[CLOS] Black Swan - Les Lampeduzas

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Ven 18 Mar 2016 - 1:05
Black Swan

Lieu :

Sortie des artistes

Date de l'événement :

Mars 2016

Participants :

Strega et Beleth

Précédemment :

Premier post

A suivre :

Togther Alone



Ou Le Lac des Cygnes - Noureev
***


La première avait été une réussite. Un succès même, à en juger par le tonnerre des applaudissements et le nombres des ovations qui s'élevaient un peu partout de la salle.
Dans les coulisses, Nikiya avait enlacé de joie tour à tour son partenaire et le chorégraphe, les deux s'étaient parés d'un sourire - l'un radieux, l'autre fatigué. Le couple de danseur avait été incroyable, une nouvelle fois ils avaient déjoué les lois de la gravité avec une grâce et une technicité parfaite. À entendre leur vivats, le public avait été conquis et peu de chose n'était plus satisfaisantes.
Lotte était aux anges, heureuse comme à chaque fois qu'elle se trouvait sur scène, mais exténuée, transpirante et essoufflée. Elle n'avait ni le temps de reprendre une respiration ni celui de s'éponger légèrement le cou et le visage avec une serviette, que les applaudissements, qui s'étaient répandus jusque dans les coulisses, les invitaient sans cesse à revenir en scène. Pourtant, elle ne se départait ni de ses sourires ni de la grâce avec laquelle elle saluait la salle comble. 
Et puis le rideau retomba une dernière fois et resta clôt. Le bonheur pouvait enfin être complet. À petit pas, elle rejoignit ses affaires, retira avec un bonheur sans nom ses pointes qu'elle lança dans son sac. Le coton dont elle les avait bourré avait viré au rouge et elle fit le choix de mettre directement ses sur-chausson.
Le pari d'éblouir avec cette nouvelle création semblait réussi. Derrière le rideau, la bonne humeur. Un à un, les danseurs et danseuses se retiraient après les félicitations du chorégraphe et du maître de ballet. Alors, les techniciens du plateaux se remettaient à fourmiller pour replacer en ordre les décors pour la prochaine représentation du lendemain. Une jeune femme vint alors aider l'étoile de la soirée à se déshabiller pour récupérer le costume qui irait elle ne savait trop où. 
Nikiya passa un top et un jogging, s'attarda pour quelques derniers étirements à la barre et, remerciant de sourires chaleureux les compliments qu'on pouvait lui faire, elle reprit le chemin de sa loge où une douche l'attendait. Ainsi, semblait-il, qu'un large bouquet de pivoines roses. Leur odeur délicates embaumait déjà la pièce. Elle sourit d'un contentement tout autre. Elle retira ses sur-chaussons en même temps qu'elle se saisit de la carte qui accompagnait le cadeau somptueux. 

    I acknowledge you prefer white camellias but I do not wish you the same end as Violeta.
    Your performance was just as always, perfect. 
    Yours sincerely, 
    A. Feuerbach


Elle secoua la tête en riant et laissa tomber la carte sur le sol en même temps que ses vêtements et se glissa avec délectation sous l'eau glacée de la douche. Rien de tel pour la récupération. 
Rhabillée en civil, avec une élégance toute modeste, elle passa devant la loge principale où d'autres bouquets semblaient l'attendre. C'est, comme qui dirait, chargée qu'elle rejoignit la sortie des artistes avec des fleurs dans chaque bras et son sac à main sur l'épaule. Elle franchit la porte de l'opéra et se retrouver dans le frais de la soirée. 
Nikiya
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Ven 18 Mar 2016 - 1:33
Black Swan

Feat. Nikiya & Beleth




Les rappels se succédaient à la cadence de l’excitation collective. Le tonnerre d’applaudissements explosa plusieurs fois dans la grande salle. La première qui venait de s’achever avait été l’une des bonnes surprises du nouveau semestre. Les critiques écriraient. Le triomphe attendait la mise en scène du ballet. Un éloge qui justifierait une fois encore les frais déboursés pour ouvrir l’opéra écossais.

Les lourds pans du rideau tombèrent sur la scène. Les spectateurs avaient encore sur le visage un sourire ravi quand la lumière revint. Au niveau du carré d’or, un couple vieux s’était lui aussi levé. Ils formaient un duo classieux. L’archétype d’une classe sociale enviée et parfois mystifiée. Le soin de leur apparence allait en effet de paire, avec une attitude princière. La femme était la plus pondérée. Elle se tourna patiemment vers son compagnon, afin de lui adresser une remarque.

- Ne vous avais-je pas dit qu’elle était prometteuse, déjà à Paris ? Une référence qui fit appel à un souvenir commun avec discrétion et complicité. Le léger sourire de la dame était froid, en comparaison des effusions de certains de ses voisins. Il était pourtant là. Le signe d’un plaisir authentique. La Duchesse se rasseyait sur son siège le temps que les rangs s’éclaircissent. Allons là voir.

Les invités partaient, pour la plus part, sans hâte. Ils échangeaient des impressions, prenaient rendez-vous, partaient consommer une boisson en bonne compagnie. Ainsi le jeune Feuerbach a quelque goût artistique. Annonça-t-elle, flegmatique, tout en détaillant le costume de l’individu cité. Un homme, jeune, élégant et riche, comme la métropole écossaise en compte par dizaine. La dame esquissa un sourire poli, à son encontre, avant de se détourner, pour prendre la direction de la sortie. Une infime ride marqua son front. Elle manifestait ainsi un souci secret et s’exprima à mi-voix. Ne devions-nous pas le relancer ?

Les deux amateurs d’Art remontaient dans la travée latérale gauche. Ils étaient reconnus dans ce lieu entouré de leurs grâces donations. Avec une certaine élégance, madame remercia l’ouvreuse, qui leur tenait la porte, en glissant dans sa paume un pourboire substantiel. Il émanait de cette femme une sérénité féline. Elle était dans le même état que la panthère qui vient de finir son dîner. Elle était de ceux pour qui le sentiment de satiété touchait autant à l’estomac qu’à l’esprit. Parlez-en à votre sœur. Cela lui changera de ses opérettes.

Nikolas laissa le soin à son époux de reprendre leurs effets au vestiaire. Elle attendit qu’on lui présente son habit correctement pour l’enfiler d’un geste. La forure, sur ses épaules et autour de son cou délicat, ajouta une touche de grandeur à son allure. Une fois, le Duc disposé, la femme passa son bras sous le sien. Elle portait des gangs noirs et longs, qui faisaient de ses mains de belles pattes.

