Ah te voilà toi! Laure&JB

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Mer 5 Déc 2018 - 23:07
Ah te voilà toi!






Lauretta
IDENTITE : Laure Charpentier
GROUPE : Haut société
SPHERE :Art
AGE : 38 ans
ETAT CIVIL : Mariée, un enfant
PROFESSION : Décoratrice d'intérieur
POUVOIRS : /
ETAT DE SANTE : Chagrine
LIENS : Epouse de Charles, Meilleur amie d'Amélia Clark, Amie/Amante de Zenon de Lascelle, Amante de JB Lemoine, Connaissance de Guilia Lampeduza.



La dernière semaine avait été longue, longue, longue ! Charles était partit le jeudi précédant pour une mission sur l'Arche de Victoria. Il ne reviendrait que dans six jours à Édimbourg. La pluie et le froid avaient eu raison de plusieurs de ses clientes qui annulaient les rendez-vous les unes après les autres. Ne parlons pas des activités en pleine air qui n'attiraient plus grand monde. Ce qui faisait que Laure se retrouvait cloîtrée chez elle sans l'avoir décidé ! Elle avait bien essayé de prendre la situation avec philosophie. Elle s'était fait une rétrospective de comédies musicales avec en haut de liste : CHANTONS SOUS LA PLUIE. Qui lui avait paru de circonstance. Mais après le troisième soir de suite à faire ça il devenait clair que l'ennui n'allait par tarder à la terrasser.

En désespoir de cause elle envisageait d'aller dans un cinéma pour voir un film français peu engageant, se disant que la langue du pays lui redonnerait de l'aplomb. Elle aurait bien proposé à Zenon de la recueillir. Mais le Lord était pris ce soir. Amélia aurait été une parfaite compagne de cinéma. Mais toutes les deux se voyaient moins ces temps derniers. Laure n'était pas idiote. Elle connaissait son amie. Quelque-chose devait se régler entre elles. Mais il fallait pour ça que son beau dragon se décide...

Puisqu'elle avait tout le temps du monde à sa disposition la belle se préparait à sortir avec soin. Elle approchait la quarantaine en toute tranquillité. Laure Charpentier était au fait de son âge et l'assumait avec charme et volupté. A chaque époque de la vie se trouvaient des plaisirs particuliers. Et elle en était une fine ambassadrice ! Elle aimait observer les changements de sa silhouette qui marquait ses expériences et elle aimait surtout que amants et amantes les cajolent. Tout en se mirant, elle retrouvait son sourire, après tout pourquoi se morfondre, les Écossais pouvaient être charmants.

Alors, qu'elle passait son écharpe de laine blanche autour de son cou, son téléphone se mettait à vibrer. Brusquement son humeur incertaine vira à la joie. Voilà qui était une bonne nouvelle. Jean refaisait surface ! Jean se nommait en réalité Jean-Baptiste. Jean-Baptiste Lemoine. C'était un expatrié comme Charles et Laure. Il travaillait à Édimbourg depuis plus longtemps qu'eux encore. Le trio s'était rencontré trois ou quatre mois en arrière. Laure s'était naturellement entichée de ses airs de vieux loup solitaire. Elle aimait son contact qui changeait d'avec les autres. Ils étaient devenus des complices. Le problème était que Jean avait un travail chronophage. Il était policier à la Scoland Yard. En plus de cela il était affilié à une section « musclée » selon les termes. Ce qui faisait que ses disponibilités étaient très aléatoires. Elle lui répondait donc tout de suite.

Commençant, à le connaître un peu, la Charpentier excluait les lieux publics bondés. Il lui avait dit avoir une affaire compliquée ces temps derniers. Il aurait probablement envie de calme. Ce qui lui allait bien quand c'était en sa compagnie. Elle lui proposa donc de venir à sa rencontre en le retrouvant directement sur Mojo son bateau. C'était une des originalités de cet homme il habitait sur un bateau. Une idée qui plaisait à Lauretta et elle aimait en profiter. Elle prenait donc le temps de rassembler des affaires pour la nuit et le lendemain avant de décamper.

Elle garait la voiture dans le quartier juste avant la zone portuaire et fit la fin du trajet à pied. L'air chargé de pluie était plus léger maintenant que soirée agréable s'annonçait. Elle avait fait un crochet sur le chemin pour ne pas venir les mains vides. Il y avait toujours une petite douceur avec elle. C'était un détail mais il comptait à ses yeux. Laure entrait sur le port et s'aventurait sur le quai avec le vent dans le dos. La silhouette du bateau se dessinait dans le noir de la nuit grâce aux lumières des lampadaires. Laure se posta à ses pieds pour un sifflement joueur avant d'entamer une montée dans l'appareil.

Aussitôt sur le pont du navire, la Française posait le sac pour être libre de ses mouvements. Elle fit glisser les chaussures de navigation de ses pieds et s'approcha du propriétaire en affichant un sourire amical et joueur. Ses mains furent aimantées sur lui tout de suite. Elle lui caressait les bras en parlant :

« Jean, ton idée tombe à pique. Vraiment ! Je commençais à dépérir là-bas ! » Pour l'en remercier, elle l'embrassait. Ses doigts glacés par le froids lui caressaient la barbe et elle le retenu pour un deuxième baiser, cette fois un baiser sensuel et passionné d'amante. Il lui donna d'ailleurs un peu plus chaud et Laure sourit en reculant lentement son visage. « C'était long ! » Avide de bonheur comme elle était cette femme avait du mal à vivre dans la frustration. Avec JB la belle composait pourtant avec. Elle ne s'en cachait pas à lui d'ailleurs. Laure était plutôt transparente dans ses désirs. Elle lui adressa un sourire complice. « Je t'ai manqué ? Un peu ? » Un coup de vent la poussait dans ces bras forts.


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Dim 9 Déc 2018 - 0:26
Ah te voilà toi!
Laure Charpentier&Jean-Baptiste Lemoine

La journée avait été longue, comme bien souvent, trop souvent même. Surtout quand ils l'avaient passés à ne rien faire ou presque. C'était sans doute ce qui tendait le plus Jean-Baptiste, quand ils étaient à l'arrêt, tout en étant prêt à partir au quart de tour. Dans les starting blocks, sans pouvoir bouger, à attendre que ce putain de coup de feu délivre enfin les coureurs et qu'ils partent pour le sprint de leur vie. C'était souvent ça, la vie de flic. La vie d'un flic d'un groupe d'intervention en tous les cas. Et quand ils n'étaient pas à attendre un feu vert, ils étaient dans la paperasse et ce, jusqu'au cou. De quoi souvent se demander pourquoi il continuait à trimer ainsi. Mais le français ne se voyait plus faire autre chose, la Strike Team était devenue sa vie depuis bien longtemps. Il n'avait pas grand-chose d'autre d'ailleurs. Alors... il prenait sur lui. Il était sorti de sa voiture de surveillance en s'étirant de tous ses membres, comme le vieux chat qu'il était. Autant dire que ce genre de planque était de moins en moins fait pour lui. Pourtant il continuait. De toutes les façons, il ne s'arrêterait que le jour où il se prendrait une balle mal placée, il estimait qu'il ne finirait sans doute jamais autrement alors bon...

L'équipe s'était séparée non sans un soupir de soulagement. Chacun ayant à gérer comme il le pouvait ce genre de boulot. Rylee et Zac étaient les plus "hyperactifs" du groupe et ce genre de planque sur la longue durée avait clairement le don de mettre leurs nerfs en pelote. Pas de doute qu'ils allaient aller vider ce trop-plein d'énergie dans une salle ou ailleurs. Le tank et lui étaient les forces plus tranquilles - et pourtant mieux valait ne pas venir leur chercher des noises - de ce quatuor. Ils avaient appris à mieux gérer ces situations, même s'ils les trouvaient tout autant pénible que leurs "jeunes" collègues. Mais comme tous les autres, il rêvait de pouvoir se poser chez lui, rien qu'étendre ses jambes serait un plaisir en soi.

Alors qu'il montait dans son véhicule privé, après avoir salué ses équipiers, pensant à la soirée qui se présentait finalement à lui, une pensée s'arrêta un instant. Pourquoi ne pas contacter Laure et lui proposer de passer? Les deux français se côtoyaient depuis quelques mois déjà, JB n'avait rien contre la voir, au contraire. Il appréciait la fraîcheur qu'amenait cette femme dans son sillage et il ne serait pas contre un peu de compagnie. Surtout qu'ils ne s'étaient pas vus depuis quelques temps... ce n'était sans doute pas raisonnable mais qu'importe, la soirée au cabaret était loin depuis longtemps et ils n'avaient pas vraiment pu échangés là-dessus... parce que finalement, tout avait rapidement tourné au vinaigre et il avait filé à l'anglaise, parce que toutes ces histoires ne le regardaient guère. Mais il tenait quand même à féliciter - de vive voix - Laure, pour sa prestation, qui avait été plus que bonne.

Réponse presque instantanée, le flic eut un petit sourire et décida de mettre les boucher double pour rejoindre le pont de son bateau. Afin de préparer un accueil un peu digne de son hospitalité pour son invitée de la soirée. L'avantage de vivre sur une péniche, c'était bien le fait que tout était rapidement à portée. Il n'avait pas non plus des choses à cacher. D'un coup d'œil dans la cale du bateau, l'on pouvait découvrir son monde. Il y avait d'abord les escaliers de la cabine qui vous menaient dans le salon, puis la cuisine était à bâbord, un plan de travail, un comptoir, à tribord, une douche tout ce qu'il y avait de plus fonctionnel et tout au fond, sa chambre, un grand lit et c'était à peu près tout. Mais Lemoine n'avait jamais ressenti le besoin de vivre autrement. Et sa maison, comme celle des escargots, il pouvait la faire bouger, la déménager presque le plus facilement du monde. Parfois, il partait avec Mojo sur les eaux d'Ecosse, juste pour s'aérer l'esprit quelques jours, avant de revenir à bon port. Oui, cette péniche était pleine de surprise.

Le sifflement le sorti de ses pensées, ainsi que l'arrêtant dans le petit apéro qu'il était en train de préparer, pour monter accueillir son invitée. Un fin sourire marquait ses traits, quelque peu fatigué, en la voyant arrivée. Elle avait cette énergie qui le revigorait avec tellement de facilité que cela le surprenait toujours.

