits pour obtenir des précisions. La Duchesse concéda le manque de politesse de celle-ci, pour le gain de temps qu’il leur apportait. Tout comme la fonctionnaire elle voulait en finir au plus vite avec ces formalités.

Kevin Lomax. Il travaille pour le Daily record. Répondit mécaniquement madame Lampeduza.

Là où, le ton avait été froid concernant le journaliste, il se réchauffa à l’évocation de l’éventuel témoin. La femme dont il était question était apparemment dans les petits papiers de la mécène. La dame ne se cachait pas d’être retord en parlant des hommes. À l’inverse elle soutenait, quoique discrètement, le beau sexe par ses actions depuis qu’elle était sur cette Terre. Ça bien avant que celle-ci se mette à l’éviter dans l’atmosphère.

O’Neal. Il me semble qu’elle loge au « 3-Etoiles ». Nikolas porta son sac à main, sur ses genoux, pour en sortir un portefeuille en cuir. Elle tendit une carte de visite à son interlocutrice. Elle est en ville encore pour une semaine seulement. Ne perdez pas de temps.

L’entretien se concentra progressivement sur l’événement en lui-même. La vieille femme ne perdit rien de son assurance. Elle racontait l’attaque comme elle avait raconté le début de soirée. Elle ne donnait aucun signe de panique. Il n’y avait qu’un peu d’agacement dans le fond de sa voix lorsqu’elle repensa à l’agression.

Oui. J’ai eu l’impression qu’il me tirait en arrière. Il voulait probablement atteindre la sortie extérieure. Elle n’était qu’à quelques mètres. C’est celle qu’utilisent les employés pour venir travailler. Sous la table, Madame remonta une jambe sur l’autre. Ensuite elle donna une information complémentaire, afin que l’agent ait toutes les données en sa possession. Mon époux et moi avons participé à la construction de cet édifice. Nous sommes également de ses producteurs réguliers.

Une lueur rusée brilla dans le regard de la dame. Elle s’en expliqua avec beaucoup de dérision à son interlocutrice.

Le monde artistique est rempli d’individus beaucoup trop passionnés, agent Kreizler. La passion ne fait pas bon ménage avec l’ordre. Ils n’apprécient pas le cadre que j’impose –nécessairement- à leur créativité. La Lampeduza darda alors ses yeux sombres dans ceux de la jeune femme. Un sourire ironique raviva un peu plus son visage. La moitié de ces personnes a sans doute rêvé de m’égorger, plus d’une fois.

La légèreté disparue aussi rapidement qu’elle était apparue. Nikolas avait visiblement quelques griefs à faire valoir.

Rien de tout cela ne serait arrivé si Hécate avait été présente. Remarqua-t-elle avec acidité. Elle s’arrêta la dans sa critique, mais en profita également pour donner son sentiment quant à l’affaire. Vous devriez plutôt concentrer vos efforts sur les véritables tueurs qui sévissent sur cette île, Gabrielle.
Strega
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Dim 27 Mar 2016 - 21:23




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Les menaces ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être.

Rix notait le nom du journaliste, sans rien montrer, mais pourtant elle n'en pensait pas moins. Pour la simple et bonne raison, qu'elle avait du mal avec ces journaleux et que ce nom, ne lui était pas totalement inconnu. Ce qui l'agaça un peu plus, en voilà qu'elle préférait ne pas trop approcher. Quoique, si pour une fois elle pouvait l'emmerder, ce n'était peut-être pas un mal. Pour une fois que c'était elle qui allait le chercher et pas l'inverse.

Le nom de la dame fût lui aussi, noté, ainsi que son adresse, l'agent leva les yeux et attrapa la carte que la duchesse lui tendait.

- Merci du renseignement. Tout en la glissant dans son dossier. Elle ferait donc au plus vie pour rencontre cette fameuse O'Neal. Vous n'avez pas de griefs avec cette dame? C'était une question à poser, après tout, ne se vantait-elle pas, d'être une mécène pour une grande partie du monde artistique et ne venait-elle pas de dire que cette femme était une jeune comédienne en recherche de travail?

Au moins, Kreizler démontrait ainsi qu'elle était du genre à écouter et noter tous les détails, son interlocutrice n'était pas entre de mauvaises mains pour le coup. Ce n'était pas parce que Rix était froide, qu'elle ne faisait pas son travail correctement, parce qu'elle n'appréciait pas la personne qui se trouvait face à elle. Le stylo glissait sur le papier avec aisance, comme si elle avait fait cela un certain nombre de fois, marquant ce qui était vraiment le plus important dans l'histoire que lui racontait son interlocutrice. Après tout, elle avait déjà son témoignage dans le rapport, mais c'était bien de l'entendre de vive voix.

Bon apparemment, l'homme n'avait vraiment pas eu le temps de faire ce qu'il avait prévu, tant mieux quelque part. Mais une chose était certaine, vu comment Lampeduza lui racontait les choses, il était évident qu'elle comprenait pourquoi ils pouvaient avoir quelques ennemis.

- J'aurai besoin d'une liste, madame. De tous ces gens qui pourraient vouloir vous... égorger. La regardant avec sérieux, jusqu'à ce qu'elle se permette une remarque que notre flic aurait pu prendre mal. Agent Kreizler. Corrigea-t-elle avec - peut-être - un peu de sécheresse que prévu.