D’un pas toujours tranquille, les Lampeduza s’engagèrent donc dans la rue adjacente, à proximité de l’entrée des artistes. La dame repéra la jeune femme, qui avait motivé cette soirée. Une danseuse fine, aux traits harmonieux, et aux yeux vifs. Le français remonta des lèvres de madame avec l’aisance que l’on retrouve chez la vieille noblesse. Mademoiselle Hoffmeister. Bonsoir. Mon époux et moi-même tenions à vous féliciter pour votre prestation de ce soir. Ce fut tout à fait convaincant. Accepteriez-vous de venir passer un moment en notre compagnie ? La petite Odette attirait, les intérêts d’une Odile, aux pouvoirs aussi sibyllins que ceux de Von Rothbart.
Strega
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Ven 18 Mar 2016 - 1:48

Premier post

Le spectacle avait été à la hauteur des espérances de la salle. Vito avait suivi, comme le reste des spectateurs, la standing ovation. Quand des artistes méritaient de voir que leur travail en valait la peine, il ne rechignait jamais à le montrer. En effet, la danseuse étoile n'avait guère manqué à son observation méticuleuse. Un corps intéressant à peindre, à n'en pas douter. Le Duc avait l'œil pour ce genre de chose. Qui en doutait encore? Son épouse semblait, elle aussi, ravie, même si elle ne le montrait guère.

Sa tête se pencha légèrement vers elle quand elle lui adressa la parole, pour mieux l'entendre sous les vivats de la foule. Un simple petit sourire, complice, marqua ses traits, tandis qu'il la regard.


- Croyez-vous que j'en ai douté, Nikolas? Sur un petit ton taquin. Bien entendu. Alors qu'elle faisait part de son envie de rencontre la jeune étoile.

Tandis que sa femme reprenait sa place assise, l'homme resta debout, en profitant pour s'étirer quelque peu, mine de rien 2h40 pour ses vieux os, c'était parfois long. Il était capable de rester des heures assis derrière son trépied lorsqu'il peignait mais ce n'était pas tout à fait la même chose. Là, il n'avait pas été actif, mis à part pour observer avec un regard appréciateur, tous ces corps qui bougeaient à la perfection. Maintenant, son regard se portait sur les différents inconnus qui les entouraient, l'âge moyen tournait autour du leur, il remarqua quelques têtes plus jeunes, notamment celle de Feuerbach. Il n'avait pas oublié la froideur dont il avait recouvert leur repas un instant, alors qu'il avait été invité chez eux. La remarque de son épouse le sorti de ses pensées.


- Mmm? Sans doute oui.
Les dents longues pouvaient encore un peu attendre, parfois, cela les faisait apprendre.

Marchant d'un pas tranquille, qu'il calait presque inconsciemment sur celui de sa femme, il leva la tête dans sa direction à sa pique plus que marquée.


- Qu'a fait Giulia pour mériter de sentir ses oreilles sifflées ainsi, ma douce?
Marquant un petit temps. Mais je verrais à lui en parler.

Bien que, si sa sœur n'aimait pas le ballet, elle ne l'apprécierait pas plus maintenant. Parfois ces deux femmes se bouffaient le nez sans qu'il ne comprenne précisément le pourquoi du comment. Il fallait aussi avouer, qu'il préférait rester en-dehors, les frères observaient de loin, ne souhaitant pas se prendre un coup pour oser s'en mêler.

Beleth rejoignait le vestiaire, tendant son ticket avec un sourire charmant à la demoiselle, dont les joues devenaient quelque peu rouges, qui allait chercher leurs affaires, puis comme son épouse juste avant, il la remerciait avec un petit pourboire, puis ouvrait le grand manteau, pour aider Nikolas à le passer, et fit de même avec le sien, terminant de serrer son écharpe autour du cou, ils sortirent dans le froid écossais, pour rejoindre la sortie des artistes. Ils semblaient avoir pris le même temps que la demoiselle pour sortir, puisqu'ils n'eurent guère le besoin de l'attendre.

Comme à son habitude et avec sa grâce naturelle, qui pouvait parfois - certes - en inquiéter plus d'un, la Duchesse se permit d'accoster Hoffmeister, en français, pour une petite invitation. Étonnamment, l'homme resta assez silencieux, mais il ne manqua pas un petit sourire et quelques mots quand il croisa le regard de cette charmante interlocutrice. Joignant ses deux mains gantées devant lui, il parla dans un français certes un peu plus maladroit que son épouse.


- Nous en serions honoré. Aussi charmeur que le diable, il fallait bien l’avouer.
Beleth
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Mar 22 Mar 2016 - 0:00
Immobile, gracieusement campée sur le trottoir, Nikiya parcourait de son regard brun aux éclats d'ambre, la rue encore animée malgré l'heure tardive. Ses grands yeux, semblaient chercher quelque chose. Ou quelqu'un. Un taxi, peut-être, qui la ramènerait chez elle, ou un ami, qui tardait à se montrer.
Malgré la fatigue naissante, la jeune femme conservait cette posture altière et son teint de pêche. Ses joues étaient légèrement rosés par la fraîcheur et l'excitation de la soirée qui n'était pas encore retombée. Un fin sourire reposait inconsciemment sur ses lèvres.

Son attention fut bientôt captée par un couple venant l'aborder. Son visage s'était soudainement éclairé d'un air avenant, poli mais sincère.Le duo qui s'était avancer vers elle pour la saluer était d'un âge certaine, mais il émanait de lui une aura peu fréquente qui surprit la danseuse. Elle fut d'autant plus saisi que l'on s'adresse à elle dans l'une de ses langues maternelles. Dans la bouche de l'élégante et intimidante femme qui était venue à sa rencontre, le français était fluide, très naturel. Il l'était un peu moins chez l'homme, qu'elle supposait être son mari, mais se teintait de cet accent étranger et irrésistible qui persistait parfois.

La danseuse demeura silencieuse une seconde, comme n'étant réellement certaine d'avoir bien compris. Son visage s'était éclairée d'un sourire spontané alors que les félicitations la touchaient toujours au cœurs. Elle ne répondit que par des remerciements sincères. Avec les années, l'aisance avait pris le pas sur la gêne de l'humilité, mais les remerciements, dont elle faisait toujours réponses, étaient toujours sincères. Seulement, ce soir, elle se trouvait prise au dépourvu par l'invitation formulée.
Les rencontres à la sortie de l'opéra n'était généralement rien de plus que des échanges élogieux presque formels. La jeune femme hésita donc l'espace d'un instant. Observant avec un peu plus d'attention ses deux interlocuteurs.
Elle n'aurait su exprimer ce qui, dans leur mise, aussi élégante qu'onéreuse, dans leur attitude solennel ou leurs manières presque codifiées, leur accent et le choix savant des leurs mots, les différenciaient de tous ces abonnés vieillissant, amateurs d'art et mécènes, qui fréquentaient assidûment l'opéra. Comme s'ils avaient eu quelque chose en plus, quelque chose de... princier, peut-être ?