- *Hey. La saluait-il sobrement, avant qu'elle ne s'approche de lui, pour le toucher sans attendre. Il la savait tactile et n'avait rien contre ce genre de chose. Que t'arrive-t-il? S'inquiétait-il un peu, après avoir répondu sans se faire prier aux baisers que cette belle amante lui offrait. Désolé, beaucoup de boulot. Fit-il sans l'être pour autant. Il n'avait guère l'habitude de devoir gérer quelqu'un dans sa vie, autre que son équipe.

Et bien que Laure fût une personne agréable, divertissante, intéressante, qui lui permettait de voir et faire autre chose, elle n'avait malheureusement pas la possibilité de se retrouver prioritaire. Pas face à son job. Sans compter que ce vieux matou ne tenait pas à se retrouver avec une relation trop suivie, qui risquerait de compliquer leur histoire, qui pour le moment était sans prise de tête aucune.

- Presque. Lâcha-t-il alors plus taquin pour le coup. Car oui, il avait pensé à elle, il ne pouvait pas mentir sur ce point, mais... il aimait bien aussi la chercher, comme il le faisait souvent. Avant de ramasser ses affaires. Rentrons, tu es gelée... lui remettant une mèche de cheveux en place, allant ensuite lui ouvrir la porte qu'elle descende sous le pont.

La française savait qu'elle pouvait être chez lui, comme chez elle. JB allait prendre les verres qu'il avait servi et lui en mettait un direct dans la main, le salon était prêt à les accueillir, sur la table basse se trouvait quelque appétitifs, il n'y avait plus qu'à taper dedans.

- Installe-toi, enfin, tu connais la maison. Santé. Levant son verre dans sa direction.

Une chose que Laure avait plus que les autres, c'était le fait de parler sa langue natale. Jean-Baptiste prenait un vrai plaisir à pouvoir l'utiliser en sa compagnie, il ne prenait même pas la peine d'engager quoi que ce soit en anglais. Tout se faisait en français et il en était bien aise.

*En français dans le texte
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Mer 12 Déc 2018 - 19:38
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L’air était à la fête et à la paix. Une fois encore cette femme appliquait l’euphémisme avec une légèreté inconsidérée. Elle synthétisait le chaos de son foyer avec une simple phrase :

« Ils m’ont laissée toute seule ! »

Même si Lauretta parlait peu de lui, elle avait pourtant un petit garçon. Un fils qu’elle avait eu avec Charles, après une longue très longue négociation de celui-ci. L’enfant était avec son père de l’autre côté de l’Archipel. Laure reconnaissait que cela lui faisait un peu de vacances. D’un autre côté… c’était aussi le stigmate d’un mal discret mais pernicieux. Ce qui s’était passé pendant la soirée du cabaret avait eu un effet ricochet notamment sur les Charpentier…

« Quels hors la loi as-tu arrêté cette fois ? » Ses yeux se perdaient sur le visage du policier avec avidité. Cela lui faisait du bien de le revoir. Particulièrement maintenant que l’atmosphère chez elle était électrique. Avec Jean quand il y avait des tensions elles étaient érotiques et délicieuses ! Enfin, sauf quand son travail tournait mal. Ça arrivait parfois aussi. Mais ce soir là la Française ne voyait que de la fatigue.

Le sourire qu’elle affichait s’agrandit plus. L’humour taquin de JB lui correspondait. Il correspondait à son tempérament joyeux et pacifiste. Maintenant qu’elle le retrouvait Laure réalisait qu’elle en avait manqué. Cela aurait pu adoucir les angles après les dernières disputes d’avec l’Ambassadeur. Laure allait se ressourcer.

« Presque ! » La libertine riait, dévoilant sa jolie dentition blanche avant de plaquer son nez froid contre la barbe hirsute. « Vauriens. » Le chuchotement malicieux marmonné tout bas dans la nuit. Juste assez pour que JB puisse entendre l’amusement de son invitée. Elle lui confia la charge des affaires et lui sourit quand il effleura sa joue, en profita pour embrasser son oreille. « Oui, tu vas me réchauffer ! » Une petite provocation qui donnait l'humeur de la belle lutine.

La porte de la cabine les coupait du vent du canal. Une chaleur tiède et accueillante enrobait la blonde. Elle inspirait de soulagement et entreprenait de défaire ses habits d’hiver. Elle abandonna la capeline sur la banquette avec le reste. Elle appréciait sa liberté de mouvement en circulant et pris le verre pour le toast. Le froid lui donnait un appétit de loup.

« Il fait bon chez toi ! » Elle avalait une olive noire et récupéra le noyau dans le creux de sa paume. « J’allais au cinéma quand tu m’as appelé. J’ai failli te le proposer. Je me suis dit que ce n’était pas trop ton truc. Un film Français justement. Comme ce n’est pas souvent qu'ils sont programmés. Est-ce que tu te laisserais tenté ? Avec moi ? » Glissant par ici un léger double-sens dont elle adorait parsemer ses dialogues particuliers.

Monsieur Charpentier n’était pas un grand amateur de toiles. Laure se faisait facilement bercée par une bonne comédie. C’était un petit plaisir. Laure trouvait un bol où glisser le noyau. Elle songeait aux olives de Provence, au sud de l’Arche Française. Elle y pensait plus souvent ces derniers jours. Peut-être parce qu’elle était toute seule. D’autant que les nouvelles n’étaient pas heureuses. Une alerte à la bombe avait retourné la ville une quinzaine de jours plus tôt. Un écho avec ce qui s’était produit pendant la première du film Miss Marvel.

« J’ai aussi pensé à la patinoire. » Laure plissait des yeux. Elle posait ses doigts frais sur la joue mal rasée. Elle peignait Lemoine sur des patins dans son imagination. Mais l’image s’évaporait vite. Elle tourna la tête pour voir le feu brûler doucement dans le foyer de cendre. « Mmm. Ca fait du bien. Bon comment vont tes trois mousquetaires ? » Un surnom qu'elle trouvait approprié pour les ouailles de son joli Lieutenant. Elle s'y intéréssait un peu mais surtout parce que ces loustiques étaient précieux pour Jean.


Amélia Clark
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Sam 22 Déc 2018 - 0:33
Ah te voilà toi!
Laure Charpentier&Jean-Baptiste Lemoine

Jean-Baptiste marqua son étonnement d'un petit levé de sourcil, surpris d'apprendre que Laure se retrouvait donc seule chez elle. Sans aucun de ses hommes. Car oui, même s'il ne se montrait guère curieux sur sa vie de famille, car elle faisait bien ce qu'elle voulait, le français savait que ce couple était parent. Il avait croisé une fois ou deux le petit dans les couloirs, qui avait échappé à la surveillance de sa nounou. Mais rarement sa maîtresse en avait réellement parlé. Il ne savait pas si c'était un tabou ou quelque chose qu'elle préférait garder pour elle, mais il respectait totalement le fait que cet enfant n'était pas un sujet de discussion propice pour cette femme. Par contre, que l'ambassadeur embarque son fils en voyage, c'était plutôt rare.

- Oh... il s'est passé quelque chose?

Certes, le flic s'était retrouvé au cabaret le soir de l'altercation, parce qu'il avait promis à Laure qu'il viendrait la voir chanter. Mais il avait filé une fois le numéro terminé, parce qu'un appel d'urgence lui avait fait quitter sa table. Il n'avait donc pas pu voir ce qu'il s'était passé et n'avait pas été plus mis au courant que cela. Il découvrait donc. Et si la belle blonde avait besoin d'en parler, elle trouverait auprès de son complice, toute l'oreille qu'il lui faudrait. Il savait jouer les confidents quand on le lui demandait.

- Personne encore, ils n'ont pas voulu montrer le bout de leur nez. Mais ça viendra. Dans un sourire. Et oui, même eux pouvaient parfois rentrer bredouille. Mais c'était ça aussi leur boulot de flic, être patient, aux aguets, comme tout bon prédateur. Les suspects finissaient le plus souvent par tomber dans leurs filets. Et ne me demande pas de te raconter ce que j'ai fait de ma journée, c'était ennuyant à mourir.

Ce qui n'était pas loin d'être faux. Quel intérêt de raconter une planque? Charpentier avait sans doute d'autres idées en tête pour passer leur temps ensemble, que d'écouter un ennuyeux compte rendu. Au moins la faisait-il rire. Il l'aimait d'ailleurs, ce rire. On pouvait se demander, aussi, ce qu'il n'aimait pas chez elle, mais son rire… lui faisait du bien. Il la trouvait encore plus belle ainsi. Le murmure à son oreille ne manqua pas d'étirer un nouveau sourire sur ses traits. Oh oui, il était le pire des vauriens.

- Et fier de l'être. Toujours de son ton taquin. Tout en sachant aussi que cette belle femme appréciait de le voir parfois jouer les mauvais garçons. Alors pourquoi ne pas en profiter? Cette fois, ce fût un léger rire qui se fit entendre. Elle ne perdait jamais le nord et savait parfaitement ce qu'elle voulait. Oh, mais ce sera avec grand plaisir.

Lemoine ne cachait absolument pas qu'il aimait sa compagnie, et de toutes les façons possible. Ils s'étaient trouvés et il n'en était pas déçu. Bien au contraire. Il appréciait de voir à quel point tout était simple avec cette femme. Ce qui le changeait de beaucoup de problématique qu'il rencontrait au boulot ou même parfois dans sa vie privée.

Les deux compatriotes se retrouvaient donc dans le ventre de la bête. JB l'avait aménagé de façon la plus simple et agréable pour lui. Il avait même installée une cheminée en pierre dans un coin du bateau, pour permettre de chauffer cette grande pièce à la façon la plus standard et agréable possible. Il avait un faible pour l'odeur du feu que gardait l'intérieur de son habitacle. Tout était, bien entendu, sécurisé, le bateau ne pouvait s'enflammer avec facilité. Et dans l'âtre, alors qu'ils s'installaient, le bois qui brûlait crépitait tout doucement. Il ne manquait que la neige et une peau de bête posée sur le sol, pour se croire dans un chalet à la montagne. Mais un bateau sur l'eau, ça avait aussi son charme, non?

- Mais est-ce que je saurai te dire non quand tu me le demandes de cette façon? Fit-il avec une petite moue, qui se voulait boudeuse, mais qui n'en était rien, parce que son regard disait tout autre chose, il était souvent malicieux en sa présence. Mmm... Pourquoi pas? Ça fait longtemps que j'ai pas mis les pieds dans une salle de cinéma. Ça se tente. Glissant une coupole dans sa direction pour qu'elle se débarrasse de son noyau d'olive.