Rix n'était pas du genre à apprécier que l'on l'appel par son prénom, alors qu'elle n'avait guère de lien avec la personne en face d'elle. Surtout que cela sonnait comme un reproche, ce qui ne mettait pas notre profileuse dans les meilleures conditions pour une discussion calme et sensée, si Nikolas décidait de continuer sur ce chemin.

- C'est aussi mon travail de m'occuper des agressions, madame Lampeduza.
La fixant d'un regard neutre. Autre chose que je devrais savoir?

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Mer 30 Mar 2016 - 23:29
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La vielle femme eut un bref mouvement du menton. Elle ne faisait apparemment aucune rétention d’information quand bien même elle serait de ceux qui aimaient compliquer les choses. Partie prenante que l’adversité était la meilleure formatrice pour un individu. La conversation de par son caractère obligatoire et factuel était pesante. Nikolas y distillait donc des touches de malice pour ne pas choir dans l’ennui. Elle se divertissait à lancer ses pions au gré des directions suivies par la policière.

Avec Estelle ? Non aucun. J’apprécie cette jeune artiste. Très… authentique. Une qualité qui se perd dans cette civilisation.

La sécheresse de la jeune femme n’ébranla guère la Duchesse. Cette dernière acquiesça tranquillement à la remontrance. La réactivité de la fonctionnaire apportait une indication sur sa personne. Madame s’amusait et évaluait l’attitude du genre humain, dans ses plus infimes imperfections. En plus de cela, elle dissimulait sous la bienséance, un malin plaisir pour la manipulation. L’enquête policière, qui réunissait les deux femmes, était-elle alors la réelle raison de leur rencontre ?

« Agent Kreizler. » Eh bien Agent Kreizler, vous devriez concentrer votre attention ailleurs. Si je puis me permettre. Une formule qui ne faisait qu’accentuer l’ironie de l’aînée.

Les mains de la Duchesse effleurèrent la table, finissant sur ses minces cuisses. L’âge rendait le corps plus lent. Nikolas s’adaptait, bon gré mal gré aux soucis mécaniques imposés par les années. Elle cultivait la lenteur et la mettait en scène. Elle fixa son interlocutrice comme ci cette femme était un divertissement. Un sourire, que l’on prête plus au félin qu’à l’Homme, rehaussa sa bouche rouge.

Rien. Pour le moment. Non. Mon bras droit se mettra à votre disposition pour une prochaine entrevue. Quant à mademoiselle O’Neal, je lui ferais part de votre sollicitation prochaine. À moins que vous ayez d’autres questions ? Nous en avons terminé.

La parole précéda de peu l’action, car madame Lampeduza entreprit de se lever. Elle attrapa son manteau, prête à l’enfiler. Une manière assez directe de faire comprendre à cet agent que pour elle tout était réglée. À cette heure l’homme de main du Duc avait probablement déjà mis la main sur le coupable. L’affaire serait classée sans suite comme les quelques autres qui tournaient autour de la Sorcière.

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Sam 2 Avr 2016 - 10:13




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Les menaces ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent être.

Notre agent remarquait bien que cette dame n'en manquait pas une, pour lancer une pique ou deux. Mais elle ne se sentait pas vraiment concernée par cela. Après tout, elle pouvait laisser à son interlocutrice, le fait d'être bouleversée, frustrée d'avoir été ainsi attaquée. Elle notait donc que l'artiste n'était pas une ennemie mais elle estimait que ce serait à elle d'en décider pour de bon.

- Hmmm... si vous le dites. Pas qu'elle ne la croyait pas, mais il y avait toujours un doute qui planait. C'était ainsi avec la profileuse. Sa confiance n'était pas la première chose qu'elle donnait, encore moins facilement.

Bon par contre, quand Lampeduza se permit, à nouveau, de lui dire ce qu'elle devait faire, elle haussa un sourcil et la fixa, toujours d'un regard plutôt neutre pour le moment. Posant son stylo à côté du bloc-notes, elle entrecroisa ses mains devant elle, prenant bien appui sur le bureau.

- Quand on arrêtera de donner la priorité à des gens comme vous, peut-être que oui, je pourrais me concentrer ailleurs.

Comme si Gabrielle avait réellement le choix de ses enquêtes. Parfois on la mettait sur de tel cas, juste pour l'emmerder. Pas de doute que l'ordre devait venir de l'autre enfoiré. Pourtant, elle s'était tenue plutôt à carreau depuis quelques temps. Enfin bon... mieux valait terminer rapidement cet entretien. Surtout qu'elle n'aimait guère le regard que lui lançait la duchesse. Elle n'aimait guère être une attraction, encore moins pour une vieille riche en manque d'action. Cette dernière décidait d'ailleurs qu'ils en avaient finis, faisant un peu grincer des dents notre agent.

- Ne dites rien à madame O'Neal, je m'en occuperai. Quant à votre majordome, oui, il me faudra lui parler. Se levant, pour lui ouvrir la porte. Merci de nous avoir accordé votre temps, madame Lampeduza. Nous vous tiendrons au courant de l'avancée de l'enquête.

Qui allait donc être entravée par ceux-là même qui avaient été attaqués. Rix allait sans doute croiser encore souvent la route de cette femme. Mais pour le coup, elle n'était pas fâchée que l'interrogatoire se termine ici. La suffisance de cette femme l'agaçait au plus haut point. Leurs mondes étaient bien trop différents pour que Kreizler ait réellement envie de faire plus d'effort de civilité.


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