Lotte ne poussa plus loin les réflexion de ses premières impressions. Elle pensa alors à l'heure avancée, à son planning du lendemain, à la répétition de dix heure, sans pouvoir, néanmoins, ne pas trouver l'offre attrayante. Après tout, pourquoi pas ? Elle n'avait pas la moindre idée de ce qu'avait en tête le couple, mais cela aiguisait d'autant plus sa curiosité. La sensation était inexplicable mais il y avait définitivement quelque chose qui la poussait a accepter. Était-ce le charme irrésistible qui entourait le couple, ou cette aura qu'elle avait perçu au premier regard, ou bien autre chose encore ?

-Avec plaisir, s'entendit-elle leur répondre avec un sourire franc.
Nikiya
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Sam 26 Mar 2016 - 23:00
Black Swan
Feat. Nikiya & Beleth

Un bruissement envahissait les couloirs de l’Opéra. Les spectateurs, qui émergeaient de la rêverie, faisaient leurs premières critiques. Madame la Duchesse se garda de partager ses remontrances sur l’instant. Elle laissait le temps lui apporter un recul profitable. En tant que principale actionnaire et productrice, de cet établissement, ses attentes surpassaient le simple plaisir. L’équipe en charge de l’E. O. H. attendait toujours avec un mélange de curiosité et d’inquiétude les retours de la dame.

Elle a décliné l’une de mes invitations, pour aller écouter l’un de ces chanteurs populaire et sans saveur. Celui dont la presse fait sa coqueluche depuis deux ans. Précisa-t-elle avec une pointe de vexation.

Nikolas exigeait énormément de son entourage. Elle pouvait même devenir tyrannique lorsqu’elle oubliait le lien qui l’attachait à l’individu. La vieillesse avait tanné son âme. Cependant, elle gardait un fort degré d’exigence. La « chance » voulue qu’elle trouva un partenaire capable de l’adoucir. L’une des raisons qui expliquèrent qu’ils soient toujours côte à côte. Ils arrivèrent ainsi devant la jeune femme.

La foule amassée autour de l’entrée se dispersa pour que la jeune artiste puisse passer. Certains regards curieux suivirent les premiers pas du trio qui s’éloignèrent.

Il y a une brasserie tout à fait respectable à quelques rues d’ici. La soirée est douce. Profitons-en.

En quelques paroles Madame avait naturellement pris les commandes. Elle pressa délicatement le bras de son époux. Un code silencieux qu’ils avaient entre eux. Comme ils en avaient imaginé de nombreux au cours du temps. Celui-ci pour que leur garde du corps soit informé de leur déplacement. La Duchesse avait pris une direction précise. New Town était l’un des quartiers les plus animé d’Édimbourg. Il y avait de nombreux endroits prêts à accueillir les citadins en quête d’un lieu chaleureux.

Etait-ce votre premier spectacle en Ecosse ? Demanda tranquillement la dame.

La lumière des réverbères était d’un jaune orangé. Elle donnait une petite touche onirique à la rue piétonne. Les passants discutaient alors que les haut-parleurs diffusaient un standard musical des années 2000. Nikolas marchait d’une allure calme et régulière. Elle avait une expression indéchiffrable sur le visage. Il fallait la connaître pour voir qu’elle était réellement détendue.

C’est ici. Le restaurant était de renom. Il fallait une réservation pour avoir une place à la table de McAdams.

Agrafena, tel était le nom de la propriétaire du lieu, était une bonne connaissance de la Duchesse Lampeduza. Toutes les deux se côtoyaient depuis des années. Lorsque les Siciliens venaient sur l’île, ils revenaient dans ce fief du palais. Le chef de salle les cueilli juste avant la borne et les salua avec déférence. Une table semblait attendre ces personnes particulières. Quelques murmures se firent, à la vue de la belle ballerine, dont la réputation avait dépassé les murs de l’opéra.

Un cendrier apparu rapidement sur la table. Strega, une fois assise, déposa son étui métallique pour se saisir d’une cigarette italienne. Elle adressa un regard à la jeune femme, pour lui indiquer qu’elle était libre, de faire de même. Ensuite, la dame pivota agilement sur son siège, pour obtenir l’assistance de sa moitié. Un fugace sourire se refléta dans les pupilles de la Duchesse, avant qu’elle se concentre sur leur belle invitée.

Miss Hoffmeister. Lotte ? Je dois dire que je n’ai pas vu d’aussi jolis jeux de jambes depuis… longtemps. Vous avez le feu, n’est-ce pas ? Je le vois. La remarque était dit de telle façon que l’on pouvait se prendre à soupçonner Strega d’avoir connu pareille flamme.
Strega
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Lun 28 Mar 2016 - 14:22

C'était bien le genre de sa sœur, de vexer ainsi Nikolas, simplement en refusant une invitation. Mais Vito pouvait la comprendre, elle n'était pas du genre à se plier en quatre pour faire plaisir, surtout quand quelque chose ne lui plaisait pas. Et malgré l'affection qu'elle pouvait avoir pour sa belle-sœur, Giulia n'échangerait pas un concert d'un chanteur qu'elle pouvait apprécier, avec un ballet dont elle se moquait profondément. Ces deux femmes, avaient beaucoup pour créer des conflits au sein de la famille. Heureusement, ça ne durait jamais longtemps.

- Je vois... vous savez bien que quand Giluia a quelque chose en tête de prévu, il est difficile de la faire changer d'avis. Tenta-t-il pour dédramatiser un peu la situation.

Pourtant, il verrait à dire un ou deux mot à sa cadette, simplement pour apaiser son épouse. Mais il n'était plus vraiment temps de parler de la famille. La belle danseuse était face à eux et recevait déjà l'invitation. Qui sembla, bien entendu, la surprendre un instant. Comment pourrait-il en être autrement. Il pariait pourtant que ce ne devait pas être la première fois que des spectateurs se montraient aussi "cavaliers" avec elle. Sa réponse fût accueillie avec un petit sourire de la part de l'homme.

Bien évidemment, la duchesse prenait les rennes, comme bien souvent dans ce genre de cas et l'homme suivait d'un pas calme, laissant toujours son bras à sa moitié. Le contact plus ferme de sa main, ne passa pas inaperçu et il jeta un regard dans la direction où se trouvait leur voiture. Leurs hommes savaient ce qu'ils avaient à faire, le véhicule serait mené devant le restaurant où ils allaient s'installer et un autre les suivait de loin, juste pour s'assurer de leur sécurité.

Il laissa aux dames le soin de la discussion. Leur ouvrit la porte quand ils se retrouvèrent devant la brasserie. Les Lampeduza ne faisaient rien à moitié. Ici, ils seraient servis comme des Rois et mangeraient comme tel. Tout devait être parfait, surtout quand ils avaient une invitée.