Cela lui permettrait de passer du temps avec laure, ce qui n'était pas négligeable et il n'avait rien contre se faire une toile de temps en temps. Ses goûts étaient divers et variés, il pouvait se trouvait de l'intérêt dans un film venu de son pays, tout comme un gros film qui envoyait du lourd. Tant que la qualité était là.

- Ne m'en demande pas trop quand même! D'un ton amusé. S'il se débrouillait dans plusieurs domaines, le patin à glace n'en faisait absolument pas parti et il n'était pas certains d'avoir l'air totalement idiot sur des patins.

Le contact de ces doigts sur sa peau était toujours agréable, un touché dont il ne se lassait jamais. De sa main libre, il la posait sur la sienne, pour tourner la tête et embrasser sa paume. Même si Lemoine pouvait être un homme bourru, brut, à l'image de son métier, quand il appréciait quelqu'un, sa façon d'être pouvait changer du tout au tout et il savait se montrer tendre et câlin. Sa main glissait à sa hanche, il venait l'embrasser dans le cou un instant, avant que sa question ne le ramène à une autre réalité concrète. Un léger soupire passa ses lèvres et il s'écarta un peu, pour boire une gorgée de son verre et alla se laisser tomber sur son canapé, posant un bras sur le dossier, tout en l'observant.

- Ça pourrait aller mieux. Même si on peut jamais vraiment savoir ce que ressent Rylee, je sais que y a de l'eau dans le gaz chez Marlon et Zac va pas super bien, il sa tête des sales jours, en pire j'ai l'impression... enfin c'est peut-être juste la période qui veut ça et les choses vont revenir à la normales... Reprenant son petit sourire, aucunement besoin de trop plomber l'ambiance. Tu sais que je t'ai trouvé incroyable sur scène? Tu m'avais caché ce talent naturel!

Ils ne s'étaient pas vus après le cabaret, Jean-Baptiste n'avait donc pas eu la possibilité de lui dire en face-à-face ce qu'il en avait pensé. Même s'il n'avait pas hésité à lui envoyer ses impressions par messagerie. Ça avait été la moindre des choses, elle l'avait subjuguée.

- Quand est-ce que je peux revenir te voir? Bah quoi? Il avait aimé, il en redemandait, normal non?

*En français dans le texte
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Mer 26 Déc 2018 - 18:50
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Laure Charpentier n'était en aucun cas comme son époux, ni calculatrice, ni stratégiste, comme doit l'être un diplomate. Elle était plutôt impétueuse et vive. Cela lui valait autant de mépris que de la sympathie par la bonne société édimbourgeoise. Mais le plus amusant avec cette libertine c'est qu'elle se moquait, comme de la dernière pluie, des bonnes mœurs et du regard des autres. Tant qu'elle payait ses impôts et ne commettait aucun délit elle ne voyait pas en quoi l'on pouvait interférer dans sa vie. Cela faisait d'elle une compagnie plutôt délirante pour les petites bourgeoises écossaises.

« Disons qu'on doit remettre certaines choses en question lui et moi. » Le jour où Charles serait disposé à discuter sans monter sur ses grands chevaux. A employer des mots d'oiseaux qu'elle détestait. Cela ne lui ferait pas de mal d'aller voir ailleurs. Parfois même quand on s'aimait il était bon de faire des pauses. Voilà ce qu'elle faisait et en bonne compagnie pour cette soirée ! « Il prend un bol d'air. Moi aussi. Au printemps tout sera rentré dans l'ordre. Comme à chaque fois ! » Exagéra-elle un peu. Il fallait l'espérer pour Charly. Car des deux, c'était lui, le plus dépendant. Mais elle n'avait pas envie que ses soucis prennent plus de proportions. « Pour l'instant je suis libre d’agencer mon temps comme je le veux. Si tu vois ce que je veux dire. »

« Je t'imagines assez en train de faire le travail barbant d'un flic. Les montagnes de paperasse ! » Le chercha-t-elle. « Il n'y a pas vraiment d'uniforme pour ton équipe, si ? » Elle ne se souvenait pas de l'avoir vu autrement qu'avec une veste en cuire et des lunettes noires. Ce qu'il portait bien. Mais Lauretta aurait été curieuse de voir Jean-Baptiste dans un joli costume. Elle lui en toucherait un mot. « Tu m'as quand même promis de me faire une visite guidée. Tu te souviens... » Lui susurra-t-elle assez curieuse, de voir le repère d'une bande de flics border line.

« Tu ne m'as encore rien refusé... Alors, tout justement ! Autant en profiter... Il n'y a que toi qui pourra réellement apprécier ce genre de film. » Un aveux fait sur un ton léger presque chantant. Les expériences passées n'avaient pas été très concluantes. Souvent les femmes des grands négociateurs avaient une culture classique. Elles avaient toutes les mêmes références à aligner. Laure qui aimait de tout s'ennuyait vite en leur compagnie. Heureusement qu'elle était de bonne composition et qu'elle n'avait pas peur de plaisanter. Quitte à choquer quelques dames de temps en temps. « Un film ce sera déjà très bien ! » Lui et elle dans une salle obscure rien que ça lui allait.

Laure détailla les traits soucieux de Jean. Il se faisait du souci pour ses recrues. C'était plus que des coéquipiers. Il fallait être aveugle pour ne pas s'en rendre compte. C'était touchant la façon dont ils semblaient s'être choisis les uns les autres. Un peu comme Laure et Clark s'étaient choisies à une époque. Lisbeth avait quant à elle totalement disparue de la circulation.

« Mmm. Si ça te tracasse demande leur ? » Lui proposa-t-elle. Le sourire était alors plein d'encouragement. Un conseil que la blonde donnait assez souvent enfin de compte autour d'elle. « Tu ne pourras pas deviner JB. De temps en temps, on a juste besoin de savoir que quelqu'un fait attention à nous et ça aide. » Par exemple, il suffisait que Zenon lui envoi une boîte de chocolat pour les fêtes. Ou que son beau Lemoine pense à elle pour passer la soirée et la Française savait qu'elle n'était pas oubliée. Tout de suite, les problèmes prenaient une autre échelle. « Je suis contente que tu ais appelé. » Lui avoua-t-elle dans un sourire.

« Moi réussir à surprendre Jean-Baptiste Lemoine... Rien que pour ça je suis contente. » Elle avait un sourire malicieux en posant le noyau d'olive dans la coupelle. Un regard entre la taquinerie et l'affection. « J'ai beaucoup aimé l’expérience ! » Les organisateurs lui avaient aussi fait des compliments. Le succès avait été au rendez-vous. Il avait été occulté par... le scandale. Mais Laure avait été apprécié. « Il y a même un journaliste qui voulait faire mon portrait. » Finalement Georges Powell avait été la « vedette » de la soirée. Ça ne faisait rien pour Madame Charpentier. Elle ne recherchait aucune gloire. Elle voulait surtout s'amuser. « Je ne sais pas trop. On m'a proposé de faire quelque-chose pour Noël. Mais ça faisait un peu court. Je te dirais ce que le prochain projet donne. » Un représentant de l'ordre aussi sexy aurait bien entendu des places offertes. Il aurait même droit à un passage en coulisse s'il en avait envie. Elle attrapa ne autre olive avant de se coller dos de la table.

« J'ai encore la robe à la maison. » Une invitation, pas vraiment déguisée de profiter d'une représentation en plus petit comité. Elle respirait l’espièglerie. Laure y avait déjà songé. Seulement le temps passe trop vite. Demain ils seraient déjà en 2019. « Si tu nous mettait un peu de musique. » La barbe de trois jours recevait une nouvelle caresse à la française. Un frenchkiss lui succédait. Lauretta souriait songeant à ce qu'elle pouvait inventer pour le réveillon du jour de l'an.


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Dim 30 Déc 2018 - 18:05
Ah te voilà toi!
Laure Charpentier&Jean-Baptiste Lemoine

Pas besoin que Laure en dise plus à son amant de flic, pour que ce dernier comprenne qu'il y avait plus qu'un peu d'eau dans le gaz du couple de français. Il ne s'en mêlerait pas, bien entendu. Il trouvait juste cela dommage. Du peu qu'il en avait vu, il avait trouvé que ces deux avaient une alchimie qui leur convenait bien. Mais si tout devait se terminer d'une manière ou d'une autre... enfin, ça ne semblait pas inquiéter plus que tant sa belle, puisque cette dernière les voyait déjà réconciliés pour le printemps. Elle était optimiste et c'était sans doute la meilleure façon de voir les choses. JB eut alors un petit sourire.

- Ok. J'vous le souhaite en tous les cas. Tu sais où me trouver si tu en sens le besoin d'en parler en tous les cas. Il n'y avait pas que le sexe dans la vie et s'il pouvait l'aider, il le ferait. Parce qu'il l'aimait bien cette femme. Un fin sourire marqua alors ses traits. Je vois, je vois. Je peux donc t'avoir tout à moi pendant quelques soirs, c'est ça?

Ou se partageait-elle entre ses amants? Il savait qu'il n'était pas le seul et unique et n'en était pas plus jaloux que cela. Mais la présence de la française sur son bateau lui plaisait. Alors s'il pouvait en profiter un peu, il n'allait pas s'en priver. Ça c'était certains. Ce n'était pas son genre.

- Ouais ou attendre une journée entière dans une bagnole... avec un petit sourire. Avant qu'un sourcil ne se hausse à sa question. Olha non, surtout pas... les uniformes c'est pour la bleusaille et les patrouilleurs. Nous ça fait longtemps que ça traine dans un placard.

Mais il avait bel et bien un uniforme. Même deux. Celui de son passé militaire et celui de la police. Car il y avait bien des moments où il fallait le porter. C'était surtout dans les grandes occasions. Le président qui débarquait au commissariat ou les enterrements des officiels et des collègues importants. Bref, pas les moments les plus cools d'une histoire de flic quoi. Il remarquait pourtant le petit pétillement au fond du regard de la belle et comprenait qu'elle aurait pu être intéressé à le voir dedans. Alala le fantasme de l'uniforme. Cela ne manqua d'ailleurs pas de lui tirer un plus grand sourire amusé.

- Je n'ai pas oublié. Mais il faudra trouver le moment. Genre quand y a pas trop de monde. C'est pas vraiment fait pour être visité de base, je te signale.

Il semblait que nos deux français étaient sur la même longueur d'onde. Et puis si Lemoine pouvait faire plaisir à cette femme, il ne s'en privait pas. Un cinéma n'était pas non plus une demande trop importante et il n'était pas allergique à cela, alors...

- Tu me donneras l'heure et la date alors. Caressant sa joue un instant.