Les serveurs tiraient les chaises de tout ce beau monde, Vito leur donnait son manteau, avant d'aider sa compagne à enlever le sien, puis sorti un briquet quand elle se tourna vers lui, dont la flamme vint allumer le bout de la cigarette. Laissant toujours les dames discuter, il s'occupa de commander le vin, ainsi que l'apéritif.
Beleth
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Dim 3 Avr 2016 - 20:31
Un vertige passa sur le front soudain légèrement plus pâle de la danseuse. Une blancheur heureusement dissimulée par l'éclairage nocturne. Du malaise, elle avait œuvré pour qu'il n'en paraisse rien aux yeux du couple qui l'accompagnait. Dissimuler derrière le masque de la grâce les affres de la gène était, chez notre artiste, un exercice naturel. 
Seulement, le trouble était bien présent, logé dans sa poitrine, tout à la pointe du sternum, là où viennent s'ancrer les cartilages des fausses côtes dans ce petit creux au milieu du torse ; une boule. Et à la fois un vide. Une incompréhension qui menait à une angoisse silencieuse. Étrangement silencieuse. alors que la jeune femme ne pouvait à peine plus entendre le rythme régulier du battement de son cœur, le bruissement réconfortant du sang qui circulait dans son corps, l'harmonie étouffée de son organisme. La fatigue n'était plus cette note lancinante dans ses muscles mais seulement un poids sur ses épaules et dans ses jambes, avec cette désagréable impression d'avoir été expulsée de son propre corps.
Pourtant, Nikiya ne pouvait se laisser aller à une vague de panique. Pas maintenant. Pas dans la rue animée. Et encore moins en présence du couple qui marchait maintenant en ses côtés. Alors, comme au plus profond de la douleur et de l'effort, elle revêtait un sourire sur ses traits de porcelaine. Y-avait-il alors un lien mystérieux entre ces deux inconnus entreprenants -dont notre héroïne avait l'intime conviction de connaître sans pour autant savoir pourquoi-, l'envie obscure qui l'avait étreinte lorsqu'elle avait accepté leur invitation et la perception faussée de son corps ? 

Ce questionnement ne prévenait pas le trio de continuer leur marche vers ladite brasserie étoilée. Malgré l'heure, une petite queue s'était formée à extérieur, dans l'attente et l'espoir d'obtenir une table dans l'établissement prestigieux. À moins d'avoir un nom ou une réservation faites plusieurs mois en avance, pénétrer dans un tel lieu était inimaginable.
Lotte connaissait l'endroit de nom, mais n'avait jamais eut l'occasion de s'y rendre. Elle ne fut que guère surprise de voir le maître d'hôtel venir à leur rencontre pour les accompagner à l'une des meilleures tables du restaurant. Elle n'émettait aucun doute quant au rang du couple aux allures aristocratiques, elle restait curieuse de savoir à qui elle avait affaire.

-En effet, c'était la première fois que je dansais à Édimbourg, répondit-elle poliment alors qu'ils pénétraient tous trois à l'intérieur.

Là, on l'avait débarrassé de son manteau et des bouquets qui encombraient ses bras. Elle s'était installée avec grâce à la table, ne pouvant quitter le couple des yeux. D'un petit geste de la tête, elle remercia la femme et du bout des doigts, elle pris une cigarette. Plaisir coupable que celui de fumer. Elle accepta avec humilité le compliment qu'on lui fit sur ses capacités.

-Je me plais à le croire, répondit-elle avec un petit sourire presque mutin.

-Ne faites vous pas partie des mécènes principales de l'EOP ? Demanda-t-elle finalement, alors que l'on venait servir les alcools commandés à peine plus tôt par l'homme dont l'âge n'enlevait rien aux charmes captivants. Nikiya se surprit à imaginer quelques pensées à son égard. Elle se concentra pourtant de nouveau rapidement sur sa femme, beaucoup plus froide main non moins charismatique.

Ce qui expliquerait pourquoi leurs visages étaient familiers. Il n'était pas rare que les photos des grands donateurs de l'opéra se retrouvent en première page de la revue mensuelle interne de l’institution. Et si tel était le cas, Lotte leur était probablement redevable de l'invitation qu'elle avait reçu de venir danser dans l'un des plus beau rôle de la saison.
Nikiya
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Mar 5 Avr 2016 - 18:49
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Un homme, d’une quarantaine d’années, s’arrêta et fit une courbette devant le couple. Il était élancé, gracile, bien habillé. Il avait les longues mains d’un pianiste ou peut-être d’un violoniste. Il scruta les Lampeduza avec une expression confuse. La Duchesse inclina brièvement la tête à son attention, puis reprit la conversation en cours.

J’entend néanmoins à ce qu’elle soit présente à la prochaine Sélection.

Le quotidien des nobles était ponctué par des mondanités. La façon dont avait été annoncée la réponse évoquait un événement plus important que les autres. Une soirée qui sortait probablement de l’ordinaire. Le personnel des vieux aristocrates s’activait depuis des jours, pour que tout soit convenablement organisé. L’ambiance à la Villa, à la veille de ces grands soirs, était toujours électrique.

Les premières phrases échangées servaient surtout à chasser une timidité. La Duchesse n'était pas ignorante de ces processus. Elle savait comment mettre une personne à son aise lorsqu'elle en avait l'utilité. Elle fit donc en sorte que sa belle invitée se sente rapidement en confiance.

Ma mère, en son temps, était-elle aussi une talentueuse danseuse.

Une fois attablés en bonne compagnie Nikolas changea sensiblement de comportement. La retenue qu’elle affectait à l’Opéra s’apparenta davantage à une grande assurance. Elle porta la cigarette à ses lèvres et inspira un peu de tabac.

Oui en effet. Nous avons tous deux assisté le projet de départ. Une métropole comme Édimbourg se devait d’avoir un espace à la hauteur de son rayonnement. Expliqua la femme, tout en quittant la jeune danseuse des yeux, pour étudier la salle.

L’arrivée du vin donna un temps supplémentaire à Strega pour faire une inspection. Elle s’attarda sur une zone spécifique où étaient attablés trois individus. Elle les détailla un instant. Un détail parut la perturber. Pour autant, la Duchesse ne s’attarda pas longtemps sur l’incident et revint à ses comparses. Elle remarqua, qu’une légère irritation recouvrait l’intérieur de son poignet droit, qu’elle s’était mise à frotter de façon inconsciente. Elle s’arrêta aussitôt et saisit son verre.

Si vous aviez, quelques remarques à faire remonter au comité, n’hésitez pas à nous les indiquer.

Un serveur se présenta rapidement pour indiquer qu’il était à leur disposition. Il demanda poliment si ces messieurs dames désiraient commencer le souper avec un amuse-bouche de saison. Madame le toisa un instant. Après un court silence elle passa commande pour un gaspacho, lui indiquant qu’elle attendait que les légumes soient bien frais et non congelés. Cela fait, elle l’interpella quant au dressage de la table. Le verre à eau de la ballerine était fendillé sur quelques millimètres. Elle nota également qu’un aussi bon bordeaux aurait mérité un verre plus évasé. Enfin, elle se désola poliment de la fraîcheur du liquide qu’on leur avait si élégamment servi. L’employé reparti en cuisine.

L’excellence a deux maîtres ma chère. L’orgueil et la vigilance. Une constante vigilance.

Une serviette immaculée se retrouva sur les genoux cagneux de la Prodige. Madame profita, d’avoir les mains sous la table, pour effleurer la cuisse de son époux. Un geste moins érotique que pratique. Il y avait des habitudes encrées jusque dans les muscles à force de vivre avec un autre. Lorsqu’elle éloigna sa main, Nikolas remarqua en périphérie, qu’un bon deux tiers de la clientèle avait un téléphone cellulaire posé près de leur assiette. La langue claqua vivement contre le palais.

Plus l’Homme se décharge via la technologie et plus il perd de pouvoir sur son propre monde. Ne trouvez-vous pas mademoiselle ? S’enquit la dame sur un ton faussement frivole.
Strega
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Sam 9 Avr 2016 - 16:48
Vito eut un petit sourire pour l'homme qui les salua, avant de reporter son attention sur son épouse, qui décidément, en demandait beaucoup à sa frangine. Il garda son air quelque peu amusé.

- Je n'ai pas de pouvoir sur elle, Nikolas, vous devriez le savoir. Mais je ne doute pas que si elle a bien marqué ce rendez-vous, elle sera présente. Ce n'est pas son genre de vous poser des lapins, à ce niveau en tous les cas.

Si le duc n'avait pas le droit de participer à ces soirées spéciales, il savait, un peu, ce qu'il en retournait. Il laissait son épouse faire, sans trop s'en inquiéter. Après tout, Vito faisait confiance à sa duchesse de femme. Même si elle montait une organisation secrète.

Les deux femmes discutaient donc, tandis que l'homme passait les différentes commandes, tout en écoutant avec attention l'échange. Nikolas savait titiller la curiosité de ses interlocuteurs, c'était toujours intéressant à regarder. C'était surtout son épouse qui donnait de l'argent à l'opéra mais il hocha doucement de la tête à la question de la jeune danseuse, captant alors certaines de ses pensées, qui ne manqua pas de tirer chez notre homme, un sourire légèrement plus... félin. Il savait parfaitement l'effet qu'il faisait aux femmes, mais c'était toujours plaisant de l'entendre. Bien entendu, ses pouvoirs y étaient pour beaucoup, mais pourquoi s'en priver?

Avec un petit regard rieur, il accompagna les paroles de son épouse, quand cette dernière proposa à leur invitée de ne pas manquer de leur faire savoir si quelque chose devait être transmis au comité.


- Elle ne manquera pas d'aller leur tirer les oreilles, si cela doit se faire. S'amusa-t-il.

Il ne se moquait pour autant pas de son épouse, mais faisait bien comprendre que ce n'était pas elle qui se gênerait de soulever les points qui pourraient être désagréables. De toutes les façons, le comité savait parfaitement à quoi s'attendre avec une femme telle que la duchesse Lampeduza.

Notre homme remarqua que quelque chose dérangea sa belle et lui posa doucement sa main sur le poignet irrité, tout en continuant de sourire tranquille, goûtant à son verre, commandant à son tour des pâtes, comme tout bon italien, qui commençait son repas ainsi.

Encore une fois, il resta plutôt silencieux, c'était un observateur, plutôt qu'un grand parleur, surtout dans ce genre de moment. C'était son épouse qui tenait, pour le moment, l'échange et il le lui laissait avec plaisir. Préférant observer leur interlocutrice et sa façon de gérer ce vieux couple face à elle.
Beleth
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Mar 19 Avr 2016 - 21:27
Assise à la table élégamment dressée, la grande dame semblait d'autant plus assurée. Elle était, à n'en pas douter, en terrain connu. Maîtresse en ces lieux. En tous lieux, probablement, puisque c'était là l'apanage des puissants. Lotte, qui avait toujours cherché à se détacher de ce monde - celui dans lequel elle avait été élevé et qui se situait parfois si loin des réalités - n'en était que moins impressionnable. Aussi, elle n'était pas étrangère à la vie mondaine, aux lieux huppés, aux convenances et aux aristocrates en tout genre. Seulement, lorsqu'elle le pouvait, elle s'en tenait à l'écart. Une difficulté bien dérisoire au vu du temps et de l'énergie que requerrait sa passion et métier.
Il n'en demeurait pas moins qu'elle pouvait sentir cette prestance presque écrasante qui émanait de l'aristocrate. Le charisme de l'homme était d'une nature tout à fait différente. De plus, entre femmes, les enjeux étaient souvent bien différents, il s'entretenait entre elles une rivalité tacite, d'âge, d'élégance et d'esprit. 

Nikiya, qui ne manquait pas d'assurance, se trouvait cependant clairement en position d'infériorité, soumise aux règles de bienséances et de courtoisie qui donnait la primauté à ses aînés.
Quelle position adopter alors, face à ces mécènes, le Duc et la Duchesse de Lampeduza - elle mettait maintenant un nom sur leurs visages. Ne lui avait-on jamais assez rabâché de les caresser dans le sens du poil ? Elle ne se trouvait pourtant pas tout à fait dans ce contexte. Sa réponse fut retardé par l'arrivée du Bordeaux. Lotte suivit le regard de la Duchesse qui embrassait la salle avant de prendre la parole.

-On peut, en effet, juger du développement et de l'attractivité d'une ville en y observant la qualité, la diversité et la multiplicité de sa culture. Une ville doit être aussi économiquement concurrentiel que culturellement. Je suis ravie de voir que de tels lieux peuvent encore s'ouvrir aujourd'hui, mais je suis d'avis que l'opéra est un lieu qui reste la démocratiser.... L'éducation artistique est fondamentale pour le rayonnement d'une civilisation et ne peut rester que le privilège d'une élite. 

Elle souriait poliment à son interlocutrice tout en parlant, cherchant dans son regard ou sa gestuelle le moindre indice de la réception de ses paroles mais cette dernière semblait préoccupée par quelque chose, peut-être la tablée voisine quelle observa pour quelques secondes avec une insistance qui ne manqua pas à l'attention de notre héroïne. Elle vint alors fixer son regard sur l'homme qui se permit une petite plaisanterie, comme pour adoucir le véritable caractère probablement autoritaire de sa femme.

-J'en prends note et n'hésiterais à me tourner vers vous. Répondit-elle poliment, davantage pour la forme. 

Après tout, la jeune femme n'était qu'une invitée, et bien qu'elle avait accepté d'être programmée dans une nouvelle création à venir, elle n'en demeurait pas moins danseuse de l’opéra de Paris, son passage n'était qu'éphémère et elle se voyait mal tout chambouler dans une maison qui n'était pas la sienne. Pas encore ?