Oui, le chef d'équipe pouvait avoir quelques inquiétudes concernant ses collègues. Après tout, s'ils n'allaient pas bien, en plus d'être préoccupé par ce qu'ils pouvaient bien vivre, c'était un danger pour la collectivité. Ne pas être bien dans sa tête, quand on allait au front presque tous les jours, c'était prendre le risque de faire une erreur, qui pouvait être fatale parfois. Ce qui demandait au lieutenant d'être deux fois plus à l'affût que le reste du temps. Cela finissait aussi par l'épuiser. Et si lui n'était pas au taquet... qui porterait l'équipe? Rylee pouvait faire le boulot, mais il ne voulait pas lui mettre cette pression sur les épaules. Lentement, il faisait un petit mouvement de la tête. Laure avait raison. Il lui fallait parler avec ses gars et leur demander ce qu'il se passait. Surtout Zac, c'était l'élément un peu plus électrique du groupe. Mieux valait ne pas que tout parte en couille avec lui.

- T'as raison, je leur en parlerai. La regardant tout en prenant une gorgée de son verre. J'suis content que tu aies pu venir. Ce n'était pas désagréable de changer un peu de compagnie et Laure lui permettait d'oublier pour un moment son monde. Ce qui n'était pas un mal. Ouaip. Pourquoi est-ce si étonnant? Tu pensais que rien ne pouvait me surprendre, c'est ça? J'suis pas encore totalement blasé de tout en fait. D'un ton taquin. L'écoutant avec intérêt, il était content que ça ait aussi bien marché pour elle. Oh cool! Et on peut lire quand cet article? J'espère que ce journaliste est allé au bout de son envie.

Bon il les aimait pas des masses, mais quand ils faisaient du bon boulot, ailleurs que dans ses pattes, il n'avait rien contre eux. Ce qui était plutôt rare. Vu que la police était un sujet qu'ils aimaient bien piqués, souvent... quitte à faire foirer parfois des enquêtes, en balançant des annonces qui prévenaient les suspects. De quoi rendre fou les serviteurs de la Loi.

- J'aurai du te dire de venir avec. Fit-il avec un nouveau petit sourire en coin, complice, qui marquait bien qu'il comprenait parfaitement les sous-entendus qu'elle pouvait lui faire. Enfin, au fil du temps et de leurs rencontres, il avait appris à rapidement décoder certaines choses.

Répondant d'abord au baiser sans se faire prier, il l'attirait contre lui, pour laisser ses mains parcourir un instant ses épaules, son dos, remontant dans ses cheveux. Il aimait son contact, son goût. Une bouffée d'air frais dans son quotidien lourd et violent. Son regard planté dans le sien, il finissait par hocher de la tête et se levait, tout en réagissant son pull, il allait faire un tour dans ce qu'il avait à écouter. S'arrêtant sur une compile de chanteurs français. Autant profiter d'avoir quelqu'un à la maison capable d'apprécier cela. Du rock, de quoi bouger un peu. Jean-Baptiste revenait vers elle et lui tendait une main, le regard malin.

- Une danse madame?

Sans être bon danseur, il se débrouillait et surtout... c'était pour s'amuser. Ouvrir l'appétit, voir plus même. La nuit était à eux ce soir.

*En français dans le texte
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Sam 12 Jan 2019 - 17:45
Ah te voilà toi!






Lauretta
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Mojo tanguait de façon tout à fait infime sans doute parce que son point lui assurait une certaine stabilité. Rien à voir avec les voiler sur lesquels Charles adorait embarquer pendant l'été. Laure aimait ces deux formats, bien que ce refuge était le plus adéquat pour la vie qu'elle avait actuellement. Elle était heureuse que son ôte l'ait plus ou moins saisi. Cela lui facilitait les choses.

« Voilà ! Je peux venir ici. Profiter sans compter de l'hospitalité en eaux françaises. » Lauretta butinait dans plusieurs jardin. Elle aimait la diversité. Ce qui pouvait alimenter son imagination fertile. En même temps, elle avait des préférences. Comme tout à chacun, selon la période, l'état d'esprit, les envies, elle allait vers untel ou un untel. En eau trouble Jean-Baptiste était un asile. Premièrement, parce qu'il était plus qu'un amant. Deuxièmement parce qu'il lui correspondait sur plusieurs points. « Tu m'offrira l'asile si les choses tournent mal. » Fit-elle avec un humour à la Charpentier.

Laure caressait secrètement l'idée de continuer à faire quelques soirées de ce style. Elle ne se gênerait pas pour laisser une partie de ses effets personnels sur le bateau. Elle pouvait avoir un esprit très pratique quand il le fallait. D'autant qu'il y avait assez de place pour ça.

« J'ai déjà fait ça... !! Mais c'était pour pouvoir aller saluer un acteur que j'adore. J'ai attendu et j'ai tenté ma chance. » Plus tôt, pendant sa prime jeunesse Laure pouvait se montrer très entêtée. Très très entêtée. Elle avait eu sa rencontre. Ils avaient échangés et pris une photos. Sa chance avait été de recroiser le comédiens plus tard au moment de chercher une table pour un soupé de minuit. Depuis cette soirée, ils échangeaient de temps en temps par internet. Chaque fois qu'il venait ici à Édimbourg elle tentait de le voir. « Un peu comme les étoiles noires. » La référence pouvait parler à Lemoine de par leur culture commune. Ceci dit il fallait encore pour ça qu'il soit un minimum adepte des comédies musicales francophones des années 1970. Charpentier croisa le sourire du policier et elle en compris le sens sans avoir à demander. Elle appuya alors avec autodérision : « Oh oui. Je peux être une vraie midinette. » Elle était tout aussi intriguée de découvrir ce QG dont JB lui parlait quelques fois. Voir, comment étaient agencée la pièce, où se plaçait qui. Où est-ce que lui évoluait en fait pour mieux... imaginer. « Ou un soir... »

Les idées étaient posées. Charpentier ferait en sorte que tout se réalise. Son regard pétillait de malice. Elle embrassait furtivement la paume de son complice. Elle était contente d'avoir d'autres choses à pensé que ces satanés plans pour le Gala de février. Sortir avec JB ne pourrait lui faire que le plus grand des biens.

« On pourrait y aller mercredi soir ? Je peux même passer te chercher. Le cinéma est dans votre quartier. » Le principal était qu'ils se retrouvent.

Ça ne ferait pas de mal à un homme comme Lemoine. Parce qu'être un chef d'équipe cela pouvait peser lourd. Laurette l'avait vue de ses propres yeux par le biais de proches. Charles bien sûre quand il avait accepté des postes à responsabilités. Il y avait eu les débuts d'Amélia aussi, avant qu'elles se brouilles. La pauvre faisait des semaines titanesques. Ce qui... s'était empiré maintenant.

« Moi aussi j'ai du mal à dire non... surtout en Français. » Une plaisanterie entre eux. Il y avait bien des domaines où Laure n'avait pas envie de dire non. JB en connaissait quelques uns. Mais celle-ci détonnait tout de même une vérité. La blonde n'allait pas mentir. Elle ne mentait quasiment jamais. Ou alors quand on le lui demandait et qu'elle trouvait la raison valable. Pour protéger quelqu'un par exemple. « Oui il y a de ça un peu. Vous voyez des choses ignobles. » Le sourire de la belle ressortait pour parler de la programmation. Sur ce sujet il n'y avait pas de quoi être grave ou sérieux. Ce qui lui convenait beaucoup mieux. « D'après ce que m'a dit la secrétaire au téléphone ce sera en février. J'espère aussi. Je ne connais pas la version finale. Ils m'ont seulement demandé la permission pour introduire des informations perso. On le découvrira ensemble. » Jean se montrait beaucoup plus enthousiasma que le lui avait semblé son mari. Mais Laure essayait de ne pas trop réfléchir de cette façon et de rester positive. C'était sûrement parce qu'ils étaient brouillés en ce moment cela allait passer.

« Je peux la prendre mercredi soir si tu veux. » Suggéra donc Laure en partageant cette idée commune.

Laure venait contre son solide allié, attirée qu'elle était dans ces bras de « ripoux ». Elle suivait le parcours de ses mains sur elle avec plaisir. Leur complicité charnelle ne faisait aucun doute et ce depuis le début. Lemoine avait une façon d'être et de vous toucher qui avait tout de suite mis Laure en confiance. Il y avait aussi ce fil conducteur cette envie d'être dans la chaleur de l'autre sans avoir à penser à rien d'autre.

« Ah ! Ça fait un moment que je n'avais pas entendu ça. Bon choix. Je jetterais un œil à ta disco. » Elle posa sa main sur la sienne. Un sourire se fit au coin de la bouche. Laure avait pris quelques cours de danse avec Charles. Ça avait été l'une de leurs nombreuses activités de « couple ». Elle l'avait fait pour s'amuser. Elle aimait la danse. C'était vivifiant et très porteur pour partager des envies. Ce qu'elle était certaine de pouvoir faire ici avec le capitaine de ce navire. « Oui ! »

Ils ne faisaient pas les pas attendu par les standard. Ça n'avait pas d'incidence aucune sur le plaisir de la Charpentier. Son corps suivait le rythme. Elle se lâchait d'autant plus que Jean était un partenaire intime. Elle pouvait se montrer sensuelle et joueuse sans provoquer de gêne ou se mettre en danger. Ce qu'elle faisait. De pirouettes en rires, en rapprochements elle sentait leur lien briller, leur complicité s'épanouir. Son corps revenait vers celui de Jean-Baptiste une nouvelle fois et elle lui volait un baiser malicieusement.

« J'ai chaud ! » Riait alors la belle alors que le morceau entamait la clef finale. Elle se laissait aller contre son partenaire de pas le souffle court. Ses yeux cyans se posèrent sur son visage. « Ça c'est de la musique ! Ah ! » Elle riait de plus belle et pulssée par l'adrénaline l'embrassait à pleine bouche. Une fois leurs lèvres séparées elle ôtait son gilet et se passait une main sur la nuque pour essuyer la sueur. Ses yeux espiègles et rieurs fixaient Jean.


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Ven 18 Jan 2019 - 13:02
Ah te voilà toi!
Laure Charpentier&Jean-Baptiste Lemoine

JB savait lire entre les lignes, il voyait parfaitement où voulait en venir Laure. Elle était la bienvenue sur son bateau, c'était un fait. Comme tous ceux qui était dans son entourage proche. Il répondit à sa question d'un petit rire, avant de lui voler un baiser.

- Mojo accueille toujours ceux qui ne savent pas où aller.

Autant dire qu'elle pouvait être ici comme chez elle. Il ne mentait pas. Combien de fois avait-il laissé Marlon, Rylee ou Zac dormir sur son canapé? Profiter du calme de la péniche, de l'eau. Voilà pourquoi la Strike était autant une famille. Ils se serraient les coudes, tout le temps. Et le français était le premier à entretenir cet état d'esprit. Quand les choses n'allaient pas, il faisait venir ses collègues sur son bout de paix et les laissait seulement profiter du calme ambiant. Parfois, sans rien dire, il les faisait aussi profiter de son pouvoir. Rylee et Zac étaient souvent sujets à quelques mauvaises insomnies, jamais il n'avait pas eu droit à une vraie nuit de repos sur le Mojo. C'était la règle. Et sa porte était ouverte, tous les jours et toutes les nuits, toute l'année. Si l'un de ses hommes arrivaient maintenant, Laure se verrait sans doute un peu frustrée de partager son lieutenant, mais c'était ainsi.

Et puis, il y avait Matt', le fils de Sanders, qui venait souvent passer un weekend sur deux sur le bateau. Le gamin adorait ça. Une sorte de changement bienvenue dans sa vie un peu bousculée par ses parents qui ne savaient décidément pas se gérer...

- Une planque? L'écoutant alors lui raconter sa petite anecdote, haussant un sourcil. Une vraie groupie en fait. Mais vaut mieux attendre une star, que des petits criminels.... au moins, t'as pas besoin de leur courir après, s’ils ne veulent pas s'arrêter. D'un ton taquin. Un peu oui. Il connaissait ses classiques. Même s'il avait grandi dans une famille de montagnards, ils avaient eu le grand luxe d'avoir une radio. Et puis, au fur et à mesure du temps, JB avait construit ses connaissances musicales. Tout comme la lecture, c'était quelque chose qu'il appréciait et dont il profitait lors de ses jours de congé. C'est pas pour me déplaire. De toutes les façons, tout chez elle lui plaisait. Il aimait sa façon de voir la vie, de la croquer à pleine dent. Ça lui changeait un peu et c'était plutôt rafraichissant. Un soir... tiens donc... tout en la fixant avec un petit sourire. Oui viens me chercher, comme ça, tu le verras mon bureau.

Voilà, comme ça, ils feraient deux choses en une. Ce qui n'était pas plus mal. Il laisserait un mot au planton à l'entrée, pour lui dire de laisser monter Laure Charpentier dans les locaux de la Strike Team. Elle verrait rapidement l'ambiance d'un commissariat comme ça. Bon, il lui faudrait mettre au courant son équipe qu'ils auraient une invitée, qu'ils se tiennent un peu. Enfin... pas de doute que les remarques fuseraient sans aucun doute le lendemain. Mais c'était de bonne guerre, puisque lui avait tendance à faire pareil.

Lemoine ne pouvait pas en vouloir à son amante de croire des choses pareilles. Après tout, elle avait une petite ouverture sur son métier. Elle lisait aussi les journaux comme tout le monde. Et parfois... parfois elle était là quand il rentrait d'une journée de merde, qu'il ait été blessé ou pas, que des morts soient à mettre sur le compteur du commissariat. Bref, ce n'était pas un boulot facile. Il était même plutôt rude et merdique, mais il l'aimait... allez savoir pourquoi. Pourtant, il ne se laissait pas ronger comme d'autres, il avait réussi à compartimenter un peu sa vie. A tenter de décrocher quand il n'avait plus son flingue à la ceinture. A décompresser quoi. Pour ne pas se tirer une balle dans la tête à force. Mais il n'avait pas grand-chose de plus dans sa vie, aussi.

- C'est vrai qu'on est aux premières loges de la lie de l'Humanité. Lui caressant la joue, un petit sourire revenant sur ses traits, alors qu'il était content pour elle. Parce qu'elle méritait qu'on s'intéresse un peu à son talent. Elle en avait bien le droit. Okay, j'serai patient. L'idée de venir dans cette robe, tira un peu plus son sourire en coin, quelque chose qui devenait, très intéressé. Mmm... oui fait ça.

Ça agiterait ses sens et lui donnerait quelques idées, quelques fantasmes. Elle savait faire cela avec lui. L'amener à des pensées qui généralement, ne faisaient que le survoler, trop concentré qu'il était dans d'autres considérations. Voilà aussi pourquoi il aimait sa compagnie. Être plus léger, comme un homme normal quoi.

La main se posait sur la sienne, il l'attirait tout contre lui, d'abord, avant de suivre le mouvement, le tempo, de se laisser porter par la musique et la belle à ses côtés. Il n'avait jamais vraiment eu honte de faire ce genre de pas. Il fallait juste apprendre à ne pas avoir peur d'être jugé et voilà longtemps que JB se moquait bien de ce que pouvait penser les autres à son sujet. Bon soyons honnête, il regardait plus la belle française se déhanchée que lui ne faisait réellement quelque chose, à part mener la danse, comme tout bon cavalier. Pas dérangé pour un sous de leur promiscuité, bien au contraire. Quand la dernière note se fit entendre, il la bascula légèrement en arrière, avant de la redresser, son sourire toujours au coin des lèvres, son visage tout proche du sien.

- Enlève tout. Fit-il sur le ton de la conversation, alors qu'elle disait avoir trop chaud.

Comment ça c'était intéressé? Totalement en fait. Lemoine n'avait rien besoin de prétendre avec Laure, tout était fait naturellement. Il se laissait embrasser, répondant au baiser avec une certaine passion, ses mains caressant son corps, son nez venant finalement se frotter au sien. Avant de la laisser enlever quand même une couche. Vrai qu'il faisait chaud à force. Il retournait prendre les verres et lui en tendait un.

- On mange indien ce soir, j'espère que tu as faim.

Implanté depuis quelques temps dans le coin, Lemoine s'était fait copain avec un certains nombres des bouisbouis de l'endroit. Ils profitaient de la protection du flic, en échange, lui offrait souvent des repas ou des petites choses, simplement parce qu'ils avaient droit à une paix royale. La mafia et autres criminels ne venaient plus demander une compensation financière pour leur protection et le flic n'en demandait aucune. Il estimait que le quartier avait le droit d'être dénué de cette violence et de cette corruption. Mais il ne refusait jamais un bon repas chaud, un café... la générosité de ces gens le comblait souvent. Pour ce soir, il avait demandé à son pote hindou de lui faire quelque chose d'un peu spécial à sa région, pour la belle qu'il recevait. Évidemment, il en avait fait bien trop, mais nos français auraient de quoi manger comme ça.

- Je pense que j'en ai pour la semaine. Dans un rire, alors qu'il prenait une gorgée de sa boisson.

*En français dans le texte
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Jeu 24 Jan 2019 - 13:44
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Lauretta
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Les Français, même si n'en avaient peut-être par l'air de prime abord, se retrouvaient sur des valeurs de base. Laure aurait fait tout et n'importe quoi pour aider l'un de ses proches. Elle aurait donner l'un de ses reins sans hésiter une fraction de seconde pour sauver la vie d’Amélia ou de Zenon, de JB aussi se disait-elle en se rendant compte de son affection pour ce compatriote.

« Merci. Ceci dit quand je viens jusqu'ici c'est spécifiquement pour te voir toi. Et profiter de ta compagnie. » Lui certifiait-elle en faisant planer un petit sourire rieur sur sa bouche. Dans le mot compagnie tout était dit simplement une compagnie qui prenait différentes formes. D'autant que Jean était un homme qui faisait attention à elle. C'était agréable. Tout comme leurs ébats, la nuit, le lendemain, avant que chacun reparte à ses obligations.

La blonde riait. Le nombre des folies de Laure était gros. Elle se pliait rapidement à ses désirs quelque soit la forme qu'ils pouvaient prendre. Même si cela voulait dire passer une journée entière, dans le froid, à attendre de voir sortir un homme d'une salle de conférence. Elle avait eu sa rencontre.

« Je lui écris de temps en temps depuis. Il répond une fois sur trois. Mais il répond. » Ce dont elle n'était pas peu fière. Son sourire s'adoucissait quelque peu. Elle vint caresser la barbe du flic. « Ça non. Je crois que je serais essoufflée au bout de cinq cent mètres. » A part du yoga et un peu de Pilate Laure ne faisait pas vraiment de sport. Sauf si l'on considérait que les pratiques du lit entretienne les corps.

A force d'entendre parler de la Strike du milieu, il y avait de quoi devenir curieux. N'importe qui qui s'intéresserait de près ou de loin à la vie de Jean-Baptiste Lemoine finirait par aller toquer à leur porte. Charpentier avait suffisamment de toupet pour mettre les choses en place. Elle avait envie de profiter de la dynamique de ces retrouvailles.

« Oui. Autant faire une pierre deux coups ! Un soir où vous êtes tous là ? Que je puisse les saluer ! » Elle eu un regard coquin pour ajouter avec une complicité taquine. « Et puis je suis sûre que je pourrais apprendre pleins de petites choses de ta meute. » Songeant à un moment de partage elle souriait. Il lui prenait l'envie de faire les choses bien. « Je pourrais même nous trouver une bonne bouteille de champagne.   »

C'était aussi une façon de montrer à JB qu'elle aimait en savoir plus et que s'ils passaient beaucoup de temps sous des draps, ils étaient des complices au delà de la couche. Ce n'était pas le cas avec chaque partenaire qu'avait pu avoir la libertine. Elle ne se forçait à rien. Quand elle allait vers l'autre c'est qu'elle sentait qu'ils avaient des choses à s'apporter.

Elle était une femme ordinaire avec des préoccupations très simples. Ce qu'elle essayait au mieux de transmettre à son entourage. JB était enfermé dans un quotidien qui pourrait rapidement faire oublier l'essentiel. L'essentiel était de profiter de chaque moments volés au charnier. Charpentier avait rapidement compris que la vie de Jean était pleine de noirceur. Elle était touchée de voir combien son métier pouvait être dur, lourd, rendre fou. En le connaissant elle découvrait à quel point les hommes et les femmes qui travaillait à les protéger enduraient les choses.

« Heureusement que vous êtes là. On ne se rend pas compte. Quand on n'a pas la chance de connaître quelqu'un de l'intérieur. Tu m'as ouvert les yeux sur pleins de choses. C'est bien.   » Oui il était bon d'ouvrir un peu plus les yeux sur la réalité du monde dans lequel ils vivaient. Charpentier n'était pas aveugle. Mais elle avait été épargnée de beaucoup de choses. Elle ne voulait pas pour autant que Lemoine y pense plus que nécessaire. Il était plus agréable de se projeter dans leurs prévisions futures. Comme une soirée à deux avec à la clef tous les éléments pour savourer la vie à pleine dent. Laure savait qu'elle pourrait le distraire et elle aimait beaucoup le faire.