Dans l'atmosphère feutrée du restaurant se donnait une chorégraphie silencieuse. Une danse parfaitement préparée et répétée chaque soir dans les moindres détails pour viser à la perfection du service. Lotte percevait inconsciemment le ballet des serveurs orchestré par le maître d'hôtel et rythmé par le déroulement des repas. On ne devenait pas un établissement réputé sans une organisation réglée sur du papier à musique.
Mais il s'agissait là d'une excellence bien imparfaite, du moins semblait-il aux yeux de la dame installée face à notre héroïne. C'est sous ce prétexte qu'elle fit renvoyer le vin et changer les verres. Un comportement qui ne surpris guère la danseuse, comme si elle fut accoutumée à ces gens qui ne vivaient que pour la perfection et qui n'en exigeaient pas moins de leur entourage.
Notre héroïne se garda de faire le moindre commentaire à la réplique de la femme aux cheveux d'argent, elle se contenta d'un hochement poli du chef tandis que le serveur s'éloignait. Elle ne savait comment prendre cette remarque, elle aurait pu tout au temps lui être directement adressée.
Son regard alors, allait et venait sur ce couple si atypique. Elle saisissait encore mal leurs intentions derrière cette invitation courtoise et ces deniers semblaient peu pressés de l'éclairer.
La conversation dévia alors sur tout autre chose lorsque la Duchesse ne chercha pas à cacher son déplaisir de voir des téléphones sur toute les tables. Déplaisir qu'elle exprima sur un ton étrangement désinvolte.
La question qui lui fut adressée la pris au dépourvu. Exprimer son accord aurait été hypocrite, la technologie fait partie du quotidien et facilitait bien des choses de la vie quotidienne, s'en priver était un choix rétrograde inutile. Seulement, elle ne se voyait pas contrarier la vieille femme qui pouvait tout autant se vexer d'une réponse allant à l'encontre de sa pensée.

-Je pense qu'il perd, face à la technologie, une forme d'indépendance, en effet. Mais cette perte qui lui permet d'être d'autant plus libre, dans le sens où il peut se décharger de beaucoup de tâches futiles pour consacrer plus de temps à son monde.
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Lun 16 Mai 2016 - 15:00
Black Swan

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Les propos de la jeune ballerine aussi polis par l’éducation que l’intelligence reçut un bref assentiment de Madame Lampeduza. Officiellement la Duchesse sicilienne n’entendait rien aux enjeux économiques. Elle tenait ce rôle de mécène à la perfection, ses intrigues se cantonnait donc à graisser la patte des antiquaires et autres serviteurs art. Elle avait manqué une belle opportunité quelques mois plus tôt lors d’Enchères à New York.

L’école n’est-elle point le premier bastion de cette démocratisation que vous semblez défendre ? Je crois savoir qu’Édimbourg a d’excellentes écoles. Nikolas sourit à son interlocutrice.

Néanmoins, une pure égalité demeure utopique, car avec les mêmes dispositions de départ deux individus feront des choix différents.

Un silence, court accompagna la défense de l’artiste juvénile. Strega la contempla, visiblement partagée entre une sorte de lassitude et de résignation. Elle n’avait pas rencontré le trait d’esprit attendu. Elle n’arrivait pas à dénicher dans cette Jeunesse une perle à cultiver.

Mmm. Soit. Mais combien de votre génération se sent concernés par le monde dans lequel ils vivent ? La dame goûta un peu plus au vin avant de repos le verre sur la table.

La sensation de démangeaison ne partait pas. Fort heureusement, la vigilance du Duc empêcha que la gêne tourne à l’écorchure et au sang. Il pouvait arriver qu’un corps se rebelle. Il manifestait alors, d’une façon ou d’une autre, que la Prodige n’était qu’une locataire, une usurpatrice. Strega se souvenait encore parfaitement de sa toute première enveloppe corporelle. Celle dont l’avait pourvue la Nature. Celle de Nikolas Cnossos. L’humanité s’était amollie. Il n’y avait plus d’homme à la trempe de Pisistrate, ni même de son Henri –VI-.

Enfin, je suis persuadée que ce désintérêt ne vous concerne pas personnellement. Assura doucement la Sorcière.

Le XXI siècle aurait pu être transfiguré. La jeunesse ne s’était pas encore saisie des enjeux de cette époque. Les fanatiques religieux s’y essayaient eux. Strega attendait de voir la forme qu’allait prendre la croisade des temps modernes.

L’intervention d’un serveur mit la vieille aristocrate au silence. Elle observa l’homme déposer la salade de câpres devant elle.

Mademoiselle Hoffmeister… J’aimerais vous inviter à l’une de mes soirées. Une entrée vague mystérieuse, comme aimait en faire la dame.

Le sourire de la Duchesse était à la fois amical et taquin. Elle alla ensuite chercher le regard de son époux. La douce malice au fond de son regard trahissait une énergie beaucoup plus profonde que ne le suggérait son costume de vieille reine.
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Sam 21 Mai 2016 - 14:26
Nikolas avait le don de faire parler ses interlocuteurs pour juger de leur esprit, et ces derniers, n'avaient pas intérêt à lui faire défaut, ou le désintéressement se ferait aussi vite. Pour le moment, il semblait que la jeune femme passait les examens tacites, même si ce n'était pas à la perfection. Lui, écoutait d'une oreille attentive, sans pour autant se permettre de trop entrer dans la conversation. Quelque part, il savait parfaitement à quel petit jeu, son épouse jouait. Elle n'avait guère besoin de lui pour cela.

Il était assez d'accord avec sa compagne, sur le fait que deux personnes partant du même point de départ, pouvaient parfaitement prendre des chemins diamétralement opposé. C'était le propre de la vie. Personne ne faisait les mêmes choix, c'était ainsi. Il suffisait de voir dans une famille, comment les enfants pouvaient évoluer. Sa fratrie était un bon exemple, mais il était curieux de voir la répartie de la ballerine face à cette argumentation.

Elle prendrait donc, au moins la peine, de les contacter, si elle se voyait avoir des problèmes avec cet opéra Écossais. Très bien, il n'avait pas plus à en dire. Son pouce caressait doucement le poignet de son épouse, pour tenter de lui faire passer la sensation désagréable qui l'avait prise. Il doutait réussir à totalement faire disparaître ce qui la dérangeait, mais au moins, pourrait-il l'atténuer un minimum. Tandis que les deux femmes continuaient de discuter.

Vito remerciait le serveur qui posait l'assiette devant lui. Les pâtes semblaient parfaites, à son goût, il lâcha donc doucement Nikolas, pour s'attaquer à son plat, tout en ayant un petit sourire amusé en coin, quand l'invitation tomba alors. Bien évidemment, ce n'était pas une surprise pour le Duc, de voir sa femme chasser pour son groupe et c'était un honneur pour Nikiya, même si elle ne pouvait pas encore le savoir.


- Vous ne le regretterez pas. Fit-il tout aussi mystérieux. Même si bien entendu, il ne pouvait participer à ces soirées et ne savait réellement guère ce qu'il s'y passait concrètement.

Il était là pour épauler celle qui l'accompagnait dans cette vie. C'était ainsi qu'ils avaient toujours fait.
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Mer 1 Juin 2016 - 19:09
Une légère ride s'était creusée sur le front de la belle ballerine, un trait de contrariété qu'elle se força à lisser pour retrouver un air plus léger. La conversation prenait un tournant plutôt inattendu pour notre héroïne. Pour une première rencontre, les questions étaient souvent d'ordre superficielles et surtout beaucoup moins sujettes à débat. On lui demandait son avis quant à la programmation de la saison à venir, l'interrogeait sur ses goûts en matière de musique et de chorégraphie, la questionnait sur les pièces qu'elle préférait danser et avec qui et parfois même, lui posait-on des questions plus personnelles qu'elle avait appris à détourner à la perfection. Mais rarement - trop rarement assurément - lui demandait-on de s'exprimer sur des sujets autres que ce que l'on estimait être son "champ d'expertise".
La Duchesse avait engagé un dialogue très différent et, Lotte pouvait le sentir, loin d'être anodin.

C'était donc sans sourciller, qu'elle s'efforça d'exprimer au mieux sa pensée, prenant grand soin à choisir ses mots.

-En effet, l'école obligatoire est l'un des piliers de la démocratisation du savoir. Seulement, les établissements publics devrait-être des lieux où chaque individus pourrait apprendre à développer son esprit critique et non être des fabriques à citoyens formatés sur le même modèle...

La jeune femme avait très légèrement baissé la voix à la fin de son propos, un artifice qu'elle utilisait pour garder un calme parfait lorsqu'elle s'engageait sur des questions qui lui tenaient à cœur. L'école était également le premier lieu d'embrigadement des plus jeunes esprits... 
Cependant, cela ne l'empêcha pas de répondre. 

-Les écoles supérieures de la capitales sont reconnues mondialement, j'en suis consciente. Elles demeurent pourtant excessivement coûteuses et, par conséquent, ne sont accessibles qu'à une élites. La démocratisation de ces lieux n'est due qu'à quelques rares bourses d'études où beaucoup sont appelés et peu élus... 

L'étoile avait alors plongé son regard dans celui de la duchesse de Lampeduza, cherchant dans cet œil implacable ce que l'aristocrate attendait d'elle. Des réponses bien précises, celles qui lui seyaient d'entendre ? Que l'ancienne ne se méprenne pas, elle n'était peut-être rien de plus qu'une "danseuse sans cervelle" mais elle n'avait aucune intention de déguiser sa pensée pour la satisfaire. 
Elle l'avait déjà fait, plus jeune, pour obtenir ce qu'elle voulait. Pour obtenir une place dans le corps de ballet, obtenir la gloire, elle avait tout accepté. Le sang, la sueur et les larmes de l'effort sur la scène. Mais il y avait également eut les sourires, les courbettes et l'hypocrisie en société. Ç’avait été le prix à payer pour se tenir là où elle se trouvait aujourd'hui. Position qui lui permettait maintenant de n'être plus qu'elle-même. La riche mécène devrait s'en contenter.

-Je le concède, reprit-elle aux affirmations que posaient Lampeduza. Tout Homme possède son libre arbitre de même qu'il naît avec des capacités physiques, intellectuelles, et -ou non- de prodige qui lui sont propres. Je reste tout de même persuadée que la véritable égalité repose sur l'égalité des chances. S'il n'est pas possible de gommer les différences entre prodige et non prodiges, par exemple, il est possible d'effacer les différences entre les classes sociales ou les sexes...

Offrir à chacun le même bagage pour en faire, ensuite ce qu'il en veut.

-Trop peu, sûrement. Répondit-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu, trempant à son tour les lèvres dans son verre de vin, dont elle ne réussissait pas à apprécier réellement le goût.

Nikolas avait reprit en lui assurant qu'elle ne la classait pas dans cette catégorie. Qu'il s'agisse d'une flatterie ou non, Lotte avait hésité un instant à la détromper par simple esprit de contradiction. Mais elle garda cette pensée pour elle. Elle garda aussi ses souvenirs brûlants, ceux de jeunes hommes et femmes se faisant massacrer dans les rues de Paris moins de dix ans en arrière. Qu'elle ose dire à tout ces sacrifiés qu'ils ne s'étaient pas suffisamment sentis concernés par la situation de leur Arche...

Nikiya rassembla ses pensées qui commençaient à se disperser et reposa son attention sur son interlocutrice lorsque cette dernière lui proposa une invitation pour "l'une de ses soirées". Et quelle invitation ! Nikiya resta perplexe. Il existait quelques rumeurs au sujet des soirées de la duchesse sicilienne. Des fantasmes, surtout.
Quoi qu'il en soit, l'attention de Lotte avait été définitivement piquée.

-J'en serais honorée, répondit-elle avec une certaine retenue habillée de politesse.

Probablement pour la première fois depuis qu'ils étaient tous trois attablés, la femme lui sourit vraiment. Un sourire certes pleins de malice. Une étincelle brillait dans ses yeux, une lueur qui s'alluma un peu plus encore lorsque les regards des amants se trouvèrent. 
Décidément, la ballerine ne savait quoi penser. Les compliments, proposition à dîner, ce discours, et finalement cette invitation. Pourquoi ? À quoi cela pouvait-il bien lui servir ?

Notre héroïne réservait encore un peu son jugement vis-à-vis de la mécène. Elle ne pouvait pas se faire beaucoup plus d'idée sur son mari qui n'avait presque pas ouvert la bouche. Cependant, d'une certaine façon, il lui était définitivement plus agréable que sa femme. L'aristocrate possédait une aura et un charisme qui lui donnait un charme certain. Une force de séduction à laquelle Nikiya se serait bien frottée si sa femme n'avait pas été présente.

Lotte finit par porter, enfin, son regard sur l'assiette qu'on lui avait servir tandis que se déroulait leur discussion. Elle soupira intérieurement, se demandant bien pourquoi elle avait passé une telle commande. Elle n'avait pas faim le moins du monde et même quelques crudités probablement savamment assaisonnées ne lui ouvraient pas l'appétit.

L'intervention du Duc la surpris alors quelque peu, ne s'attendant plus à le voir intervenir. Décidément, les deux travaillaient de concert... A croire qu'ils menaient une véritable stratégie. Ce serait mentir que dire que le mystère qu'ils s'évertuait à tisser autour de leurs paroles n'avait pas éveillé sa curiosité.

-Je n'en doute pas, avait-elle rétorqué avec une fraîcheur nouvelle. Lui lançant un regard de biche. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Mais séduire l'homme reviendrait-il à séduire également la femme ?
Nikiya
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Lun 6 Juin 2016 - 16:51
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Lorsque le regard des deux femmes se rencontrèrent, Nikolas Lampeduza nuança quelque peu son impression générale. Voilà que sa jeune interlocutrice relevait son joli masque. Elle ne lui renvoya aucune émotion. Elle ne voulait pas aiguiller ses réactions. Car si elle s’était attardée après le ballet ne n’était pas pour rencontrer l’archétype d’une danseuse. Strega voulait voir sous les plumes de cette oie blanche. Elle voulait entendre son âme.