Leur petite danse était un mélange entre le rock, le swing. Lauretta s'amusait beaucoup. Elle rendait ses sourires à son cavalier. Elle aimait le voir si léger. Cela faisait du bien. En plus ça lui ajoutait un peu plus de charme. Elle finissait dans une posture que l'on voit sur les scènes des danseuses de tango. Elle posait une main sur sa joue le souffle court. Un sourire malicieux se dessinait lentement.

« D'accord. Toi aussi.   » Lui proposa-t-elle d'un même ton tranquille. Elle ne résistait pas une seconde à l'attractivité qu'il y avait entre eux. D'autant qu'elle aimait l'aspect câlin de cette relation. Jean lui donnait parfois l'impression d'être un félin. Elle aimait ça. Cela réveillait quelque-chose de doux en elle. Elle répondait au baiser esquimau avec un petit sourire amusé. Un peu plus à son aise sans son gilet elle prenait son verre pour boire tranquillement sans quitter le flic des yeux.

« Ah oui tu en as pour un régiment !  » Elle sourit allant se pencher au-dessus des plats pour voir à quoi cela ressemblait. Elle ouvrait les boîtier un à un avec une lueur de gourmandise de plus en plus prononcé dans le regard. Lauretta avait une affection particulière pour cette cuisine là. «  Mmm. Où tu as acheté ça ? Je n'ai trouvé personne dans cette ville qui fasse ce genre de plat. » Elle plongea un auriculaire dans l'un des plats en sauce pour avoir un aperçu du goût. La saveur du plat lui plut instantanément. Elle reconnaissait le goût de la-bas. Cela lui faisait un effet à la mémoire instantanément. Elle pouvait sentir les parfums du pays. « On dirait qu'on y est !   »

Spontanément Charpentier mettait la table avec lui. Cela se faisait plus vite à deux. En plus elle aimait participer. JB invitait à se sentir bien chez lui et elle l'avait rapidement pris au mot. Une fois que tout était en place ajoutait une carafe d'eau. Elle profitait de passer dans le dos du flic pour lui caresser le dos.

« J'ai vécu en Indes. Avant d'arriver ici. Charles avait le poste à l'ambassade. On y est resté presque quatre ans. » Laure se posa sur la banquette et coulissa pour aller vers le fond contre la paroi. Elle échangeait un regard amusé avec Jean. Le hasard faisait bien les choses parfois. C'était une bonne occasion de renouer avec cette culture qu'elle avait appris à aimer. Elle était contente de le faire avec Jean-Baptiste. « C'était une belle expérience. J'ai bien aimé l'île. Il y a des couleurs... que je n'ai vu nul part ailleurs.   » Des images lui revenait pendant qu'elle parlait. Son visage exprimait une joie sincère à l'évocation de ce passé. Les Charpentier allaient de villes en villes depuis que Charles avait eu la fonction de diplomate. Ils ne savaient jamais vraiment pour combien de temps ils restaient sur une arche. Au début Laure avait été spécifique concernant l’Écosse. Mais depuis deux ans elle se sentait bien ici. Elle avait fait des belles rencontres. JB par exemple était de ces belles rencontres. « Est ce que tu as déjà pu y aller ?   » Lui demandait la belle intriguée. Ils n'avaient jamais trop eu l'occasion d'aborder ce sujet tous les deux. Laure avait plutôt l'impression que JB était voué corps et âme à son travail. Mais elle pouvait faire erreur. Son sourire se faisait un peu plus malin alors qu'elle venait embêter son pied avec le sien. Une moue appréciatrice lui venait au moment où elle prenait la première bouchée. Sa pupille se dilatait lègèrement. Le plaisir des cinq sens voilà ce qui pouvait combler une épicurienne de sa trempe.





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Dim 3 Fév 2019 - 18:23
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Laure Charpentier&Jean-Baptiste Lemoine

- Oh j'espère bien que c'est pour me voir que tu viens sur Mojo. Quoique... il sait être attirant lui aussi. Avec un petit ton taquin.

Certains venaient pour profiter d'être un peu sur l'eau. Encore plus quand le capitaine des lieux décidait de déplacer sa péniche, la faisant ainsi naviguer sur les eaux écossaises. Il faisait cela en général quand il avait des périodes de vacances. Une façon comme une autre de voyager, tout en restant chez lui.

- Une petite fierté. Toujours taquin. Elle lui donnait souvent envie d'être ainsi avec elle. Parce qu'elle faisait ressortir quelque chose de bien chez lui et ça lui faisait aussi du bien. Oh... t'as une bonne endurance pourtant.

Jean-Baptiste savait qu'elle comprendrait parfaitement à quoi il faisait référence. Nos deux compatriotes ne se voyaient pas que pour papoter. Loin de là même. C'était souvent sportif leurs rencontres. Mais entre adultes consentants, personne n'avait rien à y redire. Et les deux partis trouvaient leur bonheur. C'était agréable et sans prise de tête, tout ce dont avait besoin notre lieutenant pour oublier les problèmes du boulot. Laure, c'était un peu comme un havre de paix, à ses yeux. Sans pour autant en être amoureux. Mais sa compagnie lui était totalement agréable.

- Mmm... on aura le temps de boire et d'aller au ciné? Tu ne les connais pas, ça pourrait durer... tout en l'observant, avant de se frotter la barbe. Ils vont croire que c'est sérieux entre nous si tu viens ainsi au boulot. Passe juste dire bonjour, ça sera suffisant.

Autant Lemoine n'avait rien contre le fait de se faire chambré par son équipe, car c'était bien ce qui allait arriver, si une belle blonde venait le chercher au boulot. Mais si en plus, elle cherchait à en savoir plus sur lui... les autres n'auraient besoin de rien de plus pour se faire des idées et là... là ce serait difficile de les faire changer d'avis. Même s'ils connaissaient tous son mode de vie, de célibataire endurci. C'était rare qu'il tienne une relation, même pour s'amuser, avec une femme aussi longtemps. Il ne voulait pourtant pas qu'elle croit qu'il en avait honte, ce n'était clairement pas ça.

- Enfin... si t'es prête à subir un interrogatoire en règle. Petit sourire en coin. Se retrouver avec une équipe de flics... c'était bien risquer de se faire questionner. Ils avaient tendance à être curieux. Surtout cette équipe, qui finalement, agissait comme une famille. Je sais pas si c'est une chance... je sais que ce n’est pas toujours simple pour nos proches. Le boulot finit toujours par venir pourrir les relations.

C'était le cas avec Marlon, qui avait souvent du mal à gérer famille et boulot. Ne parlons pas de Zac... et les autres. Quand il observait ses collègues et leurs vies, il se disait que les mieux lotis, c'était bel et bien ceux qui n'avaient personne dans leurs vies ou qui étaient en couple avec des gens du milieu. Ce qui pouvait être un peu triste à dire finalement. La vie de flic, ça ne donnait pas toujours envie. Et encore, ils n'étaient pas sur la pire des arches à ce niveau. Mais quand on était au contact avec ce que l'Humanité pouvait faire de pire. Il était parfois difficile de ne pas amener le boulot à la maison. Difficile de laisser sur le pallier, les horreurs vues pendant la journée. Lui, réussissait plutôt bien à faire la part des choses, mais il ne savait pas toujours comment cela se reportait sur son entourage.

A voir les sourires de Laure, son regard, notre homme pouvait se dire qu'elle ne devait pas trop ressentir toute cette noirceur et c'était tant mieux. Un petit rire marquait ses traits. Bien entendu, la belle française rebondissait sur ses paroles, mais il n'en était pas étonné. Après tout, ils avaient plus l'habitude de se voir sans habits, qu'avec.

- Oh, mais moi je n'ai pas encore assez chaud... sur un ton plus complice, rapprochant ses lèvres des siennes. Nez à nez, il profitait un instant du contact, avant de la laisser filer.

Il fallait bien préparer le repas. Manger pour prendre des forces, pour pouvoir assurer la suite de la soirée. Ca l'amusait, bien entendu. Il posait les plats, laissant sa belle amante découvrir ce qu'il lui avait préparé. Enfin... ce qu'il avait commandé. JB n'étant pas le plus grand cuisinier d’Édimbourg, loin de là même.

- C'est un petit resto' du quartier. Je connais bien le patron. Il aime me gâter quand je lui demande des plats à l'emporter. Je te donnerai l'adresse si tu veux. Ou je t'y emmène un soir. Avec un petit sourire. Il remarquait que son choix avait fait mouche, ce qui ne pouvait que l'amuser. Tant mieux. Je n’ai jamais eu à me plaindre de ses plats.

Jean-Baptiste ne pouvait nier que c'était agréable de partager plus qu'un ébat avec cette femme. Un repas, un peu d'intimité, discuté, profité de l'autre. Oui, il aimait ça avec elle. C'était presque naturel entre eux. Ce qui aurait pu le déstabiliser, mais ce n'était pas le cas. Il se laissait porter. Comme il le faisait toujours avec elle. Il s'installait face à elle pour manger, après avoir attrapé des cuillères pour faire le service.

- Oh! Alors j'ai juste parfaitement gérer notre repas! Fit-il avec une fausse fierté, tandis qu'elle lui disait qu’elle avait donc vécu en Inde. Avec un mari diplomate, cela ne le surprenait guère. Ah oui, ça a duré en fait. Se servant tranquille, prenant un bon morceau de Nan, pour manger tranquillement. Évitant de s'en foutre plein la barbe. Pas l'Inde non, plutôt Pakistan et dans ces pays. Il ne pouvait pas trop en dire non plus, car une grande partie des missions qu'il avait faites pour le compte de la France, était encore classées secret défense. C'est vrai que la lumière est différente, les odeurs... qu'est-ce que tu as le plus aimé en Inde?

Curieux, comme il l'était souvent la concernant. Lemoine appréciait de pouvoir échanger avec cette femme. Elle était une sacrée bouffée d'air dans son quotidien.

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Mer 6 Fév 2019 - 0:20
Ah te voilà toi!






Lauretta
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LIENS : Epouse de Charles, Meilleur amie d'Amélia Clark, Amie/Amante de Zenon de Lascelle, Amante de JB Lemoine, Connaissance de Guilia Lampeduza.



Il était certain que ce bateau avait du charme. Lemoine y faisait régner une sorte de paix qu'il n'était pas évident de trouver dans la capitale. Lauretta avait même réussi à reprendre ses crayons pour croquer la silhouette de ce repère. Elle dessinait Lemoine avec le cardigan et le cache-oeil noir et le perroquet sur l'épaule. Une caricature qui était peut-être un message subliminal... allez savoir.

« Mais je n'ai pas l'entraînement d'un policier... spécial.   » Régissait la libertine d'un ton mutin. Les soirées des Charpentier étaient réputées pour être à l'image des banquets de la Rome Antique. Laure assumait et même revendiquait un mode de vie ouvert et libre. Cela impliquait une sexualité décomplexée et un rapport à l'autre dans la plus grande simplicité possible. Elle retrouvait chez Jean des qualités psychiques et physiques dont elle aimait profiter sans compter.

Ils faisaient souvent des plans. Enfin plus précisément Laure faisait des plans et Jean se faisait entraîner. C'était une collaboration qui se faisait assez bien. Alors proposer de rencontrer la Strike Team était une suite logique dans la tête de la blonde. Elle remarquait cependant la réserve de son ôte. Sans en prendre ombrage elle fût un rien confuse. Sans calcul et sans aprioris, elle n'avait pas imaginé que sa démarche puisse mettre le loup dans une position inconfortable.

« Faisons comme ça te paraît le mieux Jean ! Je ne veux pas perturber ta vie. C'était juste une idée comme ça.   » Déclarait donc t-elle sans quitter sa jovialité. Les camarades de Jean pouvaient se faire les idées qu'ils voulaient. Cela lui passait au-dessus, comme toutes les rumeurs, les quolibets, qui circulait dans le petit monde étriqué de la bourgeoise écossaise. « Je n'ai rien à cacher !  » S'amusait-elle. Ce n'était pas une femme de secret ou d'intrigue. Lauretta était saine dans le plus stricte sens du mot. Elle était souvent surprise de voir à quel point ses proches, ses complices, étaient fait d'ombres et de nuances. Alors qu'elle n'était... qu'elle !

« C'est vrai que je profite surtout des bons côtés. » Approuvait la jeune femme en observant le flic. Elle n'était ni une parente, ni une épouse, une amante, une amie, qui était présente quand JB était disponible pour un moment de partage et de paix. C'était beaucoup plus confortable qu'une vie de couple, qui serait forcément impactée. « Il faut surtout savoir ce que l'on peut attendre de l'autre. Pour ne pas être déçu. Ou frustré.  » Connaître ses propres désirs n'était pas si évident que cela. Charpentier s'en rendait compte en parlant avec d'autres épouses. Elle était souvent sidérée de voir comme un manque de communication pouvait rendre leur mariage compliqué et malheureux. Mise à part cette étrange période, les Français avaient une vie plutôt harmonieuse. Chacun faisait selon sa liberté tant qu'il était dans le respect de l'autre. Combien c'était plus simple ! « Moi le fait que Charles soit toujours en vadrouille ça me va très bien par exemple ! » Le fait de découvrir des endroits de l'Archipel lui plaisait.

Oui les libertaires, libertins, qu'étaient ces deux-là s'étaient trouvé sur un diapason. Leur duo, plus que leur couple, était fondé sur un concept atypique. De Londres, à New-Dehli en passant par Édimbourg, ils transmettaient une philosophie optimiste. La loyauté, oui, la fidélité, le monogénisme, l'habitude... non !

« Ça va venir !  » Lui promettait la joueuse.

Laure lançait un sourire complice, qui n'était pas dépourvu d'un rien d’espièglerie animale. Il y en avait un zeste chaque fois que le plaisir charnel était mis entre les lignes. Oui, cette femme était de celles qui avaient un lien direct avec l'être, la chair. Peut-être parce qu'un père médecin lui avait très vite enseigné le fonctionnement d'un corps et ses besoins les plus primaires. Ou bien peut-être parce qu'une mère passionnée d'opéra lui avait appris la « Passion ».

« Tu m'y araméenne !  » Ce serait un autre moment à deux. Quand Lemoine aurait le temps. Laure l'écoutait avec attention. Elle goûtait à ce Français dit d'une voix autre que celle de son rouquin de mari. Elle hochait du chef tout en se servant d'un peu de tous les plats proposés. « Oui c'était assez long pour cette fois. C'est variable. On n'a fait que six mois à Londres. Ici on devait rester deux ans. Mais ils ont changé d'avis après les élections. J'imagine qu'on va rester le temps du mandat en cours. Avec tout ce qui se passe en ce moment en plus c'est ici qu'il y a du travail. Après...   » Ce serait un retour vers l'inconnu pour les Charpentier. Ils partiraient pour une nouvelle Arche, pour une durée indéterminée. Plusieurs fois, le Conseil de Paris, avait offert un poste « fixe » à Charly. Mais, lui et Laure ne s'étaient pas encore décidés. Ils partageaient, pour le moment, une envie de bouger, de changer, de découvrir, de se confronter à des choses nouvelles, des choses différentes.

Mais Lauretta ne se projetait pas au « après ». Elle ne voyait pas plus loin. Elle n'avait pas de stratégie sur le long terme. Elle était plus fait pour vivre le moment. D'ailleurs, généralement, elle le faisait très bien. Elle parvenait à jouir de la vie. Là, par exemple, elle était loin de ses soucis. Elle dégustait l'un de ses plats favoris avec JB. Heureuse à l'idée de le faire en sa compagnie. Tout aussi heureuse de savoir qu’il avait préparé ça pour eux. Heureuse de savoir qu'elle allait passer la nuit dans ses bras.

i]« Pour ton travail aussi ? Tu y étais agent secret ?   »[i] Demandait la blonde tout sourire. Elle avait ses propres souvenirs de cette région. Elle connaissait les soucis politiques qui y avaient cours. Via Charles il est vrai qu'elle était au courant d'énormément de choses dont le citoyen lambda ne pouvait pas se douter. D'ailleurs elle était très régulièrement agacée, fâchée, par les stratégies politiques internationale. Amélia et elle avaient eu leur plus vifs débats concernant la politique Américaine. Elles s'étaient fait la tête plus d'une fois.
« Tu as aimé ?  » Le taquinait-elle.

« Ce que j'ai préféré ? Mmmm. Bonne question.  » Son pied se posait alors contre le mollet du Lieutenant. « Peut-être bien les fêtes. La danse, la musique, les chants...   » Ses doigts déchiraient lentement un pain au fromage. « Et les éléphants ! Est-ce que tu as déjà vu un éléphant de prés ? Ceux sont des bêtes très... très lucides. Et là-bas très bien habillées aussi. » Ces animaux sacrés étaient parfois, souvent, plus richement vêtus que le peuple de la rue. Mais parce qu'il y avait une culture, un culte, très puissant là-bas. Personne n'aurait eu idée de remettre ça en question. Au début la Française avait été profondément choquée. Ensuite, elle avait commencé à comprendre la spiritualité indienne. Elle avait arrêté de juger avec ses yeux d'occidentale. « Je me dis souvent que je vais y retourner. »

Elle prenait la bouteille en verre dans laquelle se trouvait un lassi fait maison pour leur en servir un verre chacun.

« Où ce que tu es allé d'autre ? » Une question, pour une autre, comme un jeu de ping-pong. Il en allait chaque fois ainsi quand ils se retrouvaient posés. Peu à peu Lauretta comprenait qui était derrière l'insigne et les lunettes noires.



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Mer 13 Fév 2019 - 14:49
Ah te voilà toi!
Laure Charpentier&Jean-Baptiste Lemoine

- Si ce n'est que cela, je peux voir à devenir ton coach personnel. Toujours avec son petit ton taquin.

Bien qu'honnêtement, JB ne doutait vraiment pas de l'endurance de la belle française. Il avait déjà pu le voir, voir même la tester, cette fameuse endurance et c'était plutôt lui qui pouvait terminer sur les rotules que l'inverse. Alors si un jour, l'adrénaline lui demandait de courir vite et loin, soit pour survivre, soit pour rattraper quelqu'un. Elle y arriverait sans doute, sans presque aucune difficulté.

Même si Lemoine était plus que bien en compagnie de Laure, cela n'empêchait pas pourtant, parfois, que la méfiance naturelle qu'il avait développé pour protéger sa famille qu'était la Strike Team, revenir parfois. Que quelqu'un veuille prendre la peine de rencontrer l'équipe, de vouloir en savoir plus, de vouloir mettre un pied dans leur monde d'une façon ou d'une autre, pouvait être un problème. Voir un danger. C'était prendre le risque d'exposer les problèmes, les petits secrets... il fallait avoir une confiance profonde pour cela. Marlon était marié, son épouse, ses enfants, ils faisaient partis de la famille par extension, l'épouse savait ce qu'il fallait savoir. Mais ceux qui n'étaient pas plus liés que cela aux membres... il savait qu'il pouvait faire confiance à Laure, mais il ne pouvait pas s'empêcher de vouloir protéger d'abord son équipe, en évitant trop les contacts avec des gens qui en étaient extérieurs. Pour éviter les dérapages. Ce n'était rien contre Laure. Il eut un petit sourire.

- Ça ne perturbe rien... c'est juste ma mauvaise habitude de célibataire. Se frottant la barbe. Je te les présenterai. Cela ne coûtait rien... mis à part - sans aucun doute - quelques sourires et regards de biais. Je sais. Lui volant un baiser. Cette femme était assez son opposée, puisque lui, avait beaucoup à cacher. Mais ce n'était pas quelque chose dont ils parlaient, il ne lui avait jamais dit qu'il pouvait jouer avec la ligne, que parfois, il la passait. Tu verras, ils sont... taquins.... Caressant une mèche de ses cheveux, avant d'hocher de la tête. Moi aussi j'en profite. Puisqu'elle n'était pas sa femme, aucunement besoin de s'expliquer, de dire les choses, quand elle voulait partir, elle partait. Ils se voyaient seulement quand ils en avaient envie. C'était ce qui correspondait le mieux à notre français. C'est ça et je crois que ce que nous avons convenu, convient, n'est-ce pas? Petit sourire en coin. Mmmm... comme ça tu peux voir qui tu veux, sans l'avoir sur le dos. Taquin, toujours.