Par quel biais pourrait-on assurer une telle égalité ?

Les yeux de la Sorcière se teintaient d’une douce ironie. Prérogative de ceux qui ont eu le temps de voir toutes les illusions humaines se révéler. Car si quelques jolis cœurs croyaient en une utopie ils n’étaient toujours que poignée parmi la masse. Nikolas n’avait jamais cru en l’égalité. Elle était bien trop pragmatique pour croire que l’être humain en soit capable. Les deux millénaires écoulés lui avaient donné raison.

Trop peu, en effet.

Alors même qu’ils ont connu une guerre. C’est bien dommage.
Conclut la Prodige d’une voix désincarnée.

Elle accueillit l’acceptation de son invitée d’un petit hochement de tête appréciateur. Il était rare qu’une femme décline sans une raison valable et avec beaucoup de regret. Ne serait-ce que par la curiosité que les dames averties nourrissaient à ce sujet. La Duchesse n’avait plus besoin de faire campagne. Ses « filles » faisaient le travail. Une flamme vive étincela dans le regard de la dame, à la perspective de la future soirée. Nikolas comptait beaucoup sur cet événement. Vraiment beaucoup…

Fort bien.

La suite du dîner fût, plus paisible, plus simple. Après avoir testé la réactivité de la jeune héritière, l’aristocrate semblait disposée à la laisser tranquille. Elle n’aborda plus de sujets à controverse. Elle n’indiqua pas non plus si la première partie du repas avait bel et bien été ou non une évaluation. Elle ne tendit plus de piège. Si ce n’est peut-être sur des domaines connus par la belle créature. La joute verbale n’était plus qu’une distraction partagée. Lotte Hoffmeister pu donc se rétractée en toute quiétude.

Il n’y eu aucun incident notoire pour venir contrarier la fin de la soirée. Nikolas s’éclipsa à peine quelques minutes avant le dessert pour se rendre aux commodités. Là où elle pu pendre un médicament sans être vue. En moins d’une demi-heure le produit avait fait effet et les manifestations de physiques avaient cessées. Le Duc se chargea de la note avec la délicatesse qui était la sienne. Au moment des aux revoir Strega s’était approchée de la joliette. Elle s’était saisit de ses mains, avec douceur mais fermeté, avant d’aller chuchoter quelques mots mystérieux à son oreille.

Maurice se présenta de l’autre côté de la rue avec sa ponctualité habituelle. La voiture était là. Le moteur allumé. La portière arrière gauche ouverte pour laisser entrer Madame. Elle pénétra dans l’habitacle avec lenteur le corps un peu fourbu par le froid et la fatigue. A peine furent-ils montés qu’elle quitta ses longs gans pour se frictionner les mains énergiquement. Elle vérifia en la fenêtre la plus proche. Celle-ci était pourtant bien isolée.

Diable, qu’il fait froid ici. Maurice, du chauffage. Maugréa-t-elle. Puis, elle reprit à l’encontre de son compagnon : Une jolie fleure. Vous en convenez. Même si ce n’est pas la bonne. Elle pourra néanmoins m’être utile dans un autre domaine. Argua l’intrigante, tandis qu’un petit sourire retroussait le coin de ses lèvres.

Le joli petit canard blanc n’en avait pas fini avec la Sorcière. Nikolas posa une main sur le genou de son époux. Les bâtiments d’Edimbourg finirent par disparaître du paysage et avec eux les pensées machiavéliques.

Strega
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Jeu 9 Juin 2016 - 17:08
Ah, Nikolas avait semblait-il, réussi à piquer la demoiselle, qui se montra un peu plus rentre dedans, même si elle faisait tout pour ne pas manquer de respect à son aînée. Mais notre homme pouvait voir que quelque chose bouillait sous son crâne. Bien, un peu de combativité n'était pas négligeable. Bien au contraire, on pouvait croire qu'il avait une préférence pour les jeunes écervelées, mais c'était bien loin d'être les cas. Les femmes plus complexes gagnaient plus souvent son intérêt. Ce n'était pas pour rien qu'il était marié à une dame comme Nikolas, elle était la personnification même de cette complexité.

La demoiselle allait devoir défendre ses idées face à la plus vieille. Il était curieux de voir comment l'échange verbal allait finir. Puisque la ballerine semblait être bien éduquée, supporterait-elle la froideur de son épouse jusqu'au bout? Ou alors la duchesse finirait par moins attaquer sa benjamine et ils quitteraient tous la table en bons amis. La deuxième solution semblait être la bonne. Surtout, quand, finalement, l'invitation tomba.

Bon, ce n'était plus le temps de la guerre. Il observa d'un oeil son épouse s'éclipser quelques instants. Les douleurs dont elle était la victime le laissait songeur, il se demandait si un jour, elles pourraient réellement être apaisées, autrement qu'en changeant de corps, bien entendu. Il profita de ce moment en tête-à-tête avec Nikiya, dont il avait parfaitement repérer les signes annonciateur d'une tombée sûre sous son charme, pas si naturel que cela. Et c'était un danger, pas pour lui, mais bien pour elle. Car si lui était un fauve toujours en attente d'une proie intéressante, son épouse n'aimait guère les femmes qui entraient un peu trop dans sa vie et pouvait devenir la pire des vipères, son venin était le plus mortel de tous.


- Sans paraître trop cavalier, seriez-vous d'accord, un jour, que je vous peigne? Avec un sourire charmeur. Vous avez une silhouette qui mérite que l'on l'immortalise sur une toile.

Le peintre ne ratait jamais une occasion, surtout quand il rencontrait des corps qu'il trouvait intéressant. Son inspiration n'était pas totalement venue, mais peut-être qu'un nouveau modèle pourrait faire l'affaire.

- Ne le mentionner pas à mon épouse.
Glissait-il finalement, alors que cette dernière revenait.

Après tout, c'était à lui de prévenir Nikolas, quand il lui semblera nécessaire de le faire. Aucune arrière-pensée n'était à cacher pour le moment, il tentait juste de trouver de quoi faire revivre totalement ses pinceaux. Il laissait alors les dames, pour régler la note, ayant compris après le café, qu'il était temps de partir. Saluant alors la plus jeune tel un gentleman, il rejoignait ensuite sa compagne dans la voiture. Resserrant l'écharpe autour de son cou.


- Jolie fleur oui, mais il vous faut quelqu'un avec une aura plus charismatique. Observant un instant le profil de madame, tout en hochant de la tête. Je n'en doute pas, vous savez toujours trouver une utilité aux gens que vous croisez.

Sa main se posait sur la sienne, tandis qu'il reportait son attention à la ville écossaise, dont les lumières empêchaient qu'elle soit totalement endormie, même à une heure avancée de la nuit. La campagne offrait au moins cette possibilité, de profiter d'une nuit calme et étoilée.


Beleth
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