Le sous-entendu des paroles de la belle blonde ne manqua pas de le faire sourire, encore, il ne doutait pas une seule seconde de ses dires. Elle savait parfaitement lui donner chaud quand il le fallait et ça lui convenait parfaitement. Cette simplicité avec laquelle elle voyait ce genre de chose, l'avait quelque peu surpris au départ, mais il s'était rapidement accommodé à cela. Parce que finalement, quoi de mieux que de ne pas se prendre la tête? Il avait suffisamment à faire dans son boulot. Les deux compatriotes s'installaient donc pour manger un morceau, il en apprenait plus sur la vie d'un ambassadeur, tout en discutant avec elle. Se demandant si cette vie de "nomade" aurait pu lui plaire.

- Heureusement que vous avez quand même un pied à terre quelque part. Mais tout à fait égoïstement, je suis content que son mandat ici dure. Tout en la regardant. Il sentait que cela lui poserait sans doute un problème, si les français devaient quitter l'Arche demain et qu'il n'aurait plus autant la possibilité et la facilité, de croiser cette femme. Si pour lui c'est simplement un changement de région, c'est pas parfois compliqué pour toi? Où quand vous changez d'arche, tu changes de job? Il ne serait pas étonné qu'elle lui dise que c'était en effet el cas, elle donnait tellement cette impression de pouvoir s'accommoder à tout, en tout temps.

Jean-Baptiste profitait tranquillement de la soirée, du repas. Il laissait son amante servir les boissons, lui offrait quand même un verre de vin, juste pour le goût, mangeant sans trop s'en faire, surtout avec les doigts, puisqu'ils pouvaient se le permettre et que cette sorte de nourriture, l'inspirait plus ainsi. Surtout que c'était souvent comme ça qu'il s'était retrouvé à la manger. Un petit air amusé marqua à nouveau ses traits à la question. Agent secret...

- Ça te plairait que je l'aie été? Tout en se laissant happer un instant par son regard clair. J'étais un militaire en mission, rien de plus. Mais je n'ai pas tellement le droit d'en parler. La problématique d'avoir été un temps dans une unité spéciale, à faire des missions secrètes. C'était presque, finalement, comme un agent secret. Bonne question, je ne me suis jamais réellement posé la question. Surtout qu'il n'avait pas passé autant de temps qu'elle dans ces contrées, pour réellement en apprécier tous les tenants et les aboutissants. Lui, il y faisait plutôt des arrêts cours. Pour éviter de se faire remarquer et d'être suspecté de quoi que ce soit. Faudrait peut-être que j'y retourne, plus sérieusement. Prenant un bout de viande.

Il l'écoutait toujours avec une certaine attention, une vraie curiosité d'en savoir plus sur elle, sa vie. C'était agréable pour lui, d'échanger ainsi, en plus dans sa langue natale. Il se rendait compte qu'il décompressait réellement avec elle, que ce soit pendant leur intimité la plus pure ou ces moments de partages. Le pied contre son mollet, l'attira un instant vers d'autres pensées, il l'imaginait moins habillées, laissant sans trop de honte ses envies lui donner quelques idées.

- Je ne peux que te croire. La remerciant pour le verre. Rien ne t'en empêche en tous les cas. L'arche indienne n'était pas encore interdite de séjour. Autant en profiter. Je suis pas un grand voyageur comme vous, j'ai pas vraiment d'arche qui m'a plus inspirée que cela, j'crois que je suis bien trop attaché à mes Pyrénées, même si je me retrouve à supporter le temps pourri d’Écosse. Amusé. Mais je serai curieux de voir des arches comme l'Australie, voir même le Canada ou l'Islande. Pour découvrir d'autres cultures.

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Lun 18 Fév 2019 - 17:01
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Lauretta
IDENTITE : Laure Charpentier
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Laure souriait car elle avait eu des coachs pour tout un tas d'activités. Leur niveau de vie sociale lui permettait de pouvoir s'inscrire à un sport, voir un deuxième. Elle avait fait dans tous les styles. Il y avait eu une période varappe, Pilate, yoga, gym. Tout ce qui pouvait entretenir sa forme. Elle était d'ailleurs dans une santé olympique. Ces derniers temps elle se laissait tentée par la natation. Le froid mettait sa motivation à l'épreuve. Mais elle avait des moyens de s'entretenir à domicile.

« Ca me dit bien.  » D'ailleurs cela lui disait bien de le faire dans la soirée, de préférence sans habit, sur une surface confortable. Quelques idées lui caressaient l'esprit. « Et puis on avait dit qu'on irait dans un centre de tir, tu te souviens ?  » Parmi la multitude d'idées celle-ci était passée. Surtout parce que malgré tout la ville était plus tendue depuis les attentats successifs. Ça n'effrayait pas la Lauretta plus que de mesure, elle avait vu des situations politiques plus dures sur d'autres capitales. Mais, elle était d'accord avec Charly se former ne pouvait pas être une mauvaise chose.

Finalement Jean-Baptiste envisageait tout de même de montrer son équipe à son invitée. Elle souriait de plus belle, ravie de le voir sortir un peu de sa réserve. Elle savait que c'était une preuve de confiance. Cela lui convenait car elle estimait de son côté avoir développé une vraie confiance envers lui. Il était fiable et sûre. Quand il lui faisait défaut c'est qu'il y avait raison.

« Non ça ne coûte rien et j'avoue que je suis curieuse de rencontrer tes protégés.   » Laure pensait que cela l'aiderait à voir une facette de JB qu'il gardait à distance quand ils étaient tous les deux. Elle avait envie d'en savoir plus. « Tant mieux, j'aime les gens qui savent ne pas se prendre au sérieux. » L'univers dans lequel Charles évoluait était lourd à ses yeux parfois. Il n'y avait rien de pire que des diplomates entre eux. Elle recherchait les plus extravertis et les dévergondait pendant des dîners informels. Elle y conviait Zenon de temps en temps pour que les conversations soient encore plus amusantes.

« Très bien oui !  » Libertine la Française était aussi loyale. Elle ne recherchait pas, ou rarement, une consommation de la chair. Elle aimait la rencontre avec l'autre. Elle aimait découvrir l'autre. Bien souvent ses amants et amantes devenaient des complices de vie. « L'amour sans contrainte ! C'est ça ! Tu as tout compris.   »

La pierre angulaire des relations de cette femme était l'honnêteté. En tous les cas autant que cela lui était possible. Elle avait l'impression que son complice faisait de même. Cela faisait que leur relation était simple et agréable. Alors quand il lui avouait que son départ lui ferait quelque-chose Laure le croyait. Elle était touchée plus que flattée.

« Moi aussi. J'aime ce que j'ai trouvé ici.  » Les yeux clairs et malicieux s'attardaient sur le flic. Elle n'avait pas besoin de lui préciser qu'il faisait partie des éléments plaisant. Plus qu'elle était attaché à lui au-delà de la chair. Elle ne cachait rien de son bonheur. De même savoir Amélia dans cette ville était un point fort. « Même si je pars on se retrouvera. » Il y avait l'Arche Française et les VNP pour abolir en partie les distances. « Tu sais que tu es le bienvenue en Provence. Je te montrerais la maison. »

Extravertie la belle aimait parler de sa vie, de ses expériences, d'elle. Elle considérait que c'était la meilleure façon pour échanger. Les personnes hermétiques ou timides pouvaient vite l'ennuyer. Alors elle creusait toujours jusqu'à ce qu'on lui impose une limite.

« Le plus souvent j'en profite pour changer oui ! » Laure était d'une grande curiosité et d'une puissante inventivité. Jamais elle ne s'était vue faire la même chose toute sa vie. Quel ennui mortel pour elle. A chaque installation c'était une opportunité de découvrir autre chose. « J'ai fais les Beaux Arts. A la base... mais je ne dessine plus tellement. J'ai été glanneuse dans les champs. Habilleuse dans un petit théâtre, j'aimais bien mais les comédiennes étaient assez colériques. Serveuse dans un grand restaurant, j'adorais être aux petits soins. vendeuse de produit bio... Je t'assure, on ne voit plus les grandes surfaces de la même façon après ! Lectrice pour les personnes âgées... Mais j'ai arrêté aprés la mort d'un des retraités. J'ai adoré être la secrétaire d'un médecin. Ils sont pleins de secrets... » Quant au cliché de coucher avec la secrétaire la blonde avait pris un malin plaisir à l'entretenir.

« C'est assez excitant oui.   » Reconnaissait Laure décomplexée. Elle n'avait pas vraiment de filtre avec les personnes de confiance. Elle voyait très bien Jean plongé dans une mission dangereuse. « Enfin quand tout se passe bien.  » Les films, les romans, n'avaient rien à voir avec la réalité. Lauretta était romantique mais pas naïve. « Qu'est-ce qui t'a fait quitter l'armée ? » Un monde que la Charpentier connaissait mal. A part quant le cortège diplomatique avait un service de protection dans les zones rouges. Ou encore quand plus jeune, elle accompagnait Miss Clark aux bals militaires pendant les vacances d'été. Rien qui puisse donner une vision précise de ce milieu. « Si tu décides de le faire un jour préviens-moi. J'ai pleins de contacts encore et je pourrais même en profiter pour y passer aussi.  »

« On a fait nos noces en Australie. Charles en rêvait. C'est très beau quand on quitte les grandes villes.   » Un voyage qui avait duré presque un mois. Charles était alors jeune dans la profession. Ils s'étaient fait ce plaisir ensemble. Ça restait l'un des voyages préférés de Lauretta. Elle avait conservé pas mal de choses aux Messanges de ce séjour. « Et avec Mojo ? Pas de périples ? Il a l'air solide. Tu pourrais ! Aller sur les Arches océaniques.   » Comment était la Terre ? C'était une question qui revenait souvent dans la tête de la Française. Elle avait eu la chance de voir une partie de l'Archipel. Mais elle sentait bien que c'était une partie d'un tout. Enfin, c'était une pensée absurde et dont ses proches se moquaient souvent.

La nourriture était bonne. Le vin était bon. Tout était là pour attiser la gourmandise. Laure reprenait un peu de tout en allant, se léchant les doigts entre deux repasses. Son pied était encore là, à provoquer Lemoine, de temps en temps. Il y avait ce plaisir à le savoir tout prés. De savoir que ses lèvres avaient maintenant le goût de cette arche aimée. Laure s'arrêtait de sourire, en sentant sur son palais un feu imprévu. Elle attrapait d'abord le vin, posait le verre, pour prendre le lassi plus doux en bouche.

« Je ne suis plus habituée on dirait ! » Ce qui ne la contrariait pas visiblement. Elle s'en amusait en croquant un morceau de pain indien. « Je vais me remettre à cette cuisine. Tu seras mon goûteur. » Décidait la belle blonde d'un seul coup.


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